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01/01/2020

LE CAPITAL AU XXIème siècle. Thomas PIKETTY.

Les livres du Nouveau Monde. Seuil. 25 €.

« Thomas Piketty vient de nous rappeler que l’héritage est un chemin plus sûr vers la richesse que l’entreprise et le travail. » Alain Touraine.

« Le livre démolit le mythe le plus cher des conservateurs : leur insistance à considérer que nous vivons dans une méritocratie dans laquelle la grande richesse est gagnée et méritée. » Paul Krugman.

Thomas Piketty est directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’école d’économie de Paris. La lecture de son livre de 976 pages « Le capital au XXIème siècle », résultat de 15 ans de recherches, est un important travail d’une cinquantaine d’heures tant la précision du vocabulaire spécifique nécessaire à la compréhension des lois économiques, la finesse des démonstrations, l’abondance des graphiques et des tableaux et la nouveauté des conclusions requièrent du lecteur une concentration soutenue. Après la lecture, une attention particulière doit être portée aux critiques contre Thomas Piketty surtout énoncées par des idéologues ultra-conservateurs.

La démarche de recherche, écrit Thomas Piketty, est systématique et méthodique, à défaut d’être pleinement scientifique.

L’auteur est sans doute le plus grand économiste politique et historique d’aujourd’hui : l’expérience historique demeure la principale source de connaissances. Sa thèse fait l’objet de commentaires internationaux : Paul Krugman et Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, par exemple, également préoccupés par la question de la cupidité et des inégalités de revenus, débattent avec lui, aux Etats-Unis, à propos surtout de l’étude approfondie des inégalités aux USA, de Piketty, extension du travail déjà novateur de Kuznets.

Thomas Piketty se distingue par la fiabilité, la diversité et la taille considérable de ses sources. Il a utilisé deux sources principales, la World Top Incomes Database (WTID), issue du travail combiné d’une trentaine de chercheurs mondiaux et une seconde source en sous-ensembles : les déclarations de revenus issues des impôts, les déclarations de successions issues des impôts, les sources patrimoniales…

Ses nouvelles connaissances appuyées sur des faits établis critiquent les théories économiques passées, usant trop de modèles mathématiques et de spéculations idéologiques. Il travaille sur le long terme historique et sur un espace très vaste, celui du monde et de nombreux états, ce qui est nouveau. Il introduit l’économie au sein d’une pluralité de disciplines et d’approches salariales et sociales, patrimoniales et culturelles. Il n’oublie pas les apports de la littérature : ceux d’Honoré de Balzac et de Jane Austen, par exemple, connaisseurs des patrimoines de leurs temps. Il s’oppose à tout combat bipolaire tel que celui de 1917- 1989, dont les affrontements entre capitalisme et communisme, entre autres, ont stérilisé la recherche.

Son but est d’éclairer sur le danger d’aujourd’hui que représentent le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines qui menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

Thomas Piketty décrypte donc le passé économique pour proposer des solutions d’inversion des tendances antidémocratiques. Les informations suivantes choisies pour leur importance ne prétendent évidemment pas être exhaustives.

  1. Des constats.
  2. Des propositions.

Des constats.

L’inégalité mondiale oppose des pays où le revenu moyen par habitant est de l’ordre de 150-250 € par mois (l’Afrique subsaharienne, l’Inde) à des pays où le revenu par habitant atteint 2500- 3000 € par mois (l’Europe occidentale, l’Amérique du Nord, le Japon) entre dix et vingt fois plus. La moyenne mondiale, qui correspond approximativement au niveau de la Chine, se situe autour de 600- 800 € par mois. L’expérience historique suggère que le principal mécanisme permettant la convergence entre pays est la diffusion des connaissances, au niveau international comme au niveau domestique.

Les inégalités de revenus augmentent.

Le patrimoine des plus riches s’accroît.

Le rendement du capital est supérieur au taux de croissance. Une grande partie de la richesse est ainsi siphonnée vers les plus riches. Entre 1987 et 2013, le patrimoine global mondial a augmenté de 4 % par an pour 3.3 % de croissance. Le patrimoine des plus riches a augmenté de 6.8 % par an, 3 fois plus vite que le patrimoine moyen par adulte. La principale force déstabilisatrice du capitalisme est liée au fait que le taux de rendement privé du capital r peut être fortement et durablement plus élevé que le taux de croissance du revenu et de la production g. L’inégalité r > g implique que les patrimoines issus du passé se recapitalisent plus vite que le rythme de progression de la production et des salaires. Cette inégalité exprime une contradiction logique fondamentale. L’entrepreneur tend inévitablement à se transformer en rentier et à dominer de plus en plus fortement ceux qui ne possèdent que leur travail. Une fois constitué, le capital se reproduit tout seul, plus vite que ne s’accroît la production. Le passé dévore l’avenir.

Les héritiers seront de plus en plus favorisés. Après avoir chuté à la suite des 2 guerres mondiales, le patrimoine mondial qui représentait de 2 à 3 années de revenu planétaire en 1950, atteint de 4 à 5 années de revenu aujourd’hui. Si rien n’est fait, il représentera 7 années de revenus en 2100 et sera réparti de façon de plus en plus inégalitaire.

Des propositions.

Le problème de l’inégalité r > g n’admet pas de solution simple. La croissance peut certes être encouragée, en investissant dans la formation, la connaissance et les technologies non polluantes. Mais cela ne fera pas monter la croissance à 4 % ou 5% par an. L’expérience indique que seuls des pays en situation de rattrapage par rapport à d’autres, comme l’Europe pendant les Trente Glorieuses, ou la Chine et les pays émergents aujourd’hui, peuvent croître à de tels rythmes. Pour les pays qui se situent à la frontière technologique mondiale, et donc un jour ou l’autre pour la planète dans son ensemble, tout laisse à penser que le taux de croissance ne peut guère dépasser 1 %- 1.5 %, par an à long terme, quelles que soient par ailleurs les politiques suivies.

Avec un rendement moyen du capital de l’ordre de 4 %-5 %, il est donc probable que l’inégalité r> g redevienne la norme au XXIème siècle, comme elle l’a toujours été dans l’histoire…Au XXème siècle, ce sont les guerres qui ont fait table rase du passé et qui ont fortement réduit le rendement du capital, donnant ainsi l’illusion d’un dépassement structurel du capitalisme et de cette contradiction fondamentale.

On pourrait certes taxer assez fortement le rendement du capital de façon à abaisser le rendement privé au- dessous du taux de croissance. Mais si l’on fait cela de façon trop massive et trop uniforme, alors on risque de tuer le moteur de l’accumulation et d’abaisser encore un peu plus le taux de croissance. Les entrepreneurs n’auront même pas le temps de se transformer en rentiers puisqu’il n’y en aura plus.

La bonne solution est l’impôt mondial et progressif annuel sur le capital : une utopie utile. Il est ainsi possible d’éviter la spirale inégalitaire sans fin, tout en préservant les forces de la concurrence et les incitations à ce que de nouvelles accumulations primitives se produisent sans cesse. Par exemple nous avons évoqué la possibilité d’un barème d’imposition avec des taux limités à 0.1 % ou 0.5 % par an sur les patrimoines inférieurs à 1 million d’euros, 1 % entre 1 et 5 millions d’euros, 2 % entre 5 et 10 millions d’euros et pouvant monter jusqu’à 5 % ou 10 % par an pour les fortunes de plusieurs centaines de millions ou plusieurs milliards d’euros. Cela permettrait de contenir la progression sans limite des inégalités patrimoniales mondiales, qui s’accroissent actuellement à un rythme qui n’est pas soutenable à long terme, ce dont même les plus ardents défenseurs du marché autorégulé feraient bien de se soucier. L’expérience historique indique en outre que des inégalités de fortune aussi démesurées n’ont pas grand-chose à voir avec l’esprit d’entreprise et ne sont d’aucune utilité pour la croissance. Elles ne sont d’aucune « utilité commune » pour reprendre la belle expression de l’article premier de la Déclaration de 1789 …

La difficulté est que cette solution, l’impôt progressif sur le capital, exige un très haut degré de coopération internationale et d’intégration politique régionale…Elle n’est pas à la portée des Etats-nations dans lesquels se sont bâtis les compromis sociaux précédents…Un tel impôt peut toutefois être instauré à une échelle régionale ou continentale en commençant par les pays qui le souhaitent.

Pour réduire la dette publique, la solution la plus satisfaisante consiste à prélever un impôt exceptionnel sur le capital privé. Par exemple, un impôt proportionnel de 15 % sur tous les patrimoines privés rapporterait près d’une année de revenu national et permettrait donc de rembourser immédiatement toutes les dettes publiques.

Il semble qu’il n’y a pas véritablement d’autre choix, pour reprendre le contrôle du capitalisme que de faire le pari de la démocratie jusqu’au bout, en particulier à l’échelle européenne…

La crainte est que les réponses apportées ne soient modestes et inefficaces par exemple sous la forme de replis nationalistes de diverses natures.

Au niveau européen, une augmentation de l’impôt sur le revenu des plus aisés, à hauteur de 80 % par exemple, pour les revenus annuels supérieurs à 370 000 ou 740 000 € serait efficace.

Le marché et le vote ne sont que deux façons polaires d’organiser les décisions collectives : de nouvelles formes de participation et de gouvernance sont à inventer. La transparence économique et financière est un enjeu de gouvernance démocratique…Plutôt que de s’inquiéter de la dette publique (qui est très inférieure aux patrimoines privés, et qui dans le fond peut-être supprimée assez facilement) il serait plus urgent de se soucier d’augmenter notre capital éducatif et d’éviter que notre capital culturel ne se dégrade…Le patrimoine public net est certes quasi nul du fait des dettes publiques mais le patrimoine privé est tellement élevé que la somme des deux n’a jamais été aussi élevée depuis un siècle. Donc l’idée selon laquelle nous serions sur le point de laisser des dettes honteuses à nos enfants et petits- enfants…n’a tout simplement aucun sens !...

Les chercheurs en sciences sociales de toutes les disciplines, les journalistes et les médiateurs de tous supports, les militants politiques et syndicaux de toutes tendances, et surtout tous les citoyens devraient s’intéresser sérieusement à l’argent, à sa mesure, aux faits et aux évolutions qui l’entourent. Ceux qui en détiennent beaucoup n’oublient jamais de défendre leurs intérêts. Le refus de compter fait rarement le jeu des plus pauvres. »

     Annie Keszey

28/05/2018

LES VILLES INVENTENT DEMAIN.

Ces quatre pages d’extraits ne se substituent pas aux cent quarante pages des sources d’information : Le courrier international hors- série M 09630 et Le Monde du 17/05/2018.

En 2050, 70% de la population vivra en ville : probablement 7 milliards de personnes. A Dacca, la capitale du Bangladesh, la densité urbaine dépasse 45 000 habitants au kilomètre carré, c’est deux fois plus qu’à Paris.

Il ne suffit pas de rendre les villes « intelligentes », il faut mettre l’innovation au service  de villes plus justes. C’est se demander comment celles-ci peuvent devenir inclusives pour les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, ou pour les migrants qui viennent y trouver refuge. La ville doit être durable, solidaire, efficace, résiliente et respectueuse de la vie privée de chacun. Les villes du futur devront être plus solidaires en réduisant l’inégalité mondiale entre le Nord et le Sud, l’inégalité nationale entre les zones urbaines et rurales et  l’inégalité intra-urbaine entre les bidonvilles et les centres d’affaires, par exemple.

Puteaux et La Défense ont entrepris depuis plusieurs années diverses innovations du futur et continuent. Par exemple, une navette, électrique, autonome, avec des capteurs et gratuite est  expérimentée, à nouveau, sur le parvis de La Défense. Le carré Michelet, immeuble en transformation, annonce des terrasses végétales, la priorité à la lumière naturelle, une cour intérieure d’échanges. Les fleurs pourraient remplacer des pavés de l’Esplanade. Les tours de Norman Foster, de 320 mètres, Plaza 1 de 86 étages et Plaza 2 de 85 étages sont prévues pour 2024...

Adrian Smith, célèbre architecte de Chicago vient de dessiner les plans du plus haut gratte-ciel du monde, la Jeddah Tower en Arabie Saoudite. Achevé en 2020, il devrait mesurer plus de 1 kilomètre de haut. (La tour Burj Khalifa de Dubaï mesure 828 mètres.) Il emploie du verre photochromique qui permet de contrer la chaleur du soleil et du verre photovoltaïque qui récupère cette énergie pour alimenter le bâtiment en électricité. Le cabinet- new yorkais  Kohn Pedersen a dessiné pour Tokyo une tour de 1 700 mètres de haut, projet qui n’a pas encore été validé.

En Chine, de jeunes adeptes du « rooftopping » se prennent en photo au sommet des gratte-ciel et alimentent les réseaux sociaux.

La Lotte World Tower de Séoul de 555 mètres de haut est la tour la plus mixte du globe : celle qui mêle le plus d’usages. Bureaux, services, appartements, hôtel 6 étoiles, terrasse à l’air libre, bar et restaurants. Le long de ses 123 étages sont déclinées plusieurs des activités du conglomérat sud-coréen Lotte, implanté dans l’agroalimentaire, le tourisme, la chimie, la finance et le sport...

Un prototype d’ascenseur testé en Allemagne pourrait résoudre les problèmes de déplacement dans les gratte-ciel. L’appareil n’est pas maintenu et activé par des câbles d’acier de plusieurs tonnes mais par des aimants fixés sur la paroi de la gaine, comme un train à sustentation magnétique à la verticale. Sans câbles on pourrait créer un ascenseur qui aurait une cabine qui irait vers le haut dans une gaine et un autre vers le bas dans une autre gaine. Elles pourraient prendre des  passagers toutes les 15 à 25 secondes. L’ascenseur sans câbles permet aussi de construire des dérivations ou des passages horizontaux ou inclinés et de relier ainsi diverses parties du bâtiment voire des immeubles voisins. Ce « Multi » ne consomme d’électricité que lorsqu’il va vers le haut. Quand il va vers le bas le moteur linéaire produit directement du courant qui alimente les cabines ascendantes...Les immeubles de grande hauteur ont quatre ennemis principaux : le temps long pour accéder aux étages élevés, la force du vent, la distribution de l’eau à tous les étages, le danger du feu : ceci malgré les adaptations existantes.

Daan Roosegaarde, néerlandais, a créé les Smog Free Towers, les tours appareillées anti- pollution de Pékin, les cerfs-volants créateurs d’énergie qui peuvent générer 100 kilowatts pour 200 foyers et plus récemment Waterlicht, une installation lumineuse qui donne aux piétons le sentiment de marcher sous la surface de l’eau.

Elon Musk, l’entrepreneur américain qui vise toujours la conquête de Mars pour 2024 et qui veut une voiture électrique pour tous, lors du Congrès international d’aéronautique à Adélaïde, en Australie, a annoncé la construction d’énormes fusées réutilisables qui pourront transporter les particuliers vers la Lune et vers Mars, mais aussi d’une ville à l’autre de notre planète en moins d’une heure. Paris serait joignable depuis New-York en trente minutes. L’entrepreneur développe actuellement l’Hyperloop, le train sur coussin d’air à grande vitesse : Dubaï, Abou Dhabi et les Pays-Bas vont l’adopter.

De nouveaux modes d’hébergement sont expérimentés pour les réfugiés ou les travailleurs pauvres. A Berlin, l’architecte Van Bo Le-Mentzel construit des maisons miniatures de 10 m2 dont le loyer est de 100 € par mois. Hong Kong conçoit des habitats temporaires dans des  tuyaux en béton armé de 2,5 mètres de diamètre. Un entrepôt au sud de Londres va recevoir 20 boîtes habitables de 9 à 14 m2, avec des petits jardins individuels et des sanitaires communs. Sur un terrain public destiné à du logement social, à Barcelone, un projet coopératif prévoit 28 logements de surfaces diverses, de 30 à 40 m2, dont  le droit d’usage par logement  se fait par un apport initial de 18 500 €. Cette somme sera récupérable en cas de départ. Le loyer mensuel prévu est de 450 €. 250 m2 seront dévolus à des espaces communs : laverie, salle polyvalente, salle forme et santé.

Medellin, en Colombie, autrefois symbole de la drogue et de la violence est aujourd’hui un exemple d’urbanisme social et inclusif pour le monde entier. Les bidonvilles fortement peuplés n’ont pas été éradiqués mais « enracinés ». Les actions ont été nombreuses : amélioration des services publics, de la collecte des ordures, des transports, construction  d’escaliers mécaniques pour faciliter les déplacements et de bibliothèques. Les artistes locaux pour leurs fresques murales ont été rémunérés...Jorge Melguizo, initiateur de cette révolution urbaine réhabilite actuellement les bidonvilles de Buenos Aires.

Singapour construit des espaces, immeubles ou jardin, intergénérationnels. Dix résidences novatrices sont prévues : elles combinent une garderie, un centre de soins pour personnes âgées, des studios pour personnes à mobilité réduite, un potager et un espace réservé à des stands de « street food ». Tokyo a ouvert une maison de retraite avec crèche intégrée.

Sou Fugimoto, architecte japonais, quitte l’espace privé fermé - barrières de sécurité, digicodes, vitres teintées- pour dessiner des maisons transparentes et ouvertes sur l’extérieur parce qu’un lieu doit avoir la capacité de susciter largeur d’esprit, empathie et solidarité. Les espaces communs se multiplient : des salles de jeux, la terrasse pour tous et le jardin sur le toit afin de créer des liens.

La start-up Ween, basée à Aix-en-Provence commercialise un thermostat connecté autonome qui anticipe, en temps réel, l’arrivée des occupants d’un logement et adapte ainsi ce logement à leurs attentes. Pour parvenir à une parfaite corrélation entre temps de chauffage et occupation, il se fonde sur des données collectées par l’application installée dans les smartphones des habitants : ceci en toute sécurité.

Flanner House, une association a décidé d’éradiquer le pire désert alimentaire des Etats-Unis, à Indianapolis. Les lopins de terre sont transformés en exploitations agricoles de tomates, haricots verts, courgettes, concombres, maïs et autres et  les habitants en deviennent les agriculteurs. L’association a prévu un magasin de vente des légumes, à bas prix, et les employés sont aussi d’anciens laissés- pour- compte du quartier. Jonathan Lawler, agriculteur professionnel renommé donne la totalité de ses récoltes à l’association, depuis 2016.

La bibliothèque Santa Cruz, à Tenerife, dessinée par le cabinet suisse Herzog et de Meuron est ouverte 24h/24 et 7 jours sur 7. C’est un havre de paix ouvert à tous. A Tokyo, dans une bibliothèque, vous pouvez passer votre temps dans des niches équipées d’un lit et dévorer les livres qui tapissent les murs.

Les voitures autonomes pourraient représenter d’ici à 2035 jusqu’à 25% des véhicules vendus. Les cyclistes restent le plus grand problème actuel pour ces véhicules. Les voitures autonomes pourront être empruntées par divers usagers et permettre une diminution des parkings dans les villes.

Oslo veut bannir les voitures du centre- ville. Les oppositions sont nombreuses, aussi pour parvenir à ses fins, la ville a décidé de supprimer des places de parking plutôt que de bannir les automobiles. Avant l’été 2018, 1 000 places seront supprimées. La ville encourage l’usage du vélo par des subventions pour l’achat de vélos électriques, par exemple.

La rareté  des bornes de recharge pour voiture électrique limitait les achats de cette voiture d’avenir. Or, Ubitricity, une start-up allemande, installe maintenant des prises dans n’importe quel mât d’éclairage public. Après des sites allemands, la municipalité londonienne de Hounslow vient de s’équiper.

Berlin installe un passage clouté qui, aux heures de pointe, s’étend sur la chaussée pour accueillir davantage de personnes et qui disparaît aux heures calmes. A chaque extrémité de la rue, des appareils photos prennent 25 clichés par seconde analysés en temps réel par des ordinateurs capables de distinguer les différents types d’usagers. Des LED  incrustées dans le bitume s’activent selon les configurations...

A Berlin, une voie rapide pour vélos, sous le viaduc du métro aérien, est à l’étude : elle serait la première piste cyclable de l’Allemagne, voire du monde, à offrir un parcours d’une telle longueur. Autour de cette voie des cafés, des lieux de rencontre sont à l’étude.

La capsule Evo Pods, prix étudiant « Le Monde » Smart cities, est une coque placée sur le vélo qui protège de la pluie et renforce la sécurité et la facilité grâce à l’appareillage de l’engin et aux deux roues supplémentaires. Le prototype sera testé fin 2019.

Johannesburg s’est tournée vers l’agriculture urbaine pour résoudre les problèmes de chômage, un habitant sur quatre est sans emploi, et de malnutrition, 80 % des ménages y sont en insécurité alimentaire. Le jardin sur le toit d’un immeuble appartenant à la ville, de Kotze Street, par exemple, pratique la culture hydroponique : les plantes ne poussent pas dans la terre mais dans des solutions aqueuses spéciales. 90 % de l’eau utilisée est recyclée.

Rick Byrd a imaginé une tour en verre de cent étages abritant des plantations superposées de fruits, de légumes et de céréales. Les plants sont retenus par un filet et du papier qui remplace la terre. Un puissant éclairage artificiel fournit la lumière. Les cultures sont irriguées goutte à goutte avec la quantité exacte d’eau nécessaire.

Le projet HLM « Les jardins perchés », à Tours, intègre des serres maraîchères sur les toits qui seront exploitées par un maraîcher professionnel. En cas d’échec éventuel, les serres, démontables, pourraient être transformées en ateliers d’artistes ou en restauration en terrasse.

Poitiers, Strasbourg et Rennes ont ouvert une  «  agence du temps  » chargée de politiques temporelles pour favoriser un équilibre entre les trois temporalités : le temps de la vie privée, celui du travail et celui des loisirs. Des sociologues du genre recherchent pour les villes un temps moins sexué afin que les femmes en particulier n’aient plus leur rythme imposé par des donneurs de temps extérieurs. (Les horaires des crèches, par exemple, recherchent une harmonie possible entre les divers temps.)

A suivre...

Annie Keszey.

 

08/04/2018

Quel agréable dépaysement!

Exposition « Route 66 » voyage au cœur de l’Amérique, à la mairie de Puteaux. Une très belle exposition.

Du 24/03 au 22/04/2018.

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C’est une exposition historique, géographique, sportive, politique, sociale et culturelle... La « route-mère » traverse huit États, d’Est en Ouest. Les photographies, les cartes, les textes explicatifs, les objets divers, les superbes motos, les reconstitutions de lieux dont Bagdad Café, la musique... nous  extraient du quotidien pour un retour en arrière lointain mais  très vivant, avec ses forces et ses dérives.

 ... La route est pure. La route rattache l’homme des villes aux grandes forces de la nature : les arbres et les prés, la neige, la montagne et le fleuve, la mer. Sur la route, dans les restaurants qui la bordent, les postes à essence, les faubourgs des villes qu’elle traverse, les amitiés se nouent, et les amours de passage : « La route, c’est la vie »...C’est un bref extrait  de Michel Mohrt qui nous invite à lire « Sur la route » de Jack Kerouac, aux éditions Folio : le livre clé de la « beat generation » par son chef de file...

Merci aux initiateurs et aux organisateurs pour notre enrichissante évasion.

Annie Keszey. « Génération » LaREM de Puteaux.

 

 

 

 

 

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