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19/01/2014

PUTEAUX en 2014. LA STRUCTURE DE LA VILLE. LES TRANSPORTS.

La ville comporte 4 parties : dans le bas, le quartier de la mairie, le «  vieux » Puteaux et  la majorité de l’île de Puteaux, dans la partie haute, vers Nanterre, le quartier des Bergères et, vers Paris et Courbevoie, la Défense.

La ville n’a pas de centre unique et n’a pas d’unité : le bas comporte surtout des logements, des commerces, des structures gestionnaires et culturelles. L’île permet la pratique de nombreux sports. Le haut de Puteaux a perdu ses industries et comprend surtout des immeubles, dont de nombreux logements sociaux. La Défense, centre d’affaires européen, est un ensemble tertiaire aux commerces dominants même si il y existe des logements.

L’avenir devra rechercher l’égalité des conditions de vie dans ces différentes parties en faisant des zones autres que la Défense des unités complètes, autonomes, autour de  centres secondaires, abordant toutes les sphères de l’activité urbaine: transports, logements, écoles, emplois, approvisionnements de proximité, sécurité, patrimoine, loisirs, espaces verts…Des quartiers avec une qualité de vie où les résidents pourront consommer, travailler, vivre, se cultiver et se distraire, sans voiture de préférenceDes quartiers de « smart-city »

Un remarquable exemple novateur, dont on peut s’inspirer est le programme « Issygrid », premier « réseau intelligent » de quartier, pour le quartier d’affaires Seine –Ouest d’Issy-Les-Moulineaux  voulu par André Santini, maire de la ville et soutenu par 10 entreprises nationales importantes. Les bâtiments neufs sont équipés de panneaux photovoltaïques, utilisent la cogénération et le micro-éolien. La production d’électricité verte est stockée et les excédents alimentent des logements, les voitures électriques et un éclairage public lui aussi « intelligent ». Il adapte sa luminosité différemment côté rue et côté trottoir en fonction des horaires et de la densité des passages ! La consommation d’électricité est gérée en temps réel par des compteurs Linky…

www.issy.com

Le label “Grand Paris”, des villes  innovantes, durables, solidaires et accueillantes a été accordé à Issygrid. D’autres villes aux quartiers intelligents, c’est-à-dire ambitieux, originaux avec une vision d’avenir sont récompensées. Le site www.zdnet.fr retient 10 villes et classe Lyon en première place, puis Lille, Nantes, Issy-Les- Moulineaux…Une mention spéciale est accordée à 30 autres villes dont Evry et Versailles.

La ville de Puteaux n’est pas citée.

 

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10/01/2014

PUTEAUX en 2014. LA RICHESSE ET LE BUDGET, LES IMPÔTS.

La richesse et le budget.

Le budget de Puteaux 2013, voté le 3/04/2013, publié sur www.Puteaux.fr (Ma ville- budget 2013) est de 277 millions d’euros avec une capacité d’autofinancement de 23.7 millions d’euros.

La mairie, fin 2004, sous le mandat de M Charles Ceccaldi-Raynaud avait 228 millions d’euros placés, fin 2012, il en restait  44.5 millions.

La Cour des comptes critique périodiquement des décisions municipales. Un rapport, communiqué le 9/07/2012, est accessible sur le site :

www.ccomptes.fr/fr/Publications/Publications/commune-de-Puteaux-Hauts-de-Seine

Le contrôle porte sur les emplois de la ville et les structures de la petite enfance. La collectivité putéolienne souffre d’un certain déficit de culture administrative et de rigueur dans sa gestion. Elle ne pratique pas une véritable gestion des ressources humaines. L’absence d’anticipation des besoins en effectifs et en compétences, explique, en partie, le recours à des personnels non titulaires. Une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences demandée par la cour en 2005, n’avait toujours pas été mise en place en 2011.Dans le secteur de la petite enfance la commune n’a procédé à aucun diagnostic préalable sur l’offre existante et n’a procédé à aucune évaluation de ce secteur d’activités .La chambre observe que le bilan des deux opérations d’investissement, le marché de la médiathèque et celui du Palais,  fait apparaître un coût et des délais de réalisation très supérieurs aux prévisions. Les documents fournis par la commune ne sont pas toujours conformes aux directives et des contradictions au sein de divers documents ne permettent pas d’accéder aux données avec clarté. Par exemple, la transparence attendue entre les places proposées dans les structures de la petite enfance et les demandes non honorées n’existe pas. Le nombre de places croit cependant, avec un partenariat avec le privé qui semble maitrisé. Au produit fiscal très important de la commune correspond un niveau particulièrement élevé des dépenses de fonctionnement : 3811 €/ habitant, alors que la moyenne de la strate est de 1521€/habitant…

Le constat de la chambre des comptes, pour globaliser, est celui d’un manque de rigueur et de professionnalisme gestionnaire qui nuit à l’efficacité attendue de tels moyens financiers positivement atypiques.

Evelyne Hardy, conseillère municipale d’opposition, indépendante, spécialiste en finances, analyse chaque année les budgets et les comptes de Puteaux. Ses études sont publiées sur son blog www.evelynehardy.com

Régulièrement, elle regrette les écarts entre les budgets présentés et les comptes à approuver. Elle s’est inquiétée depuis 2008, des augmentations déraisonnables des coûts de fonctionnement qui devraient enfin un peu baisser en 2013.

Les budgets d’investissements prévus sont colossaux et la plupart du temps irréalisés. Des postes de dépenses sont non maîtrisés et « explosent », tel le budget des fêtes et cérémonies. De même, on retrouve dans la gestion financière des absences d’évaluations pour juger de la pertinence des dépenses. Que font les 122 associations subventionnées par l’argent public de la mairie, par exemple ?

 

Les directeurs des services doivent être choisis désormais parce qu’ils sont des experts reconnus, compétents en gestion. Il est temps que cette ville mette en place un budget participatif faisant appel donc aux idées et actions des administrés. Les compétences du conseil municipal ne sont pas suffisantes. Porto Alegre, au Brésil, fut un pionnier de cette pratique, en 1989, pour éviter les erreurs d’investissement et établir l’égalité sociale. En France, en 2005, Ségolène Royal, instaura un budget participatif pour les lycées de sa région Poitou-Charentes, étendu depuis peu aux maisons familiales et rurales. Dans la région parisienne, Issy-les-Moulineaux délègue, par an, à chaque Conseil de quartier, 152 500 € pour des investissements de proximité, le 12ème arrondissement de Paris délègue, lui, 10% de son budget.  Cette délégation concrète de moyens est la principale évolution des budgets participatifs. Les grands travaux ne sont évidemment pas prévus dans ces sommes déléguées. Naheed Nenshi, maire de Calgary, au Canada, élu en 2010, à partir d’un équipement informatique performant, pratique la transparence budgétaire. Il interroge ses administrés sur twitter et reçoit des milliers de réponses citoyennes. Sa dernière consultation demandait aux citoyens de choisir, à partir de plusieurs propositions, l’affectation de 52 millions de dollars canadiens de surplus inespérés…Par malchance, ils ont dû être affectés pour remédier aux dégâts après une catastrophe naturelle.

 

La ville est trop riche. Le montant de l’obligation de reverser des fonds de solidarité pour les communes moins favorisées, mais bien gérées toutefois, devrait être plus élevé, à moins que la gestion ne devienne un modèle national de rigueur et de « créativité » plaçant Puteaux en avance sur son temps.

 

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