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29/11/2013

PUTEAUX en 2014. L'INSTRUCTION PUBLIQUE. LA DEMOCRATIE.

Ce sont les deux premiers points d’un PROGRAMME CITOYEN pour les élections municipales de 2014. Les autres points suivront régulièrement. Chaque électeur, soucieux de participer, veillera à promouvoir ses idées afin de  réaliser un programme collectif consensuel.



Puteaux est une ville du département des Hauts-de-Seine, de 45210 habitants en 2012, sur la rive gauche de la Seine, limitrophe de Paris et proche du Bois de Boulogne. D’une superficie de 319 ha, elle est située  dans la région Ile-de-France. Sa densité est de 14 029hab/km2.
C’est une ville très riche : 2/3 de la surface du centre d’affaires de la Défense sont situés sur Puteaux.

L’instruction publique.

Alors que le premier devoir des politiques est d’assurer l’avenir de la jeunesse, d’abord par une instruction scolaire réussie, le seul lycée général et technologique de la ville, le lycée Agora est en situation d’échec majeur. Le taux de réussite à l’ensemble des baccalauréats en 2012 est de 63%, pour un taux moyen académique attendu de 77%. La valeur ajoutée est de – 14 ! Le site www.lexpress.fr classe ce lycée général et technologique 48ème sur 48 dans les Hauts-de-Seine et 1989ème sur 1996, en France. Ce paradoxe entre la fortune de la ville et la misère scolaire est une absurdité. Le lycée François Villon des Mureaux, par exemple, dans les Yvelines, est 29ème sur 48 et 931ème sur 1996, en France, alors que les entrants, en échec scolaire, sont nombreux.


Le maire de Puteaux n’est pas responsable de l’instruction dans sa ville, cette grave carence est celle de l’ Education Nationale. Cependant rien n’interdit au maire d’initier une commission de soutien scolaire complémentaire en convaincant le Conseil régional et le Conseil général d’y participer, avec l’ Education nationale, les fédérations de parents d’élèves, des professeurs, des élèves, des personnes diversement qualifiées de la société civile …Cette assemblée travaillerait un projet d’établissement apte à engager un progrès important sur 4 ans et en contrôlerait rigoureusement l’application. Depuis 2008, les très mauvais résultats perdurent. C’est toute la colonne scolaire qui est interpellée, de l’école maternelle au lycée en passant par l’école élémentaire et le collège, sources successives de cet échec scolaire massif. Le brevet, n’est pas une évaluation sérieuse et ne dit rien du niveau des collèges de la ville. Les élèves des cours préparatoires, perdus en lecture dès décembre, devraient recevoir en priorité des  remises à niveau plutôt que d’assister à des activités périscolaires telles que la cuisine ou la peinture, remises à plus tard. La séparation des attributions envers l’école entre les diverses collectivités responsables ne réussit pas malgré l’importance des fonds publics. Il faut passer à une énergique coopération. L’autonomie du corps professoral et sa liberté pédagogique ne peuvent se revendiquer qu’en situation d’efficacité.
Les principaux objectifs successifs, définis, non atteints, restent valables :
-    Savoir parler, à la fin de l’école maternelle et posséder un vocabulaire riche,
-    Savoir lire, écrire, compter et utiliser une « tablette », à la fin de l’école élémentaire,
-    Réussir les nouvelles évaluations nationales, fondées sur les sciences de l’évaluation,  en fin de 3ème
-    Réussir le baccalauréat, avec mention, afin de choisir entre les facultés ou les grandes écoles,
-    Obtenir obligatoirement un diplôme  général ou professionnel.
La formation de la jeunesse est une absolue priorité.
La cérémonie de distribution des prix en fin d’année a disparu. La mairie devra veiller à ne pas reproduire une cérémonie similaire visant à récompenser « le mérite », alors que le mérite n’est que le mot positif pour occulter l’inégalité des chances.

La démocratie.


Depuis 10 ans, à Puteaux, les évolutions théoriques progressives de la notion « démocratie » ne semblent pas introduites dans le management communal. La démocratie représentative classique, historique, de plus, fragile, prévaut ici sous forme de démocratie administrative, alors qu’elle est devenue très controversée par les citoyens français  et source d’abstentions aux élections. Les pratiques évolutives de la démocratie soit consultative, soit participative ou délibérative ne sont introduites que très faiblement dans la cité, ou du moins, presque invisibles. Les réussites des conseils de quartier, par exemple, ne sont pas connues.


Pourtant, ailleurs, de nombreux élus, progressent dans le partage de leur pouvoir. Ils savent que le seul conseil municipal ne peut rassembler toutes les connaissances pointues et les analyses nécessaires à l’action publique. Les sources d’information sur ces nouveaux partages sont sérieuses : l’observatoire de la démocratie participative, l’observatoire international de la démocratie participative dans lequel Nanterre est impliqué, un rapport public du Conseil d’ Etat, de 2011, sur « Consulter autrement, participer effectivement » accessible sur le site www.conseil-etat.fr
Ce rapport explique comment articuler les concertations, les études d’impact et les consultations de manière cohérente et maitrisée dans le temps. La proposition 7 sur 18, envisage une loi-code pour introduire des principes directeurs qui régiraient les recours à des concertations ouvertes. L’usage d’internet est préconisé, sans oublier l’aide à destination des publics présentant une vulnérabilité ou une inappétence par rapport à ces technologies. Une idée nouvelle, partagée avec l’Amérique du Nord, progresse : celle du « Tiers garant » au rôle complexe consistant à garantir la prise en compte des propositions citoyennes face aux politiques.
Les responsables de Puteaux doivent se former, impérativement, à la politique nationale d’open data qui ouvre les données publiques et les met à la disposition de tous ceux qui les souhaitent. En effet, il semble difficile d’obtenir des renseignements pourtant autorisés tels que, par exemple, les principes du fonctionnement de la médiathèque ou de la commission d’attribution des HLM et récemment, l’analyse des besoins sociaux (A B S) du C C A S, demandés, en vain, par Nadine Jeanne, conseillère municipale socialiste. Cette ABS est une obligation réglementaire depuis 1995.
Le site www.etalab.gouv.fr a été conçu dans ce but en 2011.
La transparence des données protègerait contre les accusations  de clientélisme, de censure ou de discrimination ou en empêcherait les pratiques.
Une conférence internationale, pour  tous, sur la transparence des données publiques est fixée au 6 mars 2014, à Sciences Po, 27 rue Saint Guillaume, Paris VIIème, de 14H30 à 21H.
Image : contrepoint.org

Annie Keszey.

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