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08/05/2018

Essai de décryptage historique simple du "jardin secret" rue Paul Bert, à Puteaux.

Le 7 mai 2018, à 17h30, je suis entrée pour la première fois dans ce jardin. Il faisait très beau. Une large allée centrale, bordée de roses, conduit ensuite à deux espaces de jeux, à droite et à gauche puis à un autre espace terminal. Le premier espace à droite, par ses illustrations murales, rappelle l’univers féérique, des fées donc,  sans oublier toutefois, la présence implicite des elfes : elles et eux ! La couleur dominante des jeux, dont celle du toboggan, est rose, avec des touches de marron, de jaune et de violet : un petit garçon, de deux ans peut-être, accompagné par sa maman, monte, glisse et recommence. Deux petites filles courent autour du toboggan. L’espace à gauche, par son décor mural, fait revivre les Chevaliers du Moyen-Âge. L’Histoire nous rappelle l’inclusion, dans cette armée, de Chevaleresses dont Jeanne d’Arc est la plus célèbre sans être la seule : elles et eux !

La grande Histoire implique le genre masculin et le genre féminin de chaque côté.

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La reine Penthésilée, vers 1488, porte une tenue à demi-bleue, à demi- rose! (Image extraite de Google.)

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Dans cet espace gauche du jardin, une chaise rose mobile, sans doute venue de l’espace de droite, est posée près d’un banc bleu et blanc, fixe. Un chevalier est à dominante bleue, pour l’autre, le vert remplace le bleu. D’autres couleurs s’ajoutent : rouge, jaune, marron et noir. Un garçon, de cinq ans peut-être, y joue au ballon avec son père : ils occupent tout l’espace. Dans l’espace central et au fond du jardin, deux garçons et deux filles jouent avec leurs jeux personnels dont des trottinettes.

Tous les enfants ont la même égalité de choix. L’interprétation du sens des couleurs, aléatoire, n’est pas un interdit.

Trois parents, que je ne connais pas, interrogés, différencient les espaces mais aucun à partir des couleurs. Ils veillent plutôt à la sécurité en faisant entrer leur petit dans l’espace aux jeux les plus calmes, mais indifféremment à droite ou à gauche. Lors de ma seconde visite, le 8 mai à 16h30, un père me fera remarquer qu’à cette heure, par jour de soleil, tous les petits jouent dans la partie rose parce qu’elle est à l’ombre et que, d’autre part, aucun enfant ne connaît la symbolique des couleurs bleue et rose.

Dans l’Antiquité grecque le garçon était considéré comme béni des dieux aussi lui associait-on la couleur bleue, couleur du ciel, résidence des dieux protecteurs des esprits maléfiques. Au Moyen-Âge, en Europe, le bleu, couleur divine de la vierge Marie, fut associé aux filles, tandis que le rose (rouge pâle) fut associé aux garçons.

 

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Chevaliers plutôt « roses » : images de Google.

Les vêtements des enfants deviendront blancs ultérieurement, puis, le XVIIème  siècle réintroduira un nouveau rose dans le vêtement des filles. Les couturiers et marchands de vêtements multiplieront les couleurs unisexes au milieu du 20ème siècle.

Ce jardin Paul Bert a été créé par Madame Ceccaldi-Raynaud, Maire de Puteaux et son équipe. Un conseiller d’opposition  à la recherche endémique de critiques pour évincer ce maire lui reproche d’avoir créé un jardin « genré », à partir de l’usage des couleurs traditionnelles « séparatistes » : le bleu et le rose. Il appuie son avis sur le témoignage unique d’une maman choisi pour sa conformité avec le sien : « Pourquoi c’est séparé. Comment font les parents qui ont des enfants d’un genre différent ? ».

C’est simple pourtant, la réponse est « liberté, égalité, fraternité » !

Cette critique est un nouvel exemple parfait d’une opinion de politique traditionnelle d’opposition, opportuniste, particulièrement superficielle à partir d’un regard fugace, épidermique, subjectif, posé sur un site.  

Les symboles du rose et du bleu ne sont pas morts : ils ont été rappelés récemment par plusieurs citoyens dans « La manif pour tous ». Ils s’estompent. Le binarisme  traditionnel de genre subsiste encore, par exemple dans les  rayons séparés «  hommes » et « femmes »  des magasins de vêtements ou dans les toilettes publiques... sans porter atteinte à l’égalité des sexes (contrairement aux salaires différenciés, entre hommes et femmes de même qualification)...

Dénoncer le genrisme à propos de ce jardin, n ‘est qu’un exercice personnel de sensibilité à certaines discriminations, certes possibles mais inexistantes en ce lieu. L’harmonie, progressive, entre le schéma binaire hommes/femmes d’une part et l’androgynie, l’hermaphrodisme, l’agenre, l’intergenre, la transidentité, le transgenre, l’intersexuation... d’autre part ne se réalisera, enfin peut-être, que par une BIENVEILLANCE  COLLECTIVE.

Annie Keszey. LaREM- Génération Puteaux.

06/09/2014

PUTEAUX. LES ENFANTS D'ABORD

 

mariage pour tous, théorie du genre, différenciation des sexes, bleu, rose

Sur le site de la mairie, la maire de Puteaux, Madame Ceccaldi-Raynaud, précise sa politique scolaire et ses initiatives de rentrée : « Les enfants d’abord ! »  . Nul ne saurait critiquer une telle volonté, réponse essentielle, avec des mots simples et forts, pour s’opposer au déclin français. L’instruction et l’éducation  doivent gagner en efficacité afin que les jeunes générations puissent œuvrer avec talent et compétence au redressement productif et aux exigences d’une morale collective restaurée. 

La maire poursuit l’équipement des écoles en matériels pédagogiques informatiques  et vient d’attribuer deux robots, pour les filles et les garçons, dont l’usage ne pourra être évalué qu’ultérieurement.  

Depuis plusieurs années, avant chaque rentrée scolaire, lors d’une cérémonie, la mairie offre un cartable et des fournitures scolaires aux élèves des écoles maternelles et élémentaires de la ville. C’est ainsi manifester un intérêt concret, spécifique, peu répandu, pour l’école. Ce don public, allocation locale, s’ajoute aux allocations étatiques de rentrée scolaire. Le poids du cartable qui doit être inférieur à 1 kilo, son coût, le nom du fabriquant, certainement français, ne sont pas publiés et un bilan de fin d’année sur l’état des cartables, peut-être réutilisables, le nombre d’usagers réels et l’utilité des fournitures scolaires choisies ne semble pas être fait.

 

La ville de Montréal a  remplacé, depuis plusieurs années, le cartable par une tablette  individuelle.  

Pour cette rentrée 2014, Madame Ceccaldi-Raynaud a pris l’initiative d’utiliser ce cadeau pour répandre l’idéologie de différenciation des sexes : les cartables des garçons sont bleus et ceux des filles, roses.  

Bleu-roi, rose « gnangnan » juge Justine. Les cartables des élèves de sa classe mixte sont exclusivement de couleurs sombres : noire, marine ou marron. 

Des textes sur internet commentent ce nouveau choix : provocation absurde- bêtise- propagande aux frais du contribuable- différenciation des sexes qui revient à les hiérarchiser (Isabelle Clair du CNRS)- initiative du premier degré  pas très élaborée… 

La couleur « jean, bleu-délavé », par exemple est une des couleurs « égalitaires » si l’on se fie  aux nombreux pantalons, shorts et blousons en jean, portés indifféremment par les garçons et les filles. 

 

N’est-ce pas plutôt un abus de pouvoir de la maire ? 

 

Ces deux couleurs ne sont pas un acte de commémoration d’une coutume médiévale disparue, mais la reprise partisane, volontaire ou involontaire (si les commandes ont été faites avant)  du double conflit récent «Contre le mariage pour tous », rébellion qui combat l’extension des droits pour tous  et  « Contre L’ABCD de l’égalité », programme expérimental ambigu et imparfait mais caricaturé par les conservateurs. 

La pensée autonome de chaque élève mineur est ainsi placée autoritairement sous contrainte politique puisque ce mineur est pressenti pour porter, sur le chemin de l’école, une publicité contraire à la volonté interne de l’Education nationale qui est de promouvoir l’égalité des sexes quant à la dignité et aux compétences. Ces mineurs n’ont pas encore les connaissances nécessaires à la compréhension du débat et sont ainsi « manipulés ». 

C’est aussi un essai d’usurpation de l’autorité parentale, par recherche de connivences. 

Aux fournitures scolaires la maire a ajouté des stéréotypes sexués, balourds : un livre pour créer des bijoux pour les filles et un livre pour apprendre à construire des robots, pour les garçons.

 

Les enseignants n’ont donc pas été consultés. 

 

Souhaitons que Madame Ceccaldi-Raynaud, vêtue de rose, son fils tout en bleu, et les conseillers de la majorité, impliqués dans cet anachronisme, acceptent de participer à une conférence de formation, par exemple, sur « La révolution du don, le management repensé ».Le nouveau premier principe- demander- remplace l’ancien- ignorer ! Reconnaître ses erreurs, progresser pour servir l’intérêt général sont des pratiques indispensables à l’exercice de responsabilités au service de « la démocratie réelle ». 

Le pourcentage de filles utilisatrices du cartable rose et  les jugements des associations de parents d’élèves seront à suivre ultérieurement…

Image jpeg. fr.freepik.com.

Annie Keszey.