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16/11/2014

UDI.

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 Hervé Morin. J’aime, dirait-on sur Facebook! 

Jean-Christophe Lagarde. 

Mais non Jean-Christophe Lagarde ne pratique ni le clientélisme ni le népotisme, ni le trafic d’influence. Il n’est pas ambitieux, n’a aucun côté tranchant voire roublard, ni méthodes tranchées… Ses « troupes politiques » personnelles, pour une carrière nationale, sont déjà très vastes : la Seine-Saint-Denis !

La preuve ? Il vient d’être élu nouveau responsable de l’UDI et plus de 2 500 membres l’ont acclamé le 15/11/2014, à la Mutualité. Les électeurs, comme chacun sait, éthiques, exigeants, inspirés n’ont pu se tromper !

De plus, Jean-Louis Borloo,  depuis une ville lointaine, a manifesté sa satisfaction du résultat.

Wikipédia  rappelle que Jean-Christophe Lagarde fut condamné en décembre 2012 à 5 000 € pour attribution illégale de marché public, dans le cadre confidentiel d’une procédure de plaider-coupable, à Paris.

Broutille ! Être condamné une fois est humain.

En 2013 surtout, l’association de soutien à l’action municipale de Jean-Christophe Lagarde remboursa 51 712 € à la municipalité de Drancy pour des frais qu’elle avait indûment engagés au profit de l’association, ce qui lui permit d’éteindre la poursuite.

Pertinence ! 

Jean-Christophe Lagarde attribue à la « nervosité » de ses concurrents toutes ces « imbécilités » contre lui.

Et puis, Marc Trévidic, Petit Méchant Juge, PMJ, par humour noir bien sûr, dans son dernier ouvrage, sous-tend  les méfaits des PMJ, les Petits Méchants Journalistes.

Ces PMJ, Marianne, Le Point, Le Figaro, Le Nouvel Observateur exagèrent certainement!  

UMPSUDIFN ? 

Jean-Christophe Lagarde aurait porté plainte contre Marianne : attendons ! 

Marine Le Pen avait porté plainte pour diffamation contre Mediapart qui avait dévoilé le 18/07/2013 qu’elle employait depuis deux ans, dans le cadre de son mandat de députée européenne, son compagnon, Louis Aliot, en tant qu’assistant parlementaire pour un salaire brut de 5 000 € par mois. Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé Mediapart le 13/11/2014.

AUDE LAGARDE. UDI.

Aude, femme de Jean-Christophe Lagarde,  est conseillère régionale d’Île de France, Vice-présidente de la communauté d’agglomération de Drancy et 6ème adjointe, à mi-temps, de son mari, maire de Drancy. Cette dernière activité salariée n’est  sans doute pas liée directement  à l’exercice du mandat du maire puisqu’elle serait alors interdite à partir de l’article L 2122-6 du Code général des collectivités territoriales.

Aude Lagarde était aussi depuis 2002, jusqu’à sa démission très récente, attachée parlementaire à mi-temps de son mari, député. Elle était rémunérée mensuellement par une partie du crédit- collaborateurs de son mari de 9066 € mensuels. Des avantages s’ajoutent à la rémunération des collaborateurs : primes de 13ème mois, de prévoyance, avantage-repas, allocation pour enfant de moins de 3 ans. 

Un tel cumul est-il légal ? La réponse viendra. Par communiqué du 29/10/2014, publié sur Twitter, Jacky Majda a annoncé son dépôt de plainte contre le couple Lagarde pour prise illégale d’intérêts…

Les rémunérations correspondantes de Madame Lagarde doivent être actuellement de  2647€ reçus du conseil régional et de 3823.16 € versés par la commune,  La réalité est peut-être plus élevée, pour trois raisons : la source sûre mais ancienne, les votes des conseils parfois plus généreux, l’opacité traditionnelle. 

Jean-Christophe Lagarde, député, reçoit, approximativement, 7064 € d’indemnité brute par mois (montant 2010), plus 6209 € d’indemnité représentative de  frais de mandat (et donc, aussi, le crédit- collaborateurs).  Il faut ajouter bien sûr les aides aux transports, les frais de bureau, de téléphone… Son indemnité  de maire, après délibération du conseil municipal, est assujettie au plafonnement pour cumul. Une enveloppe de frais complémentaires allouée au maire est décidée librement par le conseil municipal.

Quel est le total de fonds publics que reçoit ce couple? Vincent Quivy, dans le chapitre II, « Petit guide de l’élu national » de son livre « Chers élus. Ce qu’ils gagnent vraiment » précise ces données financières. Ces rémunérations très élevées non légitimées par des évaluations de compétences, désacralisent la politique.  

Image jdd.fr 

Annie Keszey.

 

14/11/2014

EN FINIR AVEC LES MAIRES ELUS POLITIQUES.

 

De trop nombreux maires élus, quel que soit leur parti politique, alimentent la presse de leurs méfaits, depuis des siècles, dans un état de Droit : obscurantisme, clientélisme, blanchiment d’argent, détournement de fonds publics, fraude fiscale, corruption, trafic d’influence, favoritisme, contournement de la loi, excès de pouvoir, prise illégale d’intérêts, sous-déclaration à l’ISF, népotisme, participation à une association de malfaiteurs…

Bref, la « broussaille féodale » des baronnies*.

Leur incompétence gestionnaire reste souvent impunie, les évaluations des mandats étant inexistantes : méconnaissance de l’intérêt général, du droit, de la comptabilité publique, de la gestion sur objectifs évaluables hiérarchisés, gaspillages financiers, constructions pharaoniques, discours mensongers, conception étriquée ou dévoyée des beaux  principes démocratiques : liberté, égalité, fraternité. ..

Les électeurs réélisent pourtant ces maires aux dérives provocantes : Patrick Balkany, maire UMP de Levallois-Perret, en est un exemple, dans les Hauts-de-Seine.  Ces électeurs montrent « une troublante indifférence à la moralité, plutôt, sans doute, une indulgence coupable ». Ces réélections signent l’échec des professeurs d’éducation civique de l’Education nationale.

Les partis politiques ne touchent guère à leurs mis en examen, puis condamnés,  qui continuent à exercer leurs mandats !

C’est l’appartenance à un parti politique qui égare ces maires : la concurrence extérieure haineuse entre partis et interne aux partis (Fillon/Copé- Fillon/ Sarkozy- Morin/Lagarde- Mélenchon/Laurent- Duflot/Hollande-monopénisme/janpénisme** … ces violences du sommet qui contaminent la  base),  le sectarisme des idéologies, la cupidité et l’ambition, la soumission tolérante des colistiers, l’absence de tout contrôle  coercitif de gestion et de moralité, l’absence de formation spécifique des élus, l’impuissance de l’opposition ou sa mauvaise centration sur le désir d’un même pouvoir…

La « Cité opaque », le « CHÂTEAU, comme l’appelle Marc Trévidic», le pouvoir central donc, se tait, tout occupé à défendre ses privilèges.

Une réforme doit en finir avec les maires élus politiques. Un nouveau diplôme universitaire spécifique, du niveau d’un DESS au moins, soit un « bac+ 5 », conduirait à la profession non partisane de maire, soumise aux obligations d’une charte professionnelle rigoureuse. L’ENA et Sciences Po ne conduiraient plus à cette fonction. Les présidents d’Université, les présidents des tribunaux, les directeurs des hôpitaux… sérieusement diplômés et qui  ne dépendent pas directement d’une « éthique aléatoire de conviction »*** d’un parti politique, sont majoritairement attachés, actuellement, à « une éthique de responsabilité »***, exceptionnelle qualité !

Bien sûr ce changement majeur serait précédé d’études approfondies. « Le savant et le politique » de Max Weber, « Note sur la suppression générale des partis politiques » de Simone Weil  restent d’actualité… Des concertations définiraient les nouveaux rapports entre ces nouveaux maires, la hiérarchie politique restreinte et le peuple souverain.

Cette transformation ne relèverait donc plus de la démocratie représentative, déclinante, dans laquelle  les citoyens désenchantés cessent de s’impliquer. Ce maire d’un nouveau type situerait son action au cœur de la démocratie participative dont l’organisation pourrait s’inspirer de sources nombreuses à partir du budget participatif de Porto Alegre au Brésil, des rapports espagnols, italiens et français dont celui de Lille…

 

Y a-t- il une autre solution, au-delà de vaines lamentations,  pour assainir la « gouvernance » des communes ?

Laquelle ?

*Le Général de Gaulle cité par François Darras-** Christian Saint-Etienne-***Max Weber.

 

Annie Keszey.

 

10/11/2014

PODEMOS

Yes, we can ! PODEMOS - Nous pouvons !

L’Espagne vit le tremblement de terre PODEMOS. C’est le nom du récent parti politique représenté par Pablo Iglesias. Un dernier sondage sur les intentions de vote, virtuelles, des Espagnols, place PODEMOS au premier rang des partis espagnols, devant les deux grands et vieux partis traditionnels : le parti populaire (PP), de droite et le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), de gauche.

La presse explique  cette ascension galopante  par la colère, de tous les Espagnols désenchantés, contre la corruption très étendue, persistante et mal sanctionnée de leurs responsables politiques sans honte ni dignité, de droite et de gauche ! La Justice a souvent les ailes coupées, les causes importantes s’éternisent dans des jugements, le manque de moyens et la législation imparfaite favorisent les retards. 

Les deux partis historiques, informés « des affaires», se pressent peu  pour freiner l’amoralité et la cupidité de leurs élus. 

http://ts1.mm.bing.net/th?&id=HN.608021881742165292&w=300&h=300&c=0&pid=1.9&rs=0&p=0Pablo Iglesias, superstar de 36 ans, attire : il est intelligent, préparé, fondamentalement sincère et charismatique. Sa queue de cheval est intouchable mais sa nouvelle stratégie politique est de chercher un plus ample spectre d’électeurs pour occuper un espace politique central. Le quotidien El Mundo du 8/11/2014 le compare à Robert Redford !  

Ce seul journal d’un jour nous informe que Cristina, sœur du roi, va bien être jugée pour deux délits fiscaux, dans le cas Nóos, dévoilé en 2006. Le principal accusé  reste son mari Iñaki Urdangarin soupçonné de prévarication, de fraude, de trafics d’influence, de malversations, de falsifications et de blanchiment de capitaux.  Seize autres personnalités importantes sont également concernées dont l’ex-président du gouvernement des Baléares, le vice- maire de Valence, le directeur de l’Institut « Balear » du tourisme, des ex-directeurs financiers, comptables, conseillers, responsables juridiques… 

Le roi d’Espagne, Felipe VI, a exprimé son respect de l’indépendance judiciaire et précisé que Cristina n’est pas membre de la famille royale…Le nouveau roi vient en effet de s’engager à faire de l’exemplarité et de l’intolérance à la corruption la marque de son règne !  

Antonio Monago, président du PP d’ Estrémadure est épinglé pour plus de trente voyages qu’il aurait fait à Tenerife de 2009 à 2010, sur fonds publics, alors qu’il était sénateur et marié, pour y rencontrer sa belle maîtresse colombienne  

Isabel Pantoja, chanteuse célèbre et actrice espagnole de cinquante-huit ans, entra comme un tourbillon dans la vie du maire de Marbella, marié, Julián Muñoz, en  2002. Depuis, la valeur estimée de son patrimoine est de 10 millions d’euros : des immeubles, des fermes dont une de 500 hectares, un chalet de 650 m2 construit sur 3 000 mètres de terrain, un appartement de 1 000 m2, des entreprises bénéficiaires et d’autres endettées. La provenance de tous ces fonds est illégale. Elle fut condamnée à deux ans de prison et à une amende de 1 million d’euros. Depuis 2010, ses avocats ont initié tous les recours possibles, mais la Justice vient d’imposer définitivement son entrée en prison. Son entourage ne cesse de répéter que la Justice n’est pas la même pour tous ! 

Julián Muñoz, son amant, dans  le cas Malaya, a été condamné à plusieurs peines de prison, il a déjà été détenu de 2006 à 2008, pour subornation, malversation de fonds publics, prévarication, concession de licences illégales…  

Le fils entrepreneur de Josep Lluís Núñez, sur les pas de son père, ex-président du Barça de Barcelone qui fut emprisonné, va entrer en prison pour deux ans et deux mois, condamné lui aussi dans le cas Hacienda, pour corruption financière de longue durée et non- paiement d’impôts. Le gouvernement lui a refusé l’indulgence demandée parce qu’il n’a manifesté aucune marque de regret ou de contrition.  

Le Ministère de l’Intérieur vient d’autoriser la sortie de jour de la prison pour l’ex-président des Baléares, Jaime Matas,  afin qu’il puisse travailler. Il est obligé de revenir chaque soir à la prison pour y dormir.  

La consultation illégale, interdite par l’Etat, du dimanche 9/11/2014, sur l’autonomie de la Catalogne, ravive, dans la presse, le passé récent de l’ex-président de la Généralité de Catalogne, Jordi Pujol. Ce dernier avait l’apparence d’incarner les aspirations différentielles de la Catalogne nationaliste, pendant vingt-trois ans, jusqu’à ce que l’on découvre et juge une organisation délinquante qui lui a procuré une immense fortune en volant l’Etat et les entreprises qui voulaient travailler avec le gouvernement catalan. Il est difficile de séparer le nationalisme de ces fraudes. L’idée du nationalisme de Pujol a reposé sur une montagne d’ordures. Il n’a pas seulement détenu de l’argent à l’étranger pendant des décades, ce qu’il a confessé en 2014, mais Il a créé un réseau de commerces illicites qui bénéficia à une caste politique corrompue. Le montant colossal de son blanchiment d’argent  public détourné, dans   des paradis fiscaux, n’est pas encore totalement connu. Deux de ses fils sont interrogés par la Justice pour des activités financées à partir de placements « off-shore ». Jordi Pujol a été plusieurs fois décoré, en particulier de la légion d’honneur française et par l’institut culturel de Bretagne. 

Cette collection de dérives, sur un jour, montre l’ampleur de la dégradation du système politique espagnol.  

Sur l’ensemble du mois d’octobre, les affaires consternent.  Quelques exemples. 

Le 28/10/2014, la garde civile met en marche l’opération Punica : cinquante et un détenus dont six maires des régions de Madrid, Murcie, Léon et Valence sont arrêtés, soupçonnés de négociations illicites sur l’attribution de marchés immobiliers, avec des entreprises leur ayant permis de s’approprier entre 5 et 7 millions d’euros en deux ans sur 250 millions de tractations. Francisco Granados, ancien vice-président conservateur de la région de Madrid fait partie des suspects. Il avait quitté ses fonctions après la découverte, par les autorités, de son compte en Suisse.

Rodrigo Rato, ex vice -président du gouvernement et ex-président de Bankia a mis en place des cartes bancaires opaques, clandestines, qui permettaient aux porteurs choisis de tirer secrètement de l’argent de la banque sans que la comptabilité ne le mentionne. Quatre-vingt-trois bénéficiaires de Caja Madrid et de Bankia auraient tiré 15.5 millions d’euros en dépenses personnelles entre 2003 et 2013. Les limites de ces cartes oscillèrent entre les 2 500 € mensuels pour les conseillers sans pouvoir et les 12 000 € que pouvaient utiliser Rato et ses directeurs.  

Le numéro deux du parti socialiste de Castille, Julio César Fernandez, a renoncé quarante-huit heures après sa  désignation à son rôle de vice-président du PS. Les perturbations de sa vie personnelle risquaient de nuire davantage encore au parti. Il fut, à la fois, fonctionnaire de prison et administrateur d’une bodega : deux emplois incompatibles. D’autre part, pendant plusieurs années, bien que payé, il ne se rendit pas à son travail de fonctionnaire !  

Une entreprise de formation de Palma de Mallorca exigea des professeurs  impliqués de déclarer que le coût de chaque heure était de 31 €, au lieu de 7 € en réalité : procédé finement élaboré pour détourner des subventions publiques pour chômeurs. Un professeur éclairé a averti la Justice. 

Les électeurs français sont solidaires des électeurs espagnols. Et, n’oublions pas : nous POUVONS ! 

Sources : El Mundo et El País. Image : You tube.com. Annie Keszey.