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08/11/2015

PUTEAUX. Une politique culturelle d'une exceptionnelle qualité.

9/11/2015.

visuel_grimal_dec12_2.gifCe matin de dimanche, de 10 h 30 à 12 h, le violoniste David Grimal, de renommée internationale, et l’orchestre symphonique qu’il a fondé « Les Dissonances », interprétèrent les concertos 1, 2 et 3 de Mozart.

Dans le cadre sobre et beau de la vieille église, les auditeurs très nombreux, souriants, remarquablement silencieux et attentifs pendant le concert, appréciaient la perfection de l’interprétation.

Chaleureusement et longuement applaudis, les artistes ont ajouté à leur programme le dernier mouvement, prestigieux, du concerto n° 5 de Mozart.

Avant d’entrer dans la vieille église, les présents avaient pris un petit déjeuner de café ou de thé, de croissants ou de pains au chocolat dans l’atmosphère sereine d’un « vivre ensemble » bref mais réussi.

fd786c8e-0444-11e0-986b-e47de607828b.jpgCe concert, peut-être parce qu’il était gratuit, avait un public qui se distinguait du public traditionnel restreint et un peu figé des concerts classiques parisiens. Les applaudissements intervenaient aussi entre les mouvements d’une œuvre et non plus seulement entre chaque œuvre. David Grimal souriait alors. Cette démocratisation d’une culture musicale talentueuse, pour tous les âges, est un privilège pour les Putéoliens, un apaisement et un bonheur partagé.    

D’autres chefs d’œuvre sont prévus : Carmen, le Noël enchanté de l’ensemble AEDES, le tour du monde en 80’ avec Jean-François Zygel, le trio Casadessus...

Le livret « Saison 2015-2016 » présente ces belles perspectives. 

Images : ccs. Infospace.

Annie Keszey.

08/10/2015

PUTEAUX : LA VIE POLITIQUE LOCALE.

Par distorsion épistolaire, deux stratèges qui se veulent subtils, Christophe Grébert du MoDem et Francis Poezevara du PS, conseillers municipaux d’opposition, passent, sans étapes intermédiaires, de la présomption d’innocence à la guillotine ! Ils souhaitent le retrait, symbolique, d’une tête, plus exactement de deux têtes.

Il est parfois utile de conseiller autrui, toujours avec maîtrise, à la condition de contrôler préalablement le cadrage civique de ses propres comportements.

Christophe Grébert obtempèrerait-il à la sommation suivante ?

« Fermez votre blog pour manipulation fautive des masses populaires ! Dans la pleine lumière de votre écran vous avez ouvert une association pour la liberté d’expression et, dans l’ombre, vous pratiquiez la censure. Deux victimes très différentes  en restent les témoins, Gérard Brazon du FN et Evelyne Hardy, Indépendante. Tous deux n’ont pas été autorisés à publier un démenti à vos mensonges les mettant en cause sur votre blog. »

Le civisme n’est pas un marais aux profondeurs multiples, mais une montée plate, rose, en béton... en béton armé.

 

Annie Keszey, ex-professeur d’Education civique de l’Education nationale.

 

 

http://www.ilas.cl/guillo03.gif

27/09/2015

PUTEAUX : LYNCHAGE MEDIATIQUE.

Lyncher ignore le droit républicain. C’est aussi, trop souvent, le signe d’une inculture générale ou de motifs inavouables tels que la jalousie maladive, le désir, comme les hyènes, de dévorer la chair et les os de l’autre, le conditionnement aux cris répétitifs des chacals... 

Mais ces « inquisiteurs » et ces « imprécateurs » amoureux des boniments parfois arbitraires et toujours vexatoires, qui n’instruisent qu’à « charge », contrairement aux juges autorisés spécialisés dans l’équilibre « à charge et à décharge »,   s’abritent toujours, par leurs mots, derrière leur vocation à agir pour l’éthique.  

Pas plus qu’eux, l’historien  ne dispose du « smoking gun proof », expression américaine pour « la preuve irréfutable par le pistolet qui fume encore » mais l’historien, lui, applique une méthode d’exactitude documentaire et raconte les événements non par vanité et narcissisme mais par esprit de responsabilité. Tel Patrick Boucheron, historien, qui au lieu de combler les manques, cerne les lacunes, circonscrit les silences,  fait ainsi l’expérience de l’insuffisance de l’histoire... 

Dans la quasi-totalité de ces hallalis médiatiques, la présomption de culpabilité remplace le droit fondamental de la présomption d’innocence. Parmi ces bricoleurs  en meutes, certains  prévoient même une pré-sanction, qui ne correspond nullement aux sanctions du code pénal, au nom de la morale publique et politique dont ils se souviennent dans ces moments-là ! 

Cette pré-sanction, folklorique, peut correspondre à un strict intérêt personnel : par exemple, le retrait  de son mandat, d’un maire élu... quand on veut obsessionnellement prendre sa place.

Mediapart, spécialisé en « chocs » au nom du très beau « droit de savoir pour tous les citoyens » piétine pourtant « le droit de garder le silence pour certains », principe du code.

 

Il y a 5 ans, François-Gilles Egretier (lui aussi), haut fonctionnaire, conseiller discret auprès de Christine Lagarde, alors ministre de l’Economie et des Finances, est entraîné dans un tintamarre  médiatique, conspué, où Libération et France 2, en particulier, mettent en cause son intégrité, en dehors de toute intervention de l’institution judiciaire...

Le juge Renaud Van Ruymbeke met le conseiller en examen l

En mai 2015, après une attente éprouvante, trop longue, grave imperfection judiciaire qui crée des impairs, le tribunal correctionnel de Paris  blanchit et relaxe François-Gilles Egretier. Il n’y aura pas d’appel.

 

Que disent alors les acteurs responsables du lynchage pré-jugement ?

RIEN !

Ils devraient avoir une qualité, impossible pour eux, celle de reconnaître leurs erreurs.

Monsieur David Pujadas, présentateur du 20 heures de France 2, en particulier, doit être contraint à rétablir l’honneur perdu de François-Gilles Egretier.

Ce cas n’est pas unique.

 

François Pérol, conseiller économique de Nicolas Sarkozy, a plus de chance. La presse nous a annoncé le 26/09/2015, sa relaxation par le tribunal correctionnel.  Certes, François Pérol est un « puissant », président du directoire de la BPCE. Le parquet  a fait appel de la décision.  

Mieux vaut être sous la responsabilité professionnelle d’un juge à l’expérience talentueuse tel Marc Trévidic, par exemple, plutôt que sous la coupe d’amateurs trop souvent bourbeux, rarement aussi  puissants intellectuellement qu’Emile Zola dans « J’accuse », en d’autres temps !!!  

  • Titre de l’article de Jean-Claude Jaillette, page 53, du numéro 961 de « Marianne ». 

Annie Keszey. 

http://www.notreputeaux.com 

http://rupture-et-metamorphose.org 

http://atelier-idees.org