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31/07/2012

EVOLUTION DU RACISME AUX ETATS-UNIS.

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L’américain Randall Kennedy, professeur de droit à Harvard a examiné, dans le Monde du 16/06/2012, le poids de la question raciale dans les Etats-Unis de Barack Obama.
Un lycéen noir de 17 ans, Trayvon Martin, a été assassiné par un vigile blanc auto-proclamé Georges Zimmerman, à Sanford, en Floride, le 26 février 2012.
Le meurtrier, laissé libre et impuni, n’aurait  pas été inculpé le 12 avril, sans la très forte pression populaire exercée par des manifestations sur tout le territoire.

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17/07/2012

LES CHAOS D'UNE PRESIDENCE ORDINAIRE.

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Image:meteobell.com

JUIN 2012. Tout le monde le sait, la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler,  journaliste, première dame de France et seconde femme du Président, au double second rôle  public et privé, s’est prononcée sur Twitter en faveur de l’adversaire de Ségolène Royal, dissident socialiste, au second tour des législatives de La Rochelle. Valérie Trierweiler  a préféré le mérite masculin à la parité.
Le tweet a réveillé, dans le désordre, le vieux débat, très compliqué,  sur le rapport entre la sphère publique et la sphère privée au sommet de l’état. L’évolution des mentalités et la reconnaissance de l’égalité entre l’homme et la femme tendent à supprimer la frontière étanche qui réduisait les épouses des présidents au « sois belle  (enfin, de préférence) et tais-toi » et à rompre avec une normalité conjugale*, mais un nouvel équilibre reste à inventer.  Valérie Trierweiler  souhaite conserver son métier de journaliste, ce qui ne saurait la contraindre à renoncer à son statut public de première dame, titre occasionnel et chimérique, concept machiste comique qui suppose de pratiquer la vertu classique  de faire-valoir du grand homme quitte à friser l’imposture et le quiproquo**. La demande des femmes d’avoir le droit de passer et repasser les frontières publiques et privées, personnelles et conjugales et donc de les bousculer exprime une exigence générale, moderne. Aujourd’hui, l’identité personnelle féminine refuse les enfermements et veut se rendre visible, sans être  obligatoirement  discrète.
Les jugements médiatiques, plutôt critiques, portés sur ce tweet ne reposaient pas sur une analyse sérieuse de la situation : François Hollande ne devait apporter aucun soutien aux candidats à la députation mais il l’a fait pour son ex-femme, le couple Royal-Hollande qui incarne une « parfaite » égalité des sexes, restait un couple public dans la plus haute rivalité politique, les armes charmantes privées de Valérie Trierweiler  ne peuvent lutter sans risque  contre les armes guerrières virulentes, politiques, de sa rivale terriblement enviable en fantasmatique et qu’il lui faut en désespoir de cause ruiner**et la situation d’un ex- mari président de la République et de son ex-femme au perchoir de l’Assemblée Nationale n’ aurait-elle pas évoqué le népotisme ?...
Valérie Trierweiler a montré qu’elle pouvait jouer excellemment le rôle traditionnel de « potiche »* auprès de Michelle Obama, avec toutes ces dames parlant jardinage et recettes de haricots. Elle se doit de créer  une nouvelle normalité sociale et conjugale, parce que le changement, c’est maintenant !
*François de Singly. ** Anne-Marie Garat.
L’avocat Maître Eolas publie sur son blog www.maitre-eolas.fr un article titré

« Malfaçon législative : le changement c’est pas maintenant. »
Le délit de harcèlement sexuel a été déclaré contraire à la constitution avant les législatives. François Hollande s’était engagé à produire une nouvelle loi. La chancellerie a rendu son projet public. Maître Eolas écrit : Et n’en déplaise à ses parents, le bébé n’est pas beau à voir. Le terme qui s’imposerait, n’étions-nous ici sur le délicat sujet du harcèlement sexuel est : imbitable.
Il corrige les nombreuses imperfections, erreurs, répétitions du texte et prévoit les impossibilités d’application. Soucieux de reconstruire, il propose une rédaction concise et sans ambiguïté du délit de harcèlement sexuel : c’est l’article 222-33 déjà inscrit dans le code pénal ! Mauvais point Madame Taubira, Garde des Sceaux, Ministre de la justice !
La talentueuse Nicole Bricq, ministre éphémère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie vient d’être mutée au ministère du commerce extérieur, une dépendance de Bercy. Soucieuse de préserver l’environnement, elle avait osé retarder l’exploration du bassin pétrolier de Zaedyus, au large de la Guyane. Shell a eu la peau de Nicole Bricq au moment du sommet Rio+ 20. Mauvais présage! Ce Rio+20,  4ème Sommet de la Terre est un accord sans engagement précis ni calendrier de réalisation.
Une augmentation du SMIC, de 0.60% (compte tenu de l’inflation) est une humiliation publique des smicards.
A suivre. www.atelier-idees.org  Annie Keszey.

07/07/2012

LA SECURITE DANS LES COURS DE RECREATION.

Kylian, élève de 13 ans d’un collège de Rennes, a été tué, par un autre élève de 16 ans, le vendredi 22 juin 2012, à la récréation de 10 H. Vincent Peillon, Ministre de l’Education Nationale s’est rendu sur place pour exprimer la profonde tristesse de la Nation et préciser les mesures prises d’accompagnement et de soutien dont l’intervention de psychologues…Eric Debarbieux , universitaire, spécialiste de l’étude des violences à l’école, a rappelé que les collèges et les écoles avaient une responsabilité particulière pour lutter contre les violences et leur banalisation .. Un fait aussi dramatique qu’un meurtre, fortement médiatisé, n’est pas fréquent en milieu scolaire, mais les ministres successifs confrontés à de tels drames n’ont jamais construit une politique suivie et efficace pour protéger les élèves. Ils semblent considérer que ce travail de précaution, prioritaire, est une tâche mineure incluse dans le domaine qu’ils réfutent de « la pédagogie ». L’actuel ministre, parce qu’il est agrégé de l’Université, pourrait ne pas être plus volontariste que ses prédécesseurs : sauf que le changement…
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Le Ministère relève, chaque année, par enquête informatique, les actes de violence internes aux établissements scolaires, sans doute devrait-il aussi « faire remonter » les mesures adoptées par ces mêmes établissements pour y remédier et  diffuser ensuite une synthèse de mesures applicables par tous.

La priorité, pour le chef d’établissement d’un collège ou le directeur d’école est d’instaurer un climat éducatif harmonieux et d’une grande cohérence entre tous les adultes partenaires y compris les parents d’élèves, avec une Autorité centrale nettement située. Ceci suppose l’aptitude à des échanges fréquents et donc au travail en équipe régulier, formalisé, aidé, des professeurs et de tous les personnels. Ce travail, à moyens constants, peut-être d’1 H par semaine pour les professeurs (3 fois sur 4 par discipline- 1 fois sur 4 en interdisciplinarité) et d’1 H, par demi-trimestre, pour une réunion générale. 
Les exemples suivants de mesures prises dans un collège (déjà partiellement publiés en 2010)  se fondent sur une rationalisation des moyens existants:
-Un slogan simple, partagé.
Lors des réunions de prérentrée, rassemblant tous les acteurs de la communauté éducative, une discussion collective porte sur l’instauration de règles comportementales communes. Un slogan simple, partagé, par exemple, « On ne se bat pas à l’école, même pour jouer », remplacera efficacement toutes les convictions discutables : « Les batailles entre garçons sont normales », «  Untel t’a battu, mais c’est vilain de rapporter »…Le slogan est appliqué strictement. Les élèves qui ne le respectent pas jouent, assis, provisoirement, avec des jeux prêtés.
-Le décalage horaire des déjeuners de certains personnels.
Les directeurs d’Ecole (déchargés de classe),  les principaux de Collège, responsables de la sécurité interne des établissements partent déjeuner après l’interclasse de midi, moment où tous les élèves demi-pensionnaires sont présents dans les lieux, afin qu’ils puissent « faire des rondes de sécurité » dans l’établissement, aux moments hautement fréquentés. En général, le calme parfait régnant entre 13H30 et 14H30, tous les cours ayant repris, ils peuvent alors s’absenter. Ce décalage concerne aussi les principaux-adjoints, les gestionnaires, les documentalistes, certains membres du personnel de service (volontaires pour des tâches éducatives à l’intérieur de leurs horaires de travail et compétents en éducation). Pendant ces périodes les responsables dialoguent avec les élèves difficiles ou en difficultés afin d’établir des liens privilégiés pour des régulations comportementales paisibles.
- Une zone précise de surveillance pour chaque acteur.
Les surveillants, en collège par exemple, savent, à chaque moment de la journée, de quelle zone précise ils sont responsables.  Ce qui suppose un partage en zones du plan de la surface à surveiller. Ils sont, en effet, plusieurs à chaque moment et cela évite qu’ils ne se retrouvent tous groupés .La surveillance des WC, en collège, est constante.
-Des prêts de jeux.
Les élèves empruntent des jeux pendant les interclasses. En hiver surtout, ces jeux sont convoités : jeux de cartes, de dames, scrabble, autres jeux de société,  puzzles, livres, jeux électroniques sur les ordinateurs du CDI ou de la bibliothèque …Ce qui suppose que les lieux d’accueil soient adaptés, ce n’est pas encore le cas partout.
Une liste des jeux au sol, possibles et sûrs, est affichée dans l’espace collectif, enrichie par les propositions, contrôlées,  des élèves. De  grands élèves de 3ème acceptent toujours de former et d’informer les plus jeunes. Cette liste des emprunts possibles précède la liste des jeux interdits, dangereux.
-Un référent, situé, pour gérer les conflits.
Quand ils sont en difficulté, lors des récréations, les élèves s’adressent aux surveillants, il doit être toujours possible de les orienter vers un petit groupe de permanents à la composition variable (délégués des élèves, grands élèves, personnels ATOS, professeur volontaire, conseillère d’éducation), afin que l’apaisement naisse de la discussion.
-Une éducation formatrice, donnée gratuitement, par des parents d’élèves et des responsables d’associations : médecins, juristes, avocats… La présentation, par un avocat, en 6ème, des bornes à la liberté d’expression (injure, insulte, diffamation…) et des sanctions, intéressent particulièrement les élèves et changent les comportements. Ces rencontres ont lieu pendant les heures de permanence.
Est-ce tout ? Non.
Il faut parfois sanctionner, sans exclure cependant de la scolarité obligatoire. Une sanction « parfaite », parce que nouvelle, est la retenue du mercredi après-midi, au CDI, sous la responsabilité du Principal, pendant 2 heures (le personnel de service est présent dans l’établissement vide). Les élèves « punis » mais « soutenus » réalisent un très bon travail qui les réhabilite. Le résultat est paradoxal, à la fois positif et dissuasif : les élèves concernés ne reviennent pas 2 fois ! Un petit problème reste à régler, les parents, en général, souhaitent la reconduction de cette « étude ».
Des auxiliaires de vie ont déjà été nommés dans certains établissements et il pourrait y en avoir davantage : ils nécessitent cependant des moyens supplémentaires, ne sont pas assez formés et ne s’inscrivent pas dans un souhait de prise en charge collective et globale des élèves.
Ces mesures s’inscrivent dans une politique générale de l’établissement. Elles supposent une importante évolution des mentalités des  fonctionnaires  de l’Education Nationale, délicate mais possible. La synthèse des mesures de tous les établissements de l’Education Nationale serait un « trésor » pour protéger les élèves.

Image: XXI.ac-reims.fr
www.atelier-idees.org
Annie Keszey.