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01/10/2018

LETTRE à MONSIEUR CHRISTOPHE CASTANER. LaREM.

1/10/2018. Annie Keszey LaREM- Génération/ Puteaux à Monsieur Christophe Castaner, délégué général de la République En Marche.

Rappel d’une demande urgente.

Monsieur Castaner,

Monsieur le Président de la République doit nous faire part de sa VISION politique globale pour l’avenir de la France. Les demandes nombreuses dont celle récente de François Bayrou ont été vaines jusqu’à présent. Or, LaREM ne peut risquer un échec aux futures élections tant les  opposants politiques actuels sont régressifs : M Le Penn, J-L Mélenchon…

Les réformes successives, nombreuses, dont certaines particulièrement discutables, mais c’est habituel, ne permettent, en aucun cas, actuellement, d’anticiper une synthèse sociale, sociétale, politique,  économique, financière du « macronisme »... Des spécialistes  sérieux de formations diverses le confirment.

Christophe Guilluy, éminent géographe, auteur de « La France périphérique », s’exprime à nouveau dans « No Society. La fin de la classe moyenne occidentale ». « La rupture  entre le haut (de la société) et le bas  nous conduit à un modèle qui ne fait plus société...Le monde d’en haut refuse d’écouter celui d’en bas qui le lui rend bien notamment en grossissant les camps de l’abstention ou du vote populiste...Trump et Macron...ont enterré le vieux clivage gauche droite. Les deux ont compris que nous étions entrés dans le temps de la disparition de la classe  moyenne occidentale...Si le président français est conscient de la fragilisation sociale de la France périphérique, il pense que la solution passe par une accélération de l’adaptation de l’économie française aux normes de l’économie mondialisée...Pour éviter la  catastrophe, et si elles ne veulent pas être balayées dans les urnes, les classes dirigeantes n’ont pas d’autre choix que celui de rejoindre le mouvement réel de la société, celui de la majorité, des plus modestes.

François-Xavier Bellamy, agrégé de philosophie, écrivain novateur à la « profondeur » indiscutable, publie « Demeure ».  « La mondialisation techno-marchande a fait du mouvement perpétuel un impératif universel... " En Marche " c’est le slogan d’une politique  qui n’a plus d’autre obsession que celle du changement, de la « transformation » universelle...Être « en marche »  ne saurait être un but : faire un pas en avant est un beau progrès si vous allez vers la terre promise, mais une très mauvaise idée si vous avez un précipice sous les pieds. Comment croire que le mouvement pourrait devenir un projet politique suffisant en tant que tel ? C’est tout simplement absurde...Nous ne retrouverons le sens de la marche que si nous pouvons dire de nouveau vers quel but elle se dirige »...

Dans « La grande fracture. Les sociétés inégalitaires et ce que nous pouvons faire pour les changer », Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie, défend l’idée que «  notre choix ne doit pas se faire entre la croissance et l’équité ; avec les bonnes politiques, nous pouvons choisir les deux à la fois ». Son combat n’est pas contre le capitalisme mais la façon dont le capitalisme du XXIème siècle a été perverti. Les mesures concrètes proposées dans ce livre de 477 pages sont difficilement repérables dans les nouvelles lois françaises. Des précisions paraissent nécessaires.

Et puis, Jeremy Rifkin dans «La nouvelle société du coût marginal zéro. L’internet des objets, l’émergence  des communaux collaboratifs et l’éclipse du capitalisme », nous rendrait encore plus impatients...

Merci Monsieur Castaner pour votre engagement.

Annie Keszey

notreputeaux.com/ rupture-et-metamorphose.org/ atelier-idees.org

 

06/10/2015

La France périphérique. Comment on a sacrifié les classes populaires.

 

 « En réalité, le vrai débat n’est pas de savoir si le modèle républicain est pertinent économiquement. Il est de savoir s’il fait ou non société. S’il permet de tirer vers le haut les autres territoires et d’intégrer économiquement les catégories modestes qui vivent à l’écart des métropoles ou si le rôle des métropoles se limite à redistribuer un minimum de ressources vers des territoires condamnés et des populations inutiles... Christophe GUILLUY. Champs Actuel 6€. 2014. 186 pages

 

Les fondements logiques du vote FN.

 

Christophe Guilluy est géographe. Il est l’auteur avec Christophe Noyé, de l’Atlas des nouvelles fractures en France (Autrement 2004) et d’un essai remarqué, Fractures françaises (Champs-Flammarion, 2015).

 

Extraits discontinus.

 

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15/09/2014

PUTEAUX. LES 80 ANS DE L'HÔTEL DE VILLE.

 

16/09/2014.

 

Samedi 14/09/2014, à 20h30, la maire, Mme Ceccaldi-Raynaud, avait invité tous les citadins de la ville à un spectacle gratuit, place de la mairie, pour commémorer les 80 ans de l’hôtel de ville, construit en 1934, par le cabinet d’architecture « Les Frères Niermans».

 

Une foule  dense, de Putéoliens  assis ou debout, a occupé l’esplanade. Pendant les 2 heures 30 de la cérémonie, tous ces nombreux spectateurs furent majoritairement des modèles de civisme : silencieux, attentifs, peu instables malgré le relatif inconfort de certains.

 

Un concert des Stentors a ouvert la soirée avec des chansons connues, sauf des plus jeunes toutefois, choisies pour leurs créations successives entre 1934 et 2014.  Le spectacle historique « son et lumière », le feu d’artifice et les gâteaux d’anniversaire ont suivi.

 

L’organisation fut professionnelle, parfaite, en particulier quant à la qualité du son et de l’image. Deux écrans latéraux dupliquaient l’écran central. La police, courtoise, était  visible ainsi que les secours médicaux.

 

L’histoire de l’hôtel de ville, projetée sur sa façade, écran immense, n’était pas celle d’un historien académique, en supposant qu’il en existe, mais celle, par choix, d’un idéologue politique. Elle reprenait les documents issus des archives et exposés sur la place. Des évènements culturels et les modifications architecturales dominaient. Les personnes honorées, citées, pour la majorité des cas, étaient des célébrités. Les humbles, les pauvres, restaient invisibles, hypothétiquement présents peut-être, comme dans les 300 lits, sous la mairie, lors de la seconde guerre mondiale…

 

Ce document  historique « son et lumière » était d’une technicité rigoureuse,  créative et talentueuse. L’immense façade architecturale de la mairie servait de fond permanent, aux couleurs variables, sur lequel se positionnaient des photographies, des sigles, des textes brefs, des dates, des animations…marquant la marche du temps.  Des jets de lumière, lancés vers le ciel à partir du toit, accompagnaient certains faits.

 

Le feu d’artifice, original, pensé dans sa diversité,  au-dessus des spectateurs, fut « beau ».

 

Puis, un défilé de jeunes avec des ballons, un autre avec des bougies se sont approchés de l’immense gâteau en forme de mairie, auprès duquel se trouvait Madame Ceccaldi-Raynaud. Après le lâcher de ballons, la distribution du gâteau a  commencé, pour les proches. .. Tous les spectateurs pouvaient ensuite recevoir une part d’un gâteau semblable à partir des tentes distributrices, sur la place.

 

Des amis, d’origine marocaine, copropriétaires ou locataires, depuis des décennies, dans un taudis proche, qui ne peuvent s’offrir aucun loisir, avaient consenti exceptionnellement à assister à cette commémoration gratuite. Souriants, ils ont jugé que « c’était bien », surtout le feu d’artifice qui ne leur posait aucun problème linguistique. Ahmed, qui vit avec 454 €/mois, a précisé « il y avait beaucoup d’argent dans le ciel ! ». Au sens propre ou au sens figuré, Ahmed?

 

L’intérêt premier de cette manifestation, porteuse d’un sentiment collectif d’appartenance,  est de tenter de servir « le mieux vivre-ensemble », nouvelle vision conceptuelle pour  contrer l’individualisme.

 

 

 

Comme d’autres, cette manifestation à Puteaux pose pourtant, en retrait et sans issue concrète perceptible, une même interrogation, sous-tendue par Ahmed.

 

Christophe Guilluy, géographe lumineux, démontre que la France des métropoles a concentré les gagnants de la mondialisation, rejetant à la périphérie les damnés du progrès. Du côté de la France qui s’en tire, 10% des communes, (dont Puteaux), concentrant 39% de la population, du côté de la France larguée, 90% des communes regroupant 61% de la population.*

 

Une question nationale de ce 14/09 portait sur l’hypothèse d’un renoncement de l’Etat à l’augmentation  prévue, le 1/10, des petites retraites  inférieures à 1200 € : 6.5 millions de personnes sont concernées. Il s’agissait d’une augmentation de 5 € par mois et par retraite. 

 

Les Putéoliens ne sont ni particulièrement cupides, ni indifférents à la misère. Ils sont normalement sensibles aux loisirs de qualité. Du fait de la situation financièrement très privilégiée de leur ville, ils vivent des tensions et des émotions contradictoires dont ils ne sont pas responsables.

 

Quand la France aura-t-elle enfin  un gouvernement central compétent, visionnaire, efficace, apte à  l’instauration d’un modèle démocratique plus égalitaire et à une décentralisation plus solidaire ? 

 

Les nouveaux exclus votent pour le Front National !* 

 

*Extrait de « La France périphérique. Comment on sacrifie les classes populaires »  de Christophe Guilluy, publié dans le n°908 de Marianne

 

Annie Keszey.