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05/03/2018

Le numérique, la robotique et l'Intelligence Artificielle (IA), à Puteaux.

En 2014, la mairie de Puteaux présageant « le grand chambardement » du futur avait acquis deux robots, Nao 1er et Nao 2, équipés du logiciel Zora, et présenté leurs performances au public lors d’une conférence au Palais de la Culture. Ils étaient destinés aux écoles et aux lieux d’activités périscolaires et devaient s’attaquer aux échecs. Le conférencier Sylvain Joseph avait exposé les matériels numériques des établissements de Puteaux. Depuis, les robots se multiplient dans le monde et à partir de leurs algorithmes exécutent constamment de nouvelles tâches. Ross, par exemple, sorti des laboratoires d’IBM, au service de la Justice,  analyse en un temps record des milliers de documents là où il aurait fallu des milliers d’avocats...Les robots sont déjà à l’œuvre auprès des personnes âgées pour lire des informations, animer des cours de gymnastique : ils pourront bientôt les porter, surveiller leur prise de médicaments et donner l’alarme en cas de chute...En Angleterre, un robot, petit cousin de C- 3P0, vedette androïde de Star Wars, fait progresser des enfants autistes...

La mairie a organisé, du 27/01/2018 au 17/02/2018, au Palais de la Médiathèque, un programme important et remarquable d’animations pour voyager dans le futur et comprendre les enjeux de la robotique et de l’Intelligence artificielle. Une séquence concernait les applications positives pour les handicaps.

La mairie a obtenu, le 8/02/2018, pour la quatrième année consécutive le label national : Territoires, villes et villages Internet 2018, avec 5@. Elle avait obtenu  précédemment le label Les interconnectés, label Territoires innovants et, en 2015, le prix Territoria, en particulier pour la qualité des services numériques mis à la disposition de personnes handicapées. Le compte officiel Instagram de Puteaux est le plus performant et le plus actif de l’Île de France. Puteaux est influente sur Twitter. Les Putéoliens peuvent se connecter à la ville sur Puteaux Mobile...

L’Institut de l’Internet et du Multimedia de La Défense propose à ses étudiants une formation aux nouvelles technologies de l’Intelligence artificielle. L’intelligence artificielle c’est l’ensemble des théories et des techniques mises en œuvre en vue de réaliser des machines capables de simuler l’intelligence...

Depuis le début de l’année, la société Linagora, soutenue par la mairie, a ouvert à Puteaux un centre de formation Openhackademy axé Open Source. Deux formations ouvertes à  tous, certifiantes et gratuites y sont dispensées : développeur Web et administrateur système et réseaux avec une spécialisation Cloud. L’initiative est d’une utilité indiscutable, de nouveaux métiers nécessaires devant se substituer aux métiers devenus obsolètes.

La ville a rendu hommage à Christian Cavadia, créateur en 1977 (déjà !) d’un centre de ressources en génie logiciels adaptés aux arts plastiques et graphiques : aujourd’hui il dispose de 10 000 œuvres numériques dont certaines  ont été exposées au Palais de la Culture.

Sur l’esplanade de la Défense une navette « autonome », puisque sans chauffeur, Navya, a transporté des voyageurs d’une station à l’autre, à partir d’automatismes complexes et complets. Les portes  s’ouvraient et se fermaient seules. Aucun personnel de  contrôle n’était visible.

La mairie de Puteaux a organisé le 11/12/2017, à l’Hôtel de ville, un « Digital day » pour aider les entreprises à se développer. Deux ateliers avaient exposé les outils indispensables au déploiement d’une stratégie digitale en marketing, communication, e-commerce et marketplace. D’autres ateliers ont travaillé sur l’optimisation du lieu de vente, les outils de communication/marketing et l’animation des points de vente. Cette journée était consacrée aux dirigeants de TPE-PME, aux start-up, aux porteurs de projets, aux artisans et commerçants.

Depuis le 7/11/2017, une salle du Palais des sports offre aux sportifs une salle « cardio » aux nombreux appareils. Le 20/02/2018, une matinale sur la dématérialisation des marchés publics dans la salle du conseil de l’Hôtel de  ville devait aider les PME à se référencer sur les plateformes Web pour répondre à des marchés publics locaux.

La mairie de Puteaux, par l’évolution de son organisation vers une e-administration, évite des déplacements à ses citadins. Par exemple, les familles peuvent s’inscrire et payer en ligne, 7j/7 et 24h/24, accéder à leur compte, réaliser des pré-inscriptions aux activités scolaires, périscolaires, aux activités de loisirs et consulter et régler toutes leurs factures...De nombreuses fiches sont téléchargeables...

La ligne n° 1 du métro reliant La Défense à Vincennes, composée de trains MP05 est également entièrement automatique, depuis le 16/02/2013, sans chauffeur « humain ». Le métro s’arrête avec une grande précision puisque ses portes font face précisément aux portes palières de la protection des quais. Il applique automatiquement tous les principes de circulation et de sécurité. Le bug dans le système de pilotage automatique du 22/01/2016 entraînant une panne générale avait imposé l’évacuation des nombreux voyageurs retenus sous terre entre deux stations.

Monoprix, rue Jean-Jaurès, a joint des caisses autonomes, sans caissier, à ses caisses traditionnelles. Ce sont les clients qui commandent à ces nouvelles caisses/ machines pour obtenir leur addition et payer. Un seul employé, polyvalent, surveille et aide les utilisateurs des sept caisses, Contrairement au nouveau magasin, sans aucun employé, ouvert par Amazon à Seattle, les sites français de la grande  distribution évoluent avec prudence parce qu’ils craignent les réticences de leurs clients. Dans  ce même magasin on peut aussi réaliser seul des photos de soi-même, depuis longtemps...

Vous pouvez payer vos factures par téléphone mobile dans plusieurs magasins de Puteaux.

La poste centrale de Puteaux a rationalisé son intérieur par des travaux. Il n’y a plus que deux guichets pour recevoir la clientèle sans rendez-vous : l’un pour les opérations postières et l’autre pour les opérations bancaires de la Banque postale. Les queues permanentes cependant sont une contrainte inutile, sans doute involontaire, pour les usagers. De nombreuses et nouvelles machines ont été introduites dont les manipulateurs sont la clientèle et non plus les employés. Vous devez préparer seul vos envois en recommandé, mais vous avez encore le choix, provisoire sans doute, de choisir un automatisme complet ou de vous adresser à un « humain » pour achever votre envoi. Vous pouvez envoyer un chèque à la banque centrale de La Source sans passer par un employé, en le déposant dans une machine. Son montant  arrivera sur votre compte bancaire.

Depuis votre téléphone portable vous pouvez réserver à distance, une voiture électrique stationnée dans une des stations de la ville et la trouver à votre disposition quand vous arrivez sur le lieu dans la demi-heure suivant la commande.

Quand vous avez besoin d’une radio, vous savez que des systèmes experts d’aide au diagnostic  facilitent la lecture des données, pour le radiologue, dont la profession est en constante évolution mais qui reste maître de l’évaluation et de la décision finales.

La banque « Crédit mutuel CIC »  a commencé à utiliser le logiciel d’IBM, Watson, pour qu’il comprenne les intentions, les questions et les réponses de la clientèle française. Aux Etats-Unis, le logiciel d’IPsoft et d’Accenture, Amelia, répond en direct aux questions des clients. En Scandinavie, avec Amelia, un conseiller-client gère 10 000 comptes alors qu’en France c’est un conseiller pour 500 !

Depuis notre domicile, par ordinateur, nous pouvons réserver, payer  et recevoir des billets de train ou d’avion, nous automédicaliser, envoyer de l’argent en France ou à l’étranger et nous former par les Mooc, par exemple, cours à distance à audience massive à partir de technologies numériques. LaREM a proposé récemment à ses adhérents une formation à l’entraide civique à partir d’une succession de séquences avec validations diverses et la possibilité permanente de donner son avis. Des avis positifs ont été développés. On peut ne pas les partager quand on sait que l’entraide civique n’a pas attendu 2018. En éducation, un algorithme peut être redoutable. Ce fut le cas du logiciel d’orientation après le baccalauréat, APB, qui pratiquait un tirage au sort entre les candidats aux résultats injustes et parfois traumatisants pour les candidats. APB vient d’être banni de l’Education nationale.

Les big data associés à l’ensemble des moyens de connexion affaiblissent cependant la protection de nos données individuelles, de façon irréversible.

A la maison, les aides techniques accessibles sont nombreuses : un seul bouton peut vous permettre d’activer l’éclairage et le chauffage dans toute la maison. Vous pouvez collectionner tous les appareils facilitateurs : tire-bouchon et épluche fruits électroniques, balai télescopique, aspirateur autonome...Si vous entendez mal, Audi-son, récemment installé à Puteaux, vous propose les dernières technologies en matière d’appareillages...

Lors de la campagne présidentielle de 2017, les candidats avaient peu traité les conséquences de l’Intelligence artificielle. Seul, Benoît Hamon avait proposé un revenu universel qui laissait supposer qu’il envisageait la disparition d’emplois techniques, ce qui est inéluctable, mais sans envisager les nouvelles créations d’emplois complémentaires et il avait tort. Emmanuel Macron a demandé au mathématicien et député de LaREM Cédric Villani de lui rédiger, pour mars 2018, un rapport sur la stratégie française face à l’IA.

En trois pages, tout ne peut être dit. Puteaux va poursuivre sa marche vers « La ville intelligente ».

La  notion de ville intelligente, suppose aussi, en effet, l’accroissement du « collaboratif ». En ce mois de mars 2018, la ville de Puteaux lance un nouvel outil de démocratie participative : l’appel aux projets citoyens pour construire ensemble le Puteaux de demain.

Mais quelles seront les incidences de - « big data, algorithmes, intelligence, robotique » - : l’homme de plus en plus intimidé par l’énorme puissance de cette tétrade magique, ne sera-t-il pas incité à moins penser et à déléguer cette tâche aux machines ? La question posée est celle d’Axel Kahn. Il y a répondu dans le numéro 1090 de « Marianne », d’autres aussi. L’essentiel en sera publié ultérieurement. A suivre.

Sources diverses : Internet, blogs, journaux, hebdomadaires dont Marianne, publications et sites communaux.

Annie Keszey.

 

 

 

 

 

27/02/2018

Lettre au ministre de la Cohésion des territoires.

Annie Keszey, adhérente de LaREM « historique » de Puteaux, à Monsieur le ministre de la Cohésion des territoires, Monsieur Jacques Mézard. Copie à Monsieur le secrétaire d’Etat, Monsieur Julien Denormandie.

Objet : Imperfection de lois et de décrets applicables aux situations immobilières d’insalubrité irrémédiable.

                        Monsieur le Ministre,

Les difficultés éprouvantes subies par les résidents d’un immeuble de Puteaux 92800, placé, objectivement, par décret préfectoral, en « insalubrité irrémédiable » en décembre 2016, et évacué définitivement en juillet 2017, ne représentent sans doute pas une exception. Cet exemple précis, exposant les anomalies de cette grave situation, afin, peut-être, d’y remédier, pourrait servir à la protection d’autres résidents, ailleurs, prochainement soumis à la même épreuve.

L’immeuble condamné appartient à une vaste copropriété des 111/113/115 rue Jean-Jaurès et 17/19 rue Collin, au centre de Puteaux, 92800. Il est constitué de quatre parties A, B, C, D, dont les états, visibles en façade, révèlent la dégradation progressive en cours de B vers C et D, D étant l’immeuble indépendant évacué. Les copropriétaires du D n’étaient pas majoritaires en tantièmes du fait, en particulier, de la présence du bailleur de Monoprix, Mercialys, disposant à lui seul de plus de la majorité des tantièmes. Une fracture sociale interne isolait les résidents du D.

Par solidarité élémentaire j’ai tenté de défendre les intérêts légitimes de ces copropriétaires du D de 2008 à 2018. A partir des preuves écrites conservées j’affirme que les copropriétaires civiques n’ont aucune responsabilité dans l’inexorable dégradation de leur immeuble qui a conduit à une forte diminution du prix de leurs biens immobiliers rachetés par la mairie et à leur départ contraint. Les deux syndics successifs Monsieur Forabosco de Suresnes et Monsieur Godel, d’OLTGI de Puteaux, malgré des demandes répétitives n’ont jamais fait l’appel de fonds prévu pour février 2010, à la suite d’un vote positif lors de l’assemblée générale de  2009, pour réhabiliter les parties communes. Un cabinet d’architectes  avait estimé possible la réhabilitation de l’immeuble, prévu la nature et le coût des travaux. Ce refus, illégal, a été admis par les conseils syndicaux successifs peu solidaires du D. Ce refus de travaux a été ensuite permanent. De plus, l’immeuble a été maintenu en situation d’insalubrité croissante, (le ménage quotidien, payé par les résidents, n’étant pas fait), en danger de maladie, d’accident et  en danger de mort inscrit sur un panneau ERDF interne ignoré, en danger d’intrusions aussi l’immeuble n’ayant pas de porte. Ce n’est ni le syndic, ni le conseil syndical qui ont averti le préfet de cette situation risquée.

Le syndic et le conseil syndical, dans l’illégalité quant à leurs refus de réalisation de  travaux approuvés et d’autres demandés, ont pourtant, hâtivement, début 2017, juste après l’arrêté d’insalubrité irrémédiable, exigé des copropriétaires du D voué à la démolition de participer financièrement au nouveau fonds de travaux selon la loi ALUR. Or, l’on sait de plus que ces copropriétaires, spoliés par le syndic, ne récupèreront jamais ces avances qui bénéficieront ...aux travaux des autres parties A, B et C de la copropriété! C’est injuste.

Cette loi ALUR ne pourrait-elle être modifiée afin de ne pas créer « un fonds de travaux » pour les immeubles destinés à une démolition rapide ?

Précisons que dans les comptes de la copropriété apparaît une somme versée par les copropriétaires de 98 171,67 € d’excédents pour travaux non faits ! Le syndic refuse de rembourser cette somme, y compris partiellement, aux résidents du D évacués. Il veut maintenir cette somme  dans les comptes et donc pour les seuls copropriétaires des A, B et C ! N’est-ce pas du vol ?

Les excédents de charges versés par les copropriétaires ne devraient-ils pas obligatoirement leur être remboursés, sans aucune possibilité, pour le syndic ou le conseil syndical, d’y déroger ?

Les copropriétaires exclus, qui n’ont pas encore concrétisé la vente de leur appartement à la mairie, continuent de payer, chaque trimestre, les charges courantes du bâtiment D pourtant inaccessible et donc sans aucun frais désormais d’électricité, de gaz, d’eau, de nettoyage, de gestion des poubelles... Le montant de ces charges repose, semble-t-il, sur un budget prévisionnel antérieur à l’expulsion. Les copropriétaires seront-ils remboursés un jour de ces excédents? Le doute prévaut. Leur argent, comme celui du fonds de travaux, sera-t-il injustement remis aux seuls copropriétaires des parties A, B et C ? Les copropriétaires du D, sauf cas rares, auront cessé de l’être lors de la prochaine assemblée générale.

Dès la date de l’évacuation définitive d’un immeuble, le syndic ne devrait-il pas avoir l’obligation de rectifier le budget prévisionnel des charges devenu ainsi spoliateur?

Les lots des copropriétaires exclus sont achetés par la mairie à des prix négociés appliqués aux surfaces. Or, les copropriétaires, outre leurs surfaces privées, paient leurs charges  calculées à partir des tantièmes de copropriété qu’ils possèdent. Qui alors s’octroie « gratuitement » les parties communes (couloirs, escaliers, caves, places de stationnement...) du D, dans cette situation d’insalubrité irrémédiable ? Ces parties communes correspondent bien à des surfaces au sol!

Ne faudrait-il pas  que la loi sur l’acquisition de lots de copropriété, dans cette situation spécifique,  prenne en compte les tantièmes de copropriété et non plus les seules surfaces privées ?

Le syndic nullement inquiété par les conseils syndicaux successifs qui n’exercent pas leur mission de contrôle n’a pas su (ou n’a pas voulu) gérer les très lourds impayés de charges impliquant l’ensemble des parties A, B, C, D. Les impayés « fous » de charges étaient en 2017 de 308 815,04 € pour un budget annuel de 190 000 €. Il y avait 98 débiteurs et 12 créditeurs ! A partir du droit de l’immobilier, une copropriété est déclarée en difficulté quand les impayés correspondent à 25 % du budget annuel (47 500 € donc pour cette copropriété !!!). Le syndic, seul responsable des impayés, le conseil syndical et l’avocate chargée  des procédures contre les impayés ont refusé tout recours à la justice, préconisé par la loi,  qui devait entraîner le retrait du syndic M Godel. Leurs arguments pour convaincre les présents à l’assemblée générale étaient, à mon avis, indignes : contrairement à leur hypothèse, nul mandataire ad hoc ou administrateur judiciaire, de plus inconnu, ne saurait faire pire que l’actuel syndic et non, les « mauvais payeurs » ne sont pas majoritairement dans le D. Quant à la position de l’avocate contre ce que préconise la loi, elle est, à mon avis, paradoxale et indéfendable, même si on en pressent une raison personnelle.

Un syndic en situation d’échec obstiné, seul responsable de la gestion des impayés de charges selon le droit, reste majoritairement impuni en cas de faillite de copropriétaires. Ne devrait-il pas être contraint, par une loi, à dédommager, à partir de ses fonds personnels ou de ses assurances, les copropriétaires-victimes, minoritaires, qui ont voté, pendant plusieurs années, mais sans succès, contre sa réélection?

Très solidairement. Annie Keszey.

 

 

14/12/2017

PUTEAUX. LE BILAN MUNICIPAL à MI-MANDAT.

C’est par un numéro spécial de Puteaux Infos, de décembre 2017, que le maire de Puteaux informe ses administrés du bilan de sa politique depuis 2014, bilan fondé sur ses promesses électorales.
Il faut souligner et retenir l’essentiel : C’est une initiative nouvelle, un travail important, moderne, peu courant et nécessaire.
La forme de la publication est claire, accessible, colorée, avec, pour chacun des nombreux thèmes, le pourcentage apparent des réalisations déjà effectuées, largement au-dessus de 50 % (sauf pour les espaces verts, mais à 50 % toutefois).
Certains thèmes présagent l’avenir de la ville « intelligente », tel que celui des connexions de la «Smart city », du renforcement de la démocratie locale par la création de conseils citoyens  et d’une municipalité qui se dit à l’écoute des citoyens, en particulier.
Les hommages rendus par la ville et  des rencontres honorent des personnalités remarquables : la bibliothèque Jean d’Ormesson, la présence aux cérémonies de représentants nationaux historiques (page 22), une future place Simone Veil, l’hommage à Johnny Hallyday...
Ce bilan critique la politique autoritaire de  l’Etat. Les dettes nationales accumulées par un gouvernement de droite puis un gouvernement de gauche ne peuvent cependant augmenter et leur régulation impose des contraintes, peu agréables en effet, pour les citoyens et les collectivités locales. La baisse des APL aura cependant une faible incidence sur Puteaux. Chaque président de la République, de droite et de gauche, aurait dû évaluer aussi son bilan de mi-mandat afin de rectifier ses évolutions négatives et d’honorer ses promesses.
Ce bilan est une auto-évaluation, il n’est pas confirmé par un organisme indépendant comme peuvent le faire sur certains thèmes la Cour des comptes, l’Ancols ou l’Observatoire national de la politique de la ville (mesures de la cohésion sociale, du cadre de vie, de l’emploi, du renouvellement urbain et de la mise en place des conseils citoyens). Pour les citoyens de Puteaux, il serait opportun, dans l’avenir, de compléter ce bilan, majoritairement énumératif d’actions nouvelles, par les résultats obtenus : tous les enfants de la ville ont-ils, actuellement, des places en crèches,  combien de jeunes sur les quatre-vingts suivis ont-ils trouvé un emploi, quelle est l’évolution du nombre de chômeurs de Puteaux, quelles sont les fluctuations des tarifs et des subventions municipaux,  tous les citoyens voulant s’inscrire  à des activités diverses sont-ils acceptés... ? Faire davantage encore de «  la politique autrement » serait aussi reconnaître d’éventuelles erreurs, les analyser afin de les dépasser. L’échec est « humain » et participe aux étapes qui aident à progresser. Il n’est absent que dans l’inaction.
L’opposition dispose d’une page  pour s’exprimer. C’est peu. C’est une opposition en miettes  de six élus divisés en trois affiliations. Leurs tribunes s’inscrivent dans la tradition de la politique classique des affrontements, actuellement très controversée : 99,99% de critiques négatives, le positif, lourd, est aux oubliettes. Certains propos tenus par les deux « Christophe », opposants, contournent l’esprit scientifique et la rigueur intellectuelle pour malmener le bilan. Des journalistes du  Parisien  ont publié un classement des villes de l’Île-de-France, c’est leur droit. Puteaux est 126ème écrivent ces opposants. Au lecteur de découvrir sur combien : 385 !  Le résultat du classement cependant est  ARBITRAIRE, SUBJECTIF, à partir de choix personnels de critères, du classement de ces 31 critères (indicateurs) entre eux, des coefficients qui leur ont été attribués,  des sources  d’informations choisies. La santé et l’éducation, indicateurs utiles selon Le Parisien, n’ont souvent qu’un coefficient 5, au lieu de 10 pour d’autres indicateurs dits capitaux, ce qui laisse perplexe. Certains critères interpellent par leur étrangeté : la présence d’un cours d’eau dans la commune limitrophe a un coefficient 7.
L’erreur maximale est de synthétiser 31 critères disparates en une donnée dominante : une ville où il fait bon vivre ! Or, fait essentiel, en ce moment de terrorisme, le besoin de sécurité domine, mais les journalistes reconnaissent ne pas avoir pu traiter cet indicateur en profondeur faute de pouvoir accéder aux données fiables.
L’étude de chaque critère a-t-il relevé d’une méthode scientifique spécifique ? Ainsi, telle ville X est-elle une ville sûre ? Donc, quel est le taux de criminalité/habitant/ an et selon quelle source sûre (la police judiciaire)?  Quel est le nombre de faits divers /habitant/an ? Quel est le nombre de crimes, d’agressions, de délits/habitant/an ? Quel est le nombre de faits délictueux élucidés par un policier/an et sur quel total ? Quel est le nombre de commissariats  et de gendarmeries au km2, selon la source de l’INSEE ? Quel est le nombre d’accidents de la route par kilomètre parcouru et par an selon la source du ministère de l’Intérieur ? Il faudrait bien sûr, avant d’aboutir, travailler sur une centaine de critères supplémentaires, aux sources sûres, avant de conclure !  Ces critères fins sont accessibles, par exemple, sur le site <https://ville-data.com/delinquance/charenton-le-pont- 94-94018>
Chaque thème choisi doit donc être étudié « scientifiquement », objectivement, en profondeur, avec des possibilités éventuelles d’attribuer des notes, voire des classements : ville la plus sûre, ville la plus intelligente, la plus écologique, la moins polluée, la ville aux impôts les moins chers...Toute synthèse sur de nombreux critères est aléatoire.
Dans ce classement du  Parisien, donc, Levallois- Perret, par exemple, est mieux classée que Puteaux. Oui, mais, pour  Le Point  c’est la ville « cancre », mal gérée, la plus endettée avec 7406 € de dette par habitant...
Neuilly-sur-Seine est classée seconde. Oui, mais, c’est la ville qui n’a que 4,02% de logements sociaux, en rupture avec la loi, selon la Fondation Abbé Pierre. Un rapport de l’Ancols nous informe : «  La Société d’économie mixte de Neuilly (Semine) propriétaire de  110 logements mais gestionnaire de 394, est à la tête d’une fortune de près de 22 millions d’euros après la vente en 2015, de deux résidences à un bailleur social. Elle accueille une population peu défavorisée, dont 16% seulement des ménages  perçoivent l’APL et 37% sont au- dessus des plafonds de ressources. Ses frais de gestion battent tous les records (7154 € par logement). L’Ancols relève son absence de développement patrimonial, sans vision claire...Bien sûr, le président de la Semine, adjoint au maire, chargé de l’urbanisme, va mieux faire bientôt, dit-il.
Le pourcentage de pauvres à Neuilly est d’environ  8%, c’est un des plus bas de France,  le niveau de vie y est supérieur à la moyenne nationale, celui des 10% des personnes les plus aisées est le plus haut de France : 111 700 €/an... (Le taux de pauvreté de Charenton-le-Pont, ville classée première par Le Parisien,  est de 9%, donc très bas également.)
Pour qui, alors, fait-il bon vivre à Neuilly-sur- Seine?
L’opposition putéolienne doit se moderniser et apprendre...à faire de la politique autrement. Il ne s’agit pas de faire obstacle à la critique, moteur de la démocratie, mais de la rendre utile à partir d’une remarquable crédibilité.
Annie Keszey.
notreputeaux.com