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08/10/2015

PUTEAUX : LA VIE POLITIQUE LOCALE.

Par distorsion épistolaire, deux stratèges qui se veulent subtils, Christophe Grébert du MoDem et Francis Poezevara du PS, conseillers municipaux d’opposition, passent, sans étapes intermédiaires, de la présomption d’innocence à la guillotine ! Ils souhaitent le retrait, symbolique, d’une tête, plus exactement de deux têtes.

Il est parfois utile de conseiller autrui, toujours avec maîtrise, à la condition de contrôler préalablement le cadrage civique de ses propres comportements.

Christophe Grébert obtempèrerait-il à la sommation suivante ?

« Fermez votre blog pour manipulation fautive des masses populaires ! Dans la pleine lumière de votre écran vous avez ouvert une association pour la liberté d’expression et, dans l’ombre, vous pratiquiez la censure. Deux victimes très différentes  en restent les témoins, Gérard Brazon du FN et Evelyne Hardy, Indépendante. Tous deux n’ont pas été autorisés à publier un démenti à vos mensonges les mettant en cause sur votre blog. »

Le civisme n’est pas un marais aux profondeurs multiples, mais une montée plate, rose, en béton... en béton armé.

 

Annie Keszey, ex-professeur d’Education civique de l’Education nationale.

 

 

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14/09/2015

PUTEAUX: L'ACCUEIL DES REFUGIES.

 

Madame Ceccaldi-Raynaud, maire de Puteaux.      

             Madame, 

             Nadine Jeanne, membre du Parti socialiste de Puteaux, sur son blog, souhaite que la ville s’associe à la  solidarité et  à l’humanité,  valeurs qui imposent l’accueil des réfugiés  souhait récent du président de la République. 

            Cet accueil, dans la tradition française, ne saurait se décider à partir d’idéologies fatiguées  mais se fonder sur une préparation complexe dont on repère peu  d’exemples dans les medias.

            Les conditions de l’accueil doivent être prévues préalablement.

            Le logement.

 Il n’y a pas de logement social disponible actuellement à Puteaux, selon les informations publiques connues, les rapports de la MIILOS et de la Préfecture. De nombreux demandeurs sont en attente. Plus grave encore, des familles de Puteaux déclarées prioritaires par la loi DALO, puis par le tribunal administratif,  pour recevoir un logement social, sont toujours en attente parce qu’une incompétence tragique de l’Etat français le rend hors-la-loi : il ne respecte pas les décisions de justice. Le logement ne peut donc être attribué aux nouveaux réfugiés que par des Putéoliens déjà logés acceptant le partage. Ce n’est pas impossible. 

La langue et la scolarité.  

 

Les adultes, les enfants, pourraient avoir besoin d’apprendre la langue de leur nouvel avenir. Puteaux dispose-t-il de professeurs de français diplômés disponibles ? Reste-t-il encore des places dans les structures existantes pour soutenir, le soir, ces nouveaux élèves qui seront obligatoirement en difficulté un certain temps ? La réussite scolaire pour tous est-elle assurée, en particulier dans la classe pour étrangers de l’école de la République ?  Ce n’est pas sûr! L’Education nationale  va-t-elle alors redoubler enfin d’efforts pour tous, dans la commune ? 

L’emploi.

 

Quels sont les emplois actuellement non pourvus et sans candidats à Puteaux ou dans les communes voisines, afin d’adapter les qualifications des nouveaux arrivants aux possibilités concrètes de travail et non au chômage de masse ?

L’argent. 

 

A Puteaux, du fait de sa richesse, une maîtrise rudimentaire des dépenses suffira. C’est là le moindre problème. 

 

Anne Hidalgo, maire de Paris, en particulier, est favorable à l’accueil des réfugiés.

Elle est humaine. 

Le campement de la porte de Saint-Ouen  et l’occupation d’un lycée parisien désaffecté de Paris par les réfugiés présentée  le 13/09/2015 sur la première chaîne, dont Anne Hidalgo est responsable, sont INHUMAINS.

 

Madame Ceccaldi-Raynaud, refusez ce désordre de la pensée politique émotive du moment.

Pensez la complexité avec vos équipes.

Merci, bon courage, avec mes vœux de réussite. 

Annie Keszey.

 

 

 

 

 

           

 

08/09/2015

PUTEAUX. INFOS. LES TRIBUNES DU N° 284.

 Ces tribunes occupent les pages 92 et 93 du numéro d’août 2015. 

 

LA FORME.

 

La forme s’est démocratisée : une page complète pour l’expression de la majorité, une autre pour les oppositions, avec  des caractères lisibles.

 

L’humiliation antérieure des oppositions, constituée par le confinement méprisant et immature de leurs textes par la majorité, a pris fin.

 

C’est bien. Il ne fallait pas persévérer dans cette erreur rectifiée sous la pression d’une autorité extérieure. 

 

LE FOND.

 

La majorité s’insurge contre les excès d’une presse sans professionnalisme qui a déversé  des critiques inconséquentes contre la gestion communale et contre les électeurs. Elle a raison.

 

« Pour voter, il faut savoir » : ce qui exige un journalisme civique, rigoureux et talentueux.

 

Cette majorité informe sur les spécificités positives  de la mairie de Puteaux qui la distinguent fortement de certaines autres communes. Ce bilan  est une défense légitime dans un tel contexte et d’ailleurs une nécessaire information. 

 

L’opposition du « Rassemblement » conduite par un conseiller municipal d’opposition du MoDem, parle de « son travail » qui aurait été salué par les Putéoliens.

Travail inconnu, dématérialisé...mais qui va être poursuivi ! Des mots sans actes, tradition de politiques Impuissants. La dynamique sera nouvelle, lit-on, au-delà des clivages politiques! Impossible ! La maladie chronique de cette opposition, consistant à critiquer l’autre inlassablement pour prendre sa place depuis des années, ne cessera pas sans tsunami intellectuel. La promesse est d’ailleurs vite oubliée, puisque la suite du texte parle des égarements de la majorité, de la mauvaise gestion, des dérapages...

 

« Puteaux en mouvement », autre opposition, va mettre en place les conditions d’un profond renouveau pour 2020, mais présent en mairie depuis 2008, les prémisses de ce « mouvement » restent évanescentes. 

 

LA SUITE.

 

Puisse cesser la tradition des rixes permanentes entre les majorités et les minorités politiques.

 Le « grand » Edgar Morin ouvre une  voie,

 

« ...Avoir une conception complexe, c’est avoir en soi, en profondeur, une vision plus humaine des individus, c’est avoir une possibilité de compréhension qui nous fait habituellement défaut car nous avons tendance à nous autojustifier et à reporter sur autrui le mal, la faute, l’erreur, le vice. Avoir une conception plus humaine, c’est avoir une conception complexe, car celle-ci nous enseigne à voir multiplicité et diversité dans l’unité individuelle, et qu’un individu ne saurait être perçu au pire de lui-même...Les ennemis de la compréhension sont l’indifférence, le mépris, la haine. La compréhension comporte la reconnaissance et le sentiment d’une humanité commune avec autrui, en même temps que le respect de sa différence....

 

Tout politique doit penser « global », ce qui est vital. Dans « Penser global. L’humain et son univers », aux éditions Robert Laffont, Edgar Morin  aide à progresser.

 

Annie Keszey.