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28/06/2015

ELECTIONS: DES PROJETS CONTRE L'ABSTENTION.

 

 

L’abstention croissante, très importante aux élections ainsi que la progression du nombre de non-inscrits sur les listes électorales évalué à 7% dégradent le principe fondamental de la Démocratie représentative, système essoufflé. La crise électorale des partis est très profonde. La France s’exposerait-elle à ce qu’il n’y ait plus d’électeurs ?

 

 

Les électeurs abstentionnistes ne sont pas tous « passifs » : ignorants ou  indifférents. Diverses enquêtes sociologiques de la SOFRES ou du CEVIPOF expliquent l’abstention permanente par une insuffisante intégration politique à la société globale et par une faible insertion sociale. Le niveau bas des diplômes, le chômage, la pauvreté, l’appartenance à une communauté exclue, la vie en ville, génèrent cette abstention. Certains électeurs sont ainsi hors- jeu politique ou sont parfois hostiles au régime représentatif.

 

Les abstentionnistes « actifs », intermittents, sont las de la politique actuelle aux mains d’une élite peu motivée par l’intérêt général, souvent corrompue par l’argent, frappée par des scandales et programmée pour les combats de coqs permanents du bipartisme. Les abstentionnistes contestataires s’interrogent sur la permanence des promesses non tenues, la résorption progressive de la distinction gauche-droite,  l’inefficacité d’acteurs politiques successifs quant à l’éradication du chômage, par exemple,  la non-représentativité du peuple ou manifestent contre les règles de fonctionnement du régime. Les abstentionnistes refusent aussi de passer par des votes protestataires extrémistes. Ils ne se sentent pas concernés par les objectifs principaux des programmes politiques et attendent des réformes sérieuses. Mieux insérés socialement, ils restent dans le jeu politique, par leur participation non conventionnelle : manifestations, grèves, boycotts, forums sur internet ...

 

Les femmes s’abstiennent plus que les hommes, les jeunes entre vingt-cinq ans et trente ans plus que les anciens, la gauche et particulièrement la gauche radicale plus que la droite. Actifs et passifs rencontrent parfois, simplement, des obstacles matériels pour se rendre aux bureaux de vote : tels les étudiants qui ne votent pas sur le lieu de leurs études, parce qu’ils sont inscrits ailleurs.  

L’excès de candidats aux élections favorise l’abstention, de même que la lourdeur des inscriptions sur les listes électorales ou la technicité des procurations.  

Le vote par internet facilite la forme du vote mais n’agit pas sur le fond. 

Les votes blancs parce qu’ils ne sont pas comptabilisés dans les suffrages exprimés sont peu utilisés : ils devraient être intégrés aux résultats.  

Trois élections municipales partielles ont eu lieu le 14 juin 2015, à Asnières, Clichy et Puteaux, avec des taux d’abstention respectifs au premier tour de 56.28%, 59.18% et 51,63%. 

Pour Puteaux, par exemple, le 14 juin 2015, la maire a été élue au premier tour avec 60,77% des 14 595 suffrages exprimés : 28, 60 % des inscrits.  

La liste Ex-MoDem-PS-EELV, dite du Rassemblement, avec ce même calcul, a obtenu 10,9 % des inscrits. 

Au second tour, le 21 juin, le maire d’Asnières a été élu par 24% des inscrits et celui de Clichy par 24.73%. 

Ces déductions restent théoriques puisque nul ne connaît les tendances réelles des abstentionnistes.  

Peu d’élus aux élections diverses s’emparent du problème : de nombreux ego sont surdimensionnés, la crainte d’un raccourcissement du temps des mandats et de la diminution de leur nombre, souhaités par les citoyens, les engagent à se taire, une démocratie faible leur convient ou ils n’ont ni les connaissances ni les compétences requises pour progresser en démocratie. A moins qu’ils ne délèguent à d’autres ces réformes. 

Des projets pour remédier à ce fléau existent déjà, mais localement. Ils consistent surtout à engager la participation continue, positive, du peuple électoral. Ils ajoutent à la démocratie représentative, épisodique, d’autres pratiques incluses dans une démocratie directe ou semi-directe : démocratie participative, collaborative, délibérative... impliquant les citoyens, responsables, en permanence, afin de ne plus laisser le pouvoir aux seuls élus.  Porto Alegre, au Brésil, pratique le budget participatif depuis 1989.  L’organisation, par le maire, des consultations populaires aux préoccupations respectées reste un modèle d’organisation très complexe, difficile et réussi. Grigny et le Paris d’Anne Hidalgo s’y essaient, partiellement. Marinaleda, en Espagne, depuis 40 ans, est une coopérative, révolutionnaire sous certains aspects, transition vers une économie distributive. La Suisse pratique les référendums obligatoire et facultatif ainsi que l’initiative populaire. Vandoncourt, dans le Doubs, est en autogestion. Sa gouvernance participative recherche le consensus des décisions.  

Roubaix a mis en place une commission municipale de lutte contre l’abstention. En 2012, l’Association des Agences conseils en communication a organisé une lutte contre l’abstention pour montrer aussi l’action de l’industrie créative, à la radio, la télé, sur le web, les smartphones et dans la presse. François Hollande à Bondy, en 2012, a émis une idée simpliste contre l’abstention : chaque citoyen devait inviter ses voisins titulaires du droit de vote à l’exercer ! 

Actuellement, en France, de nouveaux projets mais en nombre réduit sont soumis à la réflexion populaire. 

Le vote obligatoire n’est un recours possible que pour une minorité de décideurs : il affaiblit la liberté individuelle et ne modifie pas les causes profondes du malaise électoral. Les amendes pour les abstentionnistes ne sont pas souhaitées ni les rémunérations pour les votants. 

Quelques rares campagnes électorales innovantes aux slogans créatifs et atypiques ont obtenu un remarquable investissement électoral. 

Le politologue Jean-Yves Dormagen préconise des campagnes ambitieuses d’inscription sur les listes électorales comme aux Etats-Unis d’Amérique. 

Antibelami, de l’Express, propose des débats médiatiques avant les premiers tours et l’obligation, pour chaque candidat, à chaque type d’élection, de répondre à un même questionnaire recensant les questions fondamentales du peuple. 

L’Assemblée nationale veut expérimenter l’amendement citoyen. Des députés socialistes étudient la possibilité d’ouvrir à tous le droit d’amender les textes législatifs, à travers le principe de « l’amendement citoyen », pour impliquer davantage le public au sein d’une démocratie collaborative. Un rapporteur citoyen défendrait les amendements issus de consultations citoyennes, disposerait d’un temps supérieur à celui des autres députés et bénéficierait d’un temps privilégié avec le gouvernement. Il s’agirait de mettre tous les citoyens au même accès à la décision publique, alors que cet accès est actuellement très inégal, excessif pour les lobbies, par exemple. Le risque est que cette collaboration soit trompeuse et ne crée une désillusion plus grande encore. Personne n’est dupe en effet que sans l’accord du gouvernement l’amendement ne passera pas... 

[Extrait d’un article d’Hélène Bekmezian, le Monde du 16 juin 2015.] 

Dans son dernier ouvrage « Radicaliser la démocratie. Propositions pour une refondation », Dominique Rousseau, juriste et professeur de droit constitutionnel à la Sorbonne, opte pour des solutions radicales afin de sortir de l’abstention. Ses propos sont recueillis par Antoine Louvard. 

Extraits discontinus. 

« L’Assemblée nationale représente des citoyens abstraits. Une assemblée sociale pourrait permettre aux citoyens concrets de s’exprimer et de peser dans la fabrication des lois. Cette assemblée élue comme on procède actuellement pour les élections professionnelles ou par tirage au sort aurait un pouvoir délibératif... 

Des hommes politiques de droite et de gauche ont pris les décisions de donner des compétences de l’Etat au niveau européen. La forme étatique étant une forme en voie de dépassement, il faut imaginer un autre instrument que la souveraineté. De mon point de vue, cet instrument c’est le bien commun donc le droit. Le droit est ce qui unit les hommes. 

L’homme de la rue a été oublié dans la construction des systèmes politiques. Mon souci est de partir des gens concrets et de construire à partir de leur expérience un système politique par lequel la règle de la vie bonne va être produite...Le droit fait regarder aux hommes ce qu’ils ont en commun... 

Le citoyen du monde n’est pas l’individu néolibéral, un peu paumé et entre les mains du marché mais un individu solitaire, parce que les droits transcendent les divisions. 

L’enjeu politique c’est de porter la démocratie au niveau postnational, dans le cadre européen. Le problème européen n’est ni économique ni monétaire, il est que le peuple est absent au niveau européen. » 

A suivre : le sujet n’est pas épuisé... 

Image : sitamnesty 

Annie Keszey.

 

23/06/2015

LETTRE A L'HEBDOMADAIRE MARIANNE.

 

Annie Keszey, citoyenne de Puteaux depuis 2002, 27/29 rue Roque de Fillol, 92800 Puteaux, à Monsieur le Directeur général de l’hebdomadaire Marianne, Monsieur Frédérick Cassegrain. Copies à  Jacques Julliard, Joseph Macé-Scaron, Eric Conan et Guy Konopnicki

 

Objet : Demande d’un droit de réponse particulier.

 

                    Monsieur, 

 

         Depuis longtemps, je lis Marianne avec intérêt. Ses « grands « journalistes réguliers sont des professionnels de talent. Dans le dernier numéro 948, les articles sur le PARRICIDE dépassent l’art journalistique et s’inscrivent dans une interdisciplinarité complexe et fine, d’un grand intérêt pour le lecteur, (Psychanalyse, histoire, littérature, cinéma, politique...).

 

         Mais page 27, sous le titre général de la page 26 «  Mieux vaut en rire », apparaît le bref paragraphe « République bananière ». Cet article concerne Puteaux. C’est une attaque lourde, caricaturale, contre une ville et ses électeurs... souverains !

 

Wikipédia, en particulier, définit une république bananière. «...  Elle a surtout été appliquée aux pays d'Amérique centrale et de la mer des Caraïbes. L'appareil étatique, corrompu à tous les échelons, permet à une caste détenant tous les pouvoirs de s'y maintenir indéfiniment par divers moyens, en général toujours les mêmes : prévarication sur le bien public, corruption, détournement ou captation des revenus économiques par appropriation ou sur- taxation ; maintien des populations dans la terreur grâce à une police, une milice ou une armée au service exclusif du pouvoir ; élections truquées assurant aux caciques leur réélection quasi-automatique. Cette expression s'est par la suite étendue aux pays qui, sous les apparences de républiques constitutionnelles, ne sont en fait que des dictatures...

 

Antérieurement Puteaux fut désigné Chicago-sur-Seine puis l’univers impitoyable de Dallas et Pyongyang par d’autres journalistes aussi mesurés que vous et attachés à la stricte VERITE, n’est-ce pas ?

 

         Puteaux, donc ?

 

         Je vous demande un droit de réponse particulier puisque seul votre hebdomadaire peut le faire :

 

  • Définissez les caractéristiques conduisant  à votre jugement extrémiste de république bananière et précisez vos preuves.

  • Donnez les références des actions en justice sur lesquelles portent vos accusations.

  • Informez-vous sur l’obligation d’appliquer à chacun le principe de « présomption d’innocence », même si la Justice, imparfaite, ne facilite nullement cette rigueur !

  • Analysez la majorité et l’opposition à Puteaux à partir de sources fiables, multiples et politiquement désintéressées, de plus, hors copinage journalistique.

    Merci.

    Annie Keszey.

    Keszey.annie@neuf.fr

    http://www.notreputeaux.com

 

21/06/2015

LETTRE A MONSIEUR PUJADAS. SECONDE CHAÎNE DE TV.

 Annie Keszey, hors parti politique, exceptionnellement abstentionniste à l’élection du 14/06/2015, pour des raisons matérielles, 27/29 rue Roque de Fillol, 92800 Puteaux, keszey.annie@neuf.fr 

à Monsieur David Pujadas, journaliste de la seconde chaîne de télévision et copies à Monsieur le Médiateur de France 2, Monsieur Nicolas Jacobs et à Madame Anne-Charlotte Hinet, journaliste.

Lettre RAR, ouverte. 

Objet : votre séquence de journaliste responsable, inexpérimenté (!) sur « le clientélisme » à Puteaux, lors des informations de 20 h, le 18/06/2015.   

                   Monsieur Pujadas, 

 

         Depuis des années je regarde les informations sur la seconde chaîne. J’avais apprécié une innovation « L’œil du 20 heures » courte enquête critique incluse  dans chaque séquence. Le 18/06 cependant, parce que je connaissais le sujet présenté, celui que vous appelez «  le clientélisme » à Puteaux, j’ai réalisé la manipulation que votre chaîne impose à ses téléspectateurs confiants. Je vis à Puteaux depuis 2002 et j’ai pu suivre la politique locale depuis treize ans. Vous ne la connaissez pas et reproduisez sans douter les articles pré et post-électoraux d’autres medias tels que le Monde, le Canard Enchaîné, Le Parisien ou Marianne, après vous être informé, sans doute, aux mêmes sources non pluralistes de copinage journalistique. 

         Veuillez trouver ci-joint l’article du journal Le Monde du 14 juin et la réponse contestataire que j’ai adressée à Monsieur Louis Dreyfus, Président du Directoire, ainsi qu’aux deux journalistes partisans de ce journal. Ces éléments de réponse pourraient commencer à faciliter, peut-être, votre obligation de vérité. 

         Le « clientélisme » de Madame Ceccaldi-Raynaud serait prouvé, à l’antenne, par deux opposants frustrés et un autre gâté : Monsieur Gabard, avocat, peu apte donc à plaider localement sa cause personnelle, semble-t-il,  Madame Aït-Kaci et une troisième personne. Madame Hinet a-t-elle vérifié leurs témoignages auprès de responsables de structures communales ? Non. La femme "gâtée" se plaint de subir des pressions de la mairie pour influencer son vote mais elle ne bat pas sa coulpe pour avoir accepté un cadeau stupide et déraisonnable, sur fonds publics: un aspirateur.

Un homme, de dos, montre, dit-on, des preuves de discriminations- sanctions, fautives, de la part de la maire. Sur qui compte-t-il pour porter plainte en justice et retrouver ses droits ? 

Madame Ceccaldi-Raynaud a été élue avec 8 870 suffrages exprimés sur 14 595,  alors où sont les représentants de ces nombreux citoyens du peuple souverain, dans votre séquence ? Vos quatre témoins représentent 0,000129 % des inscrits sur les listes électorales de la commune! 

Monsieur Gabard et Madame Aït- Kaci, prolixes en dénonciation d’autrui, autrui à l’exception de leur favori politique, ont approuvé la négociation ratée,  « inhumaine », du PS avec l’ex - MoDem Christophe Grébert, à laquelle ils ont participé et ont accepté de paraître sur la liste du Rassemblement commun. Ils ont, eux aussi, « tué le père » parricide symbolique et tué les valeurs traditionnelles du PS. Veuillez trouver ci-joint le rapport sur cette négociation, validé par le pilier local du PS, exclu par ses amis, rapport que j’ai adressé aux autorités du PS. La liste du Rassemblement a perdu (3404 suffrages). Donc, Christophe Grébert s’agite, provoque, dénonce, fait du bruit, geint comme d’habitude sur son blog et perpétue ses discours virtuels sublimes. Le PS est un nouvel acteur du cirque, ingurgité. 

         Pour vous informer aussi sur la double-face de leaders de l’opposition à Puteaux, je vous adresse un troisième et dernier article : Puteaux, élection municipale. Pour critiquer autrui ne faudrait-il pas être soi- même exemplaire, surtout si l’on prétend vouloir représenter le peuple ?  

Ces trois textes sont publiés sur : http://www.notreputeaux.com

 

         Monsieur Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine, député, a soutenu la liste d’opposition de sa suppléante, Sylvie Cancelloni. Il voulait être exemplaire mais elle ne l’était pas, il le savait pourtant.         Ce 14 juin 2015 cette liste a perdu deux conseillers d’opposition sur trois par rapport à 2014.  

Pourriez-vous dans un prochain « Œil du 20 heures », de préférence objectif, hiérarchiser, avec justice et justesse, les imperfections et les qualités des politiques de la majorité et de l’opposition de Puteaux afin que les électeurs puissent choisir une « personnalité digne » et non pas l’étiquette d’un parti ? Le  «clientélisme» de la majorité, s’il était prouvé, serait-il pire qu’une double trahison, que les mensonges, les tricheries, les  censures et les impostures de certains leaders actifs de l’opposition? Est-il pire que la totale méconnaissance par ceux qui veulent prendre la place de la maire d’un principe dû à tout citoyen : celui de la présomption d’innocence ? Vous, journaliste, avec d’autres confrères trompés, de quel droit appliquez - vous à Madame Ceccaldi-Raynaud, ce jour d’hui, la présomption de culpabilité ? 

Ne vous substituez pas à la Justice. Le talentueux juge Marc Trévidic réprouve cette inversion d’un concept majeur respectueux de chacun. 

Etudiez la situation locale Monsieur Pujadas, avant d’en parler. Conseillez vos collaborateurs. Soyez rigoureux lors de votre prochaine intervention sur Puteaux ! 

Merci. Bon courage. 

Trois pièces jointes. 

Annie Keszey.