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16/05/2016

PUTEAUX. La langue des médias. Essai d'application locale d'un décryptage.

Un conseiller municipal d’opposition du MoDem est journaliste. Il tient un blog d’information sur lequel deux de ses coéquipiers du MoDem et d’EELV publient aussi, parfois, des messages. Dans une tentative d’observation de la « langue de ce média personnel », quelles « fautes » pourrait-on trouver ? (« Faute » est le mot d’Ingrid Riocreux qui n’utilise pas « incorrection ».)

L’essai de décryptage se fonde sur un principe partagé : un journaliste français a l’obligation professionnelle et culturelle de connaître la langue de la nation. Ses doutes, parfaitement compréhensibles face à la complexité, ne peuvent se clarifier par la consultation de Google mais par celle de l’Académie française. Ainsi, ce n’est pas parce que 67 900 résultats de « piétonnisation » avec 2 n sont trouvés sur Google qu’il s’agit de l’orthographe officielle. Patrick Vannier de l’Académie française précise bien l’écriture exacte de « piétonisation » avec un seul n. Le blogueur, qui a fait cette faute avec 2 n, relevée par le maire Madame Ceccaldi-Raynaud, s’entête. Il écrit : « ...Joëlle Ceccaldi-Raynaud qui pense que sa parole est vérité universelle (mais non, ce n’est pas la parole du maire c’est celle de l’Académie française !). Je lui réponds tout de suite : je fais des fautes, mais pour ma part je les corrige lorsqu’on me les signale. Je ne cherche pas à changer les règles du français. Cette affirmation raisonnable n’est malheureusement pas appliquée par le blogueur qui continue l’usage des 2 n : l’amour propre, piqué, l’emportant sur l’obligation d’exactitude. Une des informations des lecteurs du blog pour ne pas être dupés est celle de cette contradiction entre les paroles et les actes. On en donnera un autre exemple. On peut trouver sur ce média ces deux textes  étranges, le premier : « Nous suivons plusieurs familles depuis des années. Leurs demandes de HLM restent sans réponse... » et l’invitation plus récente, sur le blog, faite aux familles dont le logement est insalubre de « les » contacter. Les contacter, donc, pour attendre des années? D’autres « agissants », dans la commune sont plus déterminés.

Les sources médiatique et académique s’opposent aussi à l’écran : le maire ou la maire sont utilisés selon les jours,  or, l’Académie ne reconnaît que  «  le maire » quel que soit le sexe. Ce seul usage est une obligation...pour un conseiller municipal.

Quelques exemples de « fautes » :

...Mais pour les petits fours y a des millions.

...200.000 euros...45.000 euros ... (. ?)

...Aucune limite a Puteaux ! Ni au ridicule ni a la depense.

...ce sera la 3e « musée ».

...vous avez décidé de revoir le calcul de ses ( ?) tarifs. (Il s’agit des tarifs des cantines scolaires.)

...la TFoncier paye le personnel communal. (N’est-ce pas plutôt la Taxe foncière ?)

Etc.

Malgré l’intention probable du blogueur de servir « le droit de savoir, pouvoir de tous qui, par la publicité  sur les affaires publiques, arrête l’abus de pouvoir », son triple statut de journaliste, profession aux droits et aux devoirs spécifiques, de conseiller municipal d’opposition et de lanceur d’alerte ne lui permet pas le positionnement attendu, clair, d’informateur fiable. Ses convictions politiques bloquées, de plus immuables, son penchant pour la mise en scène de sa victimisation, son insuffisante connaissance des dossiers, ses erreurs, ses manipulations journalistiques* embrouillent son combat contre les corruptions, les oligarchies, l’opacité juridique, les gaspillages,  les impostures, la pauvreté...Nietzsche écrivait déjà : « Il ne suffit  pas de croire que l’on pense politiquement juste pour informer vrai. C’est même souvent le contraire.» Ou encore, « Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges. »

Conseil d’ami** donc à ce blogueur au triple statut : « ...La bonne foi est d’essence radicalement démocratique. Elle ne demande pas au journaliste de se convertir en policier qui confond ou en procureur qui accuse, en d’autres termes de prouver ou de condamner. Elle exige seulement de lui qu’il soit avec rigueur au rendez-vous de sa responsabilité professionnelle qui, ici, recouvre sa responsabilité juridique. Diffamer de bonne foi et, pour cette raison être relaxé, suppose d’avoir respecté cinq règles : il faut d’abord que le but poursuivi soit légitime, en d’autres termes que l’information soit d’intérêt public ; il faut ensuite que le sérieux de l’enquête soit attesté, par des démarches, des indices, des contacts, des documents, des traces etc... ; il faut encore que le contradictoire ait été respecté, c’est-à-dire que la partie mise en cause ait été approchée et sollicitée afin de s’expliquer ; il faut aussi que la modération dans l’expression ait été observée dans le rendu de l’enquête, ses formulations et sa mise en scène ; il faut enfin que l’auteur de l’article ne soit habité par aucune animosité personnelle, n’utilisant pas son pouvoir public de journaliste pour un règlement de compte privé**. »

That is the pertinent question !

** **Le droit de savoir. Edwy Plenel.

Annie Keszey*.

 

 

 

  

 

09/05/2016

PUTEAUX. UNE MANIPULATION JOURNALISTIQUE.

Ingrid Riocreux, agrégée de lettres modernes, docteur de l’université Paris-Sorbonne, chercheur à l’université Paris IV est une spécialiste remarquable et rare du décryptage des discours des journalistes. Elle nous apprend à ne pas être « orientés par un discours orientant ». Un modeste exercice d’application de la méthode pourrait être utile.

A Puteaux, l’opposant politique du MoDem tient un blog spécialisé dans la critique endémique, traditionnelle et répétitive, du maire Madame Ceccaldi-Raynaud. Son thème récent est la pauvreté dans la ville, particulièrement de l’habitat délabré, en contradiction avec la richesse de la ville : la pauvreté est certes un thème majeur même s’il est évoqué étrangement tardivement.

Le titre de l’article est : «Puteaux est-elle une ville amie des enfants ? Pas pour les enfants pauvres et mal logés. Dans son propos, également sur le conseil municipal du 8/04/2016, Bouchra Sirsalane, conseillère municipale d’opposition en harmonie avec l’opposant du MoDem, assure suivre plusieurs familles depuis des années qui ont demandé un logement HLM, mais la mairie refuse d’agir. (On peut en déduire déjà que le suivi de familles par l’opposition n’est pas efficace).

L’article sur «  la ville amie des enfants » est illustré par une photo sur une réalité tragique : c’est la façade arrière, dévastée, de l’immeuble du 17 rue Collin, immeuble privé, au centre de Puteaux. Ce cliché, choc d’une photo, insinue subrepticement une responsabilité du maire dans cette horreur.

Lier le texte de l’article à cette photo est une « manipulation journalistique » qui pourrait duper les électeurs.

L’immeuble du 17 rue Collin appartient à la vaste copropriété des 111/113/115 rue Jean-Jaurès et 19 rue Collin, incluant Monoprix. Les différences d’états de conservation entre les bâtiments, visibles depuis la rue, révèlent une « lutte interne », parfois inconsciente, très ancienne, entre les copropriétaires « puissants » majoritaires en tantièmes de copropriété, Monoprix et la partie A, et les « misérables » de la partie D, celle du 17 rue Collin.

La responsabilité de l’état délabré de ce bâtiment D dans lequel les résidents sont exposés à trois dangers, le danger de mort, le danger d’insalubrité et le danger d’insécurité, n’est nullement imputable au maire de Puteaux. C’est une propriété privée. Les responsables de cette ruine collective du D  sont la plupart des conseils syndicaux de la copropriété, souvent issus des parties « nobles » A et B qui ont manqué, objectivement, de fraternité et de solidarité et n’ont pas su ou pas voulu se faire obéir des syndics alors qu’ils étaient chargés de défendre les intérêts de tous les copropriétaires. Aucun des syndics successifs qui doivent leur élection à quelques copropriétaires puissants seulement, Messieurs Poupon, Forabosco et Godel d’OLT GI actuellement,  n’ont eu les compétences nécessaires ou la volonté de gérer la totalité d’une copropriété vaste, en difficulté depuis longtemps. (Peut-être ont-ils été « assujettis » à des intérêts secrets, mais on ne le saurait que plus tard).  Ils ont sacrifié le D. Ces syndics ont été incapables d’éliminer de lourds impayés de charges, de maintenir le bon état des immeubles  et de pratiquer une rigueur gestionnaire. En particulier, ils n’ont proposé que partiellement et lentement, pour le D, en assemblée générale, les travaux demandés. La culpabilité des syndics et des conseils syndicaux est particulièrement honteuse dans le fait que le ménage du D, payé par les résidents, n’est pas fait : ceci depuis des décennies ! Monsieur Godel, qui s’est déclaré « impuissant » à une journaliste du Parisien 92, pour se dédouaner à bon compte, vient d’être pourtant réélu lors d’une assemblée générale illégale, avec l’appui de Monoprix et du président du conseil syndical. Ce sont ces « gens-là », internes à la copropriété privée, qui sont  indifférents au D, aux enfants du D.

Les copropriétaires du D, minoritaires, n’ont pas pu ou n’ont pas su défendre leurs intérêts.

[Le syndic actuel  n’apprécie pas les observations sur le D de personnes extérieures à la copropriété. Méconnaîtrait-il le droit ? N’importe quel citoyen est habilité, de plein droit, à porter assistance aux personnes en danger de mort (un panneau ERDF porte cette information dans le couloir du D), dangers d’insalubrité et d’insécurité.]

La mairie de Puteaux achète les appartements du D mis en vente, depuis trois ans, sans avoir toutefois imposé cette mise en vente. C’était et c’est une solution adaptée à la dégradation continue des locaux. En 2015, Madame Ceccaldi-Raynaud a averti le préfet des Hauts-de-Seine de la situation grave du D. La mairie a initié une enquête sociale, très sérieuse, auprès des résidents, afin de connaître avec précision les situations diverses et souvent très compliquées : copropriétaires introuvables, locataires sans contrats, squatteurs anciens ou nouveaux...Le préfet a demandé à l’Agence régionale sanitaire d’effectuer une enquête approfondie sur les risques du D. Cette enquête, en cours depuis janvier  2016, permettra au préfet de prendre une décision. Depuis, une délégation importante conduite par la direction de l’urbanisme de la mairie, a visité le D et divers intervenants agissent sur place depuis cette visite, des architectes en particulier, pour effectuer un diagnostic global et des chiffrages de travaux. Le rapport sur ces interventions, support de la décision ou des décisions à venir des autorités publiques, sera prêt, sauf imprévu, fin juin 2016.

La mairie agit.

La critique, nécessaire, appartient à la démocratie. Il est cependant préférable de la pratiquer en s’appuyant sur la connaissance des principes de la rhétorique.

Annie Keszey, amie du D.

http://www.notreputeaux.com

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12/04/2016

PUTEAUX. Les résultats 2015 du lycée l'Agora.

12/04/2016.

lycee_agora_large.jpg

Chaque année le département de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance du Ministère de l’Education nationale publie une évaluation des lycées d’enseignement général et technologique. Les médias publient ces résultats et y ajoutent des classements qu’ils expliquent.

L’Agora, en 2015, a présenté 160 élèves aux baccalauréats : 53 en série ES, 49 en S et 58 en STI2D.

Les indicateurs de valeurs ajoutées des lycées évaluent non seulement la réussite des élèves de terminale d’un établissement aux baccalauréats, mais aussi la capacité de cet établissement à accompagner le maximum d’élèves de seconde jusqu’à l’obtention de ce diplôme en prenant en compte les caractéristiques sociodémographiques et scolaires des élèves. Ils offrent en cela une analyse plus fine que le taux de réussite au baccalauréat qui ne permet pas d’apprécier le caractère plus ou moins sélectif des établissements et le parcours scolaire des élèves depuis leur entrée au lycée jusqu’au baccalauréat.

Le taux de réussite de l’Agora aux baccalauréats toutes séries confondues, c’est- à- dire la proportion de bacheliers parmi les élèves ayant passé le baccalauréat, en 2015, est de 88 %. Il est supérieur de plus 4%, ( c’est la valeur ajoutée « performance »), au taux moyen attendu (84%), de la référence nationale, calculé pour les élèves d’âge, d’origine sociale, de sexe et de niveaux scolaires comparables, dans des lycées comparables en termes d’âge, d’origine sociale et de sexe de la population accueillie.

[Le taux de réussite, de l’Agora, aux baccalauréats toutes séries confondues, en 2008, était de 78 %. Il était supérieur de 4 % au taux moyen attendu (74 %) de la référence nationale. En 2012, ce taux de réussite était de 63 %, inférieur de 14 %, au taux moyen attendu (77 %) de l’Académie de Versailles. Pour 2012, selon le journal Le Parisien, l’Agora était 51ème sur 51 dans les Hauts-de-Seine, 446ème sur 463 en région Île de France et 2270ème sur 2297 au classement national. Un échec total, incompréhensible mais inacceptable.]

Le taux de réussite en S, en 2015, est de 90 %, en ES de 89 % et en STI2D de 84 %. Ce taux de performance en ES est égal au taux attendu, en S et STI2D ces taux sont supérieurs aux taux attendus respectivement de plus 5 % et plus 6%.

[Les résultats, en ES, sont identiques à ceux de 2008. Ils progressent en S : ils étaient de 73 %. Ils progressent en STI2D : ils étaient de 78 %.]

Le Parisien, le 30/03/2016, a publié un classement des lycées des Hauts-de-Seine : le lycée Agora passe du 51ème rang sur 51 au 39ème rang sur 52. C’est une amélioration notable. Le proviseur, Madame Patricia Duseillier, en poste depuis la rentrée 2014 et qui a « rebattu les cartes », attribue cette dynamique attendue depuis longtemps aux mesures mises en place pour lutter contre l’absentéisme, mesures adaptées puisque le taux d’absentéisme est passé de 12 % à 1.5 %. Des devoirs surveillés le mercredi après-midi sont aussi imposés.

Une mesure reste encore insuffisante : le taux d’accès de la seconde au baccalauréat dans cet établissement est inférieur de 10 points au taux d’attente de référence nationale. Cette (non) valeur ajoutée « accompagnement » est de - 10. Un élève entré en seconde dans ce lycée a 47 % de chances d’obtenir le baccalauréat dans l’établissement alors que le taux d’accès attendu est de 57 % par rapport aux établissements comparables au plan national. Cette valeur devrait être positive et la plus élevée possible.

Le projet d’établissement doit définir, pour l’année scolaire 2016-2017, les nouvelles mesures pour toujours mieux réussir. Les lycées à haute valeur ajoutée « accompagnement » pratiquent, par exemple, des soutiens systématiques, des aides aux devoirs à l’heure du déjeuner, des samedis au CDI, des contrôles oraux et écrits réguliers, des stages de  bachotage pendant les vacances de printemps, des entretiens entre les élèves et les professeurs afin d’acquérir des méthodes de travail, de la confiance en soi et de l’ambition pour l’avenir. Et puis, bien sûr, le lycée, pour progresser, doit rompre avec des traditions négatives : exclusions d’élèves supprimées et remplacées par des heures supplémentaires, au CDI par exemple, formations continues collectives des professeurs sur l’efficacité pédagogique et les évaluations scientifiques. Dans les lycées qui réussissent les aides professorales régulières sont multipliées mais avec des exigences fortes quant à l’investissement personnel de chaque élève...Un climat paisible et sûr de l’établissement, sa cohésion interne, favorisent aussi l’engagement des élèves...

Des rapports ministériels très nombreux tracent de nouvelles voies afin que le premier indicateur de réussite scolaire ne soit plus seulement la profession des parents !

La réussite d’un lycée relève d’une construction complexe qui ne peut être pensée hors sol. Cependant il n’est pas interdit de s’informer sur le fonctionnement particulier d’établissements qui réussissent à promouvoir des élèves en difficulté jusqu’à l’obtention du baccalauréat.

Il est certes paradoxal dans un système éducatif national égalitaire, notre utopie fondatrice, de publier année après année, des évaluations qui mettent le doigt sur les différences entre lycées*...

Les résultats des lycées généraux et technologiques sont accessibles sur le site http://www.education.gouv.fr

Bon courage aux responsables des résultats de l’Agora!

Image : http://www.puteaux.fr

*Claude Lelièvre, historien.

Annie Keszey.