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07/01/2020

TSA. Changer la donne.

TSA. Changer la donne.

Les comportements traditionnels des personnels des Institutions spécialisées et autres personnels au contact des autistes, non astreints, pendant des décennies, à tenter l’insertion des handicapés dans le milieu ordinaire, doivent se former, afin d’appliquer les nouvelles directives officielles.

Ces directives, exigeantes, démocratiques, présentent un remarquable progrès, attendu depuis longtemps, qui devrait interrompre les souffrances, usantes, des handicapés et des familles d’handicapés assujettis à des décisions « dictatoriales » de responsables divers auxquelles ils ne pouvaient s’opposer.

Des lois, décrets, plans, textes officiels, rapports, livres, émissions et visites sont la base de cette formation. [Sont-ils inconnus de la majorité des personnels engagés ou ne sont-ils pas appliqués ? Ignorance redoutable ou irrespect des droits ?]

-La déclaration de l’UNESCO, à Salamanque, en 1994. Déclaration sur « l’école intégratrice qui doit mettre au point une pédagogie centrée sur l’enfant, capable d’éduquer tous les enfants, y compris ceux qui sont gravement défavorisés". Pour la France, l’application sera longue !

- La Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU. L’objectif est la pleine jouissance des droits humains fondamentaux par les personnes handicapées et leur participation active à la vie politique, économique, sociale et culturelle. Elle a été adoptée le 13/12/2006, appliquée à partir du 3/05/2008 mais avec   des délais très variables.

- La loi n° 2005-102 du 11/02/2005, pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »

- Le décret n°2009-378 du 2/04/2009, relatif à la scolarisation des enfants, des adolescents et des jeunes adultes handicapés et à la coopération entre les établissements mentionnés à l’article L 351-1 du code de l’Education et les établissements et services médico-sociaux mentionnés aux 2° et 3° de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles.

- L’article 52 II de la loi 2016- 1088 du 8/08/2016 relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels. Modalités de mise en œuvre du dispositif d’emploi accompagné en faveur des travailleurs handicapés, de contractualisation entre le salarié, l’employeur et le prestataire chargé du dispositif et définition des financements pouvant être mobilisés dans ce cadre.

- Le décret 2016- 1899 du 27/12/2016 modifié par le décret du 3/04/2017, relatif à la modernisation de la médecine du travail.

- Le Décret n° 2017-473 du 3 avril 2017 modifiant le décret n° 2016-1899 relatif à la mise en œuvre du dispositif d'emploi accompagné et au financement du compte personnel de formation des travailleurs handicapés.

- La loi du 5/09/2018, modifiée le 23/05/2019, pour la liberté de choisir son avenir professionnel.

-Le rapport 2017 de Josef Schovanec, écrivain et autiste.

- Le rapport sur l’autisme de Didier Migaud de la Cour des Comptes, le 24/01/2018 : onze recommandations.

- Les rapports du Sénat sur l’autisme. 

- Le message du Secrétaire général de l’ONU, Monsieur António Guterres, en 2019. « En cette journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme, réaffirmons notre attachement à ces valeurs – qui comprennent l’égalité, l’équité et l’inclusion – et à la promotion de la pleine participation de toutes les personnes atteintes d’autisme, en veillant à ce qu’elles aient les outils nécessaires pour exercer leurs droits et leurs libertés fondamentales…

- L’intervention de Madame Catalina Devandas - Aguilar, rapporteur spécial de l’ONU sur les droits des personnes handicapées, en 2017.

- Le 4ème Plan « TSA », gouvernemental 2018-2022. La stratégie nationale est centrée sur le diagnostic le plus précoce possible et la scolarisation. https://informations.handicap.fr

- Le rapport de l’IGAS et de l’IGF sur les ESAT : 18/11/2019. Il analyse également les facteurs qui entravent l’évolution des travailleurs handicapés concernés vers l’emploi en milieu ordinaire. Il débouche sur des recommandations opérationnelles visant à faciliter les allers-retours entre le milieu protégé et le milieu ordinaire et propose de déployer beaucoup plus largement « l’emploi accompagné ».

- Les recommandations des bonnes pratiques de la HAS. https://www.has-santé.fr

- Association « Vivre et travailler autrement» J. F. Dufresne.

- Vidéo : Yann Bucaille (-Lanrezac), le patron des « Cafés joyeux ». Facebook TF1.

- Les livres de Sophie Janois-Payot, avocate, de Catherine Milcent, médecin, de Tony Attwood, psychologue britannique, de Marie-Josée Cordeau, autiste Asperger du Québec…

- Les visites d’un Institut médico- éducatif, d’un Institut médico-professionnel, d’un Centre d’Initiation au Travail et aux loisirs.

- Le film « Hors normes ».

- La vidéo de Kahina, maman d’un fils autiste, adressée au Président de la République, le 05/01/2020-8229312.php. https://leparisien/val-d-oise-95/arnouville...

- https://www.inserm.fr

- https://www.fondationorange.com

- https://handicap.gouv.fr  

Les évaluations globales des IME, IME Autisme et des CITL du 92, par exemple, ne seront accessibles, sans doute, qu’ultérieurement, malgré de longues recherches récentes. Une donnée essentielle est en attente : Quel est le pourcentage des « élèves » de ces centres spécialisés inclus dans le milieu ordinaire pour y exercer un emploi stable et rémunéré ? 

Annie Keszey  aidante d’un autiste et de sa famille.

 

 

 

01/01/2020

LE CAPITAL AU XXIème siècle. Thomas PIKETTY.

Les livres du Nouveau Monde. Seuil. 25 €.

« Thomas Piketty vient de nous rappeler que l’héritage est un chemin plus sûr vers la richesse que l’entreprise et le travail. » Alain Touraine.

« Le livre démolit le mythe le plus cher des conservateurs : leur insistance à considérer que nous vivons dans une méritocratie dans laquelle la grande richesse est gagnée et méritée. » Paul Krugman.

Thomas Piketty est directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’école d’économie de Paris. La lecture de son livre de 976 pages « Le capital au XXIème siècle », résultat de 15 ans de recherches, est un important travail d’une cinquantaine d’heures tant la précision du vocabulaire spécifique nécessaire à la compréhension des lois économiques, la finesse des démonstrations, l’abondance des graphiques et des tableaux et la nouveauté des conclusions requièrent du lecteur une concentration soutenue. Après la lecture, une attention particulière doit être portée aux critiques contre Thomas Piketty surtout énoncées par des idéologues ultra-conservateurs.

La démarche de recherche, écrit Thomas Piketty, est systématique et méthodique, à défaut d’être pleinement scientifique.

L’auteur est sans doute le plus grand économiste politique et historique d’aujourd’hui : l’expérience historique demeure la principale source de connaissances. Sa thèse fait l’objet de commentaires internationaux : Paul Krugman et Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, par exemple, également préoccupés par la question de la cupidité et des inégalités de revenus, débattent avec lui, aux Etats-Unis, à propos surtout de l’étude approfondie des inégalités aux USA, de Piketty, extension du travail déjà novateur de Kuznets.

Thomas Piketty se distingue par la fiabilité, la diversité et la taille considérable de ses sources. Il a utilisé deux sources principales, la World Top Incomes Database (WTID), issue du travail combiné d’une trentaine de chercheurs mondiaux et une seconde source en sous-ensembles : les déclarations de revenus issues des impôts, les déclarations de successions issues des impôts, les sources patrimoniales…

Ses nouvelles connaissances appuyées sur des faits établis critiquent les théories économiques passées, usant trop de modèles mathématiques et de spéculations idéologiques. Il travaille sur le long terme historique et sur un espace très vaste, celui du monde et de nombreux états, ce qui est nouveau. Il introduit l’économie au sein d’une pluralité de disciplines et d’approches salariales et sociales, patrimoniales et culturelles. Il n’oublie pas les apports de la littérature : ceux d’Honoré de Balzac et de Jane Austen, par exemple, connaisseurs des patrimoines de leurs temps. Il s’oppose à tout combat bipolaire tel que celui de 1917- 1989, dont les affrontements entre capitalisme et communisme, entre autres, ont stérilisé la recherche.

Son but est d’éclairer sur le danger d’aujourd’hui que représentent le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines qui menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

Thomas Piketty décrypte donc le passé économique pour proposer des solutions d’inversion des tendances antidémocratiques. Les informations suivantes choisies pour leur importance ne prétendent évidemment pas être exhaustives.

  1. Des constats.
  2. Des propositions.

Des constats.

L’inégalité mondiale oppose des pays où le revenu moyen par habitant est de l’ordre de 150-250 € par mois (l’Afrique subsaharienne, l’Inde) à des pays où le revenu par habitant atteint 2500- 3000 € par mois (l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord, le Japon) entre dix et vingt fois plus. La moyenne mondiale, qui correspond approximativement au niveau de la Chine, se situe autour de 600- 800 € par mois. L’expérience historique suggère que le principal mécanisme permettant la convergence entre pays est la diffusion des connaissances, au niveau international comme au niveau domestique.

Les inégalités de revenus augmentent.

Le patrimoine des plus riches s’accroît.

Le rendement du capital est supérieur au taux de croissance. Une grande partie de la richesse est ainsi siphonnée vers les plus riches. Entre 1987 et 2013, le patrimoine global mondial a augmenté de 4 % par an pour 3.3 % de croissance. Le patrimoine des plus riches a augmenté de 6.8 % par an, 3 fois plus vite que le patrimoine moyen par adulte. La principale force déstabilisatrice du capitalisme est liée au fait que le taux de rendement privé du capital r peut être fortement et durablement plus élevé que le taux de croissance du revenu et de la production g. L’inégalité r > g implique que les patrimoines issus du passé se recapitalisent plus vite que le rythme de progression de la production et des salaires. Cette inégalité exprime une contradiction logique fondamentale. L’entrepreneur tend inévitablement à se transformer en rentier et à dominer de plus en plus fortement ceux qui ne possèdent que leur travail. Une fois constitué, le capital se reproduit tout seul, plus vite que ne s’accroît la production. Le passé dévore l’avenir.

Les héritiers seront de plus en plus favorisés. Après avoir chuté à la suite des 2 guerres mondiales, le patrimoine mondial qui représentait de 2 à 3 années de revenu planétaire en 1950, atteint de 4 à 5 années de revenu aujourd’hui. Si rien n’est fait, il représentera 7 années de revenus en 2100 et sera réparti de façon de plus en plus inégalitaire.

Des propositions.

Le problème de l’inégalité r > g n’admet pas de solution simple. La croissance peut certes être encouragée, en investissant dans la formation, la connaissance et les technologies non polluantes. Mais cela ne fera pas monter la croissance à 4 % ou 5% par an. L’expérience indique que seuls des pays en situation de rattrapage par rapport à d’autres, comme l’Europe pendant les Trente Glorieuses, ou la Chine et les pays émergents aujourd’hui, peuvent croître à de tels rythmes. Pour les pays qui se situent à la frontière technologique mondiale, et donc un jour ou l’autre pour la planète dans son ensemble, tout laisse à penser que le taux de croissance ne peut guère dépasser 1 %- 1.5 %, par an à long terme, quelles que soient par ailleurs les politiques suivies.

Avec un rendement moyen du capital de l’ordre de 4 %-5 %, il est donc probable que l’inégalité r> g redevienne la norme au XXIème siècle, comme elle l’a toujours été dans l’histoire…Au XXème siècle, ce sont les guerres qui ont fait table rase du passé et qui ont fortement réduit le rendement du capital, donnant ainsi l’illusion d’un dépassement structurel du capitalisme et de cette contradiction fondamentale.

On pourrait certes taxer assez fortement le rendement du capital de façon à abaisser le rendement privé au- dessous du taux de croissance. Mais si l’on fait cela de façon trop massive et trop uniforme, alors on risque de tuer le moteur de l’accumulation et d’abaisser encore un peu plus le taux de croissance. Les entrepreneurs n’auront même pas le temps de se transformer en rentiers puisqu’il n’y en aura plus.

La bonne solution est l’impôt mondial et progressif annuel sur le capital : une utopie utile. Il est ainsi possible d’éviter la spirale inégalitaire sans fin, tout en préservant les forces de la concurrence et les incitations à ce que de nouvelles accumulations primitives se produisent sans cesse. Par exemple nous avons évoqué la possibilité d’un barème d’imposition avec des taux limités à 0.1 % ou 0.5 % par an sur les patrimoines inférieurs à 1 million d’euros, 1 % entre 1 et 5 millions d’euros, 2 % entre 5 et 10 millions d’euros et pouvant monter jusqu’à 5 % ou 10 % par an pour les fortunes de plusieurs centaines de millions ou plusieurs milliards d’euros. Cela permettrait de contenir la progression sans limite des inégalités patrimoniales mondiales, qui s’accroissent actuellement à un rythme qui n’est pas soutenable à long terme, ce dont même les plus ardents défenseurs du marché autorégulé feraient bien de se soucier. L’expérience historique indique en outre que des inégalités de fortune aussi démesurées n’ont pas grand-chose à voir avec l’esprit d’entreprise et ne sont d’aucune utilité pour la croissance. Elles ne sont d’aucune « utilité commune » pour reprendre la belle expression de l’article premier de la Déclaration de 1789 …

La difficulté est que cette solution, l’impôt progressif sur le capital, exige un très haut degré de coopération internationale et d’intégration politique régionale…Elle n’est pas à la portée des Etats-nations dans lesquels se sont bâtis les compromis sociaux précédents…Un tel impôt peut toutefois être instauré à une échelle régionale ou continentale en commençant par les pays qui le souhaitent.

Pour réduire la dette publique, la solution la plus satisfaisante consiste à prélever un impôt exceptionnel sur le capital privé. Par exemple, un impôt proportionnel de 15 % sur tous les patrimoines privés rapporterait près d’une année de revenu national et permettrait donc de rembourser immédiatement toutes les dettes publiques.

Il semble qu’il n’y a pas véritablement d’autre choix, pour reprendre le contrôle du capitalisme que de faire le pari de la démocratie jusqu’au bout, en particulier à l’échelle européenne…

La crainte est que les réponses apportées ne soient modestes et inefficaces par exemple sous la forme de replis nationalistes de diverses natures.

Au niveau européen, une augmentation de l’impôt sur le revenu des plus aisés, à hauteur de 80 % par exemple, pour les revenus annuels supérieurs à 370 000 ou 740 000 € serait efficace.

Le marché et le vote ne sont que deux façons polaires d’organiser les décisions collectives : de nouvelles formes de participation et de gouvernance sont à inventer. La transparence économique et financière est un enjeu de gouvernance démocratique…Plutôt que de s’inquiéter de la dette publique (qui est très inférieure aux patrimoines privés, et qui dans le fond peut-être supprimée assez facilement) il serait plus urgent de se soucier d’augmenter notre capital éducatif et d’éviter que notre capital culturel ne se dégrade…Le patrimoine public net est certes quasi nul du fait des dettes publiques mais le patrimoine privé est tellement élevé que la somme des deux n’a jamais été aussi élevée depuis un siècle. Donc l’idée selon laquelle nous serions sur le point de laisser des dettes honteuses à nos enfants et petits- enfants…n’a tout simplement aucun sens !...

Les chercheurs en sciences sociales de toutes les disciplines, les journalistes et les médiateurs de tous supports, les militants politiques et syndicaux de toutes tendances, et surtout tous les citoyens devraient s’intéresser sérieusement à l’argent, à sa mesure, aux faits et aux évolutions qui l’entourent. Ceux qui en détiennent beaucoup n’oublient jamais de défendre leurs intérêts. Le refus de compter fait rarement le jeu des plus pauvres. »

     Annie Keszey

19/12/2019

François Coty. Témoignage de Véronique Coty.

Chère Madame,

Je vous remercie de m’avoir contactée car je viens également de prendre connaissance de cet article qui brille par son manque de sources historiques.

Il est pour le moins désolant de lire que mon aïeul ait pu être nazi ou fasciste. Il est important de souligner qu’il était, avant toute autre chose nationaliste, anti-communiste et résolument germanophobe comme bon nombre de grands industriels de l’époque.

Il est vrai qu’il a eu des mots malheureux au travers de son journal l’Ami du Peuple mais il s’en est excusé au congrès juif mondial le 8 septembre 1933 à Genève.

D’autre part, au lendemain de la nomination d’Hitler, par le président Hindenburg, il créé en opposition et pour protéger la France, La Solidarité Française, dont les couleurs sont nationalistes.

Il meurt en juillet 1934 d’une congestion cérébrale, absolument pas ruiné mais il a dû, en 1930 après son divorce, reverser à mon arrière-grand-mère la moitié de sa fortune. Étant à l’époque l’homme le plus riche du monde, il était loin d’être ruiné...

En revanche, le jeune corse qu’il a été, contraint de quitter son île à l’âge de 11 ans sans le sou avec sa grand-mère et devenu un puissant industriel, un self made man, a attisé les jalousies et la haine de certains acteurs politiques qu’il a cessé de financer lorsque ceux-ci se radicalisent en 1930.

En 1936, deux après sa mort, la Solidarité Française est gérée par des membres politiques d’extrême-droite.

En 1917, il perd comme beaucoup d’autres tous ses investissements en Russie : usines, boutiques, stocks, le fruit d’un travail colossal ! Dans un même temps il finance intégralement le Jouet de France à Puteaux en association avec son ami François Carnot afin de permettre aux soldats mutilés de la première guerre d’envisager un avenir décent d’où l’hommage qui lui a été rendu le 8 septembre dernier.

Les politiques ou journalistes qui se servent de faits non avérés à des fins électorales n’ont pas d’intégrité de langage pour citer un homme peu connu aujourd’hui, et pourtant hors du commun, un parfumeur de génie, né à une époque où peu d’industriels pouvaient échapper à un climat politique troublé s’ils souhaitaient se développer à l’échelle mondiale.

Enfin, dès 1910 et jusqu’à sa mort, François Coty s’était entouré de nombreux collaborateurs de confession juive tels que Benjamin Lévy à qui il confie la direction de COTY Inc. à New York, fleuron de son empire industriel.

Ainsi que Raymond Greilsamer qu’il fera revenir d’Allemagne où la condition des juifs est menacée pour finalement l’envoyer en tant que directeur des ventes à NY.

A l’annonce de la mort de mon aïeul le 25 juillet 1934, Monsieur Greisalmer prend un avion pour Paris afin d’assister aux obsèques et il fait partie des 4 personnes qui portent son cercueil.

Et je souhaiterais également vous dire que mon grand-père Henri Coty, petit-fils de François Coty, fondateur de l’association François Coty que je préside aujourd’hui a été résistant et déporté à Buchenwald puis à Dora-Bergen-Belsen. Il adorait son grand-père qu’il s’est appliqué à défendre contre les écrits abusifs manipulés sans jamais céder à la tentation du déni.

Si vous souhaitez en savoir plus, l’ouvrage complet, sourcé, référencé, fruit de 4 ans de travail, une thèse rédigée par Ghislaine Picchiottino agrégée d’histoire et géographie à La Sorbonne, vous apportera toute autre information que vous souhaiteriez approfondir.

« François Coty un industriel corse sous la IIIème République », Ed. Albiana

Un peu difficile à trouver il est disponible via l’association François COTY qui pourra vous l’envoyer.

Bien à vous,

Véronique Coty.