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10/12/2015

Les électeurs désespérés du nouveau Front National.

C’est bien sûr par désespoir et exaspération qu’autant de citoyens français ont voté « FN » au premier tour des élections régionales. On ne saurait les penser extrémistes ou déraisonnables ! Ils marquent ainsi plus violemment que d’autres, les abstentionnistes par exemple, leur opposition à l’inefficacité permanente, au manque de bon sens des partis de droite et de gauche et à leurs joutes oratoires vides. Le chômage, particulièrement le chômage des jeunes, l’endettement, les inégalités, l’insécurité et les questions identitaires sont des maux endémiques destructeurs.

Ces électeurs savent, comme les autres, que le parti de Marine Le Pen ne sert pas les valeurs de la République à laquelle les français sont attachés. Ils ne peuvent confirmer leur choix, provisoire, dimanche 13/12/2015 : ils seraient alors complices du parti FN contraire à l’éthique, à la fraternité et casseur d’avenir. Il y a d’autres solutions.

Nous partageons tous quelques « belles » connaissances du FN.

Le patriarche Jean-Marie Le Pen, « cette grande gueule », excelle en condamnations par la Justice et dépasse en nombre certains malfrats :

Le site lci.tf1 a recensé 9 condamnations.

Un autre site comptabilise 21 condamnations (et ce n’est pas fini !) :

http://Jrdf.unblog.fr/historique-des-condamnations-de-le-...

En 2014, Jean-Marie Le Pen a encore été condamné pour complicité d’injure publique envers les Roms.

Marine Le Pen sera donc « large d’esprit » lorsqu’à Taverny, dans le Val d’Oise, elle interrogera François Hollande : Quelle crédibilité, quel respect peut avoir un Etat qui laisse commettre cinquante fois de suite des délits ? Cinquante amenuise relativement le grand écart paternel ! Cinquante aurait concerné 10 cas en 10 ans.

Le blog de Caroline Fourest nous rappelle que Jean-Marie Le Pen avait eu un compte en Suisse et fraudé le fisc, qu’il avait eu pour ami un grand proxénète...

Son parti est né de la guerre d’Algérie contre le colonialisme français, ce qui explique peut-être sa thèse, fébrile, implicite actuelle d’une France soumise à une revanche de colonisation.  

Marine Le Pen, sa fille, est présidente du nouveau FN à la suite de son père. C’est le seul parti français à avoir transmis le poste de président sur un mode parfaitement monarchiste. Le 27/01/2011, Marine Le Pen et son ami Louis Aliot sont condamnés par la Cour d’appel de Versailles : les peines d’amendes délictueuses sont confirmées, 5 000 € doivent être versés à Christian Baeckeroot et 4 500 € de frais de procédure. Louis Aliot fils d’un français et d’une mère pied-noire d’Algérie rapatriée, avait fait ovationner, en meeting, selon Sylvain Crépon, Bastien Thiry, membre de l’OAS et organisateur de l’attentat du Petit-Clamart contre le général de Gaulle. Louis Aliot est avocat. Le 3/04/2014, Marine Le Pen est condamnée pour manœuvres frauduleuses à propos d’un tract ayant porté préjudice à Jean-Luc Mélenchon...

En 2012, Olivier Duguet, ancien trésorier de Jeanne le micro-parti de Marine Le Pen est reconnu coupable d’une escroquerie au préjudice de Pôle Emploi de 100 748 €...

Elue, pour trois mandats successifs, députée au Parlement européen, Marine Le Pen est rémunérée sur fonds publics : 5 963.33 €/mois, après impôts plus 4202 € de frais généraux. Une indemnité de subsistance de 208 € par jour est octroyée mais en cas de présence seulement ! 17 540 € sont versés aux députés pour les assistants et secrétaires. Louis Aliot, recruté en 2011, sera payé 5 006 €/mois pour un mi-temps, sur ces fonds, dans le Nord- Ouest, alors qu’il est élu local à Perpignan. Marine Le Pen a également fait garder ses enfants par une assistante parlementaire censée travailler au Parlement européen.

Rémunérée par l’Europe, Marine Le Pen milite contre l’Europe et contre l’euro.

Lors du précédent mandat elle se distingue par son absence de travail et par son absentéisme !  Elle est classée 741ème sur 754 pour son manque d’assiduité.

Elle admire Vladimir Poutine et Bachar Al Assad.

La jeune Marion Maréchal Le Pen, au visage d’ange, jeune diplômée antitout, jouit de son programme politique : fermeture des frontières, repli national, stigmatisation de l’immigration, sortie de l’Europe, sortie de L’OTAN...

Jean-Louis Bourlanges, professeur associé à Sciences Po, ne souhaite pas que le pouvoir soit donné à des forces étrangères à la culture pluraliste, libérale et démocratique de la République française. Ce serait le cas si Mme Le Pen arrivait au pouvoir à la tête d’un parti formé à partir de groupuscules d’extrême droite, administré par une terrifiante oligarchie familiale, financé on ne sait comment et porteur d’une philosophie inquiétante de rejet des autres et de fermeture au monde, d’opposition frontale ou larvée aux autorités religieuses, musulmanes, mais aussi catholiques.

La fréquentation de Sciences Po ou de l’ENA, ces grandes écoles de la République, ne forme pas obligatoirement à un grandiose idéal commun. Florian Philippot, bras droit de Marine Le Pen, s’active clairement en eaux troubles, attiré par le Pouvoir. Diplômé d’HEC et de l’ENA, il a été haut fonctionnaire de l’Inspection générale de l’Administration. Engagé à gauche, il adhère en 2011 au FN dont il est devenu le vice-président. Depuis 2014, il est aussi un député européen contre l’Europe et l’euro. La montée en puissance du FN motive des énarques à la recherche de postes politiques lucratifs : Philippe Lottiaux et Philippe Martel. Les 3 énarques servent de pub au FN : Tous les trois (paraît-il) sont dans la culture des grands serviteurs de l’Etat, pétris de la culture d’administration au sens noble. D’autres diplômés de grandes écoles rejoignent la famille. 

Dimanche 13 décembre 2015, l’indispensable vote citoyen pour le second tour des élections régionales triangulaires sera gris, sans doute, pour la majorité des électeurs. Mais il n’y a que deux choix possibles, la droite confuse et la gauche divisée mais démocratiques. Ce sont des partis que leur force d’inertie prolongée a fait entrer en décomposition, élites confinées dans des discussions de salon, élites irréalistes, sophistiquées, moralistes : mais les citoyens actifs du peuple réaliste, prosaïque, direct,* en état d’urgence, sauront s’engager avec talent dans une recomposition politique très large dès le 14 décembre... L’avenir sera meilleur : ces partis sortent du déni !

Le FN est à rejeter, aujourd’hui sa hargne et son programme anachronique ne lui permettent pas de gouverner : il porte en lui l’insécurité pour tous, insécurité qu’il dénonce pourtant. Mais, il faut engager avec lui, maintenant, un débat d’idées rigoureux et serein parce qu’il n’a pas tous les torts. Il a brandi le drapeau français avant tout autre, il a réclamé la fermeture des mosquées fondamentalistes. Avec bon sens, il a dit qu’un gouvernement ne peut ouvrir ses frontières au point de diluer sa culture dans l’absolu mélange*... Sa culture « des Lumières ».

Chantal Delsol, philosophe*.

Annie Keszey.

03/07/2015

LA DETTE ODIEUSE, ILLEGITIME, DE LA GRECE.

 

D’après « Les dettes illégitimes. Quand les banques font main basse sur les politiques publiques », de François Chesnais. Raisons d’agir. 155 pages.

 

François Chesnais est économiste, spécialiste de la globalisation financière et de ses effets.

 

« L’annulation des dettes en Europe est une mesure de sagesse politique. Le compteur doit être remis à zéro. Il n’y aura pas de sortie de crise sans les deux mesures concomitantes d’annulation de la dette publique et de hausse des salaires (complétée par le plein rétablissement des allocations chômage et du RMI). La première mesure d’accompagnement de l’annulation de la dette est effectivement l’appropriation sociale des banques, leur nationalisation- socialisation et leur reconfiguration, de façon à restaurer leur fonction essentielle et à les mettre au seul service de l’économie réelle. Le contrôle démocratique de l’usage de l’impôt doit être effectif. L’annulation des dettes par un mouvement social européen uni modifierait profondément les rapports de force entre le capital et le travail.

 

Saisir les banques ! Oui, en incluant la BCE dans leur nombre. »

 

Renaud Girard, dans son article du Figaro du 30/06/2015, « Crise grecque : des torts très partagés » en appelle aussi à l’annulation de la dette grecque qui ne sera d’ailleurs de toute façon jamais remboursée, tout en exigeant désormais un excédent budgétaire systématique du gouvernement grec

 

« L’endettement des gouvernements est aujourd’hui une arme pour imposer les réformes propres au capitalisme libéralisé, financiarisé et mondialisé. Un document du FMI de novembre 2010 l’énonce sans détour « les pressions des marchés pourraient réussir là où les autres approches ont échoué. » Avec la crise financière, le piège de la dette publique se resserre : l’impôt qui pèse principalement sur les revenus du travail assure le service de la dette et réalise, au-delà de toutes les espérances du capital, un transfert gigantesque vers les banques et les fonds de placement financiers aux dépens des salariés.

 

En 2011, les agences de notation, l’agence Moody’s en tête se sont acharnées contre la Grèce. Depuis, le PIB grec chute, le ratio de la dette publique au PIB augmente fortement, les risques d’insolvabilité croissent. Les obligations grecques à trois ans ont atteint 20% ! Pour les Hedges Funds, indépendants ou filiales de banques, c’est du tout bénef ! »

 

La Grèce, démocratie directe en d’autres temps, rappelle, à tous les européens, à la fois l’imperfection des démocraties représentatives et l’absence de politique démocratique de l’Europe. Les Grecs lors des élections diverses, antérieures à 2014, de leurs représentants, n’ont nullement voulu un tel gouffre de la dette : ils ont été trompés par leurs gouvernants, ceux qui ont trahi, impunément, la souveraineté du peuple.

 

« En 2008-2009, en Grèce comme partout ailleurs, la récession mondiale a provoqué la chute des rentrées budgétaires. Elle a interdit de cacher plus longtemps l’état des finances publiques que le gouvernement de Costas Karamanlis avait dissimulé avec l’aide de Goldman Sachs en 2001. Les mécanismes de base dont la dette publique est issue sont les mêmes que dans d’autres pays. Les mesures de baisse des impôts (sur  le revenu, le patrimoine et les sociétés) réduisent les recettes budgétaires et créent un déficit public qui est financé par l’endettement. Les cadeaux aux riches y sont même peut-être plus importants qu’ailleurs, ainsi la Constitution de 1975 comporte dans son texte même, l’exemption fiscale des armateurs grecs, de leurs familles et de leurs sociétaires. Un tel privilège peut être considéré comme étant déjà un élément constitutif des traits de dette odieuse...Elle désigne une dette contractée par un régime despotique (nous dirions aujourd’hui dictature ou régime autoritaire), pour des objectifs étrangers aux intérêts de la Nation, aux intérêts des citoyens. Les dettes odieuses sont celles qui ont été contractées contre les intérêts des populations d’un état, sans leur consentement et en toute connaissance de cause du côté des créanciers.La dette de la Grèce a d’abord  été contractée par la dictature militaire  dite des colonels, quadruplant entre 1967 et 1974. Elle a continué à augmenter sous les gouvernements civils suivants, les sommes empruntées aidant à organiser la corruption à très grande échelle. Les Jeux olympiques en 2004 et les achats d’armes ont grevé les finances publiques grecques sans que l’on connaisse les montants des commissions occultes.

 

La Grèce a été un des cinq plus gros importateurs d’armes en Europe entre 2005 et 2009. Les grands producteurs, vendeurs d’armes, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, la Russie et la Grande Bretagne vendent à la Grèce et la poussent donc à accroître sa dette. Ces achats de la Grèce relèvent de la problématique de la dette odieuse : la combinaison entre l’endettement  externe contracté à l’égard des banques  et des fonds de placement originaires des mêmes pays que les entreprises qui vendent des armes relève d’une forme de subordination économique et politique caractéristique de l’impérialisme.

 

La Grèce, par exemple, a été le 3ème client de l’industrie de défense française au cours de la dernière décennie : 25 Mirage 2000 pour 1. 6 milliards d’euros, 70 véhicules blindés VBL, des hélicoptères NH90, des missiles MICA, Exocet, Scalp et des drones Sperwer. La Grèce était en discussion avancée pour acheter des Rafale à 50 millions d’euros pièce ! L’Allemagne a vendu à la Grèce pour plusieurs milliards d’équipements entre 2005 et 2009 !

 

Pendant cette période, les grandes banques européennes ont utilisé les liquidités que leurs fournissaient leurs banques centrales pour augmenter leurs prêts. Elles ont chargé la barque jusqu’au moment où l’ampleur du déficit a été connu et qu’a commencé la phase de crise ouverte et d’attaques spéculatives sur les taux de refinancement exigés de la Grèce. »

 

La dette, illégitime, de la France, se fonde aussi sur la profonde complicité des gouvernements avec la finance. François Hollande, pourtant socialiste, dès son élection, a piétiné la souveraineté du peuple. L’endettement de la France s’accélère, la dette publique atteint 2 100 milliards d’euros, 97.5% du PIB.

 

Aléxis Tsípras et Yánis Varoufákis sont des responsables politiques qui ont changé totalement de logique par rapport à l’Europe. Ils veulent servir leur engagement  fait devant le peuple. Ils s’opposent à l’oligarchie, à la kleptocratie et  aux créanciers européens. L’échec de la politique imposée par l’Europe à la Grèce est total. L’excédent comptable promis et réalisé depuis deux ans, en Grèce, est capturé par les créanciers et ne sert aucune relance de l’économie. C’est intenable à court et long termes. Le référendum prévu est une arme contre les diktats financiers de Bruxelles.

 

Les conservateurs dénigrent le gouvernement grec. Ils désinforment. Peu soucieux des peuples, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en 2011 avaient dissuadé Papandréou d’utiliser le référendum dont ils craignaient les effets imprévus sur l’euro.

 

L’Europe doit changer son idéologie économique. Les peuples doivent œuvrer pour la démocratie continue, celle théorisée par Dominique Rousseau, par exemple.

 

Annie Keszey.

 

01/01/2015

François.

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Le pape François, le 25 novembre 2014, a prononcé deux discours de politique catholique, au Parlement européen et au Conseil de l’Europe. 

« Chers Eurodéputés, l’heure est venue de construire ensemble l’Europe qui tourne, non pas autour de l’économie, mais autour de la sacralité de la personne humaine, des valeurs inaliénables… L’Europe qui contemple le ciel et poursuit ses idéaux ; l’Europe qui regarde, défend et protège l’homme ; l’Europe qui chemine sur la terre sûre et solide, précieux point de référence pour toute l’humanité… » 

Son message d’espérance et d’encouragement, ses beaux vœux, pieux, ont souvent dépassé  ses principes religieux pour atteindre l’universalité.pape Fraçois,europe, dignité humaine, paix, espérance, droits humains

Extraits du 1er discours. 

« …A côté d’une Union européenne plus grande, il y a aussi un monde plus complexe, et en fort mouvement. Un monde toujours plus interconnecté et globalisé, et donc de moins en moins « euro-centrique ». A une Union plus étendue, plus influente, semble cependant s’adjoindre l’image d’une Europe un peu vieillie et comprimée, qui tend à se sentir moins protagoniste dans un contexte qui la regarde souvent avec distance, méfiance, et parfois avec suspicion … 

Aujourd’hui la promotion des droits humains joue un rôle central dans l’engagement de l’Union européenne en vue de favoriser la dignité de la personne en son sein comme dans ses rapports avec les autres pays. Il s’agit d’un engagement important et admirable, puisque trop de situations subsistent encore dans lesquelles les êtres humains sont traités comme des objets dont on peut programmer la conception, la configuration et l’utilité, et qui ensuite peuvent être jetés quand ils ne servent plus, parce qu’ils deviennent faibles, malades ou vieux… 

Par conséquent, je considère qu’il est plus que jamais vital d’approfondir aujourd’hui une culture des droits humains qui puisse sagement relier la dimension individuelle, ou mieux, personnelle, à celle de bien commun, de ce «nous-tous » formé d’individus, de familles et de groupes intermédiaires qui s’unissent en communauté sociale. En effet, si le droit de chacun n’est pas harmonieusement ordonné au bien plus grand, il finit par se concevoir comme sans limites et, par conséquent, devenir source de conflits et de violences… 

Donner espérance à l’Europe ne signifie pas seulement reconnaître la centralité de la personne humaine, mais implique aussi d’en favoriser les capacités…Les jeunes d’aujourd’hui demandent à pouvoir bénéficier d’une formation adéquate et complète pour regarder l’avenir avec espérance plutôt qu’avec désillusion… 

On ne peut tolérer que des millions de personnes dans le monde meurent de faim, tandis que des tonnes de denrées alimentaires sont jetées chaque jour de nos tables. En outre respecter la nature, nous rappelle que l’homme lui-même en est une partie fondamentale. A côté d’une écologie environnementale, il faut donc une écologie humaine, faite du respect de la personne… 

Il est temps de favoriser les politiques de l’emploi, mais il est surtout … nécessaire de  redonner la dignité au travail, en garantissant aussi d’adéquates conditions pour sa réalisation. Cela implique, d’une part, de repérer de nouvelles manières de conjuguer la flexibilité du marché avec les nécessités de stabilité et de certitude de perspectives d’emploi, indispensables pour le développement humain des travailleurs.. 

De même, il est nécessaire d’affronter ensemble la question migratoire. On ne peut tolérer que la mer Méditerranée devienne un grand cimetière. Dans les barques qui arrivent quotidiennement sur les côtes européennes, il y a des hommes et des femmes qui ont besoin de soutien et d’aide…L’Europe sera en mesure de faire face aux problématiques liées à l’immigration si elle sait proposer avec clarté sa propre identité culturelle et mettre en acte des législations adéquates qui sachent en même temps protéger les droits des citoyens européens et garantir l’accueil des migrants. Si elle sait adopter des politiques justes, courageuses et concrètes qui aident leurs pays d’origine dans le développement sociopolitique et dans la résolution des conflits internes-cause principale de ce phénomène- au lieu des politiques d’intérêt qui accroissent et alimentent ces conflits. Il est nécessaire d’agir sur les causes et pas seulement sur les effets… 

A vous législateurs, revient le devoir de protéger et de faire grandir l’identité européenne, afin que les citoyens retrouvent confiance  dans les institutions de l’Union et dans le projet de paix et d’amitié qui en est le fondement… » 

Images : bfmtv.com et rue 89 strasbourg.com 

Annie Keszey.