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23/01/2017

Barack et Michelle Obama en vacances à Palm Springs.

2017 20 01 7.jpgUne des deux rues principales de Palm Springs le 26/12/2016.

Cette ville de Californie accueille des habitants très aisés. Des retraités, de façon durable, et des artistes, en janvier particulièrement, pour le festival annuel du film. La ville possède un patrimoine architectural unique de villas  de style mid-century modern, correspondant aux années de 1933 à 1965. Le temps est beau.

C’est une ville pour l’élite. Barack Obama, diplômé de la faculté de droit de Harward et sa femme, avocate, viennent s’y reposer, nous dit-on! La presse américaine accuse « l’élite » d’être responsable de l’élection d’un nouveau président atypique : Donald Trump.

Barack Obama  est-il le principal coupable  de la défaite de la candidate démocrate ? Le bilan définitif des deux mandats d’Obama n’est pas encore fixé, il oscille actuellement entre deux extrêmes. Pourtant, l’analyse de la cause principale de cet échec,  faite par Stéphane Lauer, est hautement probable.

« En novembre 2008, au moment de l’élection de Barack Obama, les Etats-Unis en pleine crise financière  détruisent plus de 500 000 emplois par mois, propulsant le taux de chômage à 10 % en octobre 2009. Le renflouement du secteur bancaire et automobile par la puissance publique et  les injections massives de liquidités par la Réserve fédérale dans l’économie américaine ont finalement réussi à renverser la vapeur. Sous les deux mandats de M Obama, ce sont 11,3 millions d’emplois qui ont été créés, selon le department of labor. Avec un taux de chômage de 4,7 %, les économistes considèrent que le pays est en plein emploi.

Comment un contexte aussi porteur a-t-il pu générer le phénomène populiste incarné par M Trump ? Une partie de la réponse tient dans la « qualité » de la reprise économique qui n’a finalement profité qu’à quelques-uns, alors que, pour de nombreux Américains, elle a rimé avec déclassement et pauvreté. Au cours des trois années qui ont suivi la crise, 91% de la richesse créée est allée dans les poches des 1 % les plus riches, rappelle le Nobel d’économie Joseph Stiglitz...

Certes l’emploi est reparti, mais le point noir des années Obama, c’est la faiblesse du rythme de la croissance par rapport aux précédentes reprises...

L’une des caractéristiques du marché de l’emploi est sa bipolarisation entre des postes très qualifiés et bien payés et de plus en plus de petits boulots qu’il faut parfois cumuler pour s’en sortir...La crise a divisé le pays en deux avec pour ligne de démarcation l’enseignement universitaire...Finalement l’administration Obama s’est peu attaquée aux mutations de long terme de l’économie, qui ont commencé bien avant son arrivée au pouvoir... 

Pour certains M Obama restera comme le président qui a sauvé l’Amérique de la crise mais pas nécessairement le peuple américain. Il a sauvé non seulement les banques, mais aussi les banquiers, les actionnaires et les détenteurs d’obligations, explique Joseph Stiglitz dans Project Syndicate Sa politique économique a brisé les règles du capitalisme pour sauver les élites, confirmant pour des millions d’Américains la suspicion que le système est, comme Trump dirait, truqué... »

Quel candidat à l’élection présidentielle sauvera la France de son système truqué ?

Annie Keszey.

 

19/01/2017

Oxfam dénonce l'inégalité économique croissante.

insert_manuel_article_Taxons_la_finance.jpgL’organisation OXFAM publie chaque année un rapport pour promouvoir une économie centrée sur l’Humain.

Le système économique mondial d’aujourd’hui est injuste, il est au service de 1% des plus riches de la population qui détient, depuis 2015, autant de richesses que les 99 % restants.

Huit personnes possèdent autant que les 3,6 milliards des plus pauvres de la population mondiale.

En France, vingt et une personnes, les plus riches, détiennent autant que les 40 %  des plus pauvres.

C’est le résultat d’un capitalisme débridé, d’une évasion fiscale incontrôlée et des pressions sur les travailleurs et les producteurs.

Les exemples stupéfient : Un PDG d’une entreprise du FTSE (les cent entreprises britanniques les plus cotées à la bourse de Londres) gagne en un an autant que 10 000 ouvriers de l’industrie textile du Bangladesh. La fortune de Liliane Bettencourt et de la famille Meyers (selon Challenges, en 2016), de 31,20 milliards d’euros, demanderait 1,8 millions d’années  de travail à un ouvrier au SMIC pour atteindre cette même somme.

Oxfam appelle donc les candidats aux élections présidentielle et législative à agir pour une France solidaire dans le monde.

Les citoyens attachés à la lutte contre la pauvreté sont invités à signer la pétition sur le site d'Oxfam France.

Annie Keszey.

 

12/01/2017

Les taudis privés de Puteaux.

Les fortes inégalités sociales s’accroissent régulièrement en France, aux Etats-Unis et dans le monde. L’auteur américain du livre « Le triomphe de la cupidité », Joseph E. Stiglitz, prix Nobel d’économie, rejoint l’économiste français Thomas Piketty auteur du livre « Le capital au 21ème siècle» pour décrypter les causes et les mécanismes  de la montée des inégalités.

Au niveau local les inégalités sociales sont parfois apparentes à partir d’images symboliques directement accessibles. La copropriété des 115/113/111 rue Jean Jaurès abritant un Monoprix  et des 17/19 rue Collin présente, sur ses façades, une étrange fracture sociale dont la compréhension naît de l’historique, écrit à partir des archives.

La partie D est en "insalubrité irrémédiable". Les parties A et B sont correctes, entretenues.

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Au niveau international, des images volontairement choisies, précisent ce grand écart ! 

Toilettes collectives et chemin pour aller aux toilettes du D. 

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Toilettes collectives et chemin pour aller aux toilettes de l'Hôtel Beverly Hills à Los Angeles.                  

 

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L’association « Citoyens en action », de Puteaux, recense les taudis de la ville. Pourquoi pas ? Mais pour quoi faire ? Sans doute le saurons- nous plus tard.

Dans la tribune de « Puteaux Infos » de décembre 2016, les conseillers municipaux de l’opposition politique du « Rassemblement » s’intéressent (enfin) aux « mal logés » de la commune.  Ils écrivent : « Or, la mairie ne fait rien et laisse les familles vivre dans des logements dangereux ». Ce jugement sans nuance est faux. C’est, en effet, comme l’écrit le maire, un mensonge. Ce n’est pas le plus grave, les Français sont habitués, mais lassés aussi, des politiques menteurs, (François Hollande a menti lors de son discours du Bourget en 2012, Manuel Valls ment quand il dit vouloir supprimer, par exemple, le 49.3, François Fillon dit qu’il ne changera pas la radicalité de son programme : l’avis positif de Bachar-Al-Assad, en particulier, dérangeant, le contraindra aux rétropédalages...). Mais ce qui est une faute, par méconnaissance du sujet, c’est d’instrumentaliser la misère et la souffrance pour tenter d’avancer pas à pas vers l’alternance que ces opposants souhaitent à leur profit.

« Ils choisissent l’impuissance du verbe, se grisent de leurs écrits, alors qu’il faut AGIR.»

Les responsables de l’insalubrité irrémédiable du bâtiment «D » sont les trois syndics successifs de la copropriété : M Poupon de Paris, M Forabosco de Suresnes, M Godel d’OLT GI de Puteaux. Ils souhaitaient conserver, légitimement, les honoraires substantiels de cette vaste copropriété mais sans avoir les compétences gestionnaires nécessaires pour le bâtiment en difficulté. Les voix des copropriétaires de la partie « noble » (A, B, Monoprix)  suffisaient à leur élection. Incapables de gérer les impayés de charges [ou acteurs contraints d’une stratégie pernicieuse, leur échec est tellement accablant !], gestion dont ils sont seuls responsables, ils ont conduit le « D » vers la ruine. La plupart des conseils syndicaux ont eu peu d’efficacité ou peu de motivation quant à la défense des intérêts collectifs du « D ». Les derniers présidents ont bien servi leurs intérêts privés consistant à acheter des combles à très bas prix pour  agrandir leur appartement, des travaux donc, pour eux. Les travaux indispensables pour sauver le « D » n’ont pas été planifiés, aucune recherche d’aide financière d’organismes adaptés n’a été initiée.  Certains copropriétaires du «D », non civiques, portent aussi une responsabilité partielle de cette tragédie. Les copropriétaires civiques n’ont pas pu, pas su, défendre leurs intérêts matériels.

Le syndic et le conseil syndical, dès 2013, pour rester crédibles, devaient reconnaître leurs limites et utiliser soit la procédure d’alerte avec demande d’un mandataire ad hoc, la demande d’un administrateur provisoire ou même déclarer un état de carence.

En 2009, à la suite d’un rapport d’architecte, la restauration du bâtiment D avait été estimée possible. Le principe des premiers travaux, chiffrés, avait été approuvé en assemblée générale de copropriété. Les appels de fonds du syndic devaient suivre. Ce vote, impératif, n’a pas été appliqué malgré de nombreux rappels.

 Les copropriétaires civiques n’ont donc aucune responsabilité dans l’arrêté d’insalubrité irrémédiable d’aujourd’hui.

AGIR  DANS LES TAUDIS? Oui, mais comment ? Les exemples de certaines actions désintéressées, nécessaires, conduites à l’intérieur du D depuis 2009, pourraient soutenir, peut-être, d’autres résidents de taudis. Ces actions sont de complexités variées mais parfois « délicates » ! Lesquelles donc ?

Repeindre soi-même un horrible WC collectif quand c’est encore possible parce qu’un retraité pleure de répulsion, payer 200 € la réfection d’un autre WC collectif duquel sort en glissant un jeune garçon de onze ans, balayer quatre étages en mesurant le temps de travail afin de convaincre le syndic d’imposer ce nettoyage à l’employé payé  pour le faire et qui s’en dispense. Le ménage dans le « D », 17 rue Collin, n’a jamais été fait normalement. Le précédent employé, payé par les copropriétaires, était au Maroc où il est mort « étrangement », au lieu d’être à Puteaux ! Le syndic, inerte, le savait. L’échec du syndic actuel et du conseil syndical  pour résoudre ce problème simpliste du nettoyage et de l’hygiène reste inexplicable, de plus impardonnable.

Assister aux assemblées générales de la copropriété après en avoir vérifié les comptes. En 2009, les comptes n’avaient pas été vérifiés pendant plusieurs années et les copropriétaires payaient des frais indus, par exemple pour le  gaz qu’ils n’avaient pas ! Informer individuellement tous les résidents des décisions prises les concernant parce que les affiches apposées dans l’entrée de l’immeuble disparaissent rapidement.  Dénoncer par lettre recommandée avec accusé de réception une grave pratique illégale du syndic parfaitement acceptée par le conseil syndical et le bailleur de Monoprix. Conserver toutes les communications écrites pour constituer un dossier dans la perspective d’une action future en justice si les copropriétaires civiques étaient lésés. Publier régulièrement des états des lieux sur les dangers de mort, d’insalubrité, d’insécurité auxquels sont confrontés les résidents et proposer des mesures. S’opposer au désir du syndic de ne plus voir ni entendre « cet élément extérieur perturbateur » qui s’occupe de ce qui ne le regarde pas en rappelant la loi autorisant tout citoyen à porter assistance à personnes en danger.

Donner des cours de soutien à l’élève récemment arrivé du Maroc, en échec scolaire, jusqu’à son intégration réussie. Constituer des dossiers de demandes d’HLM, de dossiers pour le DALO. Faire modifier, positivement, un contrat de travail fort étrange d’une copropriétaire, par son patron : elle craignait de le faire. Négocier avec la FNAC l’interruption d’un crédit revolving spoliateur et obtenir des dommages et intérêts. Accompagner un retraité à l’épicerie sociale dont aucun résident ne connaissait l’existence comme si tous ces résidents étaient en extraterritorialité, à Puteaux. Informer sur les aides apportées par la maison du droit, place de la mairie, l’ARC, le DAL. Vérifier un dossier de retraite et informer de la présence d’un écrivain public gratuit dans la commune. Ces résidents ne reçoivent pas  les « Puteaux Infos » mais certains ne pourraient les lire.

 Le portail de 17 000 € n’ayant jamais été mis en activité, retrouver vite le tuteur de « l’étranger à la résidence » qui dort sur un matelas dans la cour et qui va très mal. Echanger avec d’autres «  inconnus », régulièrement présents dans le « D », mais avec un positionnement adapté. (Ni complice, ni juge.)

Et puis, enfin, en 2015, rédiger un rapport précis sur la situation « scandaleuse, douloureuse » du « D » pour le préfet, la ministre du Logement et le Premier ministre et l’envoyer aux destinataires après l’accord reçu du maire. Joindre le journal « Le Parisien du 92 » et obtenir un reportage afin d’informer plus largement sur la situation. Rencontrer, en 2016, les enquêtrices sociales  mandatées par le maire, l’enquêteur de l’ARS mandaté par le préfet, le groupe des divers intervenants,  dont des architectes, accompagné par la directrice de l’urbanisme de la mairie de Puteaux. Ces enquêtes ont été conduites, en effet, avec une parfaite rigueur appuyée sur des compétences spécifiques. Le maire de Puteaux a alerté le préfet sur l’insalubrité du 17 rue Collin en 2015. Seize mois plus tard, le nouveau préfet a signé l’arrêté d’insalubrité irrémédiable le 14/11/2016, juste après l’effondrement du plancher de l’entrée sous les pas d’un jeune résident tombé dans la cave du dessous et remonté sans blessure grave. (Photographie du trou ci-dessous !)

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Les résidents doivent partir en 2017 et l’immeuble « D » sera démoli avant la fin de 2018. De nouveaux enquêteurs désignés par la mairie rencontrent chaque résident pour préciser la situation, les besoins de chacun et rassembler les documents administratifs nécessaires.

Le syndic M Godel, le 26/12/2016, a adressé une information aux résidents du « D » afin de les informer que, conformément à la loi Alur, ils devront verser, par anticipation, une cotisation trimestrielle pour...travaux, en 2017 ! Une  méchante provocation ou, de préférence,  une erreur stupide...

Des actions peut-être semblables, d’autres différentes, seront nécessaires en 2017. Ahmed, retraité à 600 € par mois, locataire depuis 22 ans dans le « D » et dont le loyer pour la pièce de 9 m2 est de 150 €/mois, ne sera pas relogé, comme il se devrait, par son propriétaire : il va toucher une petite somme. Où vivra-t-il ? Ces cas sont nombreux.

D’autres mal-logés putéoliens, en dehors du « D », sont à soutenir et à accompagner concrètement jusqu’au but : ceux, par exemple, déclarés prioritaires par la loi DALO, droit indiscutable, qu’un Etat dit démocratique, hors-sa-loi, oublie tranquillement.

Panneau ERDF, dans le « D », depuis 2013 !

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Michelle Zankarini-Fournel, professeure d’université, prévoit un renouveau de la gauche « par le bas » pour mettre en œuvre un universalisme concret : une belle reconversion possible, au service des mal-logés, des cinq jeunes engagés politiques du « Rassemblement » de Puteaux. AGIR !

Annie, amie du « D ».