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18/02/2013

UNE AFFIRMATION DISCUTABLE.

"...SEULE LA PAROLE DU PEUPLE VAUT QUELQUE CHOSE?..."

démocratie, peuple, citoyens, Marine Le Pen, Daniel Cohn- Bendit, élection municipales 2014

 


Dans le passé, la parole des « peuples-foules », blancs, n’a pas été juste.
Aujourd’hui, « la parole du Peuple français » reste une fiction.


La campagne électorale pour les élections municipales de 2014 est ouverte. Puteaux Bleu Marine, du Front National, a distribué, sur le marché, sa « Lettre aux Putéoliens » de février 2013. Le sujet choisi est mineur mais une affirmation du tract, « … Seule la parole du peuple vaut quelque chose… », est chimérique.


Le passé.


Le peuple blanc du sud des Etats-Unis n’imagine, ni ne veut l’abolition de l’esclavage. Elle lui est imposée par la guerre de Sécession et par la Proclamation d’Emancipation de 1863, premier acte de libération des esclaves.
En France, le 21 janvier 1895, le Capitaine Alfred Dreyfus, fils d’une riche famille juive alsacienne, polytechnicien, est déporté, à perpétuité, en Guyane, sur l’Ile du diable, après avoir été dégradé. Accusé, par l’Etat-Major de l’Armée, d’avoir délivré des documents confidentiels à l’Allemagne, son procès à huis clos l’a condamné, sans preuve et alors qu’il affirmait son innocence. Le peuple surenchérit et crie « Dreyfus à la potence ! ». Le 11 septembre 1899, Alfred Dreyfus est libéré. L’erreur judiciaire est reconnue. Il est réintégré dans l’Armée en 1906.
Le peuple des hommes français ne « parle » guère pendant deux siècles de la nécessité d’accorder aux femmes le droit de vote, approuvé seulement en 1944.
Le peuple des colons blancs français refuse la décolonisation  pourtant meurtrière de l’Indochine, de Madagascar, de l’Algérie… et les décolonisations pacifiques, à partir de 1946. Il faut contraindre.
Ce n’est pas le peuple qui veut, en France, l’abolition de la peine de mort décidée en 1981. Marine Le Pen, du Front National, par un opportunisme objectivement macabre, se fait l’avocate d’un retour à la peine de mort, le 10 octobre 2012, sur BFM TV. Elle  flatte ainsi, stratégiquement, « le consentement meurtrier » espéré des électeurs.
Le peuple blanc, des immigrés dominateurs, en Afrique du Sud, lutte contre l’abolition de l’Apartheid, intervenue enfin en 1991, contre son gré.
La liste est interminable…


Aujourd’hui.


Le mot « peuple » a au moins deux sens différents, souvent opposés: le plus ancien désigne les citoyens d’en bas, les dominés, souvent opposés aux élites étatiques, politiques, économiques, intellectuelles, à ceux d’en haut qui les dominent. Ce sens du mot « peuple » est celui des révolutions.
Dans son second sens, plus moderne, « le peuple français» est l’ensemble des citoyens de l’Etat- France, unifié, légal et reconnu. Ces citoyens ont le droit de voter et d’être élus. L’usage de mots-clés travaille à l’unification du « peuple français » : Nation, Identité française…[Le mot Patriotisme, puissant en 1914, est affaibli par une période très longue de paix]. Or, cette unification n’est qu’éphémère puisque la vie quotidienne montre la diversité des groupes citoyens et leurs antagonismes : pour ou contre la laïcité, les juifs, les musulmans, l’immigration, le mariage entre homosexuels, l’adoption d’enfants par les couples homosexuels, l’Europe…
Dans la Démocratie française, pluraliste, le Peuple monolithique, consensuel, unifié est, pour l’instant, INTROUVABLE. Il n’existe que des citoyens-électeurs divisés. L’organisation en partis politiques fermés, usés, conflictuels jusqu’au sectarisme bloque l’unification. Simone Weil, en 1940, proposait la fin des partis politiques et aujourd’hui, en 2013, Daniel Cohn-Bendit publie aux Editions Indigène « Pour supprimer les partis politiques-Réflexions d’un apatride sans parti.» Un espoir.
La Démocratie française fondée sur la souveraineté populaire, élective et représentative, exprime, sous une forme non-violente en général, les conflits au sein de la population et élabore des compromis politiques entre des contraires, compromis qui ne sont jamais garantis de pérennité puisque les majorités sont instables.*


Ecrire « Seule la parole du peuple vaut quelque chose » est, dans notre Démocratie française représentative, de citoyens, une manipulation populiste.


www.notreputeaux.com

www.atelier-idees.org       

www.rupture-et-metamorphose.org

* D'après www.sylvainreboul.free.fr

Tableau: La liberté guidant le peuple. Eugène Delacroix. 1830

07/02/2013

PUTEAUX. Une leçon gratuite d'orthographe.

SALUTATIONS CORDIALES  A PUTEAUX  BLEU  MARINE  ET  A GERARD BRAZON !

Recevez mes remerciements très sincères pour les qualités que vous m’attribuez d’innocence et de douceur, très rares à conserver malgré le temps qui passe. Les synonymes d’innocence sont la pureté et la  simplicité…, en ces temps de corruption et de formatage : vous êtes vraiment trop délicats.

Opposée aux opinions et idéologies extrêmes d’une part et nullement adepte de la liberté d’expression américaine du nord d’autre part, je ne veux pas voir vos publications sur mes blogs. Vous diffusez d’ailleurs vos idées sur les vôtres et n’êtes donc pas concernés par une quelconque «  Censure ».

Par reconnaissance et gratuitement, je vous soumets quelques corrections de  forme de vos articles, c’est mon métier,  afin que l’intérêt de vos lecteurs puisse se concentrer sur le fond. 

Appréciez, cette fois et de surcroît, mon humanisme!

Mon nom est celui de mon mari, immigré hongrois naturalisé français qui a eu tous ses biens familiaux confisqués par le communisme roumain. Sans argent, il est venu à pied en France en de nombreuses étapes. A partir d’un respect particulier que j’ai pour sa vie j’aimerais que vous écriviez Keszey  et non Kezsey. Certes, ces noms étrangers vous troublent !
Ensuite, écrivez, c’est mieux:
…tous les musulmans sont croyants
…vous faites partie de ces personnes à qui l’on peut dire…
Qui vous dit que tous les musulmans…
Combien de fois ai- je  dit
…vous pouvez continuer à croire ce que vous dîtes   
…des petites filles françaises…
…des acquis scientifiques qui furent rapportés
…même Averroès fut condamné…

A bientôt peut-être, avec plaisir.
www.notreputeaux.com

Annie Keszey.

27/01/2013

MAIRIE DE PUTEAUX: UN DINER CITOYEN.

Madame Ceccaldi-Raynaud, Maire de Puteaux, Président de l’EPADESA, Vice-Président de la Communauté d’agglomération Seine-Défense, organise chaque année, avec les membres de la majorité politique du Conseil municipal, de nombreuses cérémonies de vœux.

Le 23 janvier 2013, l’invitation à dîner, pour 19H30,  concerne les représentants de Conseils syndicaux et des Syndics.
Les illuminations de NOEL, élégantes suspensions brillantes et sapins rouges, s’ajoutent à l’éclairage habituel sur l’Esplanade, devant la façade néoclassique de la Mairie.
L’accueil  des invités- citoyens est « pensé », affable et déférent. Un policier municipal « surveille-protège » l’entrée. Les identités sont vérifiées par la seule remise de l’invitation reçue antérieurement, par courrier.
En particulier, Madame La Directrice de l’urbanisme, élégante et souriante, accueille les entrants.
Un dépôt des  vêtements d’hiver, encombrants, est prévu à ce niveau.
Cette première impression d’ordre, de soin, de précision dans l’organisation, ne sera pas contredite ensuite.

Les nombreuses tables rondes, de dix places, aux nappes blanches, prévues pour le dîner, portent, chacune, une affiche, avec le nom d’un quartier, ce qui facilite l’installation des convives, guidés, de plus, par des hôtesses attentives.  Un photographe propose d’immortaliser les présents, comme ils le souhaitent, afin de fixer l’instant, dans ce cadre inhabituel.
Au centre de la salle, une estrade  a pour fond un immense écran pour projections visuelles. D’autres écrans plats permettent à tous de regarder les mêmes images sur des initiatives municipales.
Un haut chandelier argent à cinq branches éclaire chaque table. Les couverts sont classiquement français, avec plusieurs verres à pied, sélects donc, comme il se doit. Chaque invité découvre ses cadeaux :
-    Un pot miniature rouge clair, porte un aimant au dos afin de pouvoir être fixé sur un meuble ou un mur et contient une adorable petite plante grasse verte, humidifiée. Toutes les plantes voisines sont différentes. Le pot est protégé par un sac en papier transparent, avec deux bandes de légères impressions or. Une étiquette des vœux du Maire et de la Municipalité fixe l’ensemble.

- Un agenda 2013- Ville de Puteaux, d’une qualité supérieure, a sa couverture noire traversée par une bande  de dix  photographies, témoignages historiques de la ville : le Moulin de chantecoq, l’Eglise Notre-Dame de la Pitié, une voiture De Dion Bouton  1908…Les pages intérieures approfondissent la signification de chaque image. De plus, la fin de chaque mois est marquée par une œuvre agréable- pleine-page- en couleur, représentant un des sites marquants de Puteaux. C’est un très bel agenda. Le menu est apposé sur un verre: noix de Saint-Jacques, coulis de poivrons rouges. Suprême de pintadeau aux cèpes. Pommes purée. Salade. Fromage. Tiramisu. Vocabulaire  culinaire « de  classe ». Belle perspective.

Les conversations entre convives qui ne se connaissent pas toujours sont feutrées, cordiales et pacifiques. Le thème naturel est la gestion des copropriétés.

Madame Ceccaldi- Raynaud, avec Monsieur Jean-Marie Ballet, adjoint au Maire et d’autres collaborateurs à ses côtés, renouvelle ses vœux et décore des conseillers syndicaux et des syndics bénévoles, engagés dans le bon fonctionnement de leur copropriété. Les « décorés » sont remerciés par un cadeau particulier dont une bouteille, certainement  renommée.
Puis le repas commence aux sons d’un orchestre cubain. Le service, par des femmes aux chemisiers blancs et  des hommes en noir est parfait, à partir d’un travail de professionnels.
Le champagne blanc ou rosé est suivi de vins blancs puis rouges. La présentation des mets fins et délicieux est la même pour tous. Les coquilles Saint-Jacques, au même nombre dans chaque assiette  et à la même température, alignées en oblique, sont recouvertes d’un coulis rare…Les pintadeaux ne sont représentés que par leurs cuisses…
Après le repas, il est possible et agréable de danser.

Aucune réserve ne saurait être émise sur la qualité de cette soirée, à l’organisation méticuleuse, consciencieuse et respectueuse d’autrui.
Dans ce lieu momentanément étanche, après  trois heures, le résultat est heureux pour les privilégiés du jour. C’était parfait, convivial et…fraternel.

Hors contexte, la vie politique  de Puteaux, à la sérénité fragile, reprend son cours avec ses interrogations pérennes: cette réception était-elle, par exemple, « clientéliste », imperfection des représentants démocratiques afin de s’attacher la fidélité de futurs électeurs ? Si le clientélisme dans l’Histoire, à partir de rapports sociaux inégaux, fut  violent, la situation a changé. Chaque convive ce soir-là avait sa TOTALE LIBERTE DE CONSCIENCE  pour juger et  restait seul responsable de ses  engagements présents et futurs. Assimiler les citoyens à des marionnettes permet certes des critiques politiques faciles mais frappées de duplicité.

Située dans un contexte  plus large que la seule ville de Puteaux, cette agréable  réception conduit vers une introspection  complexe dont Marc Crépon, agrégé et docteur en philosophie, analyste du lien entre l’éthique et les intérêts,  facilite l’élucidation.
Marc Crépon donc.
Plus tard !
www.atelier-idees.org
www.notreputeaux.com
Annie Keszey.