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03/07/2015

LA DETTE ODIEUSE, ILLEGITIME, DE LA GRECE.

 

D’après « Les dettes illégitimes. Quand les banques font main basse sur les politiques publiques », de François Chesnais. Raisons d’agir. 155 pages.

 

François Chesnais est économiste, spécialiste de la globalisation financière et de ses effets.

 

« L’annulation des dettes en Europe est une mesure de sagesse politique. Le compteur doit être remis à zéro. Il n’y aura pas de sortie de crise sans les deux mesures concomitantes d’annulation de la dette publique et de hausse des salaires (complétée par le plein rétablissement des allocations chômage et du RMI). La première mesure d’accompagnement de l’annulation de la dette est effectivement l’appropriation sociale des banques, leur nationalisation- socialisation et leur reconfiguration, de façon à restaurer leur fonction essentielle et à les mettre au seul service de l’économie réelle. Le contrôle démocratique de l’usage de l’impôt doit être effectif. L’annulation des dettes par un mouvement social européen uni modifierait profondément les rapports de force entre le capital et le travail.

 

Saisir les banques ! Oui, en incluant la BCE dans leur nombre. »

 

Renaud Girard, dans son article du Figaro du 30/06/2015, « Crise grecque : des torts très partagés » en appelle aussi à l’annulation de la dette grecque qui ne sera d’ailleurs de toute façon jamais remboursée, tout en exigeant désormais un excédent budgétaire systématique du gouvernement grec

 

« L’endettement des gouvernements est aujourd’hui une arme pour imposer les réformes propres au capitalisme libéralisé, financiarisé et mondialisé. Un document du FMI de novembre 2010 l’énonce sans détour « les pressions des marchés pourraient réussir là où les autres approches ont échoué. » Avec la crise financière, le piège de la dette publique se resserre : l’impôt qui pèse principalement sur les revenus du travail assure le service de la dette et réalise, au-delà de toutes les espérances du capital, un transfert gigantesque vers les banques et les fonds de placement financiers aux dépens des salariés.

 

En 2011, les agences de notation, l’agence Moody’s en tête se sont acharnées contre la Grèce. Depuis, le PIB grec chute, le ratio de la dette publique au PIB augmente fortement, les risques d’insolvabilité croissent. Les obligations grecques à trois ans ont atteint 20% ! Pour les Hedges Funds, indépendants ou filiales de banques, c’est du tout bénef ! »

 

La Grèce, démocratie directe en d’autres temps, rappelle, à tous les européens, à la fois l’imperfection des démocraties représentatives et l’absence de politique démocratique de l’Europe. Les Grecs lors des élections diverses, antérieures à 2014, de leurs représentants, n’ont nullement voulu un tel gouffre de la dette : ils ont été trompés par leurs gouvernants, ceux qui ont trahi, impunément, la souveraineté du peuple.

 

« En 2008-2009, en Grèce comme partout ailleurs, la récession mondiale a provoqué la chute des rentrées budgétaires. Elle a interdit de cacher plus longtemps l’état des finances publiques que le gouvernement de Costas Karamanlis avait dissimulé avec l’aide de Goldman Sachs en 2001. Les mécanismes de base dont la dette publique est issue sont les mêmes que dans d’autres pays. Les mesures de baisse des impôts (sur  le revenu, le patrimoine et les sociétés) réduisent les recettes budgétaires et créent un déficit public qui est financé par l’endettement. Les cadeaux aux riches y sont même peut-être plus importants qu’ailleurs, ainsi la Constitution de 1975 comporte dans son texte même, l’exemption fiscale des armateurs grecs, de leurs familles et de leurs sociétaires. Un tel privilège peut être considéré comme étant déjà un élément constitutif des traits de dette odieuse...Elle désigne une dette contractée par un régime despotique (nous dirions aujourd’hui dictature ou régime autoritaire), pour des objectifs étrangers aux intérêts de la Nation, aux intérêts des citoyens. Les dettes odieuses sont celles qui ont été contractées contre les intérêts des populations d’un état, sans leur consentement et en toute connaissance de cause du côté des créanciers.La dette de la Grèce a d’abord  été contractée par la dictature militaire  dite des colonels, quadruplant entre 1967 et 1974. Elle a continué à augmenter sous les gouvernements civils suivants, les sommes empruntées aidant à organiser la corruption à très grande échelle. Les Jeux olympiques en 2004 et les achats d’armes ont grevé les finances publiques grecques sans que l’on connaisse les montants des commissions occultes.

 

La Grèce a été un des cinq plus gros importateurs d’armes en Europe entre 2005 et 2009. Les grands producteurs, vendeurs d’armes, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, la Russie et la Grande Bretagne vendent à la Grèce et la poussent donc à accroître sa dette. Ces achats de la Grèce relèvent de la problématique de la dette odieuse : la combinaison entre l’endettement  externe contracté à l’égard des banques  et des fonds de placement originaires des mêmes pays que les entreprises qui vendent des armes relève d’une forme de subordination économique et politique caractéristique de l’impérialisme.

 

La Grèce, par exemple, a été le 3ème client de l’industrie de défense française au cours de la dernière décennie : 25 Mirage 2000 pour 1. 6 milliards d’euros, 70 véhicules blindés VBL, des hélicoptères NH90, des missiles MICA, Exocet, Scalp et des drones Sperwer. La Grèce était en discussion avancée pour acheter des Rafale à 50 millions d’euros pièce ! L’Allemagne a vendu à la Grèce pour plusieurs milliards d’équipements entre 2005 et 2009 !

 

Pendant cette période, les grandes banques européennes ont utilisé les liquidités que leurs fournissaient leurs banques centrales pour augmenter leurs prêts. Elles ont chargé la barque jusqu’au moment où l’ampleur du déficit a été connu et qu’a commencé la phase de crise ouverte et d’attaques spéculatives sur les taux de refinancement exigés de la Grèce. »

 

La dette, illégitime, de la France, se fonde aussi sur la profonde complicité des gouvernements avec la finance. François Hollande, pourtant socialiste, dès son élection, a piétiné la souveraineté du peuple. L’endettement de la France s’accélère, la dette publique atteint 2 100 milliards d’euros, 97.5% du PIB.

 

Aléxis Tsípras et Yánis Varoufákis sont des responsables politiques qui ont changé totalement de logique par rapport à l’Europe. Ils veulent servir leur engagement  fait devant le peuple. Ils s’opposent à l’oligarchie, à la kleptocratie et  aux créanciers européens. L’échec de la politique imposée par l’Europe à la Grèce est total. L’excédent comptable promis et réalisé depuis deux ans, en Grèce, est capturé par les créanciers et ne sert aucune relance de l’économie. C’est intenable à court et long termes. Le référendum prévu est une arme contre les diktats financiers de Bruxelles.

 

Les conservateurs dénigrent le gouvernement grec. Ils désinforment. Peu soucieux des peuples, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en 2011 avaient dissuadé Papandréou d’utiliser le référendum dont ils craignaient les effets imprévus sur l’euro.

 

L’Europe doit changer son idéologie économique. Les peuples doivent œuvrer pour la démocratie continue, celle théorisée par Dominique Rousseau, par exemple.

 

Annie Keszey.

 

01/01/2015

François.

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Le pape François, le 25 novembre 2014, a prononcé deux discours de politique catholique, au Parlement européen et au Conseil de l’Europe. 

« Chers Eurodéputés, l’heure est venue de construire ensemble l’Europe qui tourne, non pas autour de l’économie, mais autour de la sacralité de la personne humaine, des valeurs inaliénables… L’Europe qui contemple le ciel et poursuit ses idéaux ; l’Europe qui regarde, défend et protège l’homme ; l’Europe qui chemine sur la terre sûre et solide, précieux point de référence pour toute l’humanité… » 

Son message d’espérance et d’encouragement, ses beaux vœux, pieux, ont souvent dépassé  ses principes religieux pour atteindre l’universalité.pape Fraçois,europe, dignité humaine, paix, espérance, droits humains

Extraits du 1er discours. 

« …A côté d’une Union européenne plus grande, il y a aussi un monde plus complexe, et en fort mouvement. Un monde toujours plus interconnecté et globalisé, et donc de moins en moins « euro-centrique ». A une Union plus étendue, plus influente, semble cependant s’adjoindre l’image d’une Europe un peu vieillie et comprimée, qui tend à se sentir moins protagoniste dans un contexte qui la regarde souvent avec distance, méfiance, et parfois avec suspicion … 

Aujourd’hui la promotion des droits humains joue un rôle central dans l’engagement de l’Union européenne en vue de favoriser la dignité de la personne en son sein comme dans ses rapports avec les autres pays. Il s’agit d’un engagement important et admirable, puisque trop de situations subsistent encore dans lesquelles les êtres humains sont traités comme des objets dont on peut programmer la conception, la configuration et l’utilité, et qui ensuite peuvent être jetés quand ils ne servent plus, parce qu’ils deviennent faibles, malades ou vieux… 

Par conséquent, je considère qu’il est plus que jamais vital d’approfondir aujourd’hui une culture des droits humains qui puisse sagement relier la dimension individuelle, ou mieux, personnelle, à celle de bien commun, de ce «nous-tous » formé d’individus, de familles et de groupes intermédiaires qui s’unissent en communauté sociale. En effet, si le droit de chacun n’est pas harmonieusement ordonné au bien plus grand, il finit par se concevoir comme sans limites et, par conséquent, devenir source de conflits et de violences… 

Donner espérance à l’Europe ne signifie pas seulement reconnaître la centralité de la personne humaine, mais implique aussi d’en favoriser les capacités…Les jeunes d’aujourd’hui demandent à pouvoir bénéficier d’une formation adéquate et complète pour regarder l’avenir avec espérance plutôt qu’avec désillusion… 

On ne peut tolérer que des millions de personnes dans le monde meurent de faim, tandis que des tonnes de denrées alimentaires sont jetées chaque jour de nos tables. En outre respecter la nature, nous rappelle que l’homme lui-même en est une partie fondamentale. A côté d’une écologie environnementale, il faut donc une écologie humaine, faite du respect de la personne… 

Il est temps de favoriser les politiques de l’emploi, mais il est surtout … nécessaire de  redonner la dignité au travail, en garantissant aussi d’adéquates conditions pour sa réalisation. Cela implique, d’une part, de repérer de nouvelles manières de conjuguer la flexibilité du marché avec les nécessités de stabilité et de certitude de perspectives d’emploi, indispensables pour le développement humain des travailleurs.. 

De même, il est nécessaire d’affronter ensemble la question migratoire. On ne peut tolérer que la mer Méditerranée devienne un grand cimetière. Dans les barques qui arrivent quotidiennement sur les côtes européennes, il y a des hommes et des femmes qui ont besoin de soutien et d’aide…L’Europe sera en mesure de faire face aux problématiques liées à l’immigration si elle sait proposer avec clarté sa propre identité culturelle et mettre en acte des législations adéquates qui sachent en même temps protéger les droits des citoyens européens et garantir l’accueil des migrants. Si elle sait adopter des politiques justes, courageuses et concrètes qui aident leurs pays d’origine dans le développement sociopolitique et dans la résolution des conflits internes-cause principale de ce phénomène- au lieu des politiques d’intérêt qui accroissent et alimentent ces conflits. Il est nécessaire d’agir sur les causes et pas seulement sur les effets… 

A vous législateurs, revient le devoir de protéger et de faire grandir l’identité européenne, afin que les citoyens retrouvent confiance  dans les institutions de l’Union et dans le projet de paix et d’amitié qui en est le fondement… » 

Images : bfmtv.com et rue 89 strasbourg.com 

Annie Keszey.

 

02/06/2014

UN RAVISSANT MARIAGE EUROPEEN.

29/05/2014. UN RAVISSANT MARIAGE EUROPEEN.

Ce témoignage réfute le souhait archaïque « Bleu Marine » d’un repli identitaire.

En Allemagne, la Bavière est une superbe région. La nature est faite de montagnes aux sommets enneigés, de collines couvertes de sapins et d’espaces agricoles travaillés, soignés, traversés par de nombreuses rivières…Les maisons vastes, gracieuses et colorées,  décorées par des balcons en bois sculpté, aux toits souvent couverts de panneaux solaires  se groupent, dans chaque village, autour d’une église catholique au clocher à bulbe. Le catholicisme reste la religion majoritaire.

Le samedi 24 mai 2014, à Roggenburg, Gabor a épousé Zeynep. Tous deux sont avocats, spécialisés en « brevets ». Gabor est le fils aîné d’un père ingénieur et d’une mère dentiste, Hongrois nés à Cluj, en Roumanie : Ils ont quitté la dictature de Ceausescu pour choisir de vivre en Allemagne dont ils parlent parfaitement la langue. Le jeune fiancé, laïc, ainsi que son frère médecin, ont la nationalité allemande. Zeynep, la très belle mariée, est turque, musulmane, sa famille a également choisi de vivre en Bavière.  Le nouveau  couple s’installera à Munich. Avant la cérémonie, Gabor a suivi en souriant une coutume turque : il est allé chercher sa future épouse chez ses parents. Il a dû frapper à la porte de la chambre et  convaincre Zeynep de le suivre en lui offrant un cadeau selon la coutume : deux petits chameaux, en peluche ! Les deux promis sont sortis sous les pétales de fleurs et ont rejoint l’ancienne et rutilante voiture DS Citroën, louée pour l’occasion, afin de rejoindre la mairie.  Zeynep portait une robe longue en tulle blanc, sobre et élégante.  Dans les mairies de Bavière, le Christ crucifié est accroché sur le mur principal de la salle des mariages. Se marier face à ce Christ pouvait  troubler Zeynep…C’est pourtant ce qui fut. Le maire, ouvert et sobre, fit un long discours retraçant la jeunesse de chacun des futurs époux  et prodigua des conseils civiques. L’oubli des alliances, dans une voiture, au moment de les échanger, détendit cette atmosphère recueillie.

L’acceptation de la tradition des chameaux, le refus du retrait de la croix sont un exemple de compromis culturel hiérarchisé, intelligent, entre  des conceptions différentes, qui protège contre la « haine et le rejet » de l’autre, leitmotiv du FN français.

Il n’y a pas eu  de cérémonie religieuse.

Les cent invités à la réception étaient européens de cœur et de raison. Majoritairement Hongrois nés en Roumanie, ils ont quitté, à divers âges, ce pays natal,  pour  immigrer,  en Allemagne, Hongrie, Autriche, France, Canada ou Etats-Unis. Tous ont fait des études longues et possèdent des diplômes de hautes qualifications qui ont évidemment facilité la réussite de leurs professions et de leurs vies, en Europe. A part de rares exceptions, ils parlent couramment au moins 4 langues : leurs 2 langues natales, le hongrois et le  roumain, l’anglais et la langue de leur pays d’adoption.  Une jeune femme y ajoute le portugais et le français après un an au Brésil et un autre à Rennes, en Bretagne. Une autre parle un espagnol littéraire après 2 ans en Equateur.

Dans le cadre parfait du cloître-hôtel de Roggenburg, la réussite scolaire et professionnelle de ces invités, leur volonté de comprendre fraternellement le monde, leurs relations chaleureuses et leur rejet absolu des dictatures qu’ils ont fuies  symbolisent fortement une harmonie et un bonheur européens.

Au début du repas de  noce le père du marié a fait un discours.  Les Turcs, dans l’histoire, ont combattu et écrasé les Hongrois : à Mohacs, sur le Danube en 1526, puis à Bude. Soliman le Magnifique, sultan de Constantinople, contrôla alors les 2/3 de la Hongrie et Ferdinand, frère de Charles Quint, dut payer un tribut annuel au sultan parce qu’il possédait le  1/3 restant.  La mère, le beau-père, le père, la belle-mère, les sœurs, les demi-frères (une famille recomposée) et Zenep, tous turcs, paraissaient inquiets… Puis le rappel historique a continué par la libération guerrière de la Hongrie sortie de la domination turque, en 1696, pour une autre domination ! Enfin, en 2014, ici, un Hongrois- Allemand, Gabor, est vaincu pacifiquement, de son plein gré, par le charme de Zeynep, femme turque musulmane, jeune, fine, rayonnante. 

Guerres puis paix.

Le lendemain du mariage, les Allemands élisaient aussi leurs députés européens. Le soir, en petit groupe, des invités changeaient de chaînes de télévision pour connaître, rapidement, les résultats des élections dans divers pays. L’arrivée de l’extrême droite, au second rang derrière les abstentionnistes, a perturbé l’idée positive qu’ils avaient de la France. Il ne s’agissait pas de leur méconnaissance du risque annoncé par sondage, ni d’absence de critiques sur les dysfonctionnements de l’Europe, mais d’incrédulité tant ce choix leur semblait paradoxal. En quelques minutes, les thèmes interrogatifs, développés ensuite, tard dans la soirée, étaient énoncés :

  • Est-ce bien la France du grand siècle des Lumières ?

  • Pourquoi  le FN s’oppose-t-il à l’immigration, « moyenne » en France et mondialement irréversible ?

  • Le FN qui a une peur pathologique de « l’autre », aurait-il  oublié les invasions barbares colonisatrices françaises?

  • Le retour vers la Gaule antique, par l’autarcie, n’est-il pas un projet économique rustique et suicidaire, frein imparable au processus d’adaptation de  « destruction-créatrice » nécessaire à la nouvelle croissance économique, écologique et humaniste ?..

  • Pourquoi les medias donnent- ils si peu la parole aux immigrés, afin qu’ils soient connus?

     

    Marine Le Pen, avocate, Louis Aliot, avocat, Florian Philippot, « énarque », Philippe Martel, énarque, Bernard Monot, économiste et d’autres responsables du FN, solidement diplômés, cadres dans la société française, élite traditionnelle insérée dans un népotisme familial, pensent-ils sérieusement représenter les ouvriers qui ont voté pour eux ? Il est étrange qu’ils n’aient jamais (ou rarement) proposé des mesures volontaires pour établir enfin l’égalité des chances et rétablir l’ascenseur social au sein de l’Education Nationale.  Promouvoir les démunis afin qu’ils réussissent leur vie personnelle et professionnelle serait plus durable que de les « embrigader idéologiquement » par des promesses vides, pour capturer leurs suffrages. Les connaissances aident à penser et à renoncer à certaines convictions erronées, même s’ils sont, eux, responsables du FN, des contre-exemples. En effet, ils feutrent, ripolinent des idées détestables, celles des fondamentaux idéologiques inchangés du parti extrémiste, cachent des notions mortifères sous des noms héroïques, par exemple, ils appellent patriotisme leur retour au nationalisme, cassent l’Europe mais leurs députés élus acceptent d’être rémunérés confortablement par des fonds publics pour tuer l’Union européenne, rémunération certes légale d’une démocratie  parfois paroxystique.

    Aucun parti politique n’a su empêcher, pour l’instant, ce résultat électoral rétrograde et scabreux mais l’avenir de l’Histoire n’est jamais prévisible. Un combat pacifique collectif, obligatoirement  pertinent, contre des sourires politiques prédateurs, élèvera certainement  la France, en Europe.   

     

    www.atelier-idees.org                       www.notreputeaux.com     Annie Keszey.