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08/09/2015

LA TRAHISON DE François HOLLANDE.

A part les idéologues bloqués  par le déni, ou dans l’enfumage d’un PS malade, les citoyens sont parfaitement conscients de la trahison politique de leur actuel président de la République, François Hollande. Les promesses de sa campagne électorale sont  oubliées, trahies, les deux principales sont rappelées régulièrement par la presse :

 

-...Mon adversaire, c’est la finance !

 

-...Le dernier traité européen sera renégocié !

 

L’hebdomadaire Marianne du 4 au 10 septembre 2015, livre des positions diverses, modulées et fines sur cette trahison.

 

Jean-François Kahn, dans son dernier ouvrage « L’ineffaçable trahison- Plon- 180 pages- 10 € » analyse et juge les décisions prises par François Hollande : « Le revirement hollandais n’a jamais été assumé, expliqué, sublimé...L’erreur majeure de François Hollande, celle qu’il est en train de faire payer au pays tout entier, c’est de n’avoir jamais fait le récit de sa trahison... En trois ans de mandat, jamais il n’a fait l’effort (ou cru bon) de théoriser, de justifier, de transfigurer son changement de politique. Au lieu de quoi, le non-dit. Au lieu de quoi, le bazar...

 

Michel Onfray, philosophe, dans son article « Fidèle à l’infidélité » écrit « Pour faire simple, je dirai qu’il y a deux Hollande, celui qui parle et celui qui agit...Mais dans la perspective signalée par Machiavel, Hollande ne s’est jamais posé que deux questions. Celle du passé : que faire pour parvenir au pouvoir ? Celle du présent, quand j’y suis que faire pour m’y maintenir ? La réponse à ces deux questions est : tout. Ce Hollande-là, oui, s’est trahi et a trahi... Mais le Hollande qui agit comme patron du PS pendant dix ans et comme président de la République depuis trois ans, c’est le même et il ne lâche rien à la ligne à laquelle il croit : le libéralisme européen dans le cadre dessiné par Maastricht. A cet idéal, il sacrifie tout. La trahison fait partie des armes utilisées...Il n’y a pas une feuille à papier à cigarette entre un libéral de droite et un libéral de gauche, juste une différence de style, de ton, de caractère, d’emballage. On a vu combien  le « moi candidat »  Hollande s’est désintégré en vol et comment la pratique de cet homme semblait indexée sur celle de Sarkozy, des copains placés par le pouvoir à l’étalage de sa vie privée en passant par le massacre de la langue française ou les pleins pouvoirs donnés à ses communicants....

 

En régime médiatique, autrement dit, le nôtre, celui qui a remplacé le régime démocratique, le plus certain d’être élu est le libéral qui aura le plus surenchéri dans la démagogie...

 

Alain-Gérard Slama, historien et politologue tempère le jugement de Jean- François Kahn. Certains cas de trahison, sont plutôt, d’après lui, « des cas d’ajustements, de nature pragmatique, à une réa3lité que l’on n’avait pas pleinement anticipée. En accomplissant le tournant social-libéral incarné par Emmanuel Macron, Hollande se situe dans ce type d’ajustements... ».

 

Pour Alain-Gérard Slama, la trahison est plutôt celle de Nicolas Sarkozy devenu chef des « Républicains », alors que « chacun garde en mémoire son plaidoyer pour la « laïcité positive », son exaltation du rôle éminent du curé, ou sa défense de la « discrimination positive » doublée de la création du CFCM. »

 

Luc Ferry, homme de droite, philosophe, ignore la traitrise. Dans l’article « Pour être généreux, il faut être riche », il reproche à Hollande « de n’avoir pas poussé beaucoup plus tôt et beaucoup plus loin la politique de l’offre, afin d’avoir moins de chômage et plus de richesse à partager. »

 

Nicolas Baverez, avocat et essayiste, explique « Déni, mensonge et trahison ». Il rappelle que Machiavel au XVIème siècle a affirmé l’autonomie du politique vis -à- vis de la morale. Pour César Borgia, la moralité des moyens et des fins  doit s’effacer devant le résultat...Nicolas Baverez admet que la trahison puisse être légitimement mise au service des intérêts supérieurs de l’Etat...Dans les exemples qu’il donne, il cite Alexis Tsipras... « La trahison de François Hollande  ne provient pas du non-respect de ses engagements qui étaient placés d’emblée sous le signe du déni de la situation de la France et du monde au XXIème siècle. Elle est plus profonde. C’est une trahison vis-à-vis de la politique et de la République. La politique est action et résultats. Or, après trois ans et demi de pouvoir le quinquennat n’a toujours aucun cap. Les mots n’ont jamais autant juré avec les actes. Les premiers sont désormais sociaux- démocrates : les seconds restent étatistes, malthusiens, antieuropéens. Les résultats de cette indécision permanente sont calamiteux, cumulant stagnation économique, paupérisation des Français, chômage de masse, surendettement public, destruction des pôles d’influence publics, dégradation de l’influence de la France dans le monde et en Europe. Le cynisme de François Hollande est une arme de destruction massive contre les valeurs républicaines et le meilleur allié de l’extrême droite....

 

Jacques Généreux, économiste et anthropologue juge que François Hollande est « trop médiocre pour trahir ».

 

« François Hollande et Nicolas Sarkozy sont justes des politiciens qui ont consacré l’essentiel de leur existence à se battre pour devenir présidents, c’est tout. Le mot (trahison) est trop grand pour de si petits personnages »...Les discours gauchisants de la campagne de François Hollande ne s’adressaient qu’aux imbéciles qui se gavent de mots et d’images au lieu de s’informer et de réfléchir. Ceux-là n’ont été trahis que par leur ignorance et leur paresse. »

 

2017 : François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen. AU SECOURS !

 

Annie Keszey

 

21/12/2014

ACHEVONS LE MAMMOUTH.

Extrait de l’éditorial de Jacques Julliard. Marianne n° 921.

En vérité, l’histoire sera beaucoup plus sévère pour le bilan éducatif de François Hollande que pour son bilan économique…

 

Il est temps de donner le coup de grâce à un mammouth engoncé dans sa graisse, mais toujours aussi malfaisant : le ministère de l’Education nationale. Il faut le soustraire aux aléas politiques, aux plans de carrière des ministres, à l’arrogance administrative, à la stérilité intellectuelle, à l’alibi pédagogique. Il faut raser la forteresse de la rue de Grenelle, et lui substituer un Haut-Commissariat à l’éducation et à la recherche rattaché directement au Premier ministre, et animé par une grande personnalité nommée pour cinq ans, à l’abri du microcosme politicien. Aux formes près, c’est de cette façon que pendant près de cinq années Jules Ferry et sa phalange  de grands esprits républicains, nourris de culture et de désintéressement, ont fondé notre école. Avec pour programmes de répondre aux urgences (la lutte contre l’illettrisme, la revalorisation financière et morale de la fonction enseignante, la réforme en profondeur du premier cycle de l’enseignement supérieur)   et renouer avec la largeur de vues de la mystique républicaine…

Quelle urgence, en effet !

 

Annie Keszey

 

28/07/2014

LE SPECTACLE DE L'UMP.

Joseph Macé-Scaron. Marianne 897.Extraits. 

Nous ne saurions mieux dire ! 

« Il n’y a pas d’intermittents du spectacle à l’UMP, les acteurs jouent sans discontinuité et à guichets fermés. La comédie Bygmalion, la tragédie Karachi et l’impromptu libyen vont continuer, cet été, leurs représentations…Voilà assurément un mouvement convivial où chacun tente de se sauver en passant « le compagnon » par-dessus le bastingage du navire…Peut-être faudrait-il karchériser les locaux pour nettoyer toute trace de sarkozysme, s’interrogent ceux qui s’effrayent d’un retour hypothétique de l’ancien président de la République, non pas pour sauver son parti mais pour se sauver lui-même… 

Pendant dix ans l’UMP a été au pouvoir, ses élus, les ministres issus de ses rangs, ont contrôlé les comptes de la nation. Pendant dix ans, les Raffarin, les Sarkozy, Les Fillon, les Juppé et autres Copé ont discouru sur ce qu’était la bonne et la mauvaise gouvernance. Pendant dix ans, ils se sont amusés de tous ceux qui proposaient une autre politique sous prétexte que ces derniers étaient de piètres gestionnaires et qu’ils conduiraient dans le mur les finances du pays. Ils nous ont fait la morale économique  sur un ton de maître d’école. Et, aujourd’hui, on découvre que leur propre formation politique est au bord de la faillite, que, gavés de fonds publics comme une dinde électorale, ils ont dépensé sans compter, qu’ils ont choisi comme fournisseurs les plus étourdissants margoulins de la place de Paris. Ainsi incapables de gérer leur petite boutique des erreurs, ils seraient aptes à assurer le redressement de la France et le retour de la croissance ? Sans rire ? Que fument-ils ? Qui est leur fournisseur ? Et comment interpréter cette phrase qui revient en permanence dans les propos d’un grand nombre de responsables de l’UMP «  La droite doit revenir aux affaires. » Mais elle y est, aux affaires ! Elle est même plongée dedans jusqu’au cou… »

 

www.notreputeaux.com