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30/03/2014

CARTON ROUGE POUR UN CHIGNON JAUNE.

 

 

 

Ce vendredi soir 28 mars 2014, après le conseil municipal qui venait de désigner le maire de Puteaux et ses adjoints, nous  sommes allés prendre un verre dans le salon calme, en sous-sol, de la Coupole d’argent, entre amis. La musique agréable du Café, nous parvenait, adoucie.

 

Ainsi commençait, à Puteaux, la seconde légitimité démocratique, pause de stabilité décrite et attendue par Pierre Rosanvallon, entre la houle et les cyclones des campagnes  électorales.

 

Un nouveau groupe  prit place autour d’une table voisine : le vacarme immédiat, étrange et confus, ne provenait que d’une seule source. Une femme encore jeune au visage mince rouge-rosé, brillant, s’égosillait pour émettre une cascade de rires gutturaux, vite éraillés. Elle portait, semble-t-il, une couette blonde surnaturelle remontée en un chignon classique « no-bun », lisse, sur le sommet du crâne. Le chignon battait la mesure arythmique de ses gargouillis.

 

Malgré les brouillages, on reconnaissait une  «follower- énergumène»  de la liste «Puteaux passionnément» qui se relâchait ainsi, hystériquement. Ses insultes, dont elle ne sait pas, sans doute, qu’elles sont un affrontement entre sa pulsion de mort et sa pulsion de vie, ont traversé l’espace pour toucher, par surprise, « un gros con », puis un « petit con ». Evelyne Largueche*, psychanalyste, chercheur au CNRS, spécialiste de l’effet-injure, écrit que l’injure apparaît comme le résultat de mécanismes de défense déclenchés par la réactivation d’une attaque interne, c’est-à-dire par une situation elle-même traumatique… Mais, l’injure peut aussi être une recherche de plaisir, proche de la perversion…

 

Acquérir une culture de l’insulte et de l’injure, par des lectures savantes, peut aussi conduire à l’évitement afin de ne jamais blesser autrui au nom de la fraternité, tout en trouvant des satisfactions strictement personnelles et secrètes.

 

« Con », c’est banal, non créatif. Rappelons plutôt « Prince de l’équivoque », « Tartarin des indices », » Bande des quatre », «Homme vêtu d’impudence » « Filandreux rouquin »   marqueurs de l’histoire politique. Plus populaires sont les mots tels  que Judas, porc et singe ainsi qu’ « andouille », pour idiot ou » cornichon » pour niais : mais il  faut se méfier des apparences et de l’inculture (andouille a une forte connotation sexuelle, c’est un pénis mou, tandis que cornichon est…chut ! Censure). La prudence est requise.*

 

Les dictionnaires spécialisés offrent 10 000 choix.

 

Carton rouge pour ce chignon jaune qui manque de fraternité, de connaissances spécifiques et donc d’imagination.

 

Quant aux injuriés, la prochaine fois, ils feront preuve d’altruisme en convoquant vite, auprès des «injurieurs», une cellule d’aide psychologique.

 

www.notreputeaux.com             Annie Keszey

 

 

 

 

 

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26/03/2014

Requête d'une électrice auprès de Madame Ceccaldi-Raynaud. Puteaux

 

27 MARS 2014.

 

Requête d’une électrice auprès de MADAME CECCALDI-RAYNAUD, maire de Puteaux.

 

Madame, 

Votre liste a été démocratiquement et légitimement élue pour gérer la mairie de Puteaux, au premier tour de l’élection municipale du 23 mars 2014, avec le score indiscutable de 55.93% des voix.

Vous avez été élue maire lors du conseil municipal du 28 mars. 

Présente de nombreuses heures dans le bureau de vote de Jules Verne, les conditions de cette élection y furent parfaites. Le respect mutuel, souriant, entre les divers responsables du bureau, la volonté collective de respecter la légalité des procédures, la rigueur et la vigilance des scrutateurs et des assesseurs…ont participé à un civisme de qualité. Civisme partagé, réalisable donc.

 

Des témoignages reçus d’acteurs d’autres bureaux sont moins probants. Il vous appartiendra d’analyser les rapports et d’agir  afin que les conditions des élections de mai soient partout non critiquables. 

 

En mairie, le dimanche soir de votre élection, vos «fans», heureux puisque victorieux, ont scandé fortement «Joëlle ! Joëlle !». C’est parfaitement admissible. Cependant leur tendance locale récurrente  à «humilier» ensuite les perdants, risque de nuire à votre réputation personnelle parce que c’est immature. La tristesse  sincère des perdants n’a pas à rencontrer la bêtise superflue des autres. L’échec politique, souvent provisoire, n’est pas synonyme d’incompétence : la liste « Puteaux, une ville d’avance » vient d’être une des victimes impuissantes de «la loi de Parodi»,  aux causes extérieures, qui peut frapper n’importe quel parti. L’UMP avait subi  cette loi  en 2008.    

 

Madame Ceccaldi-Raynaud, soyez très exigeante quant à la dignité des climats municipaux.   

 

Vous êtes maire de vos électeurs, un tiers environ de l’électorat, mais aussi  des électeurs de vos oppositions, un autre tiers, des électeurs abstentionnistes  et des Putéoliens  non-électeurs, dernier tiers, avec la totalité des familles.

 

Vous avez, pour six ans,  le devoir d’exiger l’application des principes républicains de liberté, d’égalité et de fraternité à la totalité de la population de votre ville.

 

Pendant votre mandat 2008-2014, vous avez été appréciée ou critiquée, avec justesse ou injustement. La recherche d’une progression constante du « mieux vivre ensemble », indispensable à l’harmonie locale et nationale suppose des évolutions de votre «gouvernance », si toutefois les informations reçues  de diverses sources, par votre électorat, sont «vraies».

 

Vos qualités de maire.

 

Vous aimez votre ville, c’est la première qualité exigée par les Canadiens.

 

Vous savez avoir des rapports individuels souriants et attentifs.

 

Vous êtes présente et travailleuse.

 

Votre administration veille, en général, à répondre aux lettres diverses dans des délais brefs et dans une forme respectueuse.

 

 Puteaux est, sauf cas exceptionnels, une ville propre et soignée, aux bâtiments publics bien entretenus, au pourcentage élevé de logements sociaux,  une ville assez sûre présentant de nombreux  services, commerces et loisirs privilégiés.

 

Vos imperfections de maire dénoncées dans les critiques de vos opposants.

 

Une  critique, essentielle quant au respect de l’égalité entre tous, celle du népotisme, ne relève pas d’une décision individuelle, impossible ou rarement héroïque. Sans un texte de loi du code électoral, interdisant la présence de trois membres d’une même famille dans un même conseil municipal et qui a eu pour conséquence l’éviction de votre père en 2008, vous n’auriez pu prendre vous-même cette décision allant à l’encontre des relations familiales traditionnelles. Une loi nationale, sous la responsabilité de François Hollande, devrait mettre fin définitivement, par vote cependant, aux « monarchies électives », incompatibles avec la Révolution de 1789. Votre famille, qui aura détenu la responsabilité de la mairie pendant un demi-siècle à la fin de votre nouveau mandat, n’est pas la seule concernée par cet état de fait pour lequel  d’ailleurs, par pragmatisme, 60%  de l’électorat français a une tolérance élevée… (Pierre Lascoumes. Une démocratie corruptible. Seuil).

 

Une autre critique importante est celle du gaspillage financier. Or, seuls les riches gaspillent sans s’endetter. La situation critique de l’Etat, certes due à des responsables incompétents depuis des décennies, requiert des mesures d’urgence. Le retrait autoritaire d’argent, par l’Etat, à la ville de Puteaux, mais par solidarité avec d’autres villes en difficulté, contraindrait le nouveau conseil municipal à hiérarchiser les dépenses avec pertinence, à calculer, par anticipation, tous les frais de fonctionnement et à procéder à des contrôles « impitoyables ».  La critique du gaspillage local serait donc ainsi renvoyée, en partie, au niveau national. L’autre partie reposerait sur la responsabilité des élus. Les villes aidées auraient l’obligation de rendre des comptes. Un reversement de la commune existe déjà, mais trop faible, selon les apparences.

 

L’Imperfection majeure dénoncée de clientélisme, peu prouvée concrètement, incompatible avec notre Etat de Droit, disparaîtra aisément dans une municipalité plus transparente. Le clientélisme est d’ailleurs partagé entre le donateur et le receveur consentant.

 

 Le système de l’Office public des logements sociaux de la ville est opaque, les employés de l’accueil très compétents et attentifs donnent aux visiteurs l’impression d’être sous une chape de plomb et assujettis à la mode des « éléments de langage »  même si, bien sûr, ils n’en disent rien! Cette opacité antidémocratique  entraîne la suspicion de fortes inégalités de traitement.

 

 Une des réussites majeures et symboliques attendue de votre nouveau mandat, Madame, est d’instaurer maintenant un système de cotation, c’est-à-dire des règles d’attribution objectives et transparentes des logements sociaux, à partir d’une liste organisée des critères de priorité et des principes de fixation. (C'est peut-être déjà fait mais sans être connu). 

 Les demandeurs doivent aussi être informés régulièrement de leur position relative, du temps d’attente approximatif  et libérés de démarches inutilement lourdes. 

 Un rapport public périodique sur la situation générale de l’office doit être publié sur le site internet de la ville pour que les citoyens puissent en prendre connaissance. 

Poursuivez votre action publique, respectueuse du droit à la propriété,  pour solutionner la question  des taudis privés.   

Les conseils municipaux d’une ville aussi privilégiée ne peuvent retrouver les dysfonctionnements indignes, fréquents, du mandat achevé. Vous n’avez pas le pouvoir de changer les comportements usants, inadaptés, bloqués  de certains  conseillers de l’opposition qui viennent d’être réélus mais vous pouvez changer certaines des méthodes d’action  de votre groupe majoritaire. 

Votre droit à vous protéger personnellement  contre  les projectiles haineux de têtes de liste et colistiers opposants  ne saurait, à l’avenir, se retourner contre vous. Votre rôle est d’apaiser les tensions. 

 L’opposition, sans réserve, a droit au respect de la majorité et ne négligez pas les talents et la rigueur de certains de ses membres.  

A Christophe Grébert, bélier médiéval anachronique puisqu’il n’ouvre guère de portes, s’ajoute maintenant Gérard Brazon, porteur semble-t-il, d’un important contentieux personnel, porteur surtout d’idées très difficiles à partager.

Sylvie Cancelloni et Maryse Chavrier ont trahi honteusement leurs électeurs mais leur absence des conseils municipaux n'est pas à regretter. 

 Consultez un spécialiste de la régulation des comportements conflictuels et adoptez les mesures appropriées. Un  « tiers garant »  pourrait participer, en auditeur, aux conseils municipaux : sa présence éviterait les excès et les dérives de participants. Il rédigerait des rapports publics impartiaux.  

Déléguez, déléguez davantage, aux conseillers « cadrés» de votre majorité, les réponses orales aux questions posées par l’opposition, afin de ne pas déclencher des échanges agressifs.  

Réussissez Madame Ceccaldi-Raynaud !

 N’oubliez pas surtout d’œuvrer avec énergie pour l’efficacité de l’Education nationale dans tous les établissements scolaires de votre ville.

 

 www.notreputeaux.com            Annie Keszey.

 

09/03/2014

ELECTION MUNICIPALE. LEGALITE DES TRACTS.

Témoignage. Premier épisode.

 

Le 5 mars, en fin de matinée, Monsieur Jean-Luc Richard, colistier de Christophe Grébert candidat du MoDem aux élections municipales prochaines, me téléphone. Il a usurpé mon numéro. Il décline un curriculum concentré de ses missions auprès de diverses élites, curriculum impressionnant dont le but  sera vite perceptible.  Il commence doctement et très fermement  par m’informer qu’il a été un proche collaborateur de Lionel Jospin, d’autres noms connus suivent.

Que c’est bien !

Nombreux sont les Français, de droite et de gauche, qui gardent toujours un profond respect pour Lionel Jospin, premier secrétaire du PS,  ministre de l’Education nationale et Premier ministre : homme politique intègre, rare vertu, jamais condamné par la justice, démocrate et républicain exemplaire.

En fait, Monsieur Jean-Luc Richard, instrumentalise Lionel Jospin et les autres, il s’approprie, symboliquement, une part de leur notoriété  comme « force de frappe » pour mieux intimider puis  menacer son interlocutrice.

Que c’est bien !

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