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25/02/2013

PUTEAUX. Censure opérée par Christophe Grébert.

24 février 2013.
Evelyne Hardy, conseillère municipale indépendante d'opposition s'élève légitimement contre la censure antidémocratique opérée par Christophe Grébert, conseiller municipal d'opposition du MoDem,  sur son blog. Christophe Grébert clame pourtant être un modèle quant à la liberté d'expression!

Le texte de mon intervention lors du dernier Conseil Municipal a été repris par le site "monputeaux" le 20 février, pratique qu'il est normal d'accepter, les textes étant publics. Christophe Grébert se permet toutefois de faire une introduction à mon texte en rappelant les conditions de mon élection aux dernières municipales, dans des termes orientés à son éternel profit. J'ai donc posté un droit de réponse sur son blog, qu'il refuse de publier. C'est inacceptable.  Et encore plus venant de lui, qui se fait le chantre du débat démocratique. Ci-dessous ce que j'ai écrit.
Droit de réponse  à l’article publié par Christophe Grébert sur le texte de mon intervention au Conseil Municipal, commentaire que j’ai  posté  sur le blog "monputeaux" à 19H50 jeudi 21 février 2013. Christophe Grébert n’a pas publié ce droit de réponse, alors que la loi l’y oblige  (LCEN 21/6/2004 article 6-IV sur l’obligation de donner  un  droit de réponse,  sous peine d’une amende de 3750€)
 
"Vous avez jugé bon de faire une introduction avant de publier le texte de mon intervention lors du dernier Conseil Municipal.
Monsieur Grébert, je ne suis pas votre chose, ni votre propriété.
J'ai fait campagne à vos côtés en 2008, avec une équipe formidable , courageuse, motivée et compétente. Ce n'est pas vous qui m'avez fait élire, c'est le travail de tous.
L'usage incessant du "JE" , du "MOI" dénote votre égocentrisme, ramenant sans arrêt tout à vous.
Vous n'aimez pas que l'on vous quitte. Vous avez trahi votre équipe, en l'abandonnant et en ralliant le Modem.
Vous continuez à présider un groupe "Alternance Puteaux" qui compte en son sein une personne ayant rallié l'UDI, une autre personne dissidente de la majorité ceccaldiste. Vous êtes le roi du grand écart. Pas moi.
Vos attaques incessantes y compris vers les autres membres de l'opposition municipale ne vous honorent pas. Elles sont insupportables. Elles ne m'intéressent pas."
 
Et ci-dessous le texte écrit par Chistophe Grebert sur son blog « monputeaux » en introduction à la publication de mon texte sur le débat d’orientation budgétaire qu’il est allé récupérer sur mon blog, texte auquel j’ai souhaité répondre.
Mercredi 20 février 2013


Budget 2013 de la ville de Puteaux : rien de neuf (Evelyne Hardy)
Lors de l'élection municipale de 2008, j'ai mené une liste sans étiquette - "Puteaux Ensemble" - qui rassemblait des putéoliens venus du centre, de la droite et de la gauche, comme Evelyne Hardy, qui était proche du parti socialiste. J'ai permis son élection au conseil municipal en faisant le choix de la placer 4e de ma liste. Malheureusement, une fois élue, Evelyne Hardy a décidé, avec Frédéric Chevalier, de quitter mon groupe. Elle, pour finalement se rapprocher à nouveau du PS, avec lequel elle vote désormais (quand elle est absente du conseil, elle donne son pouvoir de vote à Stéphane Vazia) ; Frédéric Chevalier, lui, pour rejoindre la majorité municipale. Une trahison de laquelle ce dernier n'a rien obtenue, pas même un logement HLM (il n'assiste désormais plus aux conseils). Contrairement à Frédéric Chevalier, Evelyne Hardy a un peu plus respecté mon travail entrepris depuis 2002 et la volonté des électeurs de "Puteaux Ensemble" en demeurant au moins dans l'opposition. Son analyse annuelle du budget de la ville est en cela remarquable.
Voici ce qu'elle a dit lors du débat d'orientation budgétaire, lors du conseil municipal du 6 février 2013 : »
"Cette séance du CM qui prélude au vote du budget est le 6e auquel j’assiste ……… "
 
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17 février 2013

Le texte complet d'Evelyne Hardy est publié sur ce site: c'est l'article suivant.

PUTEAUX. DEBAT D'ORIENTATION BUDGETAIRE DU 6 FEVRIER 2013.

Evelyne Hardy est une conseillère municipale indépendante d'opposition au sein du conseil municipal de Puteaux, ville très riche des Hauts-de-Seine. Elle est particulièrement compétente en comptabilité et peut donc analyser, chaque année, l'orientation budgétaire de la ville.


Madame Ceccaldi-Raynaud, Maire de Puteaux.
Ce Conseil Municipal qui prélude au vote du budget est le 6e auquel j’assiste, c’est aussi le dernier de votre mandature…J’ai ressorti de mes archives les 6 petits dossiers qui  nous ont été remis et j’en tire ici le même bilan global : pas de ligne directrice, pas d’objectifs définis et mesurables, pas de bilan chiffré des politiques menées, pas de vision pluriannuelle sur l’évolution structurelle du budget communal.
Par contre, toujours et encore, vous écrivez : pas d’augmentation de la fiscalité locale et soutien des investissements.

Fiscalité locale : vous nous dites que la fiscalité locale reste parmi les plus basses du département, parmi les plus basses mais pas la plus basse, puisque nous ne sommes que 6e sur la taxe foncière, et l’on sait que ce prélèvement est beaucoup plus élevé que la taxe d’habitation, alors que les bases continuent à être revalorisées : +1,8% nous annoncez-vous , soit encore plus de 600 000€ qui seront prélevés sur le pouvoir d’achat des Putéoliens. En ces temps difficiles, vous auriez pu prendre un objectif de stabilisation des taxes en diminuant d’autant le taux communal, voire même plus : pour vous inspirer, la commune de Gémenos dans les Bouches-du-Rhône, a décidé de reverser à ses administrés  l’excédent budgétaire qui avait été dégagé, sous forme de bons d’achats à dépenser chez les commerçants de la commune. Vous, madame le maire, depuis 6 ans, vous n’avez restitué aucun pouvoir d’achat direct  aux Putéoliens malgré toutes les taxes  encaissées par la commune. Vous avez préféré dépenser sans compter, vous demandant même le plus souvent que faire comme dépense  pour arriver à dépenser tout l’argent  de la commune et  présenter un budget équilibré !

Autres charges fiscales : le versement au  fonds de solidarité de l’IDF est annoncé en hausse de 1,3M€ sur l’année 2013, mais vous devriez rappeler qu’en 2012, c’est 4,6M€ de baisse dont  a bénéficié la commune grâce au plafonnement  à 10% des recettes fiscales (au lieu de 15% des dépenses réelles). Alors cette solidarité, quand on a la chance d’être dans une commune bien née, où l’argent ne manque pas, et qui représente à peine 5% du budget communal, ne peut pas être présentée comme injuste.
En dehors de l’évolution de ce fonds, vous ne nous donnez aucune  information sur  la fiscalité professionnelle, la contribution  économique territoriale (CET),[composée de la contribution foncière des entreprises (CFE) et de la contibution valeur ajoutée des entreprises ( CVAE)] certes versée à  la communauté d'agglomération Seine-Défense (CASD), mais dont nous aimerions bien connaitre l’évolution, ainsi que le réalisé 2012 qui avait été annoncé en baisse.
Ce manque d’information sur la CET est beaucoup plus général car il n’est dit aucun mot sur vos projets liés à l’intercommunalité, comme si ce partenariat était anecdotique et absolument absent de toutes vos réflexions, aucune ambition, aucune envie d’ouvrir Puteaux sur l’extérieur. Il serait temps que vous cessiez de nous faire nous replier sur nous-mêmes, sur nos prérogatives et la préservation de notre bas de laine.

Fonctionnement : les orientations sur le fonctionnement  ne nous donnent aucun chiffre, aucune évolution sur les grands postes de dépenses. Quel autofinancement souhaitez-vous dégager, pour quel programme d’investissement, quid des derniers placements?
Une refonte de la politique de gestion des Ressources Humaines (RH) avec la mise en place d’une GPEC et d’un plan de formation est annoncée. Je vous félicite de vouloir mettre en place une vraie gestion de la ressource humaine, mais elle nécessite d’avoir une politique, une vision  des orientations de gestion à moyen et long termes, de définir les besoins en termes de compétences et de planifier les actions de formation sur le terme.
Je souhaiterais également que cette politique RH traite enfin, sur le fond, la problématique des emplois des non titulaires ; vous ne nous dites rien sur ce sujet et nous renvoyez aux tableaux annexes des effectifs dans le budget qui ne mentionnent par ce distinguo.
Quant aux autres coûts de fonctionnement : rien ! Malgré vos allégations sur le développement durable qui serait pris en compte dans toutes les opérations nouvelles ou de rénovation, cette politique semble bien timide. Aucun projet d’envergure, volontariste, dans le domaine des logements sociaux par exemple. Et par-dessus tout, aucun chiffre, passé, présent et à venir. Quelles sont les consommations énergétiques  par équipement, leur évolution ? Je vous avais demandé des précisions sur ces postes au S1 2012 et vous m’avez adressé un courrier qui ne fait que reprendre les chiffres présentés au budget ; vous m’expliquez que les montants augmentent à cause des nouvelles structures ouvertes et par l’augmentation du prix des fluides … c’est justement l’objet de mes questions, pour obtenir l’analyse de l’évolution des volumes et celle des prix, par grand équipement. Je crois madame que, soit vous n’avez aucun tableau de bord sur ces analyses, soit les chiffres sont tellement mauvais que vous ne souhaitez pas les communiquer à vos administrés. Je reformule donc ma demande dans le cadre du budget à venir. De la même façon, une présentation de l’évolution des coûts de fonctionnement et leur projection dans le temps  avec le détail  « équipement » serait de nature à  éclairer le conseil sur la gestion communale. Alors comme j’ai lu que vous aviez renforcé la fonction de contrôle de gestion, je pense que ces analyses sont disponibles.

Investissements : les investissements prévus en 2013, présentés cette année avec des photos dans le dossier du DOB, non chiffrés, nous apprennent que le Palais des Congrès va enfin  avoir une utilisation plus optimisée avec le regroupement des services du CCAS.
Des travaux divers dans les écoles sont également prévus, c’est bien là le seul investissement notable de la commune pour le domaine éducatif : rien sur le soutien, l’étude,  les équipements, l’amélioration du niveau scolaire des enfants entrant au collège, et  dieu sait pourtant que le collège du Maréchal Leclerc aurait besoin d’améliorer le niveau d’entrée des élèves , ainsi que sa performance, avec  certainement un travail beaucoup plus important en amont avec le primaire pour accompagner tous ces enfants en détresse scolaire .
La ZAC des Bergères sera budgétée pour encore 9M€ d’acquisitions foncières, ce qui portera le montant à 46M€ cumulés. Son aménagement prélève beaucoup sur la trésorerie de la commune en attendant que la ZAC soit revendue et provoque un effet « cliquet » qui mériterait d’être présenté de manière beaucoup plus documentée au niveau du budget.

Au BP 2012, 104M€ d’investissements avaient été budgétés, financés à hauteur de 47M€ par les cessions de placements. En 2013, il ne restera plus que 20M€ sur la cagnotte de 228M€ de 2004 laissée par votre père pour financer les budgets d’investissements. Pouvez-vous nous dire comment tout cela va s’équilibrer ? Fin 2013, les caisses seront vides et le paquebot luxueux qu’est la gestion  municipale de  Puteaux devra apprendre à naviguer beaucoup plus serré , et à opérer un virage brutal pour faire face à son train de vie que vous avez laissé inconsidérément augmenter, en construisant à tout va des structures dont les coûts de fonctionnement n’ont pas été anticipés, et en menant une politique inconséquente  de futilités et de caprices. Sûrement une volonté de terre brûlée laissée à vos successeurs…  
Evelyne Hardy.

19/03/2012

La ville de Puteaux en 2050

 

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 Depuis plus d'un demi-siècle, comme toutes les villes, Puteaux a proliféré sur un « impensé » de la ville, sorte de mouvement naturel irrépressible, irréversible, immaîtrisable. La capacité d’entreprendre pour dépenser les fonds s’y est substituée à la capacité de PREVOIR UNE VILLE INTELLIGENTE, d’harmoniser, d’ordonner et de contrôler.

La ville de l’avenir s’oppose aux anciennes conceptions : c’est une politique, à très long terme, de vastes communautés d’agglomérations en réseaux latéraux, démocratiques, moins consommatrices des ressources naturelles mondiales, ce qui suppose la mise en place d’une série d’interactions, complexes, entre la ville et la biosphère. (La seule minimisation des effets négatifs de la ville sur l’environnement est dépassée). La ville sera multipolaire, faite de mixités fondamentales fonctionnelles, contre la spécialisation des espaces, et sociales. Tous les espaces auront une « âme » et le même droit à la beauté. La production de richesses éradiquera les taudis, développera l’emploi et combattra la paupérisation croissante…*Dans quelques années, la gestion de la ville sera rationalisée à partir du "big data", l'analyse des données numériques à grande échelle, pour extraire des informations utiles. Le centre d'opérations intelligent d'IBM, précurseur, à Rio, est déjà une ville intelligente dans une boîte.

Evelyne Hardy, Conseillère municipale indépendante d’opposition à la mairie de Puteaux, analyse, chaque année, l’orientation budgétaire proposée par Mme La Maire, Madame Ceccaldi-Raynaud.

L’avis d’Evelyne Hardy sur la dernière orientation budgétaire qui devait être débattue en Conseil municipal le 16/02/2012 et qui n’a pu l’être du fait de conflits répétitifs entre l’UMP et l’opposition du MoDem,  est accessible sur son site : www.evelynehardy.com

La conclusion d’Evelyne Hardy, qui répète ses observations antérieures, négligées par le pouvoir communal UMP, reste une critique fondamentale.

« Depuis que vous gérez Puteaux, Madame (la Maire), vous nous direz ce que vous avez créé comme richesse à Puteaux, comment vous avez anticipé l’avenir  en matière d’économies, d’investissements rentables et durables, comment vous avez inscrit la ville de Puteaux dans la voie de l’excellence. Vous avez égrené des mesures et des projets un peu dans tous les domaines,  mais sans véritable ambition ni priorités, sans  objectifs clairs, valorisés, mesurés. Ce projet de budget 2012 est toujours aussi indigent».

Cette critique trouve sa justification dans les importants rapports du Sénat *sur l’avenir des villes, publiés sous la responsabilité de Joël Boudin (UMP), président de la délégation à la prospective et de Jean-Pierre Sueur (PS), rapporteur. D’éminents spécialistes ont participé à cette réflexion, dont Julien Damon, Christian de Portzamparc  et Saskia Sassen, qui propose en conclusion 50 propositions pour les villes. http://www.senat.fr

D'après le Sénat, la gouvernance des villes est, en général, inadaptée, peu démocratique. Des groupes d’experts, pour l’Etat, étudient une autre gouvernance, par des commissions d’élus, avec une forte participation citoyenne et une extension importante du périmètre d’intervention : les villes en réseaux, coordonnées, succédant à la ville isolée. Le Ministère de la ville, mieux relié aux autres ministères concernés, devrait voir son champ d’intervention élargi à toutes les fonctions de toutes les villes.

Actuellement, La Maire, planifie, par une liste d’opérations aux coûts élevés, sans hiérarchie visible, l’évolution de la ville sur des temps politiques courts, entre deux élections, sans schéma d’ensemble à long terme, 30 ans par exemple, fondé sur des études prospectives.  Le nouveau Plan Local d’Urbanisme, positif (et impuissant) quant à son éternel rappel d’éradication de l’habitat insalubre, intègre peu l’innovation, l’initiative économique, les réseaux intelligents, les économies de fonctionnement, le développement durable et la production de richesses. Les décisions d’aujourd’hui construisent la ville de 2050 en se fondant encore parfois sur des pratiques passéistes. La conception concrète de la ville de Puteaux, depuis près d’un demi-siècle,  repose sur une seule famille : les Ceccaldi-Raynaud, à gestion de type théorique autoritaire. Deux maires ont appliqué, (comme ailleurs), les principes étatiques antérieurs, avec conviction et engagement. De nombreux logements sociaux sont d’une grande qualité et leur proportion voisine de 35%, dans la cité, fut honorable. Ce pourcentage décroît depuis 5 ans.La vieille ville, près de la Seine, est harmonieuse, avec une identité villageoise. Mais les principes généraux du passé, rejetés aujourd’hui par les urbanistes, constituent les fondements sur lesquels reposera pourtant l’évolution de la ville de Puteaux. Concentrer les logements sociaux sur des hauteurs éloignées du centre- ville, est une politique condamnée, parce que fondée sur une option ségrégative, involontaire . La diversité homogène des populations urbaines deviendra un facteur de paix sociale. Les ZAC  et les ZUP ont vécu : elles ne correspondent pas aux nouveaux concepts de continuité et de mixité entre les différentes fonctions urbaines : bien intentionnées, ces ZAC ont trop souvent atteints des objectifs contraires aux attentes. La ville du bas Puteaux, rénovée, a introduit du confort pour la population, de la modernité, de l’activité commerçante, parfois difficile du fait de la proximité de La Défense, mais sans volonté apparente d’harmonie architecturale, ni de vision globale. La seule place de la mairie  ne soutient pas la comparaison avec la cohérence remarquable de la « vieille » Place des Vosges, à Paris, par exemple, pensée globalement. La place de la mairie dominée par le haut parallélépipède  2000 cumule les styles : soviétique, néo-haussmannien, néo-classique, moderne, international, briques 50, métallique, maisons de ville…Les nombreux Palais, trop grands, « énergivores », sont et seront des boulets financiers irresponsables. La ville de Puteaux procède à des adaptations nécessaires au développement durable ou au bien-être social, par exemple, mais par des actions souvent partielles, éclatées, quant aux enjeux et sans coordination, sans la « transversalité » ni la constance de la ville future. Les journées de l’eau, du développement durable, contre le sida, le cancer, pour l’aide aux enfants autistes… reviennent épisodiquement, séparément, sans aucune évaluation scientifique de leurs résultats. Nul citoyen ne connaît leur impact sur des temps longs, ni les études de besoins préalables à leur mise en place. Quel sera le taux d’occupation horaire de la grande salle de concerts du conservatoire de musique et le coût horaire de son fonctionnement ? Certaines décisions restent fortes: l'épicerie sociale (mais aux limites d'utilisation trop courtes), la maison du droit, le lien police-éducation pour le prévention de la délinquance, la pédagogie du développement durable, les jardins...

La ville de la Rochelle, par exemple, est pionnière en circulation à énergie propre, progressive, depuis 13 ans. C’est de la ténacité. Les villes des Landes se sont toutes associées, à l’initiative du Conseil Général, pour « se libérer » des entreprises privées de gestion de l’eau  par une organisation indépendante économique. Le Conseil Général des Landes a créé des comités consultatifs permanents, ouverts aux citoyens, pour définir l’évolution des besoins de la population. Paris , consciente de l'augmentation constante du prix de l'énergie, investit dans l'isolation thermique de ses écoles, pour un effet de masse quant aux économies réalisées. Rennes-métropole, Seclin et Forges sont pionnières en démarche HQE transversale d'urbanisme, pour construire des villes intelligentes.

Une des principales insuffisances décisionnelles de Puteaux, après le déficit de démocratie, est le repli sur soi incompatible avec le développement. Puteaux communique peu avec les villes voisines, l’Europe et le Monde. Son retard se mesure à partir de quelques comparaisons sur les thèmes prioritaires. Issy-les-Moulineaux, ville pionnière en «  relations latérales » par internet, entre citoyens, participe à des projets européens et dispose d’une direction des relations internationales. Des laboratoires internationaux de recherche en informatique y sont implantés. Aux traditionnels jumelages, plus ou moins actifs, s’ajoutent ici et là des initiatives de développement économique, pour produire des richesses et pas seulement dépenser des fonds publics. La ville d’Angers a un rendez-vous musical annuel avec Austin, au Texas, ses musiciens participent aux concours mais les dirigeants de 7 entreprises locales aux productions liées au monde musical (production, management, studio, ingénierie, promotion) font aussi le voyage pour développer leurs exportations…

Les créations locales dans les secteurs prioritaires restent encore limitées : bâtiments verts ou à énergie positive et création de réseaux intelligents, amélioration du cycle des déchets et de leur récupération, qualité de l’air, économies conséquentes d’énergie. Le soutien aux écoles publiques ne porte pas sur les fondamentaux, savoir lire et écrire, avant d’entrer en 6ème et la mairie n’essaie pas de créer des emplois en adéquation avec les demandes. La transversalité d’objectifs existe trop rarement : ainsi, c’est à l’école que devrait s’initier la nouvelle politique de santé préventive, en lien avec les espaces de santé, les résidences du 3ème âge, les entreprises, la mairie…

La Défense-Paris, construite partiellement sur le territoire de Puteaux mais sous la responsabilité de l’Etat, est une ville verticale, coupée de l’ancienne ville, copiée sur les fronts de New-York, Singapour ou Dubaï. Ses nouvelles constructions prévues pour  développer le commerce et équilibrer les fonctions de la ville par additifs de logements, de locaux culturels et sportifs entraînent une conséquence connue qui a été traitée, mais avec des temps de réalisation décalés : l’insuffisance des transports. La ligne 1 du métro est une épreuve quotidienne pour ses usagers. Les différents acteurs n’ont pas agi en coordination.

Alors que des taudis perdurent, que la dette française interpelle, que le chômage paupérise, Mme la Maire, après la création d’un conservatoire de musique, propose d’édifier un campanile à la vieille église catholique: choix sans consensus, incompris.

Les citoyens ne perçoivent pas assez la ligne directrice de la politique locale de Puteaux. La flamme du futur n’est pas entretenue*. Un exposé de la mairie, avec des résultats précis, dans Puteaux-infos, le journal de la ville, serait lu avec attention.

LE TEMPS DES TERRITOIRES. UN CONTRE-EXEMPLE.

Neuilly-sur-Seine jouxte Puteaux. Le Maire, Jean-Christophe Fromantin, homme politique indépendant, non-partisan et entrepreneur, sait inclure la gestion de sa ville dans un projet global pour la France, fin et profond. Son travail, par sa qualité, s’ajoute aux thèses novatrices de Jean-Louis Beffa et de Jeremy Rifkin. A l’action verticale de l’Etat, traditionnelle mais en grande difficulté, il propose d’adjoindre l’action horizontale de la base, pensée et organisée, au niveau des territoires de projets, nés d’un nouveau découpage administratif de la France. Il s'agit de retrouver la compétitivité, l'efficience sociale et d'induire le renouveau des organisations politiques et institutionnelles. Ses propositions pour retrouver l’indispensable compétitivité respectent un nouvel équilibre social. Des mesures nouvelles prévoient l'insertion des jeunes et la réinsertion des chômeurs par la formation Aucun candidat actuel à l’élection présidentielle ne présente une étude aussi complète, fondée sur la connaissance de la situation économique, étude apte à réinscrire positivement la France dans l’économie mondiale, à partir d’un nouveau modèle de développement. Il  souhaite réenclencher la confiance, développer le potentiel de croissance des TPE et PME, réviser la fiscalité des entreprises, adapter l’emploi aux perspectives de croissance, développer les mobilités et les connexions, relocaliser l’action sociale, développer les technologies, pour la solidarité, créer une assemblée des territoires (territoires de 6 à 10 Millions d’habitants), amplifier les réformes territoriales, adopter une résolution européenne d’envergureToutes ces propositions se conjuguent en un dessein cohérent. L’exemplarité du comportement de ceux qui s’engagent en politique, pour le bien commun, est fondamentale. Déposer une candidature pour une exposition universelle, en France, en 2025, sur les thèmes du bonheur, de la création, de l’innovation numérique... donnerait un but commun à tous les acteurs du changement dans les territoires. L’exposition, perspective positive,  présenterait une mondialisation à visage humain. Ce projet global, très difficile à réaliser, reste un guide porteur d'efficacité.

Le temps des territoires- Jean-Christophe Fromantin – Editeur François Bourin- 14 €- 137 pages.

www.atelier-idees.org  Annie Keszey