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30/04/2017

Monsieur Macron: lui ou moi?

Monsieur Macron,

Une question essentielle : lui ou moi ?  C’est bien sûr une plaisanterie. 

LUI, c’est un journaliste, Christophe Grébert, conseiller municipal d’opposition à Puteaux, actuellement en errance politique semble-t-il, qui pourrait, peut-être, être intéressé par votre appel de candidatures pour les élections législatives. Il fut successivement PS, sans étiquette, MODEM, sans étiquette, uni avec EELV, le PS et une conseillère indépendante au sein du  « Rassemblement » de cinq conseillers municipaux d’opposition, et donc aujourd’hui, peut-être, dans le creux de l’opportunisme politique habituel. Elu depuis 2008, nul ne connaît sa vision de la ville présente ou future, peu de citoyens  ont bénéficié ou connaissent son aide efficace dans des domaines qu’il aurait pu choisir. Son activité principale est d’être  en guerre permanente  contre son ennemie préférée du bloc opposé « LR-Centre », le maire de Puteaux, Madame Ceccaldi-Raynaud, dont il veut la place. Il se dit « lanceur d’alerte » afin de dénoncer les corruptions, ce qui le met dans le vent  du buzz. Mais, ses erreurs s’accumulent  dans ce rôle délicat  parce qu’il ne connaît pas le droit. Son procédé préféré d’auto-défense est la victimisation, mais l’usage en est trop fréquent et lasse. Il se plaint de l’atmosphère lourde des conseils municipaux, mais paradoxalement il y  impose ses colères de façon caricaturale. You tube propose des extraits : » Christophe Grébert pète les plombs au conseil municipal » et » Christophe Grébert insulte un fonctionnaire au conseil municipal. »

Par exemple, il ne respecte pas la présomption d’innocence (même s’il n’est pas le seul). Sa pétition sur change.org en est le dernier et meilleur exemple : il demande à Penelope Fillon de dire si elle est innocente ou coupable au lieu de laisser cette lourde tâche à la Justice et arrête le montant précis d’une amende- remboursement dont elle devrait s’acquitter ! Il est très suivi et s’en gargarise. Il subtilise un rapport de l’ANCOLS sur la gestion des HLM de Puteaux, avant la date prévue de sa parution officielle et en négligeant le droit à la défense du responsable impliqué. Il le commente sur les réseaux sociaux, illégalement. Devancer, en novice, la transparence professionnelle de l’ANCOLS   est naïf. Il publie sur son blog une «  fake news » mais le procédé est si lourd qu’elle ne remplit pas son rôle d’accusation. Il défend la liberté d’expression sur son blog, mais le censure quand des commentaires ou des contradictions s’opposeraient à ses publications. Ainsi, Evelyne Hardy par exemple autre conseillère municipale mise en cause a vu son rectificatif refusé...

En 2008, il avait eu une bonne idée semblable à la vôtre, mais en plus restreint. Il avait créé une liste transversale, hors partis, de candidats pour les municipales. Ces citoyens étaient des gens très bien. Très vite après son élection de conseiller d’opposition, il entrait au MODEM et abandonnait la quasi-totalité de ses colistiers, dont son remarquable directeur de campagne... (Son directeur de campagne est aujourd’hui un « actif éclairé » du mouvement « En Marche ».)

En cette période agitée, Christophe Grébert informe de sa décision de quitter « Le Rassemblement » parce que ses coéquipiers n’auraient pas accepté de déclarer publiquement qu’il fallait voter « Emmanuel Macron ». Que c’est noble ! Oui, mais, sauf qu’il n’a pas accepté une rencontre préalable avec ses coéquipiers! Héros solitaire ! Vous  déciderez si Christophe Grébert a le nouveau profil des responsables politiques que vous attendez, s’il vous en donne  l’occasion.

 MOI, je ne suis qu’une femme ordinaire de la section « En Marche » de Puteaux. Je n’ai plus l’âge de représenter politiquement le peuple français : je n’en ai d’ailleurs jamais eu la belle vocation. La question est : « Christophe Grébert : oui ou non ? » Vous jugerez.  Bon courage à vous. A keszey.

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