Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/05/2016

MONSIEUR LE DIRECTEUR DE L'ANCOLS.

31/05/2016. Annie Keszey à Monsieur le directeur de l’ANCOLS, LRAR, avec copies à Madame la ministre du Logement et à Monsieur le ministre de la Justice.

Objet. Question : La diffusion publique nationale, médiatique, fin mai 2016, d’un rapport de l’ANCOLS sur l’Office public de l’habitat social (l’OPH) de Puteaux est-elle légale? 

            Monsieur le directeur,

S’engager pour le respect de la loi suppose, au minimum, de n’être pas hors-la-loi  soi-même.

L’Office public de l’habitat, l’OPH de Puteaux, attribue, gère et entretient les logements sociaux. Le premier responsable de l’office est le maire Madame Ceccaldi-Raynaud.

L’ANCOLS, l’Agence nationale de contrôle du logement social, organisme public situé 1 rue du Général Leclerc, immeuble Linéa, 92 800, Puteaux, téléphone 01 70 82 98 00, produit périodiquement des rapports détaillés sur la gestion des logements sociaux soumise à de nombreuses règles. Ainsi, l’Office de Puteaux est-il à nouveau concerné par un tel rapport, en cette année 2016, qui fait suite à des contrôles sur pièces et sur place.

Les contrôleurs de l’ANCOLS, après la rédaction de chaque rapport, provisoire donc, l’adressent au responsable de la gestion des logements sociaux, afin de recueillir sa réponse analytique, approbatrice ou réprobatrice selon les cas. Le responsable dispose d’une durée précisée d’un mois pour transmettre son avis à l’ANCOLS.

C’est l’application du Droit à la défense strictement respectueux de l’ETAT DE DROIT.

L’ANCOLS, après étude de chaque réponse, peut alors définir la version définitive de son rapport  qui sera soumise à la délibération des conseils de surveillance ou d’administration, et rendue publique.

Le maire de Puteaux a- t- il  pu exercer son Droit à la défense ? Avez-vous pris connaissance de sa réponse ? Est-ce la version définitive de votre rapport qui se trouve actuellement  sur les sites du MoDem, du PS de Puteaux, de France Bleue 107.1, de Yahoo, de flash-spécial... des journaux  20 minutes, Le Monde etc.

Les avis de ces médias divergent quant à l’accès au rapport de l’ANCOLS : France bleue 107.1 a pu consulter le rapport – un rapport sur le point d’être rendu public – le rapport peut être consulté...

Consulté par qui et où, rendu public illégalement s’il n’est que provisoire ?

Sauf erreur de ma part, votre rapport n’est pas accessible sur votre site ce 31/05/2016 à 12 h 30.

S’il s’agit d’un « piratage de données », que l’on suppose en dehors de votre accord du fait de la rigueur indispensable à votre mission, qui est « le filou », détecteur jouissif,  par une malversation civique probable, de malversations d’autrui, à prouver ?

Monsieur le directeur, ne perdez pas la confiance que les citoyens ont en votre rôle.

La loi Alur, en particulier, prévoit des sanctions, par la Justice, la Justice compétente et non pas celle d’idéologues civiquement incultes, en particulier, lorsque des irrégularités graves ont été prouvées dans la gestion des logements sociaux.

Epargnez-nous les nouveaux tribunaux du peuple ou de l’inquisition.

Informez-nous  de votre rapport clos, crédible, sur votre site et des suites juridiques éventuelles que vous initiez. Nous relaierons vos informations définitives pour nous protéger des manipulations, en nous appuyant sur des compétences légitimes.

Protégez-nous ainsi, pour défendre le Droit, contre des meutes gribouilles.

Egalité - Rigueur- Vérité- Défense de l’intérêt général et Légalité.

Merci.

Annie Keszey. http://www.notreputeaux.com

19/05/2016

VERDUN ET BLACK M.

VERDUN.

Monsieur Samuel Hazard, maire PS de Verdun,

Les médias disent que vous seriez heurté par la polémique politique misérable à la suite de votre annulation du concert de Black M,  que vous aviez prévu après la commémoration de la Première guerre mondiale. Pour Florian Philippot, par exemple, cette venue du rappeur aurait été « un crachat contre un monument aux morts », la ministre de la Culture, de gauche, a dénoncé l’interdiction du concert comme « un ordre moral nauséabond ». Selon Benoist Apparu, il pouvait y avoir un « décalage » entre la personnalité du rappeur et la « symbolique des commémorations, mais à partir du moment où on a fait ce choix, on l’assume, on ne cède pas à des pressions ». Valérie Pécresse aurait demandé à Black M de chanter la Marseillaise... Verdun est devenu le Centre mondial de la paix en 1994 !

Les médias, en général, censurent les paroles  de chansons reprochées à Black M telles que, en 2010, la France « pays de kouffards » (mécréants) et « Je crois qu’il est grand temps que les pédés périssent »  ou la reprise du terme de « youpin », en 2015.

Citoyenne ordinaire, je me permets d’émettre un avis en espérant que d’autres le feront, avec respect.  Extrait de « La Grande guerre », de Pierre Miquel

Verdun a laissé durablement le souvenir d’une effroyable tuerie. Louis Gillet, qui y fut soldat, l’a noté plus tard avec force : « A Verdun, une division, dans l’espace d’une relève, laisse en moyenne 4 000 hommes. La terre elle-même change de forme ; les collines sous les coups de rabot des obus, perdent leur relief, leurs contours. Le paysage prend cet aspect monstrueux, jamais vu, cet aspect de néant, cette apparence croulante de fourmilière et de sciure, où des échardes, des fétus, des débris de choses mêlés comme de la paille dans du mauvais pain, rappellent qu’il y a eu du bois, des fusils, des brancards, on ne sait quoi de concassé là. On ne vit plus... on ne dort plus, on ne mange plus, on range les morts sur le parapet, on ne ramasse plus les blessés. On attend le moment fatal dans une sorte de stupeur, dans un tressaillement de tremblement de terre, au milieu du vacarme dément. Toute l’armée française a passé par cette épreuve. »

Il faudrait ajouter : et une grande partie de l’armée allemande. Sans profit, car, dans l’immédiat, c’est la

France qui a tiré de Verdun un immense crédit moral comme le souligne Renouvin : « La résistance de Verdun a soulevé dans le monde entier une émotion, un enthousiasme qui donnent la mesure de l’échec. » Comment ne pas voir dans cette « émotion » une protestation de tous les peuples de la terre contre la tuerie organisée, l’écrasement lucide imposé à des centaines de milliers d’hommes ? Si les Français ont retourné contre les Allemands les armes de l’horreur, s’ils ont tenu bon dans l’apocalypse, c’est pour que jamais le monde ne revoie cela, pour que cette guerre soit vraiment la dernière.

La commémoration prévue, en particulier de cette tuerie dans d’atroces souffrances de 1916, veut honorer légitimement la mémoire  des centaines de milliers de morts, des deux côtés désormais. Le soldat de Verdun, figure symbolique du sacrifice consenti pour la victoire de la France, relève d’une construction mythologique séculaire, « intouchable ».  

L’hommage de la Nation aux héros de Verdun, pour respecter la mémoire de chacun, doit être consensuel, digne, si possible indiscutable, inscrit dans la culture française partagée.

Or, la langue du rap  des chansons de Black M se situe en dehors des trois registres de langue : le registre  soutenu, le registre courant, le registre familier.  La langue française est la base essentielle de notre culture commune et le rap, avec sa syntaxe et sa sémantique spécifiques, échappe à la compréhension de tous. L’usage des majuscules, de la ponctuation, de la conjugaison, de l’orthographe d’usage, du vocabulaire, du sens, de l’articulation, selon des règles strictement personnelles, ignore l’Académie française.

Le rap, expression vocale, a le plus souvent un caractère syncopé, avec des sonorités dures peu évocatrices de la PAIX.

Le rap n’est pas le mode d’expression pertinent pour commémorer Verdun. 

Quelques exemples explicites de paroles « rap » suivent, extraits du site Internet : www.paroles- musique.com, que l’on suppose fiable.

Je Ne Dirai Rien...Toi tu sais pertinemment que t’es fraîche                                                                  

Devant les mecs fauchés tu t’prends pour                                                                                                                     L’Everest                                                                                                                                                                        Negro c’est pas une meuf pour oi-t, est-ce claire ?

Ailleurs... Hello le game, comment allez-vous depuis « Wati House » ?                                                                       

Moi, c’est le Big Black M que tu compares à cet enfoiré de                                                                   

Mickey Mouse                                                                                                                                                                

Click, click, bang #WesleySnipes ...Etc...

Ces extraits ne sont nullement des exceptions.

Jack Lang, ancien ministre de l’Education nationale aurait estimé « qu’aucune raison ne justifiait la suppression d’un tel concert ». Il défend la langue française ! François Hollande, qui s’est exprimé tardivement, a évité diplomatiquement de prendre position pour ou contre Black M.

L’actualité tragique des attentats invite à rappeler qu’à partir des années 2 000, le rap, issu de populations noires, a été considéré par le département d’Etat américain comme un outil diplomatique : la diffusion du bon rap serait un moyen de lutter contre l’embrigadement djihadiste des jeunes du monde entier.

Alors, hello le maire, vouliez-vous honorer les ros-hé de dun-ver ? 

Mon avis donc : Monsieur le maire, vous avez eu tort de pressentir Black M pour cet hommage aux morts de Verdun. Vous avez eu raison de changer d’avis. N’oubliez pas de rétablir l’honneur citoyen de Black M injustement jeté en pâture à certains politiques, aux réseaux sociaux mais sans doute pas aux citoyens ordinaires, plus raisonnables. 

Annie Keszey.

http://www.atelieridees.org

http://www.rupture-et-metamorphose.org http://www.notreputeaux.com

16/05/2016

PUTEAUX. La langue des médias. Essai d'application locale d'un décryptage.

Un conseiller municipal d’opposition du MoDem est journaliste. Il tient un blog d’information sur lequel deux de ses coéquipiers du MoDem et d’EELV publient aussi, parfois, des messages. Dans une tentative d’observation de la « langue de ce média personnel », quelles « fautes » pourrait-on trouver ? (« Faute » est le mot d’Ingrid Riocreux qui n’utilise pas « incorrection ».)

L’essai de décryptage se fonde sur un principe partagé : un journaliste français a l’obligation professionnelle et culturelle de connaître la langue de la nation. Ses doutes, parfaitement compréhensibles face à la complexité, ne peuvent se clarifier par la consultation de Google mais par celle de l’Académie française. Ainsi, ce n’est pas parce que 67 900 résultats de « piétonnisation » avec 2 n sont trouvés sur Google qu’il s’agit de l’orthographe officielle. Patrick Vannier de l’Académie française précise bien l’écriture exacte de « piétonisation » avec un seul n. Le blogueur, qui a fait cette faute avec 2 n, relevée par le maire Madame Ceccaldi-Raynaud, s’entête. Il écrit : « ...Joëlle Ceccaldi-Raynaud qui pense que sa parole est vérité universelle (mais non, ce n’est pas la parole du maire c’est celle de l’Académie française !). Je lui réponds tout de suite : je fais des fautes, mais pour ma part je les corrige lorsqu’on me les signale. Je ne cherche pas à changer les règles du français. Cette affirmation raisonnable n’est malheureusement pas appliquée par le blogueur qui continue l’usage des 2 n : l’amour propre, piqué, l’emportant sur l’obligation d’exactitude. Une des informations des lecteurs du blog pour ne pas être dupés est celle de cette contradiction entre les paroles et les actes. On en donnera un autre exemple. On peut trouver sur ce média ces deux textes  étranges, le premier : « Nous suivons plusieurs familles depuis des années. Leurs demandes de HLM restent sans réponse... » et l’invitation plus récente, sur le blog, faite aux familles dont le logement est insalubre de « les » contacter. Les contacter, donc, pour attendre des années? D’autres « agissants », dans la commune sont plus déterminés.

Les sources médiatique et académique s’opposent aussi à l’écran : le maire ou la maire sont utilisés selon les jours,  or, l’Académie ne reconnaît que  «  le maire » quel que soit le sexe. Ce seul usage est une obligation...pour un conseiller municipal.

Quelques exemples de « fautes » :

...Mais pour les petits fours y a des millions.

...200.000 euros...45.000 euros ... (. ?)

...Aucune limite a Puteaux ! Ni au ridicule ni a la depense.

...ce sera la 3e « musée ».

...vous avez décidé de revoir le calcul de ses ( ?) tarifs. (Il s’agit des tarifs des cantines scolaires.)

...la TFoncier paye le personnel communal. (N’est-ce pas plutôt la Taxe foncière ?)

Etc.

Malgré l’intention probable du blogueur de servir « le droit de savoir, pouvoir de tous qui, par la publicité  sur les affaires publiques, arrête l’abus de pouvoir », son triple statut de journaliste, profession aux droits et aux devoirs spécifiques, de conseiller municipal d’opposition et de lanceur d’alerte ne lui permet pas le positionnement attendu, clair, d’informateur fiable. Ses convictions politiques bloquées, de plus immuables, son penchant pour la mise en scène de sa victimisation, son insuffisante connaissance des dossiers, ses erreurs, ses manipulations journalistiques* embrouillent son combat contre les corruptions, les oligarchies, l’opacité juridique, les gaspillages,  les impostures, la pauvreté...Nietzsche écrivait déjà : « Il ne suffit  pas de croire que l’on pense politiquement juste pour informer vrai. C’est même souvent le contraire.» Ou encore, « Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges. »

Conseil d’ami** donc à ce blogueur au triple statut : « ...La bonne foi est d’essence radicalement démocratique. Elle ne demande pas au journaliste de se convertir en policier qui confond ou en procureur qui accuse, en d’autres termes de prouver ou de condamner. Elle exige seulement de lui qu’il soit avec rigueur au rendez-vous de sa responsabilité professionnelle qui, ici, recouvre sa responsabilité juridique. Diffamer de bonne foi et, pour cette raison être relaxé, suppose d’avoir respecté cinq règles : il faut d’abord que le but poursuivi soit légitime, en d’autres termes que l’information soit d’intérêt public ; il faut ensuite que le sérieux de l’enquête soit attesté, par des démarches, des indices, des contacts, des documents, des traces etc... ; il faut encore que le contradictoire ait été respecté, c’est-à-dire que la partie mise en cause ait été approchée et sollicitée afin de s’expliquer ; il faut aussi que la modération dans l’expression ait été observée dans le rendu de l’enquête, ses formulations et sa mise en scène ; il faut enfin que l’auteur de l’article ne soit habité par aucune animosité personnelle, n’utilisant pas son pouvoir public de journaliste pour un règlement de compte privé**. »

That is the pertinent question !

** **Le droit de savoir. Edwy Plenel.

Annie Keszey*.