Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/09/2014

PUTEAUX. ANNULATION DU CONSEIL MUNICIPAL DU 20/09/2014.

L’avis, certes prudent, d’une électrice locale ordinaire.

 

La maire a annulé ce conseil parce qu’un conseiller municipal d’opposition, du MoDem, voulait filmer et enregistrer ce conseil municipal mais il n’en aurait pas averti la maire «  préalablement », comme l’exigerait le règlement intérieur du conseil approuvé le 3/07/2004.

L’annulation de ce conseil ne relève que de la responsabilité du maire : la décision est disproportionnée par rapport à l’importance des points à l’ordre du jour, du nombre de présents et du coût des convocations.

L’article 2121-16 du Code général des collectivités territoriales, donne aux  maires, en particulier, le pouvoir d’interdire un enregistrement de conseil municipal, mais seulement si les modalités sont de nature à troubler le bon ordre des travaux de l’assemblée. Les maires ont le pouvoir de faire expulser  tout individu qui troublerait l’ordre.

Ce n’est pas le cas.

Sur le site de la mairie, la maire écrit :…En dépit de plusieurs rappels au règlement de séance, ce dernier (le conseiller d’opposition) s’est entêté à créer un incident de séance…

Or, objectivement, la responsabilité de l’incident de séance incombe à la maire. L’opposant aurait prévenu de son intention de filmer en début de séance du conseil municipal et donc « au préalable » ! « Préalable » veut dire « d’abord », juste avant, et non pas, obligatoirement, la veille ! (J’ai respecté le règlement intérieur en prévenant le maire, avant l’ouverture de la séance, que j’avais l’intention de filmer le conseil municipal,  écrit le conseiller, sur son blog).

D’autre part, cette nécessité de prévenir ne repose sur aucun texte de loi, sur aucun décret et n’est pas reconnue comme argument de bon droit par la jurisprudence. Le conseiller d’opposition a   défendu, avec un entêtement légitime, son droit à filmer, plus exactement notre droit à filmer !

C’est l’article 2121-18 du Code général des collectivités territoriales qui donne aux citoyens le droit de filmer, d’enregistrer les conseils municipaux au nom de la transparence démocratique.

De nombreuses questions écrites et des actions en justice montrent les nombreuses réticences d’élus, par archaïsme le plus souvent : exemple de la question n°64 615  page 4748 du JO du 10/05/2005 et de sa réponse page  6926 du JO du 12/07/2005. Certains maires utilisent même le huis-clos, pour les conseils, afin d’échapper à la transparence !

Le site « Légifrance » publie la législation sur le sujet.

C’est l’analyse de ce fait divers communal que l’on peut faire à partir des informations disponibles : Madame la maire a eu tort.

En l’absence d’informations supplémentaires rectificatives, il faudrait modifier le texte sur le site de la mairie  afin qu’il soit rigoureux et juste quant aux responsabilités.

Les Putéoliens ont « le droit de savoir ». Les versions contradictoires d’un même fait sont à exclure du fonctionnement communal, ce qui concerne la majorité et l’opposition.

Rappelons  que siégeant au sein d’une instance d’élus, les conseillers municipaux sont « personnalité politique », la question du respect à la vie privée ne se pose donc pas. En acceptant d’être « conseiller municipal », ils ont accepté de s’exposer publiquement dans leurs fonctions d’élus. Si, d’aventure, un maire n’autorisait que les prises « de dos » des conseillers municipaux, lors des conseils, il lui faudrait nommer un conseiller juridique érudit.

A l’heure politique, certes attristante, mais où de nombreuses voix s’élèvent pour prôner l’adoucissement des clivages, ce conseiller d’opposition du MoDem et Madame la maire ne pourraient-ils cesser leur concours de buzz lassant et dérisoire ?

 

François Bayrou, du MoDem, ne souhaite-t-il pas s’associer à Alain Juppé, de l’UMP ?

 

Annie Keszey.

 

07/06/2014

REMERCIEMENTS A MADAME CECCALDI-RAYNAUD, MAIRE.

 

REMERCIEMENTS A MADAME CECCALDI-RAYNAUD, MAIRE DE PUTEAUX.

 

Les résultats de l’élection européenne dans cette ville dont vous êtes maire se démarquent largement et positivement des résultats nationaux, dangereux.

 

L’abstention est moindre même si elle reste encore la première interrogation démocratique. Votre parti, l’UMP, localement, n’a pas été surpassé par le FN : son résultat local de 29.72 %, dépasse le résultat national de 20.79 %. Le FN  a fait un score national de 24.95 %, à Puteaux, ce score  est  de 14.73 %! Le nouveau scandale Bigmalion, au sommet de l’UMP, n’a pas interféré, ici. Puteaux n’a connu ni séisme, ni éruption volcanique, ni tsunami venus de « Bleu Marine ». L’union  locale UDI- MODEM  réussit mieux qu’au niveau national et son score assure ainsi aux Putéoliens une protection supplémentaire contre une aventure politique hasardeuse.

 

 Le PS local, affaibli, doit œuvrer à son rétablissement : la démocratie le requiert.

 

Merci donc !

 

Un maire n’est nullement responsable de l’instruction, dans sa commune. Cette mission essentielle incombe à l’Education Nationale. Cependant les très mauvais résultats durables et incompréhensibles du lycée Agora  prouvent la grave inefficacité locale du système éducatif. Le Conseil  régional, co-responsable du lycée, aurait pu participer à des actions complémentaires de soutien or c’est la ville de Puteaux qui vient de prendre une première et remarquable initiative, en dehors de ses obligations. Le site de la mairie a  informé  les familles  qu’une salle de révisions pour préparer le « bac », d’une capacité de 24 élèves,  très équipée, était mise à la disposition des élèves du 12 mai au 7 juin, selon des horaires précisés. Un soutien pédagogique est proposé en mathématiques et physique. Le prix est symbolique : 3 €/h. Les fonds publics d’une commune n’ont d’ailleurs pas à être utilisés pour assurer la gratuité de ce soutien extérieur à ses missions.

 

Il est impossible de prévoir la fréquentation, ni le fonctionnement de cette salle d’études. Un bilan sera donc utile, à partir des observations des lycéens utilisateurs, afin d’adapter au mieux, pour les années à venir, cette aide précieuse à la réussite scolaire. L’instruction et la recherche sont les deux domaines nationaux prioritaires.

 

D’autres initiatives communales de même nature pourraient suivre.  Ainsi, par exemple, les activités périscolaires au niveau de l’école élémentaire proposeraient des renforcements de l’apprentissage de la lecture, du calcul, de l’écriture, de l’expression orale ou de l’usage d’un ordinateur… aux élèves en difficultés, avant l’escrime ou le football, remis à plus tard…L’introduction des pratiques de la « Khan Académie », par exemple, ferait de Puteaux une ville pionnière en recherche de meilleure efficacité scolaire.

 

Merci Madame Ceccaldi-Raynaud.

 

www.atelier-idees.org                  www.notreputeaux.com          Annie Keszey.

 

                                                                                                                                            

 

 

 

 

 

30/03/2014

CARTON ROUGE POUR UN CHIGNON JAUNE.

 

 

 

Ce vendredi soir 28 mars 2014, après le conseil municipal qui venait de désigner le maire de Puteaux et ses adjoints, nous  sommes allés prendre un verre dans le salon calme, en sous-sol, de la Coupole d’argent, entre amis. La musique agréable du Café, nous parvenait, adoucie.

 

Ainsi commençait, à Puteaux, la seconde légitimité démocratique, pause de stabilité décrite et attendue par Pierre Rosanvallon, entre la houle et les cyclones des campagnes  électorales.

 

Un nouveau groupe  prit place autour d’une table voisine : le vacarme immédiat, étrange et confus, ne provenait que d’une seule source. Une femme encore jeune au visage mince rouge-rosé, brillant, s’égosillait pour émettre une cascade de rires gutturaux, vite éraillés. Elle portait, semble-t-il, une couette blonde surnaturelle remontée en un chignon classique « no-bun », lisse, sur le sommet du crâne. Le chignon battait la mesure arythmique de ses gargouillis.

 

Malgré les brouillages, on reconnaissait une  «follower- énergumène»  de la liste «Puteaux passionnément» qui se relâchait ainsi, hystériquement. Ses insultes, dont elle ne sait pas, sans doute, qu’elles sont un affrontement entre sa pulsion de mort et sa pulsion de vie, ont traversé l’espace pour toucher, par surprise, « un gros con », puis un « petit con ». Evelyne Largueche*, psychanalyste, chercheur au CNRS, spécialiste de l’effet-injure, écrit que l’injure apparaît comme le résultat de mécanismes de défense déclenchés par la réactivation d’une attaque interne, c’est-à-dire par une situation elle-même traumatique… Mais, l’injure peut aussi être une recherche de plaisir, proche de la perversion…

 

Acquérir une culture de l’insulte et de l’injure, par des lectures savantes, peut aussi conduire à l’évitement afin de ne jamais blesser autrui au nom de la fraternité, tout en trouvant des satisfactions strictement personnelles et secrètes.

 

« Con », c’est banal, non créatif. Rappelons plutôt « Prince de l’équivoque », « Tartarin des indices », » Bande des quatre », «Homme vêtu d’impudence » « Filandreux rouquin »   marqueurs de l’histoire politique. Plus populaires sont les mots tels  que Judas, porc et singe ainsi qu’ « andouille », pour idiot ou » cornichon » pour niais : mais il  faut se méfier des apparences et de l’inculture (andouille a une forte connotation sexuelle, c’est un pénis mou, tandis que cornichon est…chut ! Censure). La prudence est requise.*

 

Les dictionnaires spécialisés offrent 10 000 choix.

 

Carton rouge pour ce chignon jaune qui manque de fraternité, de connaissances spécifiques et donc d’imagination.

 

Quant aux injuriés, la prochaine fois, ils feront preuve d’altruisme en convoquant vite, auprès des «injurieurs», une cellule d’aide psychologique.

 

www.notreputeaux.com             Annie Keszey

 

 

 

 

 

)