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20/10/2013

RESIDENCE LES BERGERES. LE POINT SUR LES TRAVAUX.

Sur place, ce 18/10/2013, les responsables de BATEG confirment la fin des travaux pour le 20/12/2013. Il n’y a pas d’imprévu.

L’immeuble HLM, parallélépipède banal et rudimentaire, semi-séculaire, change de style et devient « haussmannien ». La classe ! Les  deux façades de côté, étroites, dont une en trompe- l’œil, sont terminées, mais n’auront pas d’incidence sur la vie des habitants. Une résidente, qui ne souhaite pas que son nom apparaisse, exprime sa lassitude et son découragement, comme les précédents témoins. Vivre, depuis un an, dans le bruit, la poussière, le désordre et le manque de lumière est une dure épreuve. Les intérieurs des appartements n’ont pas été restaurés, alors que les circuits d’eau et les sols, en particulier, seraient à refaire. Les fenêtres ont été changées, ce qui laisse présager peut-être quelques économies d’énergie, possibles à évaluer  rapidement (et à rapporter au coût des travaux). Une petite surface extérieure nouvelle est attribuée à chaque lot, dont l’usage est indéfini. Ce chantier très important  de transformation du seul aspect extérieur du bâtiment ne concerne les habitants, actuellement, que par ses nuisances. La résidente qui témoigne pense « qu’elle n’a compté pour rien » et que «  les résidents ont été gommés de cette rénovation » faite pour le seul prestige de la commune parce que le quartier va être reconstruit.
Le superflu aurait prévalu sur l’essentiel, la forme sur le fond ?
Si la rénovation des logements sociaux anciens est nécessaire, la pertinence d’une seule intervention lourde sur l’aspect extérieur, sans modification, prioritaire, des intérieurs, est une décision à la logique obscure, incompréhensible.
Avoir emprisonné ces locataires de logements sociaux derrière les bâches d’un chantier, pendant une si longue durée, au lieu de les reloger temporairement,  fut une erreur prouvée à ne pas reproduire.
Une enquête sociale et médicale aurait dû, aussi, précéder ces travaux. Les 5 témoins différents vivant dans cette résidence, s’exprimant sur leur situation, depuis juin, sont en très grande difficulté : asthme chronique, multi-cancers, leucémie, hospitalisation, invalidité. Le hasard, sans doute, qui explique le désarroi commun.

Une réduction notable des loyers, sans doute possible, probable par souhait de compassion concrète de la part des autorités, réconforterait les locataires, particulièrement sensibles à ce juste soutien. 
Cette entreprise de rénovation « réussie extérieurement », imparfaite humainement, ne saurait cependant décourager un maire dans son désir de maintenir décents et dignes les logements HLM. La politique d’immobilisme ou d’indifférence de Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly, qui laisse se détériorer les anciens HLM de sa ville, ceux des 167-169 de l’avenue Charles- de- Gaulle en particulier, HLM rares, n’est pas un exemple à suivre.
Annie Keszey.

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