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10/06/2018

Est-il normal qu'ANTICOR, association privée, soit délégataire du rôle de la puissance publique?

 NON !

Bien sûr, le moment serait mal choisi par Emmanuel Macron pour réviser maintenant l’étrange statut, privilégié et inadapté d’ANTICOR : l’association vient de dénoncer Alexis Kohler, Secrétaire général de l’Elysée, pour prise illégale d’intérêt et trafic d’influence. La source d’information d’ANTICOR aurait été Mediapart!

Le moment propice viendra. La Démocratie française doit toujours gagner en rigueur.

Le responsable actuel de l’association est Jean-Christophe Picard.

L’association, créée en 2002, tire sa puissance d’un agrément qui lui aurait été donné en mars 2015 par la garde des Sceaux de l’époque, Christiane Taubira, renouvelé par l'actuelle garde des Sceaux en 2018. Christiane Taubira fut un membre du comité de parrainage de l’association. Toute insinuation d’une prise illégale d’intérêt  ou d’un trafic d’influence fut évacuée...Cet agrément  permet à ANTICOR de se porter partie civile pour un nombre fini d’infractions et sous certaines conditions de contourner le Parquet.

« Est-il normal qu’une association qui défend des idées et a des positions idéologiques soit délégataire du rôle de la puissance publique et puisse se comporter comme un procureur ? Quelle légitimité a cette suppléance privée », s’insurge le pénaliste Jean-Yves Leborgne. « On peut comprendre qu’une veuve soit partie civile mais des intérêts privés peuvent-ils représenter l’intérêt général ? »

Maître Daniel Soulez Larivière renchérit : «Il y a deux parquets en France, celui de la République et celui privé, c’est-à-dire des parties civiles. Le Parquet National Financier n’était pas obligé d’ouvrir si vite. Cela ne se voit  nulle part ailleurs. » « ANTICOR, parquet bis, ne dépend en rien de l’Autorité publique et s’érige en autorité semi-judiciaire ».

L’avocat pénaliste Gilles-William Golnadel  s’interroge : « Est-il acceptable qu’ANTICOR joue les Savonarole alors qu’elle tire son agrément d’une ministre de la Justice qui fut un de leurs membres (du comité de parrainage) ». C’est la question qui interpelle  clairement la légitimité d’ANTICOR.

ANTICOR humilie en décernant périodiquement des casseroles. Ce sont des fautes. Sans appliquer la présomption d’innocence (en la trahissant même dans la pétition contre Mme Fillon sur change.org),  sans s’impliquer jamais dans la défense, de droit, des mis en cause, ANTICOR ne peut prétendre rendre la Justice en récompensant ou en humiliant.

OUI, il faut combattre « l’inertie judiciaire » par  des réformes, afin que l’indispensable lutte anti-corruption   revienne en totalité à la Justice publique nationale.

ANTICOR, aux membres, pour certains, porteurs d’idéologies et sans la formation juridique de haut niveau obligatoirement requise,  doit perdre son agrément et cesser de se substituer à la Justice étatique.  

Extraits du texte de Paule Gonzalès, Le Figaro du 5/06/2018 et de la réponse d'ANTICOR.

Annie Keszey. LaREM- génération Puteaux.

 

 

 

 

08/05/2018

Essai de décryptage historique simple du "jardin secret" rue Paul Bert, à Puteaux.

Le 7 mai 2018, à 17h30, je suis entrée pour la première fois dans ce jardin. Il faisait très beau. Une large allée centrale, bordée de roses, conduit ensuite à deux espaces de jeux, à droite et à gauche puis à un autre espace terminal. Le premier espace à droite, par ses illustrations murales, rappelle l’univers féérique, des fées donc,  sans oublier toutefois, la présence implicite des elfes : elles et eux ! La couleur dominante des jeux, dont celle du toboggan, est rose, avec des touches de marron, de jaune et de violet : un petit garçon, de deux ans peut-être, accompagné par sa maman, monte, glisse et recommence. Deux petites filles courent autour du toboggan. L’espace à gauche, par son décor mural, fait revivre les Chevaliers du Moyen-Âge. L’Histoire nous rappelle l’inclusion, dans cette armée, de Chevaleresses dont Jeanne d’Arc est la plus célèbre sans être la seule : elles et eux !

La grande Histoire implique le genre masculin et le genre féminin de chaque côté.

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La reine Penthésilée, vers 1488, porte une tenue à demi-bleue, à demi- rose! (Image extraite de Google.)

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Dans cet espace gauche du jardin, une chaise rose mobile, sans doute venue de l’espace de droite, est posée près d’un banc bleu et blanc, fixe. Un chevalier est à dominante bleue, pour l’autre, le vert remplace le bleu. D’autres couleurs s’ajoutent : rouge, jaune, marron et noir. Un garçon, de cinq ans peut-être, y joue au ballon avec son père : ils occupent tout l’espace. Dans l’espace central et au fond du jardin, deux garçons et deux filles jouent avec leurs jeux personnels dont des trottinettes.

Tous les enfants ont la même égalité de choix. L’interprétation du sens des couleurs, aléatoire, n’est pas un interdit.

Trois parents, que je ne connais pas, interrogés, différencient les espaces mais aucun à partir des couleurs. Ils veillent plutôt à la sécurité en faisant entrer leur petit dans l’espace aux jeux les plus calmes, mais indifféremment à droite ou à gauche. Lors de ma seconde visite, le 8 mai à 16h30, un père me fera remarquer qu’à cette heure, par jour de soleil, tous les petits jouent dans la partie rose parce qu’elle est à l’ombre et que, d’autre part, aucun enfant ne connaît la symbolique des couleurs bleue et rose.

Dans l’Antiquité grecque le garçon était considéré comme béni des dieux aussi lui associait-on la couleur bleue, couleur du ciel, résidence des dieux protecteurs des esprits maléfiques. Au Moyen-Âge, en Europe, le bleu, couleur divine de la vierge Marie, fut associé aux filles, tandis que le rose (rouge pâle) fut associé aux garçons.

 

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Chevaliers plutôt « roses » : images de Google.

Les vêtements des enfants deviendront blancs ultérieurement, puis, le XVIIème  siècle réintroduira un nouveau rose dans le vêtement des filles. Les couturiers et marchands de vêtements multiplieront les couleurs unisexes au milieu du 20ème siècle.

Ce jardin Paul Bert a été créé par Madame Ceccaldi-Raynaud, Maire de Puteaux et son équipe. Un conseiller d’opposition  à la recherche endémique de critiques pour évincer ce maire lui reproche d’avoir créé un jardin « genré », à partir de l’usage des couleurs traditionnelles « séparatistes » : le bleu et le rose. Il appuie son avis sur le témoignage unique d’une maman choisi pour sa conformité avec le sien : « Pourquoi c’est séparé. Comment font les parents qui ont des enfants d’un genre différent ? ».

C’est simple pourtant, la réponse est « liberté, égalité, fraternité » !

Cette critique est un nouvel exemple parfait d’une opinion de politique traditionnelle d’opposition, opportuniste, particulièrement superficielle à partir d’un regard fugace, épidermique, subjectif, posé sur un site.  

Les symboles du rose et du bleu ne sont pas morts : ils ont été rappelés récemment par plusieurs citoyens dans « La manif pour tous ». Ils s’estompent. Le binarisme  traditionnel de genre subsiste encore, par exemple dans les  rayons séparés «  hommes » et « femmes »  des magasins de vêtements ou dans les toilettes publiques... sans porter atteinte à l’égalité des sexes (contrairement aux salaires différenciés, entre hommes et femmes de même qualification)...

Dénoncer le genrisme à propos de ce jardin, n ‘est qu’un exercice personnel de sensibilité à certaines discriminations, certes possibles mais inexistantes en ce lieu. L’harmonie, progressive, entre le schéma binaire hommes/femmes d’une part et l’androgynie, l’hermaphrodisme, l’agenre, l’intergenre, la transidentité, le transgenre, l’intersexuation... d’autre part ne se réalisera, enfin peut-être, que par une BIENVEILLANCE  COLLECTIVE.

Annie Keszey. LaREM- Génération Puteaux.

05/04/2018

EPUISEMENT.

       

  1. LA VIOLENCE INCONSCIENTE MAIS ILLEGITIME DE L’ÉTAT REPUBLICAIN, HORS-SA-LOI, CONTRE DES « PRIORITAIRES DALO ».

Certaines procédures « folles » d’attribution d’un logement social épuisent et désespèrent les familles concernées : familles du  « peuple » qui se taisent, par peur, par méconnaissance des procédures, par écrasement sous une paperasserie inimaginable, par la rencontre avec l’inaction de nombreux fonctionnaires aux divers échelons de la « cordée hiérarchique ».

Par solidarité élémentaire, j’ai aidé une famille de six personnes dont quatre jeunes enfants dans sa démarche  pour obtenir un logement social. Il me semble utile de transmettre au maire de Puteaux, au préfet du 92, au ministre de la Cohésion des  territoires,  ce petit livre concrétisant cette épreuve de longue durée, certainement mal connue ou inconnue, pour y mettre un terme par une réforme, peut-être ! C’est un exemple, celui d’une famille à la droiture et à la persévérance remarquables, mais ce n’est pas le seul.

Le père de famille a fait une demande d’HLM, pour la première fois en 2005 à partir d’un dossier, renouvelé chaque année jusqu’en 2014. Le 10/04/2013, son dossier est reconnu « prioritaire » par application de la loi du Droit au Logement Opposable (DALO) et la famille doit être relogée avant le 10/10/2013. Elle ne l’est pas. Cette loi « DALO » est incompatible avec l’insuffisance de logements.

Le père remplit un dossier pour saisir le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Le 28/04/2014 le tribunal rappelle au préfet son obligation de loger la famille et lui donne jusqu’au  1/07/2014 pour y parvenir. Le préfet n’applique pas davantage cette décision de justice.

Le père remplit un dossier pour solliciter une indemnité en dédommagement de son attente.

Le 18/09/2015, à partir d’une démarche atypique, un logement lui est attribué à Nanterre, commune correspondant à l’un de ses vœux, mais il ne pourra l’occuper qu’en février 2016, à cause de travaux. Le retard d’attribution est de  deux ans et quatre mois. L’attente du logement a été de plus de dix ans. Certes, il y a pire.

Le 25/03/2016 le tribunal a accordé à la famille une indemnité de 4 000 €, qui devait lui être versée dans un mois. Ce jour, 17/10/2017, un an et demi plus tard,  cette indemnité n’est toujours pas versée, malgré de nombreux rappels.

Le dossier adressé aux autorités, cauchemardesque,  de 54 pages, rassemble les pièces de ce combat inégal. Il n’est pas complet : il faudrait lui rajouter la centaine de pages des divers dossiers obligatoires constitués par le père de famille. L’identité de ce père de famille n’apparait que dans le dossier  des  pièces jointes. Annie Keszey.

Le versement de l'indemnité a été effectué le 23/12/2017: enfin!