Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/03/2020

LETTRE à LAURENT TELO et au DIRECTEUR DU JOURNAL LE MONDE.

14/03/2020. Annie Keszey, 44 ans d’Education nationale (professeur, psychologue scolaire, principal de collège public) ................., 92800, Puteaux à Monsieur Laurent Telo, journaliste, sous couvert de Monsieur le Directeur du journal « Le Monde », 80, boulevard Auguste-Blanqui, 75707, Paris cedex 13. Copie au Médiateur du journal.

Objet : L’article de Monsieur Laurent Telo, du 12/03/2020 : Clientélisme, opposition muselée...Puteaux, une ville sous emprise.

               Monsieur le journaliste,

Je lis le journal « Le Monde » depuis des décennies. Domiciliée à Puteaux avec mon mari, depuis 2002, j’ai suivi, en particulier, la vie politique communale. C’est la première fois que je lis un article, indigne, pour moi, de l’exigence de ce journal quant à la qualité de l’information. C’est un article occultant la « Charte d’éthique professionnelle des journalistes ». Selon cette charte, le journaliste doit considérer la calomnie, les accusations sans preuves, la déformation des faits et le mensonge comme « les plus graves fautes professionnelles ». La charte de Munich oblige à « rectifier toute information qui se révèle inexacte, à procéder à la vérification des sources et même à celle des faits ». Les journalistes sont appelés à respecter la présomption d'innocence...

Mon mari, Hongrois de Roumanie, qui a fui le communisme, avec ses frères, après la nationalisation de tous les biens privés de leur famille par l’État ayant entraîné le suicide de leur père, n’a pas dépassé le titre de votre article : écrire que Puteaux est « une ville sous emprise » est caricatural et révélateur d’une ignorance rare des oppositions historiques démocraties/ dictatures et de l’état du monde.

Votre texte est une reprise de la critique strictement négative de la personne, des vêtements, de la coiffure... de la famille, des actions et de l’éthique du maire de Puteaux. C’est un texte politisé à trois jours du premier tour des élections municipales. Vous n’appliquez aucunement le droit national, européen et international de « la défense ». Vous donnez la parole, en donnant leur nom et leur prénom à onze opposants absolutistes au Maire, plus une anonyme : Gorge profonde (ex- employée de la Mairie). Vous interrogez deux conseillers municipaux et deux Putéoliens inconnus qui ne vous disent rien, Abdel (sans nom), lui, est plutôt favorable au Maire : 12 contre 1 donc ! Cette inégalité entre témoins « Pour » et témoins « Contre » fait de votre article une charge partisane unilatérale en période électorale, sans aucune interrogation de votre part sur les faits énumérés. Vous transmettez à vos lecteurs une critique de Monsieur Charles Ceccaldi- Raynaud, ancien maire, décédé, et vous agréez parfaitement un impossible droit de réponse. Vous reprenez un dénigrement délinquant déshonorant le fils du Maire, Monsieur Franchi, avec une indifférence coupable : « le rejeton n’est pas une affaire. Il peut pousser des cris de cochon... ». Vous n’essayez pas de le joindre, semble-t-il, alors, si et seulement si c’est exact, honte à vous.

Vous rédigez deux lignes d’un avis positif émis sur le maire Madame Ceccaldi-Raynaud mais par Patrick Balkany condamné récemment à de la prison ferme : c’est pernicieux.

[Le signe*indique l’existence de preuves concrètes que je pourrais transmettre, à la demande.]

J’ai rencontré Sylvie Cancelloni et Christophe Grébert, pour la première fois, en 2008. Par une erreur personnelle que je ne pouvais pas prévoir, j’ai accepté d’être une colistière de leur liste dite transversale « Puteaux Ensemble » pour les élections municipales*. Le directeur de campagne fut très compétent. Il a découvert, en même temps que les colistiers, la manipulation des deux têtes de liste, dont nous avons été victimes*. Sa brève synthèse, surpasse les nombreuses autres synthèses des ¾ des colistiers déçus : « ce fut une magouille *». Sylvie Cancelloni, du MoDem, a inscrit sur son blog un faux résultat électoral qu’elle a refusé de rectifier*. Christophe Grébert est entré au MoDem en abandonnant ses colistiers* sauf ceux de son « groupe stable du moment ». Le Parisien 92 a publié un article*. Les deux compères ont voulu s’emparer de la direction de la section du MoDem de Puteaux lors des élections internes à partir d’une liste avec des illégalités : Vincent Brack, de Nanterre, était tête de liste avec une fausse adresse, la même que celle de Sylvie Cancelloni*...Christophe Grébert espèrera une promotion ultérieure interne au MoDem, mais il ne pourra l’obtenir pour avoir subtilisé des adresses-mails d’adhérents, sans autorisation, et leur avoir adressé des messages non souhaités par le parti...*

Depuis 2008 et jusqu’à février 2020, Christophe Grébert et Sylvie Cancelloni, unis puis séparés, obsédés par la conquête de la mairie de Puteaux, ont été des girouettes politiques*. En 2014, Sylvie Cancelloni s'était-elle présentée contre le maire sortant sous l'étiquette UDI comme vous l'écrivez?. Leur haine du maire, endémique, viscérale, est née, légitimement pour le premier, peut-être légitimement pour la seconde, de contentieux strictement personnels* qui n’auraient jamais dus être traduits en « défense de l’intérêt général », d’ailleurs ratée depuis douze ans. Sylvie Cancelloni fut une conseillère municipale de Monsieur Ceccaldi-Raynaud dont on trouve des critiques dans cet article. Christophe Grébert et elle-même avaient tenté une alliance avec la liste soutenue par Monsieur Ceccaldi-Raynaud, contre sa fille, pour le second tour des municipales de 2008, mais en vain. Ce fut un étrange masochisme puisqu’on lit, dans votre article, que Grébert, durant le mandat de Monsieur Charles-Ceccaldi-Raynaud, « quand il met un pied à la mairie, il peut même prendre des coups... » Plus loin dans l’article, c’est pire « Les méthodes du père finissaient par choquer les gens. J’ai même eu peur pour la vie de Christophe Grébert. Aujourd’hui, on peut être bousculé, insulté, mais on ne risque plus sa vie... »

J’ai fait, en particulier, une synthèse de tweets de Sylvie Cancelloni, contre le Maire et son fils, insultes publiques épouvantablement ordurières*, qui devraient conduire Sylvie Cancelloni à s’autocritiquer d’abord et à tenter de retrouver son éthique perdue avant de dénigrer autrui. Un citoyen désireux de représenter politiquement le Peuple ne doit pas « contaminer » la belle langue française, base de notre culture : «  le verbe ou la barbarie » ! (A. Bentolila).

Christophe Grébert, opposant endémique, amoureux des buzz, du bruit et de la fureur, se présente et est présenté en victime du Maire comme s’il n’avait aucune responsabilité dans d’éternels conflits. Lanceur d’alerte, il critique autrui mais ne supporte pas d’être critiqué : il encense donc la liberté d’expression mais n’applique que sa liberté d’expression*. Il refuse de publier des réponses à certains messages sur son blog*, bloque l’accès à son site Twitter*, mais continue de dénigrer certains des bloqués qui ne peuvent plus répondre*. Membre du bureau d’Anticor, qui défend l’éthique en politique (!!!), il insulte*, publie des infox*, ignore le droit à la présomption d’innocence*, connaît mal les lois* et fait donc des erreurs lourdes dans ses prises de position*. Il utilise certains malheurs de démunis pour progresser vers son but politique*. Vous, Monsieur Telo, vous répétez des erreurs sans réfléchir. Ainsi, vous évoquez une millième fois une histoire « de lingots d’or qui se baladent entre Puteaux, la Corse et le Luxembourg » thème répétitif préféré de Christophe Grébert, pour détruire la réputation du Maire, mais il n’y a eu aucun jugement et, pas davantage que lui, vous ne respectez le droit à la présomption d’innocence. Vous publiez une nouvelle erreur sur Marie Jesus de Ribeiro, dont l’histoire est utilisée, émotionnellement et non rationnellement, par Christophe Grébert et Bouchra Sirsalane depuis quinze mois, à des fins de basse politique. Ils veulent justifier encore  que si l’on est opposant au maire, on n’obtient rien. Vous relayez l’hypothèse que « Marie » n’aurait pas été concernée par l’attribution d’un logement social parce qu’elle aurait eu le malheur de s’inscrire sur la liste de Grébert aux municipales de 2008 (non- 2014)*! Or, c’est un mensonge. « Marie » a été prioritaire DALO et son relogement relevait alors du préfet et non plus du maire. Elle a reçu, de 2018 à 2019, trois propositions de logement social qu’elle a refusées*, sans motif légal impérieux, et une proposition d’un logement privé dont le loyer aurait pu être diminué de l’APL, elle l’a aussi refusé*.

Vous rapportez les paroles de Sylvie Cancelloni : elle est retraitée de l’enseignement. En êtes-vous sûr ? Avez-vous le descriptif de sa carrière ? Je vous joins le mien, qui ne peut être diffusé publiquement*. Elle dit encore que « la (le) maire tient la population d’une main de fer. Par la peur » (hypothèse grotesque et imbécile, tant pis pour les pleutres !)... « Ici, il n’y a aucune conscience politique. Les Putéoliens sont serviles, ils marchent droit de peur de ne pas profiter de tous les privilèges qu’offre Puteaux. Et Puteaux, c’est comme un immense supermarché ». Vous n’intervenez pas, vous ne lui demandez pas les preuves, à sa table, vous la laissez outrager et dénigrer la population de la ville, de plus sans vous préoccuper d’un droit de réponse pour cette population. Je suis une Putéolienne ordinaire, sans peur, sans avoir bénéficié d’aucun « privilège » depuis mon arrivée et je pense que de nombreux Putéoliens sont dans cette situation : vous les ignorez, vous démultipliez des accusations délinquantes.

Vous pourrez imaginer qu’osant ainsi critiquer de façon artisanale les politiciens professionnels de la critique, et c’est mon droit, j’ai dû subir des insultes, des outrages, des diffamations, des dénigrements de quelques égarés qui avaient pourtant adhéré à des chartes éthiques : ils ont des pratiques hors-la-loi envers autrui qu’ils approuvent quand elles viennent d’eux et qu’ils critiquent quand elles les touchent. Ce sont des manipulateurs du Peuple.

L’essentiel, pour moi, est la nécessité de toujours s’engager à la recherche de la VERITE et, comme mon père, pupille de la Nation, me l’a appris, d’être toujours en accord avec sa conscience.

Oui, les citoyens doivent critiquer démocratiquement non pas la personne du maire mais ses décisions, son travail et l’éthique de la fonction. La critique appréciera le positif et remerciera. La critique proposera des modifications pour le négatif. Comme beaucoup d’autres citoyens, c’est ce que je tente de faire, sur mes blogs.

Le positif du maire, dans votre texte, est que « tout est bien huilé dans les marchés publics » et que, dans la gestion, « il n’y a rien d’illégal, jusqu’ à preuve du contraire » ...

Le négatif du maire, dans votre texte, est « quand le maire décide de blacklister quelqu’un, elle fait en sorte que cela se sache. Comme ça peu de gens osent s’engager, ça freine la liberté d’expression », « tout est fait pour entraver le travail de l’opposition... « On doit prendre connaissance en cinq jours de plusieurs centaines de pages très techniques (pour le conseil municipal) : délai légal pile- poil respecté... Et puis, « le clientélisme » ! « Ce mécanisme assez féodal »...En fait, il ne peut exister qu’avec des administrés consentants  et impliqués, à torts partagés!

Il faut, dès le 15/03/2020, demander à l’État d’allonger le délai de l’envoi des convocations pour un conseil municipal et de sanctionner le clientélisme par une loi. Une discrimination pour diverses raisons injustifiables de certains administrés doit, en effet, se régler devant la Justice  parce que ce n’est pas admissible: un cas précis est présenté dans votre article du Monde.

Oui, les citoyens doivent critiquer démocratiquement aussi, positivement et négativement, non pas les personnes mais les actes, les propositions de réformes et l’éthique des opposants au maire. Comme beaucoup d’autres citoyens c’est ce que je tente de faire.

Monsieur Laurent Telo, ne trompez pas les lecteurs du journal Le Monde. Entrez, par anticipation, dans l’ère journalistique d’une démocratie exemplaire. Merci.

PUBLIEZ UNE CORRECTION DE VOTRE ARTICLE POUR RESPECTER TOUS LES LECTEURS CIVIQUES.

Et puis, chaque Putéolien dubitatif et particulièrement les opposants devraient se doucher, par ces temps risqués, afin de réaliser la chance de vivre à Puteaux, loin d’Idleb ou des barbelés de la frontière grecque.

Annie Keszey. 

 

Les commentaires sont fermés.