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02/04/2013

L'INEGALITE DES CHANCES ET L'ECHEC PERSISTANTS AU LYCEE AGORA.

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Le lycée public, général et technologique, 120 rue de Verdun à Puteaux, est le moins efficace des lycées du département des Hauts-de-Seine, d’après la dernière évaluation du Ministère de l’Education nationale et les interprétations raisonnées de la presse. Cette grave situation requiert une  séance de travail, pour établir un plan urgent et exigeant de rétablissement du lycée, entre tous les responsables impliqués : Recteur, Proviseur, représentants des professeurs, des parents et des élèves, représentants de la région, du département et Maire de Puteaux. Les niveaux d’enseignement, avant le lycée, écoles maternelles, écoles élémentaires, collèges ne sont peut-être pas eux-mêmes performants.
Les participants pourraient être porteurs des dernières connaissances sur les réformes à entreprendre diffusées par des spécialistes : Claude Thélot, Marcel Gauchet, Philippe Meirieu, Richard Descoings…Ce dernier, le 2 juin 2009, après avoir parcouru la France et réalisé un grand nombre d’entretiens a remis ses préconisations au Président de la République, Nicolas Sarkozy, dans un rapport précieux.
Les résultats de l’évaluation des lycées proviennent du Ministère de l’Education nationale. Les classements divers entre établissements sont des déductions qui proviennent d’autres sources.
Le lycée Agora est classé dernier du département des Hauts-de-Seine, d’après le journal « Le Parisien »: 51ème sur 51! Le lycée public, Frédéric et Irène et Joliot- Curie de Nanterre, occupe la 50ème place. Le lycée privé sous contrat, Madeleine Daniélou, de Rueil-Malmaison, est premier. Le journal appuie ce classement sur les données ministérielles.
Au classement régional, le lycée Agora est 446ème sur 463 et au classement national 2270ème sur 2297.

Les indicateurs de valeur ajoutée des lycées évaluent non seulement la réussite des élèves de terminale d'un établissement au baccalauréat, mais aussi la capacité de cet établissement à accompagner le maximum d’élèves de seconde jusqu'à l'obtention de ce diplôme, en prenant en compte les caractéristiques sociodémographiques et scolaires des élèves. Ils offrent en cela une analyse plus fine que le taux de réussite au baccalauréat qui ne permet pas d’apprécier le caractère plus ou moins sélectif des établissements et le parcours scolaire des élèves depuis leur entrée au lycée jusqu’au baccalauréat.
Trois indicateurs sont utilisés pour mesurer la "valeur ajoutée", valeur précieuse, d'un établissement.
Le taux de réussite au baccalauréat, c’est-à-dire la proportion de bacheliers parmi les élèves ayant passé le baccalauréat : le taux global de réussite au baccalauréat 2011- 2012, 63%, du lycée Agora, est très inférieur au taux moyen attendu calculé par le ministère pour des élèves d'âge, d'origine sociale, de sexe et de niveau scolaire comparables et scolarisés dans des lycées comparables en termes d'âge, d'origine sociale et de sexe de l'ensemble de l'académie de Versailles, 77% . La valeur ajoutée attendue n’est pas atteinte, moins 14% ! Le taux de réussite au baccalauréat du lycée public Louis Pasteur de Neuilly, 13ème sur 51, par exemple, est de 98%. La valeur ajoutée attendue est exactement atteinte.

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Le lycée privé breton Diwan de Carhaix-Plouguer, lycée bilingue, est remarquable d’efficacité, malgré ses classes surchargées. La valeur ajoutée attendue est dépassée! Le Figaro du 28 mars 2013 le classe 1er des lycées d’enseignement général de France. Les enseignements se font en breton par une pédagogie d’immersion. 
Le taux d’accès au baccalauréat, qui est la proportion d’élèves de seconde ou de première qui obtiennent le baccalauréat en restant dans l’établissement : cette proportion pour le lycée Agora est de 39%. Pour le lycée Louis Pasteur, par exemple, elle est de 87%.
3. La proportion de bacheliers parmi les élèves qui quittent l'établissement.
72% des élèves de terminale quittent le lycée Agora avec leur BAC en poche, en prenant en compte les redoublements. Au lycée Louis Pasteur, la proportion de bacheliers qui quittent l’établissement est de 98 %, redoublements également pris en compte.

Le ministère de l’Education nationale ne souhaite pas réaliser un classement des lycées mais  proposer, à travers cette notion de « valeur ajoutée », une image de la réalité complexe et relative que constituent les résultats d'un établissement. La presse et les usagers traduisent les résultats en classements, parfois durs mais toujours positifs s’ils induisent les nécessaires modifications des projets d’établissement.
D’autres données, non encore exploitées publiquement par le ministère, interpellent. Au lycée Agora, sur 36 élèves reçus au baccalauréat général, 2 ont eu la mention «Très bien » et 7 la mention «  Assez bien ». Au lycée Pasteur, sur 86 élèves reçus au Baccalauréat général, 50 ont eu la mention « Très bien », plus de 50% donc, et 10 la mention « Assez bien ». Titulaires d’un baccalauréat national, les élèves du lycée Agora, sans mention, rencontrent une autre inégalité quant à l’accès aux Grandes écoles ou aux inscriptions en classe préparatoire. Ils ne sont pas préparés à cette autre compétition.
La situation de ce lycée Agora est contraire aux objectifs fondamentaux de l’égalité des chances et de la réussite scolaire. L’objectif de promotion de la jeunesse n’est pas atteint. Le déterminisme social ne semble pas dépassé. L’évolution des résultats depuis 2008 interpelle.
Des grilles nombreuses d’analyse des établissements scolaires, depuis des décennies, ont été construites par des experts. Ont-elles été utilisées depuis 2008, au lycée Agora ? Quelques critères:
-    Les exclusions d’élèves par le proviseur ou le conseil de discipline sont supprimées. Les élèves perturbateurs sont inclus, en heures supplémentaires, au CDI, dans une autre classe, dans un atelier… pour y travailler.
-    Les jours ou heures d’absence, sauf dans les cas justifiés, sont récupérés. Les devoirs sont obligatoirement faits et les leçons sues. Un groupe d’adultes spécialement constitué interdit l’absentéisme et les pertes d’élèves en cours de scolarité.
-    L’emploi du temps prévoit le travail, en équipes disciplinaires, des professeurs, une heure par semaine. L’alignement d’une heure au moins de chaque discipline dans l’emploi du temps de plusieurs classes, d’un même niveau, permet d’ouvrir la classe pour l’organiser en groupes de besoins. La liberté pédagogique du professeur ne peut être revendiquée en situation d’échec. La cohésion, l’entraide, l’échange de documents de cours entre enseignants doivent prévaloir.
-    Chaque élève, en début d’année, pense et rédige son projet scolaire annuel et son désir d’orientation. Les parents sont impliqués.
-     Le proviseur, travailleur, présent, accessible, sévère, exigeant, très juste est formé à la pédagogie et aux évaluations scientifiques. Souple quant aux statuts rigides dépassés, il soutient les professeurs en difficultés par des aides concrètes et s’engage dans les initiatives les plus complexes pour les élèves en difficultés. Avec les équipes, il instaure, implacablement, un climat collectif studieux de respect mutuel. Il écoute et donne confiance.
-    Des formations collectives, régulières, sur place, apportent des réponses scientifiques, modernes, aux vieilles questions et inventent une pédagogie « vraiment éclairée »…
Le site www.lycee-agora.fr ne publie aucun résultat, ce 2 avril 2013.  

Images:puteaux.fr et Ouest-France.

Annie Keszey

07/02/2013

PUTEAUX. Une leçon gratuite d'orthographe.

SALUTATIONS CORDIALES  A PUTEAUX  BLEU  MARINE  ET  A GERARD BRAZON !

Recevez mes remerciements très sincères pour les qualités que vous m’attribuez d’innocence et de douceur, très rares à conserver malgré le temps qui passe. Les synonymes d’innocence sont la pureté et la  simplicité…, en ces temps de corruption et de formatage : vous êtes vraiment trop délicats.

Opposée aux opinions et idéologies extrêmes d’une part et nullement adepte de la liberté d’expression américaine du nord d’autre part, je ne veux pas voir vos publications sur mes blogs. Vous diffusez d’ailleurs vos idées sur les vôtres et n’êtes donc pas concernés par une quelconque «  Censure ».

Par reconnaissance et gratuitement, je vous soumets quelques corrections de  forme de vos articles, c’est mon métier,  afin que l’intérêt de vos lecteurs puisse se concentrer sur le fond. 

Appréciez, cette fois et de surcroît, mon humanisme!

Mon nom est celui de mon mari, immigré hongrois naturalisé français qui a eu tous ses biens familiaux confisqués par le communisme roumain. Sans argent, il est venu à pied en France en de nombreuses étapes. A partir d’un respect particulier que j’ai pour sa vie j’aimerais que vous écriviez Keszey  et non Kezsey. Certes, ces noms étrangers vous troublent !
Ensuite, écrivez, c’est mieux:
…tous les musulmans sont croyants
…vous faites partie de ces personnes à qui l’on peut dire…
Qui vous dit que tous les musulmans…
Combien de fois ai- je  dit
…vous pouvez continuer à croire ce que vous dîtes   
…des petites filles françaises…
…des acquis scientifiques qui furent rapportés
…même Averroès fut condamné…

A bientôt peut-être, avec plaisir.
www.notreputeaux.com

Annie Keszey.

07/07/2012

LA SECURITE DANS LES COURS DE RECREATION.

Kylian, élève de 13 ans d’un collège de Rennes, a été tué, par un autre élève de 16 ans, le vendredi 22 juin 2012, à la récréation de 10 H. Vincent Peillon, Ministre de l’Education Nationale s’est rendu sur place pour exprimer la profonde tristesse de la Nation et préciser les mesures prises d’accompagnement et de soutien dont l’intervention de psychologues…Eric Debarbieux , universitaire, spécialiste de l’étude des violences à l’école, a rappelé que les collèges et les écoles avaient une responsabilité particulière pour lutter contre les violences et leur banalisation .. Un fait aussi dramatique qu’un meurtre, fortement médiatisé, n’est pas fréquent en milieu scolaire, mais les ministres successifs confrontés à de tels drames n’ont jamais construit une politique suivie et efficace pour protéger les élèves. Ils semblent considérer que ce travail de précaution, prioritaire, est une tâche mineure incluse dans le domaine qu’ils réfutent de « la pédagogie ». L’actuel ministre, parce qu’il est agrégé de l’Université, pourrait ne pas être plus volontariste que ses prédécesseurs : sauf que le changement…
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Le Ministère relève, chaque année, par enquête informatique, les actes de violence internes aux établissements scolaires, sans doute devrait-il aussi « faire remonter » les mesures adoptées par ces mêmes établissements pour y remédier et  diffuser ensuite une synthèse de mesures applicables par tous.

La priorité, pour le chef d’établissement d’un collège ou le directeur d’école est d’instaurer un climat éducatif harmonieux et d’une grande cohérence entre tous les adultes partenaires y compris les parents d’élèves, avec une Autorité centrale nettement située. Ceci suppose l’aptitude à des échanges fréquents et donc au travail en équipe régulier, formalisé, aidé, des professeurs et de tous les personnels. Ce travail, à moyens constants, peut-être d’1 H par semaine pour les professeurs (3 fois sur 4 par discipline- 1 fois sur 4 en interdisciplinarité) et d’1 H, par demi-trimestre, pour une réunion générale. 
Les exemples suivants de mesures prises dans un collège (déjà partiellement publiés en 2010)  se fondent sur une rationalisation des moyens existants:
-Un slogan simple, partagé.
Lors des réunions de prérentrée, rassemblant tous les acteurs de la communauté éducative, une discussion collective porte sur l’instauration de règles comportementales communes. Un slogan simple, partagé, par exemple, « On ne se bat pas à l’école, même pour jouer », remplacera efficacement toutes les convictions discutables : « Les batailles entre garçons sont normales », «  Untel t’a battu, mais c’est vilain de rapporter »…Le slogan est appliqué strictement. Les élèves qui ne le respectent pas jouent, assis, provisoirement, avec des jeux prêtés.
-Le décalage horaire des déjeuners de certains personnels.
Les directeurs d’Ecole (déchargés de classe),  les principaux de Collège, responsables de la sécurité interne des établissements partent déjeuner après l’interclasse de midi, moment où tous les élèves demi-pensionnaires sont présents dans les lieux, afin qu’ils puissent « faire des rondes de sécurité » dans l’établissement, aux moments hautement fréquentés. En général, le calme parfait régnant entre 13H30 et 14H30, tous les cours ayant repris, ils peuvent alors s’absenter. Ce décalage concerne aussi les principaux-adjoints, les gestionnaires, les documentalistes, certains membres du personnel de service (volontaires pour des tâches éducatives à l’intérieur de leurs horaires de travail et compétents en éducation). Pendant ces périodes les responsables dialoguent avec les élèves difficiles ou en difficultés afin d’établir des liens privilégiés pour des régulations comportementales paisibles.
- Une zone précise de surveillance pour chaque acteur.
Les surveillants, en collège par exemple, savent, à chaque moment de la journée, de quelle zone précise ils sont responsables.  Ce qui suppose un partage en zones du plan de la surface à surveiller. Ils sont, en effet, plusieurs à chaque moment et cela évite qu’ils ne se retrouvent tous groupés .La surveillance des WC, en collège, est constante.
-Des prêts de jeux.
Les élèves empruntent des jeux pendant les interclasses. En hiver surtout, ces jeux sont convoités : jeux de cartes, de dames, scrabble, autres jeux de société,  puzzles, livres, jeux électroniques sur les ordinateurs du CDI ou de la bibliothèque …Ce qui suppose que les lieux d’accueil soient adaptés, ce n’est pas encore le cas partout.
Une liste des jeux au sol, possibles et sûrs, est affichée dans l’espace collectif, enrichie par les propositions, contrôlées,  des élèves. De  grands élèves de 3ème acceptent toujours de former et d’informer les plus jeunes. Cette liste des emprunts possibles précède la liste des jeux interdits, dangereux.
-Un référent, situé, pour gérer les conflits.
Quand ils sont en difficulté, lors des récréations, les élèves s’adressent aux surveillants, il doit être toujours possible de les orienter vers un petit groupe de permanents à la composition variable (délégués des élèves, grands élèves, personnels ATOS, professeur volontaire, conseillère d’éducation), afin que l’apaisement naisse de la discussion.
-Une éducation formatrice, donnée gratuitement, par des parents d’élèves et des responsables d’associations : médecins, juristes, avocats… La présentation, par un avocat, en 6ème, des bornes à la liberté d’expression (injure, insulte, diffamation…) et des sanctions, intéressent particulièrement les élèves et changent les comportements. Ces rencontres ont lieu pendant les heures de permanence.
Est-ce tout ? Non.
Il faut parfois sanctionner, sans exclure cependant de la scolarité obligatoire. Une sanction « parfaite », parce que nouvelle, est la retenue du mercredi après-midi, au CDI, sous la responsabilité du Principal, pendant 2 heures (le personnel de service est présent dans l’établissement vide). Les élèves « punis » mais « soutenus » réalisent un très bon travail qui les réhabilite. Le résultat est paradoxal, à la fois positif et dissuasif : les élèves concernés ne reviennent pas 2 fois ! Un petit problème reste à régler, les parents, en général, souhaitent la reconduction de cette « étude ».
Des auxiliaires de vie ont déjà été nommés dans certains établissements et il pourrait y en avoir davantage : ils nécessitent cependant des moyens supplémentaires, ne sont pas assez formés et ne s’inscrivent pas dans un souhait de prise en charge collective et globale des élèves.
Ces mesures s’inscrivent dans une politique générale de l’établissement. Elles supposent une importante évolution des mentalités des  fonctionnaires  de l’Education Nationale, délicate mais possible. La synthèse des mesures de tous les établissements de l’Education Nationale serait un « trésor » pour protéger les élèves.

Image: XXI.ac-reims.fr
www.atelier-idees.org
Annie Keszey.