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03/03/2013

QU'EST-CE DONC QU' UN DEMOCRATE, JE VOUS PRIE?

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« Démocrate, c’est là un mot vague, banal, sans acception précise, un mot en caoutchouc »… Auguste  Blanqui.
Aux éditions La fabrique, G.Agamben, A. Badiou, D.Bensaïd, W.Brown, J-L.Nancy, J. Rancière, K.Ross, S.Zizek. Démocratie, dans quel état ?
« Dans ce livre, on ne trouvera donc pas une définition de la démocratie, ni un mode d’emploi et encore moins un verdict pour ou contre. Il en ressort simplement que le mot n’est pas à abandonner, car il continue à servir de pivot autour duquel tournent les plus essentielles des controverses en politique ».


Giorgio Agamben. Note liminaire sur le concept de démocratie.
« …Ceux qui débattent aujourd’hui sur la démocratie entendent par ce terme tantôt une forme de constitution du corps politique, tantôt une technique de gouvernement…Le système politique occidental résulte du nouage de ces deux éléments hétérogènes, qui se légitiment et se donnent mutuellement consistance : une rationalité politico-juridique et une rationalité économico-gouvernementale, une  « forme de constitution » et « une forme de gouvernement »…Qu’est-ce qui donne au souverain le pouvoir d’assurer et de garantie leur union légitime? Ne s’agirait-il pas d’une fiction, destinée à dissimuler le fait que le centre de la machine est vide, qu’il n’y a entre les deux éléments et les deux rationalités, aucune articulation possible ? Et que c’est de leur désarticulation qu’il s’agit justement de faire émerger cet ingouvernable, qui est à la fois la source et le point de fuite de toute politique?
Il est probable qu’aussi longtemps que la pensée ne se résoudra pas à se mesurer avec ce nœud et avec son amphibologie, toute discussion sur la démocratie-comme forme de constitution et comme technique de gouvernement-risquera de retomber dans le bavardage ».


Alain Badiou. L’emblème démocratique.
«…Mais il s’agit pour nous du monde et non pas de « tout »le monde. Le monde, justement, tel qu’en apparence il existe, n'est pas celui de tout le monde. Car les démocrates, gens de l’emblème, gens de l’Occident, y tiennent le haut du pavé, et les autres sont d’un autre monde qui, en tant qu’autre, n’est pas un monde à proprement parler. Tout juste une survivance, une zone pour les guerres, les misères, les murs et les chimères. Dans ce genre de monde, de zone, on passe son temps à faire ses bagages, pour fuir l’horreur ou pour partir, où ? Chez les démocrates, évidemment, qui prétendent régenter le monde et ont besoin qu’on travaille pour eux. On fait alors l’expérience que, bien au chaud, sous leur emblème, les démocrates ne veulent pas vraiment de vous, qu’ils ne vous aiment pas. Au fond, il y a une endogamie politique : un démocrate n’aime qu’un démocrate. Pour les autres, venus des zones affamées ou meurtrières, on parle d’abord papiers, frontières, camps de rétention, surveillance policière, refus du rassemblement familial…Il faut être intégré à quoi ? A la démocratie sans doute. Pour être admis et peut-être un jour salué, il faut s’être entraîné chez soi à devenir démocrate, de longues heures, en travaillant dur, avant de s’imaginer pouvoir venir dans le vrai monde. Entre deux giclées de plomb, trois débarquements de parachutistes humanitaires, une famine et une épidémie, travaillez votre manuel d’intégration, le livret du petit démocrate ! C’est un examen redoutable qui vous attend ! Du faux monde au vrai monde, la passe est en impasse. Démocratie, oui, mais réservée aux démocrates, n’est-ce pas ? Mondialisation du monde, certainement, mais sous la condition que son extérieur prouve qu’il mérite enfin d’être à l’intérieur…
De quelle république se nourrit l’invocation de « nos valeurs républicaines » ? Celle qui s’est créée dans le massacre des communards ? Celle qui s’est musclée dans les conquêtes coloniales ? Celle de Clémenceau, le briseur de grèves ? Celle qui a si bien organisé la boucherie 14-18 ? Celle qui a donné les pleins pouvoirs à Pétain ? Cette « république de toutes les vertus » est inventée pour les besoins de la cause : défendre l’emblème démocratique dont on sait qu’il pâlit dangereusement, tout comme Platon, avec ses gardiens philosophes, croit tenir haut levé un drapeau aristocratique déjà mangé aux mites…
Daniel Bensaïd. Le scandale permanent.
« J’ai pour les institutions démocratiques un goût de tête, confiait Tocqueville, mais je suis aristocratique par l’instinct, c’est-à-dire que je méprise et crains la foule. J’aime à fond la liberté, le respect des droits, mais non la démocratie. La peur des masses et la passion de l’ordre tel est bien le fond de l’idéologie libérale, pour qui le terme de démocratie n’est en somme que le faux nez du despotisme marchand et de sa concurrence non faussée…
Pierre Rosanvallon diagnostique un malaise démocratique qui se manifesterait par la « désacralisation de la fonction de l’élection », « la perte de centralité du pouvoir administratif », et « la dévalorisation de la figure du fonctionnaire ». Le triomphe de la démocratie n’aurait été en somme que le prélude à sa perte : « jamais la frontière n’a été aussi ténue entre les formes du développement positif de l’idéal démocratique et les conditions de son dévoiement ». Les « dérives menaçantes » de l’antipolitique et de la dépolitisation ne pourraient être conjurées que «  si s’affirme la dimension proprement politique de la démocratie »…
Rosanvallon cherche, dans l’extension des charges nominatives au détriment des charges électives et dans la multiplication des « autorités  indépendantes» des béquilles pour soutenir la légitimité défaillante du suffrage…
L’indétermination du signifiant « démocratique » se prête aux définitions diverses et souvent contraires dont celle, minimale et pragmatique de Raymond Aron : la démocratie comme « l’organisation de la concurrence pacifique en vue de « l’exercice du pouvoir » qui présuppose des « libertés politiques » sans lesquelles « la concurrence est faussée »…Qui contesterait renchérit Paul Lefort « que la démocratie est liée au capitalisme en même temps qu’elle s’en distingue » ? Personne sans doute, tout le problème étant de déterminer en quoi elle lui est historiquement liée (l’avènement d’une citoyenneté territoriale, la sécularisation du pouvoir et du droit, le passage de la souveraineté divine à la souveraineté populaire, des sujets au peuple, etc.), et en quoi elle s’en distingue, le critique et le dépasse…
La critique platonicienne contre « la tyrannie du nombre » et le principe majoritaire conduit Alain Badiou à opposer la politique « à la confrontation sans vérité du pluriel des opinions ». La démocratie comme pouvoir expansif permanent s’oppose chez Rancière à la démocratie telle que la conçoivent, les sciences politiques, comme institution ou régime. Tous deux semblent partager l’idée que la politique, de l’ordre de l’exception événementielle et non de l’histoire ou de la police, est rare et intermittente : « il y en a peu » et « elle est toujours locale et occasionnelle » écrit Rancière. Et tous deux partagent une critique de l’élection comme réduction du peuple à sa forme statistique. En ces temps d’évaluations en tous genres, où tout doit être quantifié et mesurable, où le nombre a seul force de loi, où majorité est censée vouloir vérité, ces critiques sont nécessaires mais sont-elles suffisantes? »...
Je dois vous dire (écrit Alain Badiou, dans De quoi Sarkozy est-il le nom ?) que je ne respecte absolument pas le suffrage universel en soi : cela dépend de ce qu’il fait. Le suffrage universel serait la seule chose qu’on aurait à respecter indépendamment de ce qu’il produit. Et pourquoi donc ? Ce défi envers la loi du nombre et du suffrage rappelle à juste titre qu’une majorité numérique n’est jamais preuve de vérité ou de justice. Mais il ne dit rien de la convention sociale et du formalisme juridique sans lequel le droit est réduit en permanence à la force, et le pluralisme à la merci de l’arbitraire de chacun…Chez Badiou, la démocratie électorale n’est représentative qu’autant qu’elle est d’abord représentation consensuelle du capitalisme renommé aujourd’hui « économie de marché ». Telle est sa corruption de principe…
La volonté générale est certes « toujours droite » et elle tend toujours à l’utilité publique, mais il ne s’ensuit pas que « les délibérations du peuple aient toujours la même rectitude » : jamais on ne corrompt le peuple, mais souvent on le trompe. » Pas de contradictions au sein du peuple, donc ; mais de la tromperie, de la manipulation, de l’intox.
Chez Jean-Jacques Rousseau, la confiance en un sujet supposé libre et rationnel est cependant aussitôt tempérée par l’idée que « la volonté générale est toujours droite » mais que « le jugement qui la guide n’est pas toujours éclairé ». Il cherche la réponse à ce troublant constat du côté de la pédagogie et de l’éducation plutôt que du côté de l’expérience conflictuelle : quand « le public le veut bien, mais ne le voit pas, il a « besoin de guides » capables de lui «  montrer le bon chemin »…
A suivre ultérieurement…

Image: diktacratie.com
www.atelier-idees.org         Annie Keszey



25/02/2013

PUTEAUX. Censure opérée par Christophe Grébert.

24 février 2013.
Evelyne Hardy, conseillère municipale indépendante d'opposition s'élève légitimement contre la censure antidémocratique opérée par Christophe Grébert, conseiller municipal d'opposition du MoDem,  sur son blog. Christophe Grébert clame pourtant être un modèle quant à la liberté d'expression!

Le texte de mon intervention lors du dernier Conseil Municipal a été repris par le site "monputeaux" le 20 février, pratique qu'il est normal d'accepter, les textes étant publics. Christophe Grébert se permet toutefois de faire une introduction à mon texte en rappelant les conditions de mon élection aux dernières municipales, dans des termes orientés à son éternel profit. J'ai donc posté un droit de réponse sur son blog, qu'il refuse de publier. C'est inacceptable.  Et encore plus venant de lui, qui se fait le chantre du débat démocratique. Ci-dessous ce que j'ai écrit.
Droit de réponse  à l’article publié par Christophe Grébert sur le texte de mon intervention au Conseil Municipal, commentaire que j’ai  posté  sur le blog "monputeaux" à 19H50 jeudi 21 février 2013. Christophe Grébert n’a pas publié ce droit de réponse, alors que la loi l’y oblige  (LCEN 21/6/2004 article 6-IV sur l’obligation de donner  un  droit de réponse,  sous peine d’une amende de 3750€)
 
"Vous avez jugé bon de faire une introduction avant de publier le texte de mon intervention lors du dernier Conseil Municipal.
Monsieur Grébert, je ne suis pas votre chose, ni votre propriété.
J'ai fait campagne à vos côtés en 2008, avec une équipe formidable , courageuse, motivée et compétente. Ce n'est pas vous qui m'avez fait élire, c'est le travail de tous.
L'usage incessant du "JE" , du "MOI" dénote votre égocentrisme, ramenant sans arrêt tout à vous.
Vous n'aimez pas que l'on vous quitte. Vous avez trahi votre équipe, en l'abandonnant et en ralliant le Modem.
Vous continuez à présider un groupe "Alternance Puteaux" qui compte en son sein une personne ayant rallié l'UDI, une autre personne dissidente de la majorité ceccaldiste. Vous êtes le roi du grand écart. Pas moi.
Vos attaques incessantes y compris vers les autres membres de l'opposition municipale ne vous honorent pas. Elles sont insupportables. Elles ne m'intéressent pas."
 
Et ci-dessous le texte écrit par Chistophe Grebert sur son blog « monputeaux » en introduction à la publication de mon texte sur le débat d’orientation budgétaire qu’il est allé récupérer sur mon blog, texte auquel j’ai souhaité répondre.
Mercredi 20 février 2013


Budget 2013 de la ville de Puteaux : rien de neuf (Evelyne Hardy)
Lors de l'élection municipale de 2008, j'ai mené une liste sans étiquette - "Puteaux Ensemble" - qui rassemblait des putéoliens venus du centre, de la droite et de la gauche, comme Evelyne Hardy, qui était proche du parti socialiste. J'ai permis son élection au conseil municipal en faisant le choix de la placer 4e de ma liste. Malheureusement, une fois élue, Evelyne Hardy a décidé, avec Frédéric Chevalier, de quitter mon groupe. Elle, pour finalement se rapprocher à nouveau du PS, avec lequel elle vote désormais (quand elle est absente du conseil, elle donne son pouvoir de vote à Stéphane Vazia) ; Frédéric Chevalier, lui, pour rejoindre la majorité municipale. Une trahison de laquelle ce dernier n'a rien obtenue, pas même un logement HLM (il n'assiste désormais plus aux conseils). Contrairement à Frédéric Chevalier, Evelyne Hardy a un peu plus respecté mon travail entrepris depuis 2002 et la volonté des électeurs de "Puteaux Ensemble" en demeurant au moins dans l'opposition. Son analyse annuelle du budget de la ville est en cela remarquable.
Voici ce qu'elle a dit lors du débat d'orientation budgétaire, lors du conseil municipal du 6 février 2013 : »
"Cette séance du CM qui prélude au vote du budget est le 6e auquel j’assiste ……… "
 
Rédigé à 20:04 | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
17 février 2013

Le texte complet d'Evelyne Hardy est publié sur ce site: c'est l'article suivant.

22/02/2013

POUR SUPPRIMER LES PARTIS POLITIQUES!?

Daniel Cohn-Bendit.
Réflexions d’un apatride sans parti. Editions Indigène : « Ceux qui cherchent contre le vent ».

Un parti, c’est un blindage, une structure fermée, presque génétiquement hermétique à la société… Le débat politique, en son sein, se limite pour l’essentiel, à des questions d’organisation du parti, de répartition du pouvoir, de stratégie et de gestion des différents processus plus ou moins démocratiques auxquels il faut recourir…Dans un tout autre style on a aussi le « modèle » du parti politique qui fonctionne comme une machine électorale…Le parti-entreprise en est une autre version…La matrice idéologique d’un parti, c’est en fait une armure ; mais une armure fragile car le moindre coup risque de la désintégrer. Le blindage, c’est finalement l’artifice permettant de contrecarrer la moindre déviance….

Daniel Cohn-Bendit, député européen, co-fondateur d’« Europe-Ecologie », en 2009, propose de constituer une forme d’action collective qui ne passe pas forcément par un parti politique.

Extraits discontinus.


La lecture de son livre court, de 37 pages, au prix bas de 3.10 €, est un plaisir intellectuel et un espoir.  C’est le témoignage profond, en fin de carrière, d’un homme politique intelligent, réfléchi, empreint de philosophie et qui parle fort et « vrai ».
Les conditions de son enfance expliquent ses fondements de vie libertaires : Pour moi, un libertaire se définit dans une opposition à tout concept d’autorité qui s’imposerait autrement que par une volonté collective autonome, ni dieu, ni maître, il n’est pas de sauveur suprême, ni religion, ni idéologie, ni parti, ni Etat…
Les penseurs qui l’ont formé ont ouvert un chemin de pensée qui s’enracine dans la volonté de rester  (tous) libres, mobiles, critiques, de «ne pas appartenir » : refus d’adhérer à un camp, de suivre la ligne d’un parti. C’est le retour de l’autonomie du sujet…
Daniel Cohn-Bendit précise les apports, dans sa pratique politique, de l’Ecole de Francfort, d’André Gorz, premier théologien de l’écologie politique, d’Edgar Morin, du grec Cornelius Castoriadis, cofondateur du groupe « Socialisme ou barbarie ». Pour Castor, «  l’autonomie c’est soumettre ce qu’on a reçu à un examen lucide, à un examen réfléchi et se dire : cela je le retiens, cela je ne le retiens pas…C’est un travail perpétuel, et ce travail est…ce qui définit l’autonomie »…Daniel Cohn-Bendit croit à l’utopie plausible, celle des Etats-Unis d’Europe, par exemple, associée à deux notions, la responsabilité et la véracité du discours politique. Pour être vrais et responsables, les politiques doivent intégrer le risque, tel qu’il a été conceptualisé dans la «Société du risque » d’Ulrich Beck, sociologue à l’Université de Munich : risque nucléaire, risque médical, risque alimentaire, risque du chômage…Les politiques divers pourraient présenter plusieurs stratégies pour affronter les risques et les citoyens électeurs voteraient pour un type de risque en en partageant la responsabilité, au lieu de tout déléguer pour se retrancher dans l’irresponsabilité totale. La démocratie est un risque partagé entre les forces politiques et les citoyens.
La sociologue marocaine, professeur d’Université, Rabat Fatima Mernissi, lui dit : « Dany, il y quelque chose qu’il ne faut jamais oublier, c’est le miracle de la boîte noire, la boîte où tu mets ton bulletin de vote. La liberté de mettre un bulletin de vote change profondément les sociétés… ». C’est l’acte de participation le plus large à la vie publique.
Daniel Cohn-Bendit, à la suite d’Aristote et de Heidegger, rappelle la distinction entre la colère et l’indignation. Il rend hommage au combat « des Indignés » et au mouvement « Occupy Wall Street » mouvements efficaces hors partis, pour le bien commun. Une politique du bien commun ne peut se faire que si tu agis non pas pour les autres mais avec les autres…L’indignation est l’absence de tout intérêt personnel et la seule considération du prochain.

Le 22 mars 2010, Daniel Cohn Bendit , face à l’incurie des partis traditionnels incapables de développer un changement social avait appelé à la formation d’une Coopérative politique, à l’ouverture d’un espace autonome dans le paysage politique français.
Il renouvelle son appel aujourd’hui à former une  Coopérative, ouverte, qui s’appuierait  sur « les collectifs Europe-Ecologie 22 mars » et aurait la volonté de favoriser un rassemblement pour construire un « bien commun ».
Le dernier paragraphe, « En guise de conclusion: le réformisme subversif »,  est une critique très sévère du parti « Europe-Ecologie », perdant, de plus, nullement aidé par le pouvoir socialiste. Le duo Hollande-Ayrault fonctionne avec le disque dur d’un autre siècle. La modernité de la transformation écologique ne leur parle pas, elle leur est complètement étrangère. De « Notre-Dame-des-Landes » au « Lyon-Turin »  en passant par leur vision exclusivement productiviste de la compétitivité économique, ils ratent le rendez-vous avec l’histoire du XXIème siècle

Au regard de cette situation, Europe- Ecologie doit s’imposer en créant l’espace d’un réformisme moderne imaginatif et subversif. Défendre la majorité de gauche contre la droite tout en défendant un projet autonome de transformation écologique, d’une modernisation tout à la fois économique, sociale et politique. Etre simultanément dans la majorité et en dehors- pas contre elle- tout en l’imprégnant des  mobilisations sociétales et en l’investissant aussi bien d’initiatives que de propositions. La qualité subversive vient du refus de s’allier avec les oppositions- même celle à la gauche de la gauche- pour se constituer en force de propositions dans la majorité. Par conséquent, d’être aussi en opposition avec l’opposition. Faire de la politique avec humilité et clairvoyance.

La proposition de Daniel Cohn-Bendit séduit, en particulier, les abstentionnistes nombreux, fatigués du spectacle anachronique des partis politiques traditionnels, impuissants.
Mais qui aura l’énergie, le talent et le désintéressement personnel pour la concrétiser? Daniel Cohn- Bendit annonce sa retraite pour 2014.

Le 7 octobre 2009, l’atelier des idées a publié «  Note sur la suppression générale des partis politiques » écrite par Simone Weil, en 1940, parce que, disait-elle, tout parti est totalitaire en germe et en aspiration.
www.atelier-idees.org
www.notreputeaux.com
Annie Keszey.