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20/02/2015

VERS UNE CATASTROPHE ECONOMIQUE ET POLITIQUE

 

20/02/2015.  

 

Le titre est le pronostic d’Arnaud Montebourg exposé sur le site Mediapart

 

Thomas Piketty, économiste, auteur du livre de 970 pages Le capitalisme au XXIème siècle*, vendu actuellement en 1 million et demi d’exemplaires, fait rare, était, le 15/02, l’invité de Laurent Ruquier.

 

Ses propos, fondés sur une analyse expérimentée, confirment les appréhensions, d’une majorité de citoyens ordinaires, recueillies lors de sondages.

 

« François Hollande a trahi toutes ses promesses,  mensonges pour être élu.  Depuis le début de son mandat, son action économique est indigente et inappropriée surtout parce qu’il n’a aucune expérience des secteurs d’activité. Il est exclusivement un politique depuis une trop longue durée. Ses « réformes » sont restreintes, improvisées et tâtonnantes. Il n’a entrepris aucune modification significative dans le domaine de la finance et la seconde partie du mandat ne devrait rien changer à cette faiblesse du pouvoir.

 

Au niveau européen, c’est la stagnation et l’entêtement dans une stratégie globale erronée. Nul Français n’a entendu François Hollande protester contre la nomination de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, en 2014. » (Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Grand- Duché du  Luxembourg de 1995 à 2013, a été touché par deux scandales : l’un concernant les services de renseignements fichant illégalement des milliers de citoyens et l’autre, Luxleaks, organisant, avec l’approbation de l’administration des impôts,  l’exil fiscal  de mille entreprises. Jean-Claude Junker a toléré l’injustice fiscale et le manquement aux normes éthiques et morales. David Cameron s’est opposé à sa nomination au Pouvoir exécutif de l’Europe.)

 

« Le président de la République reste fort discret sur la demande d’Alexis Tsipras, nouveau Premier ministre grec, de mettre fin à la politique d’austérité dont souffre son pays, sans résultat positif. François Hollande reste soumis à Angela Merkel : il est vrai que la France et l’Allemagne prêtent de l’argent à la Grèce avec des intérêts plus élevés que ceux qu’ils versent  à leurs propres créanciers ! »

 

Un nouvel accord avec la Grèce, tenant compte d’une nécessité de croissance respecterait la souveraineté du peuple grec. « Alexis Tsipras et Pablo Iglesias du nouveau parti espagnol Podemos** représentent  l’espoir d’un nouvel avenir pour la Grèce et l’Espagne mais aussi pour l’Europe. Un tel renouvellement  politique n’est pas décelable en France. Aucune figure d’avenir n’émerge aujourd’hui et il est difficile de reprendre espoir! »

 

Deux objectifs prioritaires restent inaccessibles : empêcher les sorties du système éducatif sans diplôme qualifiant, ce qui signifierait l’accroissement de l’efficacité de l’Institution et vaincre le chômage. Ces buts sont les fondements du « bien vivre ensemble ».

 

Les interventions publiques de Janvier 2015 de François Hollande, Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve furent remarquables. Les mots ne sauraient dispenser des actes, même si le mot « apartheid » fut un nécessaire électrochoc. Le rapport actuel du commissaire européen du conseil de l’Europe sur les droits de l’homme sanctionne la France. Le constat est celui d’un inquiétant effritement de la cohésion sociale et du principe d’égalité. Des groupes connus et d’autres, dont les Roms, les migrants de Calais, certains immigrés récents, des handicapés,  sont victimes d’odieuses discriminations. Il faut réagir avec vigueur. La France en est capable dit ce rapport.

 

Thomas Piketty propose des réformes pour avancer vers un autre système, hors mondialisation financière folle et socialisme désagrégé. François Hollande, à sa décharge, sait sans doute qu’il ne pourrait jamais avoir une majorité d’appui pour les entreprendre. L’actualité  montre que la majorité des députés, tous partis confondus, est conservatrice, obtuse, indifférente à l’intérêt général.

 

« Nicolas Sarkozy, conférencier de l’UMP, pourtant chèrement payé par les Emirats, est devenu indigent en politique! »

 

 

 

 

Les signes * et ** renvoient à des textes publiés antérieurement sur ce blog.

 

Images : taoofstieb.blogspot canstockphoto.fr                                                   

 

 Annie Keszey.

 

01/01/2015

François.

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Le pape François, le 25 novembre 2014, a prononcé deux discours de politique catholique, au Parlement européen et au Conseil de l’Europe. 

« Chers Eurodéputés, l’heure est venue de construire ensemble l’Europe qui tourne, non pas autour de l’économie, mais autour de la sacralité de la personne humaine, des valeurs inaliénables… L’Europe qui contemple le ciel et poursuit ses idéaux ; l’Europe qui regarde, défend et protège l’homme ; l’Europe qui chemine sur la terre sûre et solide, précieux point de référence pour toute l’humanité… » 

Son message d’espérance et d’encouragement, ses beaux vœux, pieux, ont souvent dépassé  ses principes religieux pour atteindre l’universalité.pape Fraçois,europe, dignité humaine, paix, espérance, droits humains

Extraits du 1er discours. 

« …A côté d’une Union européenne plus grande, il y a aussi un monde plus complexe, et en fort mouvement. Un monde toujours plus interconnecté et globalisé, et donc de moins en moins « euro-centrique ». A une Union plus étendue, plus influente, semble cependant s’adjoindre l’image d’une Europe un peu vieillie et comprimée, qui tend à se sentir moins protagoniste dans un contexte qui la regarde souvent avec distance, méfiance, et parfois avec suspicion … 

Aujourd’hui la promotion des droits humains joue un rôle central dans l’engagement de l’Union européenne en vue de favoriser la dignité de la personne en son sein comme dans ses rapports avec les autres pays. Il s’agit d’un engagement important et admirable, puisque trop de situations subsistent encore dans lesquelles les êtres humains sont traités comme des objets dont on peut programmer la conception, la configuration et l’utilité, et qui ensuite peuvent être jetés quand ils ne servent plus, parce qu’ils deviennent faibles, malades ou vieux… 

Par conséquent, je considère qu’il est plus que jamais vital d’approfondir aujourd’hui une culture des droits humains qui puisse sagement relier la dimension individuelle, ou mieux, personnelle, à celle de bien commun, de ce «nous-tous » formé d’individus, de familles et de groupes intermédiaires qui s’unissent en communauté sociale. En effet, si le droit de chacun n’est pas harmonieusement ordonné au bien plus grand, il finit par se concevoir comme sans limites et, par conséquent, devenir source de conflits et de violences… 

Donner espérance à l’Europe ne signifie pas seulement reconnaître la centralité de la personne humaine, mais implique aussi d’en favoriser les capacités…Les jeunes d’aujourd’hui demandent à pouvoir bénéficier d’une formation adéquate et complète pour regarder l’avenir avec espérance plutôt qu’avec désillusion… 

On ne peut tolérer que des millions de personnes dans le monde meurent de faim, tandis que des tonnes de denrées alimentaires sont jetées chaque jour de nos tables. En outre respecter la nature, nous rappelle que l’homme lui-même en est une partie fondamentale. A côté d’une écologie environnementale, il faut donc une écologie humaine, faite du respect de la personne… 

Il est temps de favoriser les politiques de l’emploi, mais il est surtout … nécessaire de  redonner la dignité au travail, en garantissant aussi d’adéquates conditions pour sa réalisation. Cela implique, d’une part, de repérer de nouvelles manières de conjuguer la flexibilité du marché avec les nécessités de stabilité et de certitude de perspectives d’emploi, indispensables pour le développement humain des travailleurs.. 

De même, il est nécessaire d’affronter ensemble la question migratoire. On ne peut tolérer que la mer Méditerranée devienne un grand cimetière. Dans les barques qui arrivent quotidiennement sur les côtes européennes, il y a des hommes et des femmes qui ont besoin de soutien et d’aide…L’Europe sera en mesure de faire face aux problématiques liées à l’immigration si elle sait proposer avec clarté sa propre identité culturelle et mettre en acte des législations adéquates qui sachent en même temps protéger les droits des citoyens européens et garantir l’accueil des migrants. Si elle sait adopter des politiques justes, courageuses et concrètes qui aident leurs pays d’origine dans le développement sociopolitique et dans la résolution des conflits internes-cause principale de ce phénomène- au lieu des politiques d’intérêt qui accroissent et alimentent ces conflits. Il est nécessaire d’agir sur les causes et pas seulement sur les effets… 

A vous législateurs, revient le devoir de protéger et de faire grandir l’identité européenne, afin que les citoyens retrouvent confiance  dans les institutions de l’Union et dans le projet de paix et d’amitié qui en est le fondement… » 

Images : bfmtv.com et rue 89 strasbourg.com 

Annie Keszey.

 

16/05/2013

Les reflets français en Espagne.

Du 28 avril au 15 mai 2013.

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L’Espagne est un miroir pour la France et inversement. Les faits politiques sont austères mais  les deux peuples, fraternellement lucides, contre les erreurs des gouvernants et les extrêmes passéistes, résistent à l’adversité.

Les espagnols sont informés par de multiples journaux nationaux dont El País et El Mundo et locaux, tel que El Diario de Mallorca, par exemple.

La corruption.
Le titre de l’éditorial du Diario de Mallorca du 28 avril 2013 est simple : « Il n’y a qu’à mettre fin aux privilèges et aux corruptions ».
« La crise économique brutale que nous subissons coïncide avec un déclin moral de la société qui nous conduit toujours plus vers l’abîme. Il n’y a pas un jour sans un nouveau cas de corruption, le problème qui préoccupe le plus les espagnols après le chômage. Dans l’épicentre de cette préoccupation se situent les politiques représentés par une caste, qui pour défendre ses privilèges, paraît se détacher de toute solution qui allégerait la charge que supporte l’Espagne.
Ce pays a besoin d’un sursaut des consciences, sans aucun doute. Mais pour y arriver, il faut que les mêmes partis qui contribuèrent à asseoir les bases de la corruption soient disposés à s’en détacher pour restituer le prestige des institutions et redonner confiance au peuple dans le système.
Sans éthique ni jeu clair, il sera plus difficile d’avancer et il deviendra impossible d’exiger des citoyens les efforts et les sacrifices nécessaires pour sortir du bourbier où nous nous trouvons."
Le journaliste publie ensuite des extraits de l’essai urgent et passionné d’Antonio Muñoz Molina qui préconise une simplification des structures politiques, empilées et redondantes, nationales, régionales, locales, atypiques, sources d’un gaspillage insensé qui explique l’énormité de la dette publique.
Une corruption majeure reste celle du gendre du roi d’Espagne, duc de Palma, Iñaki Urdangarin mis en examen pour détournement de fonds publics et fraude fiscale dans l’affaire Noos, structure événementielle. L’institut Noos reçut, par exemple, 3.5 millions d’euros publics de la communauté valenciana pour financer trois éditions de Valenciana Summit et préparer des jeux européens qui n’eurent jamais lieu. Le gouvernement des Baléares versa 2.3 millions d’euros publics à Noos pour organiser deux éditions du forum des Iles Baléares …Sommes exorbitantes. Les contrats auraient été signés à la Zarzuela et à Marivent, demeures de la royauté. La mise en examen de Madame Urdangarin, Cristina de Borbón y Grecia, seconde fille du roi, a été suspendue par la justice estimant ne pas posséder assez de preuves de son implication dans la corruption de son époux. La presse a commenté la sagesse de la justice ou, au contraire, a dénoncé l’injustice de la tolérance envers les puissants.
Le « fiscal » Pedro Harrach qui a impulsé les principales investigations sur la corruption aux Baléares, dont l’affaire Noos, proteste contre les obstacles nombreux rencontrés dans son travail, provoqués par le PP, Parti populaire, de droite et du centre, conservateur et libéral. Le PP, représenté par Mariano Rajoy est le principal parti politique au pouvoir.
Le second cas de corruption dévoilé le 8 mai et soumis à investigations est celui du PP qui aurait utilisé de l’argent opaque, échappant à la fiscalité, pour distribuer des enveloppes d’argent à certains de ses dirigeants. La double hypothèse formulée par la justice est celle de financement illégal d’un parti et de fraude fiscale. Le trésorier concerné a dû remettre son passeport aux autorités afin de ne pouvoir fuir : il aurait transformé des dotations nominales de fonds, au-dessus de la limite légale, en dons anonymes fractionnés en valeurs inférieures.
Le PP est aussi interrogé quant à des compléments financiers qu’il aurait versés à José Maria Aznar après son investiture en 1996, malgré l’interdiction législative.
Le 2 mai, le parlement des Baléares a été saisi pour analyser les montants financiers énormes, publics, dépensés par des ex-conseillères socialistes, en pleine crise économique, de 2008 à 2011, pour organiser la manifestation festive annuelle de la Diada qui remercie les volontaires de la protection civile. L’utilité consistant à offrir des billets d’avion à quelques 500 participants pour Ibiza, alors qu’ils vivent majoritairement à Majorque, n’est pas évidente.
A Orihuela, localité de la province d’Alicante, 4 des derniers maires sur 7 depuis 1979, ont dû répondre de faits de corruption et, en ce mois de mai 2013, 4 des 11 conseillers du PP local sont interrogés par la justice.
L’Espagne s’intéresse à la corruption française. Ana Teruel, journaliste espagnole à Paris reprend des informations de l’hebdomadaire Le Point sur l’achat d’un appartement de 7 millions d’euros par le fils aîné de Laurent Fabius, interdit de casinos, condamné il y a deux ans pour abus de confiance et qui n’a pas de gains déclarés. Ce prix dépasse de 1 million d’euros  la déclaration récente des biens du ministre Laurent Fabius. Le Ministère des Finances ne jugerait pas utile de demander à Tracfin, l’agence étatique d’information financière, une investigation sur ce fait!

L’économie.
Le chômage concerne 25% de la population active.
29 910 espagnols ont émigré vers l’Europe en 2012, 45% de plus qu’en 2011.
L’économie souterraine représente 19.2% du PIB.

La politique.
L’action du chef du gouvernement, Premier ministre, Mariano Rajoy est contestée par le parti d’opposition, le PSOE, Parti socialiste ouvrier Espagnol, mais aussi par le PP, parti de la majorité au pouvoir, dont la présidente demande une réforme radicale de l’Etat: réduction de l’administration, révision des structures, simplifications, développement de l’investissement au détriment de la rente… Le Président du gouvernement est interpellé quant à son manque de vision d’avenir et à l’insuffisance des mesures prises pour enrayer le chômage. Il ne lutte pas efficacement contre les gaspillages. Le gouvernement envisage un accroissement de l’austérité par de nouveaux impôts sur les alcools, le tabac, les hydrocarbures, l’IVA (TVA), les sociétés, les atteintes à l’environnement…
Mariano Rajoy et le leader du PSOE, Alfredo Pérez Rubalcaba, ont confronté cependant leurs pactes respectifs au sein du Congrès pour tenter de composer un front commun de mesures contre la crise économique et pour la création d’emplois. La droite serait disposée à aboutir à des accords avec la gauche mais doit encore perdre son arrogance, selon la gauche. Cette pratique s’apparente à une récente proposition de Jean Louis Borloo, en France, de définir un programme commun plutôt qu’un gouvernement d’union nationale.
La question du cumul d’une activité professionnelle avec un mandat politique est posée régulièrement. En ce début de mai 2013, le cas de José Ramón Bauzá, Président du gouvernement des Baléares, propriétaire d’une pharmacie, est controversé.

Le peuple. La société.
Beaucoup d’Espagnols rencontrent des difficultés économiques et souffrent de la déliquescence morale des élites qui ne les représentent pas. Le mal-être est diffus.
Le mouvement des Indignés s’est reconstitué le 15 mai, à Madrid, Puerta del Sol, et dans de nombreuses autres villes. Les participants entrent en rébellion  contre les partis et les institutions. Un nouveau mot apparaît dans les manifestations « el escrache » qui porte en lui les idées de rupture, de destruction, de violences.
Des grèves et manifestations très importantes ont contraint le gouvernement à renoncer à une nouvelle loi sur le système éducatif.
L’Espagne est divisée en deux par le débat sur la proposition de révision de la loi sur l’avortement. Les femmes qui ont avorté en dehors des conditions légales, réformées, ne devraient plus être concernées par la prison ou les amendes. Des mesures précises s’appliqueraient aux fœtus frappés par un handicap, ce qui déclenche la colère des Ultras qui dénaturent l’intention. L’église, statique, reste la principale opposante à cette proposition de loi. Le débat houleux et contradictoire, excessif,  sur ce sujet, ressemble aux débats français récents sur « le mariage pour tous ». Les politiques et les associations demandent un débat élargi et les sociologues tentent de clarifier les positions en classant les arguments entre ce qui est légal, scientifique, moral ou religieux.


L’Europe.
El Mundo du 2 mai, explique la montée des droites extrêmes européennes par le mécontentement social et la déroute économique qui sèment un extrémisme de désespoir. La recherche d’alliances entre les partis extrêmes européens menace l’Europe : ainsi Marine Le Pen aurait-elle rencontré le hollandais Geert Wilders pour constater ensemble qu’ils étaient d’accord sur 90% des sujets dont l’immigration. Sinistre symbiose.
El Pais du 3 mai publie une analyse de Joschka Fischer, ex ministre allemand des Verts, sur le danger qui pèse sur l’Union européenne. Il critique les obligations d’austérité et de restructurations imposées par l’Allemagne aux Etats européens en difficulté et souligne l’incroyable incompétence de la troïka (la commission européenne, la banque centrale européenne et le FMI) dans le traitement de la crise de Chypre. L’avenir d’une Europe forte suppose une union politique, financièrement solidaire quant aux dettes, ce qui suppose des abandons de souveraineté. L’Allemagne et la France sont-elles prêtes ? La crise est une crise de leadership politique. Les décisions nationales sont bien sûr en partie responsables des difficultés européennes. Si la prochaine campagne électorale allemande se taisait sur l’Europe, comme la campagne présidentielle française l’a fait récemment, alors que des mesures urgentes peuvent seules sauver l’Europe, ce serait alors convertir la démocratie en une farce…
El Pais du 8 mai relaie la demande du Congrès Juif mondial, réuni à Budapest, faite à l’Europe, d’agir contre les partis politiques d’extrême droite.
Dans El Pais du 10 mai, la parole est donnée à Alain Juppé. Il affirme que cultiver une attitude antiallemande est irresponsable et pense que la dichotomie entre l’austérité et la croissance est un faux débat. Il faut mettre les comptes en ordre pour ouvrir la voie à la croissance. Il reconnait et déplore les dérives extrémistes de la gauche, de la droite et de Nicolas Sarkozy en fin de mandat.
Dans le Diario de Mallorca du 8 mai, un titre est en français : Hollande, la débâcle du « président normal ». Eugenio Fuentes écrit que c’est le président le plus mal noté après un an de mandat : 75% de mécontents. Les chiffres record du chômage, la chute du PIB, l’incapacité à réduire les déficits servent la montée des droites extrêmes du parti de Nicolas Sarkozy et de l’extrême droite. De plus, François Hollande n’a pas réussi à initier une politique de croissance en Europe même si Angela Merkel consent à un assouplissement des mesures d’austérité. Le jugement sur l’action de l’actuel président ne pourra être formulé avec exactitude cependant qu’en fin de mandat.

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Annie Keszey