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21/11/2017

Faire de la politique autrement. L'autogouvernance.

« Reinventing Organizations » de Frédéric Laloux, livre de 484 pages, traduit de l’anglais, publié en 2015 aux Editions Diateino, est un guide pour ceux qui aspirent à gérer autrement leur entreprise, association, école, hôpital  (ou d’autres groupes dont un comité, par exemple)...EXTRAITS.
Notre planète est devenue trop petite pour héberger notre modèle économique. Nos entreprises contribuent massivement à l’épuisement des ressources naturelles, de nos réserves d’eau et de nos terres arables, tout comme à la destruction des écosystèmes et au changement climatique. Nous jouons tous à la roulette russe avec l’avenir misant sur le fait que des solutions technologiques, encore à trouver, nous aideront à résoudre tous ces problèmes. Ce pari me paraît pour le moins risqué. Du point de vue économique, un modèle de croissance infinie dans un monde aux ressources finies nous mène droit dans le mur...
On cite souvent une phrase d’Einstein qui dit qu’on ne peut résoudre un problème depuis le niveau de conscience qui l’a créé. Si ce que dit Einstein est juste, une nouvelle façon de voir les choses, un autre niveau de conscience, une nouvelle conception du monde sont le préalable indispensable à la réinvention du monde... »
L’auteur présente d’abord l’histoire et le développement des organisations d’hier à aujourd’hui. Il attribue une couleur à chaque stade organisationnel qu’il décrit avec précision depuis le stade Réactif- Paradigme infra-rouge, 100 000 à 50 000 ans avant notre ère, jusqu’au stade Evolutif Opale, en cours de développement aujourd’hui. Douze entreprises du monde pionnières en organisation, dans les domaines de l’énergie, de la santé, de l’instruction, de l’informatique, de l’agroalimentaire ...sont détaillées et le cumul de leurs transformations permet une synthèse de la future société Opale, respectueuse de l’homme et de l’univers.
« Les entreprises pionnières du paradigme Opale font apparaître trois avancées majeures :
 - L’autogouvernance  permet un fonctionnement efficace sur la base de relations d’égal à égal, en dehors de toute hiérarchie et sans recherche de consensus.
- L’affirmation de soi devient possible  puisque les organisations Opale ont développé un ensemble de pratiques qui nous invitent à venir au travail avec tout ce que nous sommes, dans la plénitude de notre humanité. 
- La raison d’être Evolutive, au lieu d’essayer de prévoir et de maîtriser l’avenir, fait que ces entreprises invitent leurs collaborateurs à écouter et à comprendre ce qu’elles veulent devenir, et, à quelle finalité elles entendent répondre.
Chacune de ces avancées se manifeste à travers un certain nombre de fonctionnements concrets... »
L’autogouvernance.
« La concentration du pouvoir au sommet, qui crée une frontière entre ceux qui l’ont et ceux qui ne l’ont pas, engendre des problèmes qui empoisonnent la vie des organisations, aussi loin que nous puissions remonter. Le pouvoir est considéré comme une ressource rare qui mérite qu’on se batte pour l’avoir, et cette situation fait invariablement remonter la part d’ombre de la nature humaine, l’ambition personnelle, le calcul politique, la méfiance, la peur et la cupidité. A la base de la pyramide, elle fait souvent le lit des jumeaux de l’impuissance : la résignation et le ressentiment... 
Les organisations Opale introduisent une première rupture : elles dépassent le problème antédiluvien de l’inégalité de pouvoir grâce à des structures et à des modes de fonctionnement dans lesquels personne n’a de pouvoir sur qui que ce soit et pourtant, paradoxalement, l’entreprise dans son ensemble en devient considérablement plus puissante...Au sein de Buurtzorg (terme qui signifie soins de proximité en néerlandais), les 7 000 infirmiers et infirmières  travaillent en équipes de 10 à 12, chaque équipe suivant environ 50 patients...L’équipe n’a pas de chef et les décisions importantes sont prises collectivement...Les patients sont vus et reconnus dans la plénitude de leur être et au-delà de leurs besoins physiques, leurs demandes émotionnelles, relationnelles et spirituelles sont aussi prises en compte...Les équipes sont autonomes et auto-régularisées...Buurtzorg a développé des moyens très efficaces pour accompagner les équipes (formation, coaching, outils de gestion)...Les nouvelles équipes ou les nouvelles recrues des équipes confirmées suivent une formation intitulée  méthodes d’interaction orientées solution...Pendant la formation, les coéquipiers approfondissent leur connaissance des règles les plus fondamentales (et, ironiquement, souvent les plus négligées) de la collaboration entre des personnes : les différents types d’écoute et de communication, comment conduire une réunion, comment se coacher mutuellement et autres expériences  concrètes...En l’absence de chef, personne ne peut dicter sa loi ni trancher, pour le remplacer les équipes ont recours à une méthode collective de résolution de problèmes et de prise de décision très précise et efficace . Le groupe commence par se choisir un facilitateur, l’ordre du jour est discuté et fixé...Le facilitateur ne doit rien dire, rien suggérer, rien décider : il recueille les propositions, toutes écrites au tableau. Elles sont ensuite passées en revue, améliorées et précisées, puis soumises à la décision du groupe. La base de la décision n’est pas le consensus. Personne ne peut émettre un veto...Quel que soit le sujet, il y aura toujours quelqu’un qui aura plus à apporter que les autres...L’absence de lien de subordination ouvre un espace à d’autres hiérarchies, naturelles et spontanées : hiérarchies fluides de reconnaissance, d’influence et de talent, que l’on appelle parfois hiérarchies naturelles par opposition aux hiérarchies de pouvoir...
Les organisations Opale n’ont pas d’encadrement intermédiaire, les fonctions supports sont réduites au strict minimum, les cols bleus deviennent Opale, il n’y a pas de comité exécutif, peu de réunions, le savoir est partagé entre les équipes, il n’y a pas d’organigramme, pas de description ni d’intitulés de postes...En l’absence d’encadrement intermédiaire et de niveau fonctionnel important, les organisations Opale n’ont plus les mécanismes habituels des entreprises ; elles ont la confiance mutuelle comme fondation...La confiance plutôt que le contrôle...
Le chapitre 2.3 décrit le processus d’autogouvernance : il développe la sollicitation d’avis nécessaires à la prise de décision, sans consensus, la démarche de prise de décision en situation de crise, la concrétisation de la politique d’achats et des investissements, la communication interne, la gestion des talents, la définition des rôles et de l’allocation des ressources, les responsabilités, la gestion des performances, la résolution des conflits, les processus de nomination, les rémunérations et les incitations financières, les licenciements...
« Les entreprises autogouvernées sont des systèmes complexes, participatifs, interconnectés, interdépendants et en évolution continue, comme les écosystèmes de la nature. La forme y découle du besoin, les rôles se prennent, s’abandonnent, s’échangent de façon fluide. Le pouvoir est réparti. Les décisions se prennent là où elles émergent. Les innovations peuvent surgir de toute part. Les réunions se tiennent en fonction des besoins. Des groupes de travail se forment aussi spontanément et rapidement qu’ils se dispersent... »
Les jeunes pigent l’autogouvernance instinctivement. Selon Gary Hamel, sur le Web :
Personne ne peut tuer une bonne idée ; / tout le monde peut entrer  ;/n’importe qui peut prendre la direction ; /personne ne peut dicter sa loi: /chacun choisit sa cause ; /on peut facilement rebondir sur ce que les autres ont fait ; /on n’a pas à supporter les brutes ni les tyrans : / les agitateurs ne se font pas marginaliser ; / c’est en général l’excellence qui gagne (et pas la médiocrité) ; /  les façons de faire qui tuent l’enthousiasme se font renverser ; / les contributions géniales sont reconnues et célébrées. »
D’aucuns ne sauraient s’épargner la lecture attentive de ce nouveau management, dans l’intérêt de tous.               Annie Keszey

30/05/2017

Puteaux. La moralisation politique.

[L’avocat de Sylvie Cancelloni, par son professionnalisme, saura distinguer la diffamation, l’insulte, l’injure et le dénigrement.]

Chut ? Non !

Surtout, chers Putéoliens, ne plions pas sous la menace d’une représentante de l’opposition politique locale qui souhaite continuer à s’exprimer sans obstacle, malgré l’impéritie morale que révèlent certains de ses propos.

Critiquer intelligemment une politique publique locale, celle du maire Mme Ceccaldi-Raynaud, par exemple, est une aide judicieuse au progrès collectif, à la condition toutefois de connaître parfaitement les dossiers pour dégager des contrepropositions positives. Ce positionnement, dans l’intérêt général, fondé sur la compétence personnelle, s’oppose aux expectorations inquisitoriales  automatiques,  inopérantes.

Une position critique efficiente n’est hélas pas celle de l’opposante concernée  qui collectionne ses infamies avec son impunité parfaitement admise.

Relevé de « perles » sur le site Twitter de Sylvie Cancelloni, de 2017 à 2015. 

20/06/2016. La pol gnagnagna de la majorité de Puteaux. Pas plus haut que la braguette, on risquerait de regarder l’horizon.

22/05/2016. FOUZYTOUT et Cie ...chez@Joëlle CR.

14/03/2016. # Puteaux : la médiocrité du débat politique. Pour cacher celle de son fils, l’âne, qui refuse de présenter le budget...

13/03/2016. # Puteaux, Joëlle CR, une démocratie pour les nuls...

10/03/2016. Puteaux,# Joëlle CR ...propose de voter des travaux dont l’appel d’offres a déjà été lancé ! Du Ceaucescu* pur jus ... (* Non, écrire Ceaușescu ou ne pas écrire d’ailleurs !)

10/06/2016. Immature, affligeant, le comportement de l’adjoint aux finances, fils de #Joëlle CR.

18/09/2015. Histoire d’une vulgaire profiteuse cachée par un physique de dame patronnesse

20/06/2015. Une star is borning @Hautbourg C pendant qu’une vieille star à  la comdigne@ Joëlle CR entame son naufrage.  

20/06/2015.Intéressant de suivre sur Twitter @Joëlle CR. Ce n’est pas un maire qui s’exprime mais une chipie revancharde. Cela promet ! # Indigne.

14/06/2015. Le bing bang à Puteaux, c’est pour demain. Aujourd’hui un système familial en sursis, caricatural et indigent, reprend du service pour 4 ans.

8/06/2015. # Puteaux a besoin non pas d’un potentat à bout de souffle et d’aboyeurs serviles... Etc.

Mais son mensonge classique politique du 14/05/2015, largement prouvé deux ans plus tard, souligne l’imposture de ces trois dernières années : la même écrivait alors sur Twitter : « Espérer une campagne électorale belle et digne sur Twitter, à Puteaux, loin des invectives et des procès. Cela ferait du bien à la politique. »

Rappelons encore que dans une de ses publications récentes, de mai 2017, on retrouve cette même « grâce épistolaire douce et aimable» ! Le candidat local de La République En Marche aux élections législatives Laurent Zameczkowski, dont elle écrit mal le nom et qu’elle ne connaît pas, « est d’une inexpérience totale avec un côté Jean de la lune, la minceur de son profil professionnel serait un obstacle (c’est un chef d’entreprise) ». Il est assimilé à « un pâle clone ânonnant le catéchisme macroniste ». Quant au maire de Puteaux (cible obsessionnelle, à la fonction jalousée par Sylvie Cancelloni) « elle a tout d’une bleuette (écrire bluette) en matière de compétence et de légitimité » (la légitimité du maire repose légalement sur son élection).

Depuis trois mois particulièrement les Français ont exprimé leur colère envers les représentants politiques traditionnels, usés, dépassés, inefficaces : c’est une lucidité justifiée.

Annie Keszey.

http://notreputeaux.com

http://rupture-et-metamorphose.org

http://atelier-idees.org

 

 

19/03/2017

Puteaux : une réunion publique de grande qualité.

Merci donc au PS  de Puteaux d’avoir permis aux résidents de la ville d’assister, le 16/03/2017, à une rencontre avec Francis Poézévara, responsable local du parti et conseiller municipal, Marie Brannens, conseillère municipale socialiste de Neuilly-sur- Seine, Eva Joly et Éric de Montgolfier, sur les thèmes de l’exemplarité en politique et  de la transparence de la vie publique.

Des Putéoliens  nombreux, attentifs à des intervenants  « rigoureux et  incorruptibles », ont participé aux échanges avec un grand intérêt. Stéphane Vazia et Nadine Jeanne, socialistes engagés à Puteaux depuis de nombreuses années, étaient aussi présents. [Une photo de la salle, publiée sur Twitter/LR/Puteaux, montre  27 ou 28 présents  assis ou debout : une information mensongère motivée sans doute par le fait qu’il est plus politique de s’occuper de la forme plutôt que du fond !]

Marie Brannens a rappelé les lois votées pour assainir la République durant le mandat de François Hollande. Ces progrès réels, merci encore, peu médiatisés, restent cependant très insuffisants tant la France est en situation de « démocratie grise ». Éric de Montgolfier, ancien procureur de la République, réputé, est issu d’une famille noble toujours reconnue pour avoir expérimenté « la montgolfière », en 1783. Après une carrière hautement compétente  et exemplaire au service de la Justice, de la Justice anti-corruption surtout, il conseille Benoît Hamon candidat socialiste à la présidentielle, mais n’est pas lui-même adhérent de ce parti. L’intervention orale d’Éric de Montgolfier  est une synthèse de son dernier livre « On ne peut éternellement se contenter de regarder les cadavres passer sous les ponts »*. Le constat professionnel sur les erreurs, les malversations, les corruptions est « impitoyable ». Les pouvoirs présidentiel, exécutif, législatif, judiciaire et locaux, les économistes, les médias et une partie du peuple ... sont gangrénés par un mélange d’incivisme et de corruption. Aux questions posées par le public sur des anomalies sérieuses d’actualité, il propose des réformes. La plus importante est de rompre avec la « dépendance » du pouvoir judiciaire par rapport aux pouvoirs présidentiel, exécutif et législatif et de lui donner les moyens nécessaires, tant la tâche est lourde, pour un fonctionnement normal. Il réprouve la justice à deux vitesses, l’une, tolérante pour « les puissants », l’autre, stricte pour les citoyens ordinaires et  souhaite un «  procureur européen » au-dessus des gouvernements pour agir en justice sans pressions ni entraves. De nombreuses autres propositions ont pour but direct d’empêcher la reproduction des dérives politiques d’actualité. Benoît Hamon en propose dix dans son programme : (ce programme est consultable dans sa totalité sur plusieurs sites du Web), l’identité des donateurs de plus de 2 500 € aux candidats  sera rendue publique, les déclarations de situations patrimoniales et d’intérêts des candidats à la présidentielle, obligatoires, le deviendront aussi pour les parlementaires. Les parlementaires n’auront plus le droit de recruter un  membre de leur famille comme assistant. Le mandat parlementaire sera incompatible avec les activités de « conseil ». Le nom des « lobbyistes » rencontrés par le candidat seront publiés. Pour être candidat, il faudra un extrait de casier judiciaire vierge. Le contrôle des dépenses des parlementaires sera renforcé. L’inégibilité en cas d’infraction à la législation sur le financement des campagnes électorales sera portée à 6 ans. Les moyens humains, budgétaires et matériels de la Commission Nationale des Comptes de Campagne et de Financements politiques seront renforcés.

Quand on a suivi les faits politiques dominants depuis deux mois, on constate que ces mesures collent à une réalité désastreuse pour une « purification »  bienvenue.

 Éric de Montgolfier regrette les choix de certains électeurs, évidents d’ailleurs dans le 92, qui réélisent des politiques condamnés par la Justice. Il déplore que la politique puisse infantiliser le peuple, peuple passif avec une flexibilité exagérée devant les diktats et un appétit féroce pour les  rumeurs. Il souhaite que « chacun s’engage », afin que nul n’accepte l’offre du corrupteur.

A la question qui lui est posée de savoir comment s’engager, la réponse déçoit. Il faut voter, dit-il, au lieu de s’abstenir ce qui pourrait être dangereux. Certes : le public de ce jour  en était déjà convaincu. Il faut s’exprimer sur les réseaux sociaux. Certes, mais comment ? Il ne s’agit pas d’agir à contresens en se substituant à la Justice tels les « addicts » à Twitter ou à Facebook qui passent des années à dénoncer les mêmes « trucs » avec une efficacité nulle ou les apprentis juges formés à l’école de l’inquisition qui s’exercent  aux critiques « laveuses » en dehors du Droit. L’article 40 du code de procédure pénale « quand on a connaissance  d’un délit ou d’un crime, il faut en informer le procureur de la République » reste un bon conseiller. Une « proche » d’Eva Joly évoque le mouvement « Nuit debout »  en lui accordant une certaine légitimité de combat. Peut-être, mais quel est  le résultat concret de ces engagés nocturnes ? Rien.  Éric de Montgolfier ne répondra pas à la question portant   sur le respect du droit à la présomption d’innocence, droit de l’homme, souvent bafoué, sans que les sanctions prévues soient appliquées. Il ne précisera pas comment ce droit s’articule intelligemment avec le droit à l’information. Regrets!

Mais on trouvera ailleurs cette réponse espérée, dans le livre « Avancer vers l’Etat de Droit. Droit et présomption d’innocence » de Guy Millière (Président de l’Institut Turgot), Jean-Philippe Feldman, Patrick Simon, Jean-Philippe Delsol (avocats), aux éditions « Cheminements ».

Eva Joly, née en Norvège, ancien juge d’instruction, conseillère anti-corruption et anti-évasion fiscale de plusieurs gouvernements étrangers, candidate à l’élection présidentielle de 2012 du parti Europe- Ecologie, avec 2,31 % des suffrages et qui a appelé à voter François Hollande au second tour, est avocate et  députée européenne depuis 2009. Toute sa vie elle a lutté contre la corruption, les paradis fiscaux et pour l’indépendance de la Justice. Sa spécificité de juge, engagé en politique contrairement à Éric de Montgolfier, est aussi de se situer au cœur de l’interrogation sur les rapports subtils entre la morale et le droit. Lors de la réunion publique, elle rappelle ses combats contre l’évasion fiscale et ses procédures pour aboutir malgré les obstacles complexes et durs rencontrés. Nous savons tous que sa vie a été menacée après l’affaire Elf ! Elle reconnaît le rôle positif d’associations compétentes : « Transparency International », par exemple.  Née et retournée dans son pays natal, elle rappelle la supériorité éthique des pays nordiques qui n’admettent nullement la délinquance des politiques y compris la petite délinquance d’un achat de 100 €, avec une carte bancaire inappropriée. Cette « erreur » entraîne immédiatement la démission du « coupable ».

Citoyens ordinaires on peut « coller» sans réserve aux propos d’Éric de Montgolfier, c’est un peu plus délicat parfois par rapport à Eva Joly. Elle a été condamnée deux fois pour diffamation, par la Justice, contre David Douillet  et Christian Vanneste.  Les peines furent minimes. Les juges ont reconnu la première fois qu’Eva Joly avait repris une fausse information publiée par les médias sans la vérifier. La seconde fois est un exemple fin de l’écart actuel entre la morale publique et les droits de la République.

Donc, si une spécialiste exceptionnelle du droit peut se tromper  dans sa lutte pour l’éthique,  tout citoyen bien intentionné doit savoir évaluer les risques. Il faut pourtant que chacun d’entre nous, comme Éric de Montgolfier nous y incite dans la conclusion de son livre*  poursuive les tentatives du colibri qui, sous le regard moqueur d’un éléphant, tente avec une goutte d’eau d’éteindre un  gigantesque brasier ! Pour le peuple, présent ce soir-là, le cynisme « Et alors ? »  est  moribond.

 Nul n’est indemne de ses actes ou de ses abstentions, pas davantage de ses incohérences.

Annie Keszey. http://www.notreputeaux.com.