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27/03/2021

Extraits du livre "Et le Bien dans tout ça?" Axel Kahn.

27/03/2021.

Extraits  du livre « Et le Bien dans tout ça? », Axel Kahn, Les Essais- Stock. 358 pages.

Axel Kahn est un médecin et généticien, actuel président de la ligue nationale contre le cancer. Scientifique de haut niveau et humaniste rare, il est aussi « un citoyen engagé et attentif, explorateur anxieux de la voie bonne en tout domaine : la politique, la violence, le progrès, les technologies, la vie humaine... »

Soucieuse d’aider un jeune autiste de vingt ans et sa  famille, j’ai choisi de publier des extraits du chapitre 5 « Les fragilités ». Ces extraits ne sauraient dispenser de la lecture complète du livre. Des parents d’autistes vont être rassurés en retrouvant, dans les analyses et propositions d’Axel Khan dont la rigueur ne peut être mise en cause, leurs propres propositions de réformes, pour améliorer considérablement la prise en charge étatique des autistes, faites à diverses autorités et peu suivies.

Puissiez-vous, Axel Kahn, être entendu!

Handicap, citoyenneté et inclusion. De la page 205 à la page 220.

... J’ai à plusieurs reprises rappelé l’article premier de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ». La Déclaration universelle de 1948 ajoute quant à elle la notion de dignité, si délicate à invoquer, ambivalente et pourtant essentielle; je me suis arrêté longuement sur cette ambivalence. Bien entendu cela vaut sans préjudice du genre, du sexe, de l’appartenance ethnique, des convictions religieuses, de l’état de la fortune, de l’existence ou non d’un handicap. Il s’agit dès lors d’une injonction impérative qui fonde la République française  comme la communauté de toutes les nations humaines. Elle s’impose à chacun, à chaque Nation, à chaque institution. Il s’ensuit que les personnes handicapées, en tant que personnes et que citoyens, ont droit à l’égalité de leurs chances et de leurs droits, qu’elles doivent être incluses dans la société, accéder à tout ce que cette dernière offre aux personnes valides. On est au cœur du projet de société inclusive. Les militants de ce projet indiscutable ont très tôt pris conscience de ce que la société n’incluait pas suffisamment, qu’elle n’était pas même accueillante pour les personnes handicapées qui, au-delà de leur handicap à se mouvoir, à sentir, à voir et à penser, se sentaient rejetées. Ces militants ont senti que ce rejet ajoutait à leur handicap.

En bref, le but d’une société inclusive est d’accueillir et d’inclure des citoyens dont la qualité de personne soit incontestable et qui, handicapés ou non, vivent leur pleine citoyenneté avec le minimum de contraintes et d’obstacles. La société en crée de supplémentaires, certes, mais aucune société n’existe qui pourrait annihiler toutes les différences qui rendent à certains le  chemin et la vie plus rudes qu’à d’autres. C’est ce qui impose à chacun et à la communauté le devoir d’accompagnement...

Une société développée qui n’utiliserait pas ses moyens et ses techniques pour aider au mieux qu’il est possible  ceux des siens qui en ont besoin ne saurait être digne : elle perdrait sa justification essentielle...

Il existe un mot souvent utilisé qui exprime l’essentiel de l’idéal d’une société inclusive, c’est compagnonnage...Accompagner exclut totalement la domination, la tutelle, le rabaissement, la sous-considération...Le verbe accompagner exclut toute une série de comportements qui hélas persistent et ont le potentiel de nuire encore à l’épanouissement des personnes handicapées...L’expression les handicapés est bien entendu formellement à proscrire : ces citoyennes et ces citoyens sont irréductibles à leur handicap, ce sont avant tout des personnes qui rencontrent des difficultés particulières dans certains domaines de la vie, et souvent dans ces seuls domaines...Aussi faut-il reconnaître le handicap pour ce qu’il est et, pour tout le reste, considérer la magnificence intacte de la personne... Afin de desserrer autant qu’il est possible les freins à l’apprentissage et aux études, d’importants efforts ont été accomplis...Les besoins sont tels, les budgets toujours si serrés que ces efforts apparaissent toujours éloignés des besoins... Les engrenages conduisant à ce que les personnes handicapées accumulent les handicaps dérivés sont hélas  nombreux. L’un réside dans la fréquente inégalité qu’elles subissent pour être aussi bien soignées que les personnes valides, en urgence ou en consultation ordinaire...Lorsque l’âge ou la disparition des parents ne leur permet plus d’intervenir, les enfants vieillissant se trouvent dans une situation tragique ; la seule solution alors qu’ils ont vécu à leur domicile, dans le cocon familial, se trouve être le placement en institution. Là encore, c’est une situation très difficile, voire épouvantable, et un chantier urgent... D’autre part on a pris conscience de ce que le placement en institutions spécialisées n’est souvent pas sur le plan psychique la meilleure solution, pas ce qui est préféré pour les personnes en cause. Le courant est aujourd’hui fort pour désinstitutionnaliser, chaque fois que c’est possible, le handicap; dans le domaine du vieillissement, pour que les gens âgés n’aillent pas en Ehpad mais profitent au maximum de leur autonomie chez eux...

Il est  par conséquent crucial que les aidants soient eux-mêmes aidés. Il est indispensable de leur ménager des marges de repos - un droit au répit -, de les seconder dans la conduite de leur vie professionnelle...

L’inclusion idéale est d’être  complète, à l’école, à l’université et au travail, toujours dans l’intérêt de la personne handicapée...Il faut savoir raison garder ! Une éducation spécialisée reste indispensable, elle est la mieux adaptée à certaines situations. L’inclusion en milieu ordinaire peut sinon déboucher sur de la maltraitance. C’est la même chose au travail. L’inclusion des personnes handicapées y est souhaitable chaque fois qu’elle se révèle possible. Dans d’autres cas, cependant, les ateliers protégés, l’ESAT, sont une meilleure solution. L’intérêt de la personne handicapée doit être au centre des préoccupations, il est souvent le mieux pris en compte par l’inclusion en milieu partagé avec les valides. Pas toujours, cependant...Le philosophe handicapé suisse Alexandre Jollien, revendique le droit des personnes handicapées à n’être pas performantes, à être fatigables, à se sentir faibles ! Ce sont pourtant là, elles aussi, nos sœurs et frères ! Il convient par conséquent de se méfier de certains propos et de veiller à n’exclure personne...Cela vaut aussi sur le plan du caractère...Quand on est handicapé, comment ne pas ressentir une certaine rage d’être entouré de gens valides ? C’est là une injustice effroyable contre laquelle le sentiment de révolte peut être irrésistible...

Annie Keszey.

 

29/10/2018

APPRENDRE!

Comment les ministres Luc Chatel, Vincent Paillon, Benoît Hamon, Najat Vallaud- Belkacem, par exemple, ont-ils pu occulter les découvertes des neurosciences?

L’actuel ministre de l’Education nationale, Monsieur Jean-Michel Blanquer, a appelé Stanislas Dehaene, psychologue cognitiviste et neuroscientifique, pour présider le Conseil scientifique de l’Education nationale et c’est une décision opportune: de même, imposer certains dédoublements de classes, des évaluations objectives et envisager la scolarité obligatoire à 3 ans, sont des mesures de progrès.

Au moment où l’Education nationale réfléchit à des propositions nouvelles contre la violence à l’école, il est utile, en particulier, de consulter  Stanislas Dehaene, le déchiffreur du cerveau, qui propose des réformes du système éducatif dans son ouvrage de 380 pages « Apprendre ! Les talents du cerveau, le défi des machines » aux Editions Odile Jacob.

Stanislas Dehaene nous livre enfin un descriptif  savant, précis, complet, justifié du métier de professeur : apprendre et   apprendre à apprendre. L’idée d’un métier spécifique fut longtemps réfutée par de nombreux intellectuels. Bien sûr, les enseignants possèdent, implicitement, un modèle mental de ce qui se passe dans la tête de l’apprenant « quelles sont ses intuitions, correctes ou erronées, quelles sont les étapes par lesquelles il doit passer pour progresser et quels facteurs l’aident à développer ses connaissances… » Mais les connaissances du « savoir invisible », des principes fondamentaux de la plasticité cérébrale et de l’apprentissage, du fonctionnement du cerveau en liaison avec les activités externes et internes multiples pendant le jour et la nuit,  n’ont jamais encore été évoquées, avec autant de rigueur, lors des formations des enseignants, par exemple.

De nombreuses pratiques professorales expérimentales, malgré la méconnaissance totale du fonctionnement du cerveau, s’approchent pourtant, semble-t-il, des conseils essentiels de Stanislas Dehaene.

L’auteur développe aussi les mécanismes scientifiques de l’intelligence artificielle et définit ce qui lui manque par rapport à l’intelligence humaine... Les logiciels de l’intelligence artificielle  ne parviennent pas encore à imiter « la faculté d’apprendre »...

Les neurosciences, dont la connaissance du cerveau et de son fonctionnement, les démarches complexes, successives pour apprendre à apprendre, doivent occuper une place majeure dans la formation  initiale et la formation continue des enseignants.

Les réformes du système éducatif que Stanislas Dehaene propose, dans cet ouvrage, sont d’actualité.

Quelques extraits discontinus.

  • « Le cours magistral, où l’élève reste passif tandis que l’enseignant pérore pendant cinquante minutes a fait son temps. Lorsqu’on compare ce cours magistral traditionnel aux pédagogies qui promeuvent l’enseignement actif, l’effet est manifeste : dans toutes les disciplines, des maths à la psychologie en passant par la biologie ou l’informatique, un étudiant actif réussit mieux... Toutes les solutions sont bonnes à condition de forcer les élèves à renoncer au confort de la passivité...»
  • «Et c’est l’occasion ... de clarifier un point très important : l’idée que l’enfant doit être attentif, actif, engagé, acteur de son propre apprentissage- idée fondamentalement juste- ne doit pas être confondue avec le constructivisme ou les pédagogies de la découverte : une vision généreuse, séduisante, mais dont l’inefficacité a été cent fois démontrée. La distinction est fondamentale mais rarement comprise, en partie du fait que l’on connait également ces dernières sous le nom de « pédagogies actives » ce qui est source de nombreuses confusions... »
  • « Lorsqu’un enfant  est découragé, qu’il soit brillant ou en difficulté, il faut avant tout lui redonner le goût d’apprendre en lui proposant des stimulations adaptées à sa curiosité...   Il est donc possible  de décourager la curiosité en sanctionnant chaque tentative d’exploration par une punition. Imaginez un enfant qui, chaque fois qu’il essaie d’intervenir est tancé, moqué ou puni...  La solution ? Elle est bien connue de la plupart des enseignants, il s’agit de récompenser la curiosité au lieu de la punir... »
  • L’un des travers de la note « est d’être totalement dépourvue de précision. Simple cumul de nos fautes, elle résume, sans les distinguer, différentes sources d’erreurs. Elle n’est donc pas suffisamment informative, car elle ne permet pas, à elle seule, de savoir pourquoi on s’est  trompé ni comment se ..La note sèche, lorsqu’ elle n’est pas accompagnée d’appréciations détaillées et constructives, constitue donc un bien piètre retour sur erreur ...
  • « Les professeurs doivent désormais savoir qu’il faut espacer les apprentissages...C’est donc toute l’organisation des manuels qu’il faut revoir. La plupart d’entre eux sont organisés en chapitres qui font le point sur un  sujet spécifique (ce qui est bien) et qui sont suivis d’exercices qui ne portent que sur cette leçon (ce qui est moins bien). Cette organisation a deux conséquences néfastes : les révisions ne sont pas suffisamment espacées, et le travail est prémâché car l’élève n’apprend pas de lui-même quelles connaissances ou quelles stratégies permettent de répondre à un problème donné. L’expérience montre qu’il vaut mieux mélanger les exercices, sans se cantonner à ce qui vient d’être étudié, de façon à remettre régulièrement en jeu la totalité de ses connaissances... »
  • « Les examens à court terme, qui ne portent que sur les acquis des semaines précédentes, ne suffisent pas à garantir un souvenir à long terme. Mieux vaut un examen cumulatif, qui porte sur l’ensemble du programme depuis le début de l’année... »
  • « La chronobiologie a démontré qu’avec la puberté le cycle du sommeil se décale : les adolescents ne ressentent pas le besoin de se coucher tôt, mais, comme chacun a pu le constater, ils éprouvent les plus grandes difficultés à se lever. Ce n’est pas  de la mauvaise volonté mais la simple conséquence d’une réorganisation des réseaux neuronaux et hormonaux qui contrôlent le cycle veille/sommeil. Malheureusement, personne ne semble en avoir informé les directeurs d’école qui continuent d’exiger que  les élèves fassent acte de présence en tout début de matinée... »
  • « Les organismes de recherche devraient inciter les chercheurs à mener de grands programmes de recherche fondamentale dans tous les domaines des sciences de l’apprentissage, depuis les neurosciences et l’imagerie cérébrale jusqu’à la  neuropsychologie des enfants « dys », la psychologie cognitive et la sociologie de l’éducation... »

                                                                                                                                 

Des extraits de ce livre sur les principes fondamentaux de l’apprentissage suivront ultérieurement.

notreputeaux.com         rupture-et-metamorphose.org                atelier-idees.org

Annie Keszey.                 

05/11/2015

RACE: L'ignorance conduit à la détestation.

D’après Dominique Stoppa-Lyonnet, professeur de génétique à l’université Paris Descartes, chef du service de génétique à l’Institut Curie, suppléante de François Fillon à l’Assemblée nationale. Extraits de l’article publié dans le journal Le Monde du 7/10/2015.

Leçon de science adressée à une élue française au parlement européen qui a interrompu ses études au système de Ptolémée qui plaçait la terre au centre du monde, le soleil tournant autour.

Oui, Justine, Lucie, Jules, Antoine, Johann, Anne Charlotte...et tous vos amis - élèves, sérieux et réfléchis d’aujourd’hui, vous avez raison, il FAUT SAVOIR, à partir de sources sûres.

Les races humaines, selon la biologie, n’existent pas.

« L’Homo sapiens constitue notre humanité. Il a progressivement migré depuis l’Afrique de l’Est où il est né, il y a 200 000 ans. Il est plus que probable qu’il ait reçu quelques contributions génétiques d’Homo neanderthalensis, entre 50 000 et 100 000 ans au Proche-Orient, avant qu’il ne se répande à travers l’Europe, l’Asie puis l’Océanie et l’Amérique. Au cours de notre longue préhistoire puis histoire, des groupes humains ou populations se sont ensuite constitués sur notre planète au hasard des migrations guidées par la géographie des lieux, les événements climatiques et plus tard les grands événements politiques et religieux.

Le séquençage du génome (6 milliards de paires de bases réparties sur nos 23 paires de chromosomes) de nombreux individus appartenant à différentes populations a permis de montrer définitivement que les 7 milliards d’humains que nous sommes aujourd’hui partagent essentiellement le même patrimoine génétique. Il existe pourtant de légères variations entre individus, variations dont seulement un petit nombre contribuent à nos différences. Ainsi deux personnes, prises au hasard dans la population humaine, diffèrent entre elles, en moyenne, par 3.2 millions de paires de bases, soit par seulement 0.05% de leur génome : si peu et pourtant beaucoup ! Il existe tout autant de ces différences à l’intérieur d’une même population qu’entre deux populations différentes de taille comparable.

Néanmoins certains variants sont plus fréquents dans certaines populations, s’étant accumulés parce qu’ils les protègent d’une maladie infectieuse ou parce qu’ils leur ont permis de résister à un environnement délétère (froid, sécheresse, disette...) Agents infectieux, régimes alimentaires ou climats hostiles ont constitué, et constituent toujours, des facteurs de pression de sélection qui sont favorables aux individus porteurs de ces variants protecteurs, ou plutôt, défavorables à ceux qui ne les portent pas.

L’auteur donne deux premiers exemples de ces variants et poursuit...

Mais un autre exemple est bien plus sensible car il constitue l’élément majeur sur lequel se fonde la notion biologiquement inepte de race humaine : la couleur de la peau.

La faible pigmentation de la peau des populations du nord de l’Afrique, d’Europe et d’Asie résulte d’un trait génétique complexe et est en partie liée à la présence de variants du gène SIC24AS, l’un des gènes

régulant la synthèse de mélanine (pigment foncé des téguments). L’absence d’avantage sélectif d’une peau noire dans les pays de latitude élevée, moins exposés au soleil, et, à l’inverse, l’avantage d’une peau claire facilitant la synthèse de vitamine D et prévenant le rachitisme ont conduit à la tendance écrasante de la présence de populations à peau blanche en Europe et en Asie. En revanche une peau noire est commune à toutes sortes de groupes de populations vivant dans des zones tropicales ensoleillées, où qu’elles soient dans le monde, des populations aussi différentes que celles d’Afrique, d’Inde ou d’Océanie.

Penser que, parce que certains traits physiques sont quasi constants dans une population - en particulier la couleur de la peau – les génomes des individus qui la composent sont identiques, et que cette identité les réunit en un groupe fermé, génétiquement distinct, est une extrapolation fallacieuse. C’est pourtant sur ce raisonnement erroné que repose le concept de race développé au XIXème siècle.

Ce concept catégorise, classifie, mais surtout, au fond, hiérarchise les populations. Cette conceptualisation a trouvé son apogée avec la publication par Arthur de Gobineau de l’Essai sur l’inégalité des races humaines (1853) et sur le mouvement eugéniste développé par Francis Galton, en Angleterre. La hiérarchisation de la population humaine en différentes races a justifié les comportements discriminatoires et haineux du XXème siècle. Les races humaines n’existent pas, ou plutôt elles n’existent que selon des définitions culturelles et non biologiques, dans nos lois d’homme et non dans celles de la nature, dans l’invective et non dans la raison. L’ensemble de notre humanité n’appartient qu’à une seule et même espèce : Homo sapiens.

L’auteur démonte et nie scientifiquement ensuite l’idée de « race animale »...

La connaissance de l’origine de notre humanité et la compréhension de ce qui fait nos différences, qu’il serait puéril de nier, mais surtout nos ressemblances sont la seule façon de dénuer de sens le mot race chez l’homme.

L’exposition « Tous parents, tous différents » d’André Langanay, au Musée de l’homme en 1992, doit être reprise et présentée sur tout notre territoire. Et la voix de Claude Nougaro doit continuer de nous chanter :

« Armstrong, un jour, tôt ou tard,

On n’est que des os...

Est-ce que les tiens seront noirs ?

Ce s’rait rigolo !

Allez Louis, alléluia !

Au-delà de nos oripeaux,

Noir et Blanc

Sont ressemblants

Comme deux gouttes d’eau. »

Annie Keszey.