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25/02/2015

PUTEAUX. INCITATION MUETTE AU REJET RACIAL ET RELIGIEUX.

 

Le « Gaulois » Gérard Brazon, conseiller municipal d’opposition du FN, à la fonction incertaine puisque la régularité de son élection est étudiée par la Justice,  a posté  cette photographie sur Facebook.

 

Or, l’homme est noir et la femme porte un foulard. Le choix de Gérard  ne relève pas du hasard. Le panneau électoral, les lampadaires et les grilles symbolisent la terre sacrée, l’âme de la France, terre des ancêtres,  Puteaux, victime du « grand remplacement ».

 

Le « grand remplacement » de Renaud Camus, cloîtré, terrorisé, dans un château médiéval de province, ignore bien sûr l’ensemble des statistiques sur l’immigration. Gérard oublie, quant à lui, la loi du 6/01/1978, interdisant clairement les statistiques ethniques.

 

Le titre d’apparence banal, «  Les nouveaux Putéoliens » renvoie, par l’ambiguïté du sous-entendu implicite, au livre récent « Marine Le Pen prise aux mots ». C’est un exemple parfait des procédés formels du double-langage frontiste. Par le « silence », la « mise en sourdine » des scories xénophobes, Gérard se masque (se « voile » !) en imputant aux seuls lecteurs toute interprétation raciste de l’image.  

 

Lors de son discours du 1er mai 2013, Marine Le Pen assurait « Nous croyons à l’égalité des citoyens français, quelles que soient leurs origines ou leurs croyances ».

 

En 2012, elle avait préféré une définition exclusive de l’appartenance à la nation. « La maison du peuple français, c’est la France, et il (le peuple) a le droit, chez lui, de décider qui vient et qui reste... » ?

 

Gérard manque d’une bouée  linguistique lui permettant de surnager dans le langage « diaboliquement dédiabolisé » de son héroïne Marine, à moins qu’il ne s’en délecte (Oh non, surtout pas !) : double langage et double jeu.

 

Mais, attention, nous, citoyens démocrates, avons-lu « Le FN pour les Nuls ! ».

 

Quelqu’un a dit (?) « Aime ton prochain comme toi-même ! » Gérard le mariniste est donc invité à partager un délicieux couscous chez Aïcha, puis à écouter François Gemenne, spécialiste belge passionnant des flux migratoires. (Florian Philippot, énarque du FN, a déjà subi « cette dernière salutaire épreuve au nom de l’objectivité » : ce fut difficile, mais apaisant, pour lui.)

 

Le FN serait un parti républicain. Cette image viole pourtant l’article 1er de la constitution française.

 

Annie Keszey.

 

 

 

22/02/2015

CONDAMNATION DE MADAME CECCALDI-RAYNAUD, MAIRE DE PUTEAUX.

 

Merci à Stéphane Vazia, du Parti socialiste de Puteaux, d’avoir fait appel à la Justice. Le Tribunal administratif de Cergy- Pontoise vient de condamner le maire pour les articles 9 et 24, illégaux, du règlement intérieur du conseil municipal et l’oblige à délibérer sur ces  deux articles annulés dans un délai de deux mois après la notification du jugement. Le jugement est accessible à partir du site : www.ps-puteaux.com 

Un mois après « Je suis Charlie », la Justice réprouve et punit les manquements du maire et des conseillers de la majorité UMP et UDI à la liberté d’expression des élus de l’opposition. L’obstination du maire et la subordination des conseillers, sur ce thème, leur portent préjudice : être condamné par la Justice indique un manque d’autonomie et de fiabilité de la réflexion personnelle, une déviation du libre arbitre et un déficit républicain. Le « Peuple » est alors contraint de se substituer à ses représentants élus : c’est la République française, au nom du Peuple français, qui condamne. 

Des citoyens ordinaires avaient relevé publiquement ces défaillances de la municipalité, de plus provocatrices dans leur forme. Il ne s’agit donc pas cette fois d’un déficit du Savoir mais d’un excès de Pouvoir ! Deux exemples de critiques, souvent répétées par de nombreux démocrates en d’ autres termes : 

Le 13/05/2009. 

Le texte suivant portait sur la page des éditoriaux du journal « Puteaux-Infos ». Renouvelée chaque mois cette page est une humiliation programmée et répétitive des 4 groupes de l’opposition contraints à se partager ½ page pour s’exprimer en lettres minuscules. Sur la demi-page supérieure la majorité « conquérante » écrit confortablement avec ses grosses lettres !  

« Le Maire accorde à l’opposition 1/140ème environ de l’espace du journal de la ville alors que les votants de l’opposition (8383 voix) représentent 65/140èmes  du total des votants (majorité : 9446 voix). Des comparaisons entre journaux de villes de populations entre 40 000 et 50 000 habitants montrent que l’espace accordé par le maire de Puteaux à l’opposition est trop restreint. Or, la Démocratie est un système à double  légitimité : la légitimité née de la volonté des urnes et la légitimité de la raison non partisane dans l’ordre du fonctionnement. Cette seconde légitimité appelle d’accroître l’espace commun du droit à l’expression des conseillers de l’opposition, par modification du règlement intérieur. » 

La Justice vient de reconnaître l’insuffisance de l’espace accordé à l’opposition dans les publications de la mairie. 

Dans « Puteaux-Infos » de février 2015, la place de l’opposition est de 1/194ème 

Le 23/09/2014. 

« Les conseillers municipaux peuvent être  légalement filmés de face Imposer de les filmer de dos est une régression démocratique. En acceptant d’être conseiller municipal, ils ont accepté de s’exposer publiquement dans leurs fonctions d’élus. 

Autorisation préalable. Dans un jugement en date du 5/05/2008, en particulier, le Tribunal administratif de Nice a eu l’occasion de préciser que « l’enregistrement audiovisuel ne peut être soumis à un régime d’autorisation préalable ». Il est parfaitement légal de réaliser des enregistrements sonores ou des vidéos des séances du conseil municipal. Cela vaut pour les élus et pour le public. 

La présence d’une caméra ne représente pas un trouble.Les séances peuvent être retransmises par les moyens audiovisuels. La loi autorise les élus à être filmés lors de manifestations publiques lorsqu’ils interviennent dans le cadre de leur fonction élective, ce qui est le cas du Conseil Municipal. » 

La Justice vient de reconnaître qu’instaurer un régime de  déclaration préalable avant de filmer ne résulte d’aucun texte de nature législative ou réglementaire.  

La situation économique privilégiée de Puteaux qui protège les élus des problèmes majeurs de l’actualité nationale devrait les inciter à promouvoir des valeurs démocratiques irréprochables. Au lieu de cela, ce sont encore trop souvent des pratiques partisanes de « guéguerre »  soutenues  par la communauté des conseillers proches, idéologues indifférents aux progrès collectifs. 

Cette condamnation pour entraves à la liberté d’expression, les couleurs anachroniques dans la vieille église, le « mur » entre Puteaux et Neuilly, le péage (supprimé) de 2 € entre ces deux villes pourraient-ils être les derniers événements d’un système gestionnaire de tâtonnements  et d’erreurs partisans? 

Nous, Putéoliens, saurions oublier très vite!  

Nous préférons la piscine, les cours d’informatique, les petits robots scolaires, la maison du Droit ou l’épicerie sociale!... 

Et l’Unité locale. Les utopies se réalisent parfois.  

Image : jamesartsub.com 

Annie Keszey.

 

 

 

 

 

05/02/2015

PUTEAUX. 31 janvier 2015. Communiqué aux paroissiens.

 

 Ces derniers jours ont été marqués par une activité médiatique au sujet des travaux effectués par la mairie à l’église Notre-Dame de Pitié (mise en peinture des murs du chœur et de l’entrée ainsi que des statues). De nombreux paroissiens ont réagi en posant des questions sur l’origine des travaux. A notre demande, nous avons rencontré Madame le Maire le samedi 28 janvier. 

 

Au cours de ce rendez-vous, Madame le Maire a reconnu n’avoir ni consulté ni informé la Paroisse contrairement aux procédures normales en ces circonstances. Nous regrettons que cet entretien n’ait pas permis de revenir à des relations plus conformes à la loi, la coutume et tout simplement la cordialité entre acteurs et responsables du vivre-ensemble dans notre ville.

 

Nous rappelons que l’église Notre-Dame de Pitié est affectée au culte catholique même si la commune en est propriétaire. Cette situation est celle des églises communales construites avant 1905. Or, comme l’a résumé le journal La Croix du 28 janvier 2015, « selon ce régime d’affectation, le bâti et le mobilier ayant fonction cultuelle ne peuvent être aménagés, restaurés, transformés sans une collaboration étroite entre le propriétaire- la ville de Puteaux- et l’affectataire –le curé de la paroisse ». 

 

A notre connaissance, la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) est intervenue à propos des travaux réalisés à Notre-Dame de Pitié.

 

Les membres du clergé et les laïcs de l’EAP, au nom de la paroisse, souhaitent pouvoir user des relations cordiales et vivre un jeu institutionnel fluide avec la Mairie. C’était  la raison de notre démarche. Nous tenons à réaffirmer notre volonté d’être au service de tous et de la communion.

 

Le père A.Lotodé, le père M.Autané et le diacre Y. Doubliez. 

 

Oh ! Qu’en termes « chrétiens » ces choses-là sont dites ! La maire a de la chance de n’être pas « clouée au pilori »  par ces interlocuteurs déraisonnablement méprisés.

 

L’église Notre-Dame de Pitié, nommée ainsi en 1523, a été restaurée en 1975, classée « Monument historique » et rouverte ensuite au culte...

 

Le communiqué sous-tend  la méconnaissance des incidences historiques de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905, par la maire, son adjoint à la culture -son fils Vincent Franchi- et les nombreux conseillers de la majorité.  Fortement combattue par les Eglises au moment de sa rédaction, la loi est devenue, dès « l’Union sacrée » de 1914, une loi de cohésion nationale.

C’est une loi au service de la paix, une recherche d’harmonie entre tous. C’est la nécessité de réunir les hommes pour assurer leur coexistence.

Le premier magistrat de Puteaux, à partir du communiqué des Hommes d’église, ne le sait pas.

L’ignorance n’est pas une culpabilité quand, reconnue ou dénoncée, elle se traite. Organiser une conférence en mairie sur les rapports actuels entre l’église catholique et l’Etat (dont les collectivités locales) s’avère nécessaire. Jean Baubérot, par exemple, pourrait être sollicité. C’est un spécialiste subtil.

Le code du patrimoine signifie qu’un immeuble classé ne peut «être l’objet d’un travail de restauration, de réparation ou de modification quelconque, si l’autorité compétente n’y a pas donné son consentement ». L’autorité compétente est le préfet de région ou le ministre chargé de la Culture. L’accord du prêtre est souhaitable, contourné ici, mais n’est pas suffisant.

Lors d’une restauration l’œuvre risque de perdre ce qui lui donne sa valeur, à savoir son intégrité historique et esthétique. Pour le respect de ces valeurs, des principes de restauration ont été formulés dans des théories, des lois, des conventions, des chartes internationales.

La restauration entreprise sans l’autorisation requise de la DRAC, par la mairie, est un outrage à l’église.

Une partie de l’intérieur a été repeinte en mauve et en rouge. Trois statues en bois et en pierre ont été recouvertes de peinture beige.

Le site « La tribune de l’Art » commente cette erreur et publie les photos suivantes, explicites. 

 

Ne pas toucher aux trésors architecturaux de l’histoire sans autorisation est l’indispensable protection contre les faussaires  qui se promeuvent artistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Une seconde conférence, par la Direction régionale des Affaires culturelles, préciserait au moins, aux responsables, les règles  élémentaires de protection des bâtiments historiques français, dont Notre-Dame de Pitié. A partir de ces lieux de mémoire il s’agit de transmettre des références culturelles authentiques aux générations futures.

 

 

 

La DRAC a constaté sur place la matérialité des faits.  Il n’y aura pas de poursuites judiciaires, l’intention de la mairie n’étant pas reprochable.

Un plus grand professionnalisme des autorités de Puteaux évitera sûrement désormais ces palpitations gestionnaires.

Annie Keszey.