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10/01/2014

PUTEAUX en 2014. LA RICHESSE ET LE BUDGET, LES IMPÔTS.

La richesse et le budget.

Le budget de Puteaux 2013, voté le 3/04/2013, publié sur www.Puteaux.fr (Ma ville- budget 2013) est de 277 millions d’euros avec une capacité d’autofinancement de 23.7 millions d’euros.

La mairie, fin 2004, sous le mandat de M Charles Ceccaldi-Raynaud avait 228 millions d’euros placés, fin 2012, il en restait  44.5 millions.

La Cour des comptes critique périodiquement des décisions municipales. Un rapport, communiqué le 9/07/2012, est accessible sur le site :

www.ccomptes.fr/fr/Publications/Publications/commune-de-Puteaux-Hauts-de-Seine

Le contrôle porte sur les emplois de la ville et les structures de la petite enfance. La collectivité putéolienne souffre d’un certain déficit de culture administrative et de rigueur dans sa gestion. Elle ne pratique pas une véritable gestion des ressources humaines. L’absence d’anticipation des besoins en effectifs et en compétences, explique, en partie, le recours à des personnels non titulaires. Une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences demandée par la cour en 2005, n’avait toujours pas été mise en place en 2011.Dans le secteur de la petite enfance la commune n’a procédé à aucun diagnostic préalable sur l’offre existante et n’a procédé à aucune évaluation de ce secteur d’activités .La chambre observe que le bilan des deux opérations d’investissement, le marché de la médiathèque et celui du Palais,  fait apparaître un coût et des délais de réalisation très supérieurs aux prévisions. Les documents fournis par la commune ne sont pas toujours conformes aux directives et des contradictions au sein de divers documents ne permettent pas d’accéder aux données avec clarté. Par exemple, la transparence attendue entre les places proposées dans les structures de la petite enfance et les demandes non honorées n’existe pas. Le nombre de places croit cependant, avec un partenariat avec le privé qui semble maitrisé. Au produit fiscal très important de la commune correspond un niveau particulièrement élevé des dépenses de fonctionnement : 3811 €/ habitant, alors que la moyenne de la strate est de 1521€/habitant…

Le constat de la chambre des comptes, pour globaliser, est celui d’un manque de rigueur et de professionnalisme gestionnaire qui nuit à l’efficacité attendue de tels moyens financiers positivement atypiques.

Evelyne Hardy, conseillère municipale d’opposition, indépendante, spécialiste en finances, analyse chaque année les budgets et les comptes de Puteaux. Ses études sont publiées sur son blog www.evelynehardy.com

Régulièrement, elle regrette les écarts entre les budgets présentés et les comptes à approuver. Elle s’est inquiétée depuis 2008, des augmentations déraisonnables des coûts de fonctionnement qui devraient enfin un peu baisser en 2013.

Les budgets d’investissements prévus sont colossaux et la plupart du temps irréalisés. Des postes de dépenses sont non maîtrisés et « explosent », tel le budget des fêtes et cérémonies. De même, on retrouve dans la gestion financière des absences d’évaluations pour juger de la pertinence des dépenses. Que font les 122 associations subventionnées par l’argent public de la mairie, par exemple ?

 

Les directeurs des services doivent être choisis désormais parce qu’ils sont des experts reconnus, compétents en gestion. Il est temps que cette ville mette en place un budget participatif faisant appel donc aux idées et actions des administrés. Les compétences du conseil municipal ne sont pas suffisantes. Porto Alegre, au Brésil, fut un pionnier de cette pratique, en 1989, pour éviter les erreurs d’investissement et établir l’égalité sociale. En France, en 2005, Ségolène Royal, instaura un budget participatif pour les lycées de sa région Poitou-Charentes, étendu depuis peu aux maisons familiales et rurales. Dans la région parisienne, Issy-les-Moulineaux délègue, par an, à chaque Conseil de quartier, 152 500 € pour des investissements de proximité, le 12ème arrondissement de Paris délègue, lui, 10% de son budget.  Cette délégation concrète de moyens est la principale évolution des budgets participatifs. Les grands travaux ne sont évidemment pas prévus dans ces sommes déléguées. Naheed Nenshi, maire de Calgary, au Canada, élu en 2010, à partir d’un équipement informatique performant, pratique la transparence budgétaire. Il interroge ses administrés sur twitter et reçoit des milliers de réponses citoyennes. Sa dernière consultation demandait aux citoyens de choisir, à partir de plusieurs propositions, l’affectation de 52 millions de dollars canadiens de surplus inespérés…Par malchance, ils ont dû être affectés pour remédier aux dégâts après une catastrophe naturelle.

 

La ville est trop riche. Le montant de l’obligation de reverser des fonds de solidarité pour les communes moins favorisées, mais bien gérées toutefois, devrait être plus élevé, à moins que la gestion ne devienne un modèle national de rigueur et de « créativité » plaçant Puteaux en avance sur son temps.

 

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29/11/2013

CELA DEVIENT CHER D'ÊTRE PAUVRE.

Martin HIRSCH- Parti  pris- Stock. 2013. 212 pages

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« C’est devenu  cher d’être pauvre  et cela coûte cher à la société de mal traiter la pauvreté…Au-delà de la question morale que posent les questions de vie des plus modestes, l’aggravation de la pauvreté est une menace pour la cohésion de la société toute entière et pour ses fondements démocratiques…Explorer de nouvelles voies pour agir sur la pauvreté est donc un impératif qui justifie d’emprunter des chemins escarpés, quitte à s’écarter des balises habituelles… »

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23/10/2013

LA DELINQUANCE DES RICHES.

CHAPITRE 2 de LA VIOLENCE DES RICHES, CHRONIQUE D’UNE IMMENSE CASSE SOCIALE.
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. ZONES. Suite.


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Extraits. 
La fraude à la Sécurité sociale, c’est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l’esprit de 1945. C’est la faute qui ruine les fondements mêmes de la République sociale. «  Cette belle déclaration fut prononcée par Nicolas Sarkozy à Bordeaux le 15 novembre 2011. Il pensait, bien sûr, au salarié prenant quelques jours d’arrêt maladie de complaisance. Pourtant, il n’avait pas beaucoup de grains à moudre : si les fraudes sociales sont estimées à 20 milliards d’euros, les allocataires fraudeurs en représentent seulement 1%, soit 200 millions, d’après la dernière mission d’évaluation des comptes de la Sécurité sociale. En effet, 80% de cette fraude sont liés aux cotisations patronales (16 milliards) que les employeurs ne paient pas parce qu’ils ont recours au travail dissimulé…
La guerre idéologique contre les travailleurs et les personnes les plus démunies ne cesse de les stigmatiser comme assoiffés d’assistanat. Elle porte ses fruits de manière inattendue puisque ce sont chaque année, en France, 4 milliards d’euros dus au titre des prestations qui ne sont pas réclamés par leurs bénéficiaires. En 2012, des chercheurs regroupés dans l’Observatoire des non-recours aux droits et services (Odemore) ont établi que les causes en sont multiples, ntamment le manque d’information, la complexité des démarches ou la timidité sociale des ayants-droits…
En septembre 2013, la demande de la nationalité belge par Bernard Arnault, première fortune professionnelle de France, avec 243 milliards d’euros, selon le palmarès 2013 de l’hebdomadaire Challenges, et onzième fortune du monde selon Forbes, qui le classe derrière Liliane Bettencourt, a déclenché un tohu-bohu médiatique. Cela a été vécu comme une déclaration de guerre aux 9 millions de Français qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté…
En ces temps difficiles, le sentiment de trahison est lié à ce qui est apparu comme la recherche d’une fiscalité moins menaçante. Les plus riches souhaitent non seulement s’affranchir de leurs impôts, mais avec le signal du plus doté d’entre eux, ils refusent désormais les contraintes liées à une identité nationale devenue un frein à l’identité mondiale du capitalisme dérégulé et financiarisé dans lequel Bernard Arnault occupe une place de choix…Environ 140 des 420 sociétés du groupe LVMH qu’il dirige sont localisées dans des paradis fiscaux, ce qui laisse penser que l’optimisation fiscale est bien une préoccupation du groupe…
Malgré sa puissance, Bernard Arnault a été obligé en avril 2013 de renoncer à la nationalité belge, l’Office des étrangers et le parquet de Bruxelles ayant donné des avis négatifs. Mais c’est le patriotisme qu’il met en avant !...

Les hommes politiques riches et sans complexes vis-à-vis de l’argent, avec une cynique indifférence envers l’éthique sont légion: En vrac : Silvio Berlusconi, Dominique Strauss-Kahn, Jérôme Cahuzac, Sebastian Piñera (Chili), Nicolas Sarkozy, Boris Johnson. ..Les oligarques qui mènent la France, l’Europe et peut-être la planète toute entière à sa perte n’ont jamais reconnu leur responsabilité dans la crise financière de 2008. Ils accusent les peuples de coûter trop cher, d’être trop gourmands, de dépenser trop pour leur santé et leur éducation. Ils cherchent ainsi à se défausser sans jamais, eux, remettre en cause leur cupidité financière…
Les sociologues exposent ensuite la justice à deux vitesses.
Les riches fraudeurs bénéficient d’accords à l’amiable avec l’Etat. En 2009, Eric Woerth met en place une « cellule de dégrisement » destinée à traiter le cas de 3000 fraudeurs détenant des comptes en Suisse non déclarés. La liste venait de fichiers copiés par Hervé Falciani, un informaticien de la banque HSBC. 4725 contribuables demandèrent « la paix des braves » en se livrant au fisc triomphant. Mais sur ces 4725, seuls 68 provenaient de la liste fournie ! Les avoirs français déposés en Suisse, non déclarés, sont évalués entre 50 et 90 milliards d’euros…
L’abandon, par l’Etat, de la politique pénale foncière est total…
Les différents délits sont traités avec une logique de classe. La délinquance contre laquelle on lutte dans les Hauts-de-Seine, c’est essentiellement les stupéfiants. Mais la grande délinquance n’est pas celle- là, elle est à la Défense ou dans l’aménagement des berges de la Seine…
Les comparutions immédiates et les peines planchers sont des procédures expéditives chargées de tenir en respect les jeunes en difficulté, alors que les puissants passent le plus souvent au-travers des mailles du filet juridique…
On peut distinguer dans la bouche de certains sénateurs l’ébauche de la construction d’un « ennemi de l’intérieur » dont les travailleurs qui refusent l’asservissement au profit des dominants seraient la cheville ouvrière…
Les journalistes libéraux ne mentionnent jamais la violence des riches. Ils inversent le sens de la responsabilité en attribuant l’origine de la violence aux plus démunis et se gardent bien de mettre en cause les dégâts provoqués par les spéculateurs et la fraude fiscale…
La démocratie française étant devenue, de fait, censitaire, les candidats appartenant déjà aux élites et les électeurs les plus modestes n’allant plus voter, cela explique que l’oligarchie puisse produire un libéralisme de gauche après un libéralisme de droite. »
www.notreputeaux.com

Annie Keszey